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    <title>Actualité</title>
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    <description>L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classes. Militant vous propose un décryptage et une analyse de l’actualité mettant en évidence les mouvements profonds masqués par le cirque et les manipulations médiatiques.&lt;br/&gt;Voir également notre blog consacré aux nouvelles internationales</description>
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      <title>Actualité</title>
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      <title>Vous avez dit «transition apaisée» ?</title>
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      <pubDate>Fri, 11 May 2012 18:16:00 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/5/11_Vous_avez_dit_transition_apaisee_files/sarkozy-hollande-arc-de-triomphe.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Media/object001_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Après avoir joué la stratégie de la tension pendant l’entre-deux-tours, Nicolas Sarkozy la joue «grand cœur et esprit large» et son invitation aux cérémonies du 8 mai (pour rappel : il n’y avait pas assisté lui-même en 2007, il était sur le yacht de Boloré ! ) fut présentée comme le summum de l’apaisement, de l’union nationale et de la hauteur de vue dans l’intérêt de «La France».&lt;br/&gt;Pendant ce temps, son gouvernement multiplie les décisions, les promulgations de décrets illégitimes, et les tests adressés au futur gouvernement que F. Hollande devrait former les 15-16 mai.&lt;br/&gt;C’est le Conseil constitutionnel qui a lancé la vague, en abrogeant la loi sur le harcèlement sexuel, faisant disparaître cette notion du Code pénal. Une mesure sexiste, et une mesure de classe, en faveur des patrons et petits chefs harceleurs. L’argument - en soi exact - selon lequel la loi péchait en ne donnant pas de définition rigoureuse du harcèlement sexuel, alors qu’une telle définition serait facile à formuler, ne vaut pas : le Conseil constitutionnel, conclave de «sages» non élus, sur ce sujet comme sur tout autre, n’a aucune légitimité à casser une loi. C’est le caractère antidémocratique du régime de la V° République qui est ainsi souligné.&lt;br/&gt;Or, la volonté de changer de régime, d’en finir avec le présidentialisme et la forme - logique du point de vue de ce régime - que lui avait donnée Sarkozy, n’a pas été pour rien dans l’élection de F. Hollande.&lt;br/&gt;Mais voici que le gouvernement Fillon pour ses derniers jours est pris d’une frénésie de promulgations. Il met en vigueur la «journée de carence» (prélèvement d’une journée de salaire pour tout premier jour d’arrêt maladie : sont ainsi punis les malades de longue durée comme de courte durée et, disons-le, ceux qui s’arrêtent un jour pour souffler et pouvoir continuer à bosser ! ). Il met en vigueur ses décisions sur la hausse de la TVA soit disant «sociale». Et, attention attention, voici le clou du spectacle.&lt;br/&gt;Le 7 MAI, on a bien dit le 7 mai, M. Chatel, ministre de l’Education nationale de Sarkozy, promulgue le décret réformant l’évaluation des enseignants !&lt;br/&gt;Provocation, bien sûr, mais message politique central. Cette réforme, qui n’est jamais passée au Parlement et relève de l’arbitraire ministériel, confirme encore qu’il faut changer de régime, décidemment. Que contient-elle ? Les professeurs ne seraient plus notés dans leur carrière en fonction d’inspections faites dans les classes, mais par le supérieur hiérarchique administratif à travers un entretien tous les 3 ans. Autrement dit le prof de math n’est plus jugé sur les maths qu’il fait faire à ses élèves mais sur … ben justement, on ne sait pas trop sur quoi !&lt;br/&gt;Cette réforme était le passage obligé du programme sarkozyste d’assaut final contre l’école publique, pour transformer ses établissements et ses écoles en autant de PME autonomes avec chacune leur petit chef (les plus intelligents parmi ces «　chefs　» n’ont d’ailleurs aucune envie de jouer un tel rôle, car beaucoup sont attachés au missions publiques et à leur caractère national). Et en même temps, elle est en cohérence avec la réforme déjà engagée de l’évaluation de tous les fonctionnaires dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). Elle n’avait pas pu être appliquée en raison de la résistance des professeurs et de la totalité unie de leurs syndicats à la seule exception hésitante du SGEN-CFDT.&lt;br/&gt;C’était donc là un test réel grandeur nature lancé à la figure de l’école publique et destiné au nouveau gouvernement Hollande avant même sa formation.&lt;br/&gt;Dans un communiqué du 9 mai au matin, Vincent Peillon, se préfigurant nettement comme futur ministre de l’Education nationale, a affirmé que ce décret serait abrogé.&lt;br/&gt;Ce sera une très bonne chose, et la logique veut que l’ensemble des contre-réformes mises en œuvre contre l’école publique - la liste est très longue, on ne la fera pas ici ! - dont ce décret était la suite logique et l’amplification, ainsi que les mesures de suppressions de postes, soient abrogées aussi, le plus vite possible. La logique veut aussi que toute la RGPP, dont ce décret était un élément central, soit balayée. La déclaration de Vincent Peillon est un point d’appui pour ceux qui veulent réaliser ces objectifs, par la mobilisation sur le terrain et par la défaite de la droite et la poussée du Front de Gauche aux élections législatives de juin.&lt;br/&gt;D’ores et déjà, les initiatives locales unitaires pour exiger le rétablissement des postes qui devaient être supprimés à la rentrée 2012 se multiplient. Il ne s’agit ni d’état de grâce, ni de méfiance, mais tout simplement de nécessité vitale, à l’école comme à l’Hôpital et dans tous les services publics.</description>
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      <title>Questions sur les résultats du 1er tour</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/5/5_Questions_sur_les_resultats_du_1er_tour.html</link>
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      <pubDate>Sat, 5 May 2012 17:05:23 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/5/5_Questions_sur_les_resultats_du_1er_tour_files/Resultat-elections-presidentielles-2012-Orleans.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Media/object001_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;1. La défaite de Sarkozy est-elle assurée et le rapport de force pour le virer sort-il renforcé de ce 1° tour ?&lt;br/&gt;La dynamique est là pour chasser Sarkozy. Toutefois, malgré la remarquable percée du Front de Gauche et la bonne tenue du PS, les organisations politiques historiques de la bourgeoisie (droite, extrême-droite, centre) sont majoritaires à ce scrutin.&lt;br/&gt;Les chances de Sarkozy sont rongées par deux facteurs : la mobilisation du monde du travail organisé et de la jeunesse, dont l'aile marchante a été les rassemblements pour soutenir le candidat du Front de Gauche au premier tour, et la crise dans son propre camp, avec une porosité totale entre électorat UMP et FN et un rejet du président actuel dans leurs propres rangs, ainsi que dans ceux des électeurs de F. Bayrou.&lt;br/&gt;Pourtant rien n'est absolument acquis et la plus grande mobilisation s'impose. Il ne faut surtout pas se relâcher. Pour symbolique que soit le fait que Sarkozy ne soit pas en tête au premier tour, il n'est pas décisif. Le total gauche, en augmentation par rapport à 2007 du fait surtout de la progression du Front de Gauche, reste par lui-même insuffisant, traduisant les coups reçus par la classe ouvrière, dont le dernier a été la défaite sur les retraites en 2010, causée par le refus des directions syndicales de laisser le mouvement d'ensemble se centraliser et se généraliser, ainsi qu'il le recherchait.&lt;br/&gt;Il n'est pas question de faire la fine bouche, se boucher le nez ou autres grimaces, c'est sans hésitations qu'il faut voter Hollande le 6 mai. Plus la mobilisation du 1° mai sera le rassemblement politique des travailleurs contre le candidat des patrons, plus les chances de gagner monteront. Les prises de position de la CGT et du SNES-FSU pour que Sarkozy soit battu sont des points d'appuis, qui devraient être multipliés et amplifiés.&lt;br/&gt;2. Que penser du score de Mme Le Pen ?&lt;br/&gt;La base populaire de l'UMP a largement glissé vers le FN, ceci n'est d'ailleurs pas nouveau et aurait peut-être été plus fort encore il y a 6 mois. Nous assistons aux début d'une recomposition des partis de la bourgeoisie en France, que Sarkozy accélère lui aussi par sa fuite en avant finale, fuite en avant qui s'inscrit totalement, il faut le rappeler, dans la continuité de ce qu'il avait annoncé en 2007, et sur quoi il a politiquement échoué pendant son quinquennat : rassembler la &amp;quot;France qui se lève tôt&amp;quot; en dépassant les oppositions entre &amp;quot;républicains&amp;quot; et extrême-droite.&lt;br/&gt;Si l'on rapporte les pourcentages et les voix de Mm. Le Pen aux scores du FN de 2002 (où se présentaient aussi Mégret, De Villiers et Nihous : la comparaison s'amplifie si on les compte), il n'y a pas de bond en avant du FN. Il y a maintien à un niveau élevé (et reconstitution de ce niveau par rapport aux présidentielles de 2007, ce qui signe l'échec politique de Sarkozy), et ceci représente évidemment un danger car ce parti se tient dans une posture de &amp;quot;recours&amp;quot; quand viendra l'approfondissement inévitable de la crise.&lt;br/&gt;A la base, Mm. Le Pen draine un électorat qui provient de l'UMP pour une grande partie, et de la gauche via une période d'abstention pour une autre partie, y compris dans la classe ouvrière. Ce sont des secteurs en état de défaite sociale et de perte d'espérance qui se tournent vers un vote de défi, un pauvre et ridicule défi : avoir l'impression d'être quelqu'un pour avoir voté de manière &amp;quot;malpolie&amp;quot; ou &amp;quot;antisystème&amp;quot;, en se faisant ainsi complétement avoir car la marque &amp;quot;Le Pen&amp;quot; et le FN sont une pièce maitresse du système en place et du régime de la V° République depuis maintenant des décennies.&lt;br/&gt;Comme cela a été souligné par bien des commentaires, ce vote a surtout percé dans des zones rurales et néorurales, dont l'arrière-plan politico-culturel est fourni par la droite autoritaire gaulliste ou bonapartiste dans l'Est, par la démocratie chrétienne dans l'ouest. En clair : les groupes sociaux étiquetés comme &amp;quot;ploucs&amp;quot;. Le racisme, en tant qu'angoisse identitaire nourrie de fantasmes - car dans ces cantons ruraux la &amp;quot;question de l'immigration et de l'insécurité&amp;quot; se pose peu, alors que dans le 93 le Front de Gauche devance Mm Le Pen ...- est une manifestation pathologique de l'état dans lequel ces secteurs, d'origine petite-bourgeoise ou prolétarienne, ont été enfoncé par la crise sociale, en l'absence d'espoir apporté par le mouvement ouvrier.&lt;br/&gt;Le Front de Gauche n'était (malheureusement) pas une alternative directe au Front national, en ce sens qu'il n'y pas eu (sauf cas particuliers) de transferts de voix directs de l'un à l'autre.&lt;br/&gt;Pour que ces couches viennent ou reviennent au mouvement ouvrier, il faudra plus qu'une bonne campagne du type de celle de J.L.Mélenchon. Il faut des organisations syndicales qui ne retiennent pas la généralisation et la centralisation des mouvements contre le patronat et contre le pouvoir politique et qui agissent pour gagner, il faut une reconstruction politique qui donne une autre perspective, celle de la prise du pouvoir contre l'Etat existant, mettant fin au saccage de la vie quotidienne des gens.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	1.	Que penser du score du Front de Gauche ? Ne nous sommes-nous pas un peu emballés à son sujet ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si, en évoquant et en discutant une hypothèse telle que &amp;quot;Mélenchon au second tour&amp;quot;, nous nous sommes emballés et enthousiasmés, c'était avec des centaines de milliers qui ont fait bouger les lignes et réalisé de véritables manifestations de masse contre l'ordre social existant et le régime de la V° République. Il n'y aurait pas à la regretter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais cet enthousiasme avait et garde une base objective. Il est difficile de dire, dans les presque 29% de voix de François Hollande, quelle est la part qui soutient son orientation politique, la part qui veut simplement virer Sarkozy et que ça change, et la part qui estime qu'il n'est pas assez, voire pas réellement, à gauche, mais il est certain qu'il y a de tout cela dans son électorat. Et l'on a pu constater la présence d'électeurs de F. Hollande, heureux d'être là car là était leur place, dans des rassemblements comme celui de la Bastille du 18 mars.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cela veut dire que virtuellement, aux 11,1% de Mélenchon s'ajoutent ces secteurs massifs de l'électorat de F. Hollande, et au passage les quelques votants d'extrême-gauche. C'est pourquoi le rapport entre le score de J.L. Mélenchon et celui de Mm. Le Pen avait son importance.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Car si la virtualité d'un Mélenchon à 15-20% s'était concrétisée, si le score du candidat du Front de Gauche avait été égal ou supérieur à celui du FN, ce qui était possible, ceci aurait galvanisé toute la gauche et rendu tout à fait certaine la victoire, ce que l'on ne peut pas dire à 100% au moment présent... En ne comprenant pas cela, en s'imaginant que c'était un &amp;quot;combat singulier&amp;quot;, une lubie prétée à J.L. Mélenchon, et en combattant pour faire peur aux électeurs socialistes afin de les convaincre, au nom de l'unité, de voter Hollande au premier tour, un militant socialiste tel que Gérard Filoche a donc roulé contre son propre camp et ses propres convictions.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La réalité d'un Front de Gauche tutoyant les 20% est restée virtuelle et sondages et médias ont pesé en ce sens, présentant comme une défaite un score qui, s'il avait été prédit 3 mois avant seulement, serait apparu comme une grande victoire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est important que tous les militants du Front de Gauche et de ses composantes, à commencer par les militants communistes, se sortent de cette sorte de coup au moral qu'ils ont reçu le soir du 22 avril, en raison du contraste entre les espérances récemment apparues et le résultat obtenu.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une chose est en effet essentielle à comprendre : ces 11,1% de votants manifestent un regroupement nouveau, avec beaucoup de jeunes, et qui ne saurait être assimilé au total &amp;quot;PCF-extrème gauche&amp;quot; des élections précédentes que Mélenchon n'aurait fait que réunir ainsi que le répètent les analyses patentés, et encore moins à un retour à l'électorat PCF du début des années 1980. Ce regroupement a été la force motrice du mouvement d'ensemble pour chasser Sarkozy dans ces élections. Etre unitaire, être un militant de l'unité ouvrière, c'est comprendre cela.Cette réalité est sociale avant d'être organisationnelle. Elle va continuer à vouloir exister, à vouloir peser.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;4. Un mot sur Eva Joly&lt;br/&gt;Ce n'est ni son accent nordique, ni un supposé lynchage médiatique, qui expliquent la faiblesse du score d'Eva Joly. Cette faiblesse traduit à peu près la force sociale réelle, non des idées écologistes et des préoccupations majeures sur la biosphère et l'environnement, mais du mouvement dit de &amp;quot;l'écologie politique&amp;quot; en tant que tel : très faible. Quand aux questions écologiques qui sont des questions sociales, elles ont été représentées notamment par la candidature du Front de Gauche.&lt;br/&gt;Ce score déçoit les dirigeants du PS car elle leur pose un problème politique. Ils ont signé un accord avec EELV visant à leur attribuer un groupe parlementaire et, moyennant quelques promesses précaires et incertaines sur une sortie possible du nucléaire, accentuant certains aspects réactionnaires de leur programme : décentralisation, pouvoir administratif des régions, indifférence, incompréhension ou mépris pour la laïcité. En clair, en dehors de la question du nucléaire qui n'est que le hochet destiné à fairfe passer le reste et sur laquelle il n'y a strictement aucune garantie, cet accord prépare une alliance plus large, vers le centre-droit; en confirmant une politique en matière de services publics et de décentralisation dans le cadre de la V° République, qui n'est certainement pas celle pour laquelle l'écrasante majorité des électeurs de Hollande auront votée.&lt;br/&gt;5. Un mot sur Poutou et Arthaud&lt;br/&gt;Le NPA comme projet politique est mort et presque enterré. Pourtant, suite à un passage télévisé, Philippe Poutou a fait un score &amp;quot;moins pire&amp;quot; que prévu et a engrangé un capital de sympathie qu'il mérite bien, en tant que syndicaliste combatif, dont la plupart ont pensé (et lui le premier, semble t'il) qu'il n'était pas à sa place dans cette élection. Car, militant ouvrier, il a montré qu'il ressentait lui aussi la volonté de chasser Sarkozy.&lt;br/&gt;Ceci sans cohérence avec son orientation politique qui était la même que celle de LO, dont la candidate Nathalie Artaud a fait montre du plus grand dédain envers le mouvement réel de la classe ouvrière, le vrai mouvement de la révolution, qui veut aujourd'hui chasser Sarkozy. Par des résultats à la Cheminade qui ne vont sans doute pas, eux, remettre en cause l'existence de LO, elle en a récolté le fruit.&lt;br/&gt;6. Pour l&amp;quot;unité, pour la rupture avec le capital&lt;br/&gt;Les &amp;quot;marchés financiers&amp;quot; ont commencé à marquer leur mécontentement. Si Sarkozy est viré, cela s'aggravera. Il sera impossible d'aller de l'avant si l'on craint d'affronter le capitalisme. Immédiatement, la question de la &amp;quot;dette à rembourser&amp;quot; va se poser, comme une ombre jetée sur toute les revendications qui vont s''exprimer si Sarkozy est viré.&lt;br/&gt;Si le FN, ou toute combinaison à venir qui agrège une partie de l'UMP avec lui, se présente comme recours réactionnaire devant la crise qui vient, à travers le Front de Gauche s'affirme l'autre recours, celui de la révolution sociale. Mais il n'est pas encore assez fort. Le construire comme mouvement de masse, l'ancrer dans les couches populaires, l'éclairer sur ses perspectives anticapitalistes, telles sont les taches de l'heure.&lt;br/&gt;Pour en finir avec le capitalisme, il faut commencer par battre Sarkozy le 6 mai.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Réponse à Arnaud Montebourg</title>
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      <pubDate>Sun, 8 Apr 2012 17:27:30 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/4/8_Reponse_a_Arnaud_Montebourg_files/Arnaud-Montebourg-votera-pour-Francois-Hollande_mode_une.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Media/object015_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:190px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;A. Montebourg vient de déclarer : &amp;quot;Si Mélenchon passe au premier tour, ce serait comme si Georges Marchais avait été en tête de la gauche en 1981 : Giscard aurait été réélu.&amp;quot;&lt;br/&gt;A. Montebourg confirme qu'il ne connait rien et ne ressent rien de l'histoire ouvrière des combats menés dans ce pays. Car la réalité est exactement l'inverse de ce qu'il affirme.&lt;br/&gt;En 1981, le mouvement pour chasser Giscard aux élections, poussé par mai 68, s'est centré sur la vote Mitterrand dés le premier tour et a, ainsi, gagné.&lt;br/&gt;Mais sa victoire lui a été volée par deux décennies de politiques &amp;quot;sociales-libérales&amp;quot;, c'est-à-dire libérales tout court, dans le cadre des institutions de la V° République.&lt;br/&gt;En 2012, le mouvement pour chasser Sarkozy aux élections, poussé par les grèves de 1995, 2003 et 2006 et par le NON de 2005 au TCE et à Chirac, est en train de se centrer sur le vote Mélenchon et prend les traits d'un mouvement social, de meetings qui deviennent des manifestations, culminant dans le rassemblement des 120 000 de la Bastille contre la V° République.&lt;br/&gt;Ce mouvement est le même que celui qui, en 1981, a défait Giscard en surmontant la division des rangs ouvriers, des rangs de la gauche, mais qui a ensuite été trahi et piétiné. &lt;br/&gt;D'ores et déjà, il est acquis que si Hollande l'emportait le 6 mai sur Sarkozy, ce ne serait pas par ses propres forces et par son programme, ni par sa dynamique propre, mais par ce mouvement dont l'aile marchante et la force de frappe est incarnée par les 120 000 de la Bastille.&lt;br/&gt;D'ores et déjà, il est par conséquent possible que Sarkozy soit défait par Mélenchon, que nous refassions 1981 en étant, cette fois-ci, décidés à en finir avec la V° République et à ne pas se laisser trahir et piétiner.&lt;br/&gt;Ce mouvement a commencé à rassembler les socialistes, l'électorat socialiste. Voila pourquoi le même jour ou Mme Parisot crie sa peur et sa haine sur la campagne du Front de gauche qui représente pour elle &amp;quot;1793&amp;quot;, l'avocat libéral Montegourg, qui a vendu son score des primaires socialistes à F. Hollande et qui parle de VI° République pour perpétuer la V°, se livre à ce petit amalgame stalinien sur J.L. Mélenchon, possible seulement pour qui ignore l'histoire des combats, électoraux et grévistes, de notre classe, dans ce pays.&lt;br/&gt;La condition pour battre Sarkozy, c'est infliger une défaite à la division des rangs ouvriers, à la désorganisation de la jeunesse, à la division de la gauche. Ce qui divise les rangs ouvriers, désorganise la jeunesse et divise la gauche, c'est la politique que défend M. Montebourg.&lt;br/&gt;Unité contre Sarkozy !&lt;br/&gt;Vote Mélenchon dés le premier tour !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vincent Présumey, le 01/04/12.</description>
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      <title>Petite revue des 10 candidats</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/4/8_Petite_revue_des_10_candidats.html</link>
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      <pubDate>Sun, 8 Apr 2012 17:13:17 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/4/8_Petite_revue_des_10_candidats_files/posez-vos-questions-aux-dix-candidats-a-l-election-presidentielle.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Media/object009_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:161px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Allez, il fallait bien qu'au moins une fois, nous pondions avant le 22 avril un petit article parlant de tous les candidats ...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sarkozy.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'enjeu de cette élection est de chasser le président en place, Nicolas Sarkozy. D'autant que l'orientation politique de sa campagne, raciste et anti-syndicale, est une véritable préparation à la guerre civile. Ne nous leurrons pas, il n'est pas encore battu : c'est un combat. &lt;br/&gt;Un combat qui serait plus facilement gagné si l'ensemble des organisations syndicales voulait bien appeler à le chasser, ou si un François Hollande ne répétait pas fréquemment que lui aussi gouvernera dans le cadre du &amp;quot;remboursement de la dette publique&amp;quot; et des traités &amp;quot;européens&amp;quot; qui l'impose, ce qui est une manière d'aider Sarkozy à ne pas être battu ...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Hollande et Mélenchon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une majorité s'apprête à voter François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon pour chasser Sarkozy. Cette majorité s'appuie sur le mouvement de la classe ouvrière en France, sur les poussées de 1995, de 2003, de 2006 et, dernièrement, sur celle de 2010 qui a cependant été une défaite car l'unité, retournée cette fois-ci contre le mouvement, a interdit que l'on arrache le retrait pur et simple de la contre-réforme de Sarkozy. Mais c'est bien la lutte des classes qui, des deux côtés - côté Sarkozy et côté électorat de Hollande et de Mélenchon - se poursuit directement dans ces élections.&lt;br/&gt;Le grand mérite de la campagne de J.L. Mélenchon, par la forme qu'elle a prise lorsque ses meetings sont devenus des manifestations, est d'avoir montré, affirmé et renforcé cette réalité. Ce dont François Hollande n'avait ni la volonté, ni la capacité. Et cela s'est encore confirmé cette semaine avec les 70 000 de Toulouse, et bientôt à Marseille ou l'UMP a tenté d'interdire la manifestation du Front de Gauche !&lt;br/&gt;Sarkozy et Hollande, chacun de leur côté, se croient donc obligés de tenter les rassemblements en plein air que l'affluence a imposé dans la campagne de J.L. Mélenchon. Mais chacun sait qu'ils ne feront pas mieux. &lt;br/&gt;Alors, on cherche à réduire ce phénomène ... à un &amp;quot;phénomène&amp;quot;, justement, un engouement temporaire pour &amp;quot;le tribun&amp;quot;, &amp;quot;la bête&amp;quot; comme dit un Noèl Mamère. Histoire de se rassurer. Dernier thème à la mode : les gens s'ennuient dans la campagne, ils vont s'abstenir. C'est quand même bizarre ce marronier qui sort juste quand de plus en plus de gens s'ennuient moins que d'habitude dans une campagne ... (1)&lt;br/&gt;Le &amp;quot;phénomène&amp;quot; vient de loin. Et il vise loin : d'abord virer Sarkozy, et là dessus combattre les politiques de &amp;quot;remboursement des déficits&amp;quot; et changer de régime politique. &lt;br/&gt;Le &amp;quot;phénomène&amp;quot; Mélenchon, c'est le suivant : d'ores et déjà il est clair, il est acquis que ce n'est pas Hollande par ses propres forces qui va défaire Sarkozy, mais que c'est le mouvement d'ensemble du monde du travail et de la jeunesse parce que le groupement de ses couches centrales et actives dans le soutien à la candidature Mélenchon lui a donné force et espoir.&lt;br/&gt;En aucun cas Sarkozy ne sera battu parce que Hollande aura capté les &amp;quot;voix du centre&amp;quot;, mais parce que le mouvement derrière Mélenchon aura groupé les exploités et les opprimés.&lt;br/&gt;En conséquence, le vote Mélenchon dés le premier tour ne présente aucun des dangers que les semeurs de peur prèchent au bon peuple. S'il est derrière Hollande ce vote assurera la défaite de Sarkozy, s'il est devant il l'accomplira lui-même. Tout est dans la conscience que notre classe prend de sa propre force. En fait, elle aurait la force de défaire Sarkozy dés le 22 avril si ses représentants et ceux qui parlent en son nom ne semaient pas doute et peur !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) Ceci dit, loin de nous l'idée que l'abstention ne soit pas un problème, en particulier l'abstention des jeunes en regard de la participation des vieux, et celle des ouvriers et regard de la participation des &amp;quot;classes moyennes supérieures&amp;quot;. La responsabilité est celle des partis de gauche. La dynamique en faveur de J.L. Mélenchon a justement entrainé des abstentionnistes potentiels et on espère bien que ça va continuer.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bayrou, Le Pen, Dupont-Aignant.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sarkozy est flanqué de deux autres grands candidats des partis historiques du capital : François Bayrou d'un côté, Marine Le Pen de l'autre. Parce qu'il est le président en exercice de la V° République, l'appareil d'Etat roule pour lui malgré ses doutes, notamment une armada de préfets et secrétaires généraux de préfecture à l'esprit profondément factieu, prêts à toutes les provocations. Nous avions souligné les hésitations du capital lorsque l'annonce de sa candidature prenait du retard, mais il n'y n'avait guère le choix et dés lors que les choses sont engagées, appareil d'Etat et capital le soutiennent pleinement, mesurant eux aussi l'enjeu.&lt;br/&gt;De plus, le caractère &amp;quot;classe contre classe&amp;quot; donné par la montée de Mélenchon a pu pousser au groupement à droite, tout en ayant porté des coups à Mm. Le Pen : l'électorat fruste de celle-ci veut un homme fort plutôt qu'une faible femme, et d'avoir vu sa candidate jouer les oies blanches devant Mélenchon a pu le faire revenir vers le Bonaparte en talonnettes : on a les hommes forts qu'on peut ...&lt;br/&gt;François Bayrou rejette les outrances et les violences de Sarkozy qu'il accuse, à juste titre dans la mesure où celui-ci a échoué à mettre en oeuvre tout leur commun programme, d'affaiblir les institutions. Mais il rappelle en même temps que la plus grande &amp;quot;rigueur&amp;quot; sera nécessaire et joue les Angela Merkel. Marine Le Pen contre les Arabes ne se différencie que peu de la politique et des discours de Sarkozy-Guéant. Les bases de l'un et de l'autre auront donc encore plus naturellement tendance à se grouper sur Sarkozy au second tour, indépendemment de leurs consignes. &lt;br/&gt;Reste Nicolas Dupont-Aignan, UMP dissident partisan de la sortie de l'euro. Etonnemment tout de même, un De Villepin a déclaré ne pas avoir obtenu ses 500 signatures nécessaires pour se présenter (le Canard Enchaïné avait mis en doute le fait qu'il ne les ait pas)), alors que Dupont-Aignan, qui occupe en partie le même &amp;quot;espace politique&amp;quot;, celui de la droite &amp;quot;souverainiste&amp;quot; (les guillements sont de rigueur : souveraineté populaire et nationale et régime de la V° République sont incompatibles ! ) a pu, lui, se présenter ...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Joly.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La stratégie de F. Hollande :   gagner au second tour par des reports massifs d'électeurs de Bayrou et de Le Pen et sur cette base aller vers une assemblée nationale de &amp;quot;centre-gauche&amp;quot;, s'avère bien médiocre pour contrer ces tendances profondes et être vraiment sûr de battre Sarkozy. C'est le regroupement des exploités et des opprimés, sur une ligne &amp;quot;de gauche&amp;quot;, ou plus exactement de classe, qui a rééllement toutes les chances de gagner. C'est justement ce regroupement qui a commencé derrière la candidature Mélenchon !&lt;br/&gt;C'est dans la perspective de cette stratégie de Hollande que se situe l'accord PS-EELV et donc la candidature d' Eva Joly soutenue par ces derniers. La tendance au regroupement classe contre classe avant même le premier tour a littéralement broyé celle-ci (et sans aucun doute elle vit une épreuve ! ...), mais on ne doit pas oublier que, figure excentrique de l'appareil judiciaire de l'Etat, totalement étrangère au mouvement ouvrier et imbue d'une détermination de chevalier blanc que rien n'arrête, elle était &amp;quot;entrée en politique&amp;quot; dans le cadre de la transformation des Verts en un grand parti de &amp;quot;centre gauche&amp;quot;, opération avortée à ce jour. &lt;br/&gt;L'électorat &amp;quot;de droite&amp;quot; ou &amp;quot;du centre&amp;quot; susceptible de voter &amp;quot;écolo&amp;quot; l'a déjà lachée pour Bayrou, cependant que l'assise électorale des Verts, composée de déçus des partis traditionnels de la gauche, préfère de plus en plus voter efficacement pour ses intérêts sociaux en votant Mélenchon, dont la &amp;quot;dimension écologique&amp;quot; n'a d'ailleurs rien de superflu ni d'artificiel, comme le souligne le coach politique et conseiller de Nicolas Hulot, l'ancien membre de la LCR auvergnate Jean-Paul Besset ...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Arthaud et Poutou.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La même tendance de fond circonscrit étroitement le champ des deux candidatures estampillées révolutionnaires, de Nathalie Arthaud et Philippe Poutou. Très clairement, ce n'est pas une avant-garde qui va voter pour eux, mais un arrière-train : ce qui est révolutionnaire ici et maintenant, c'est de porter un coup au capital et à son Etat en dégommant Sarkozy et en participant au regroupement du salariat esquissé par le Front de Gauche et la campagne Mélenchon. Mais NPA et LO, qui s'en tiennent par ailleurs à un programme para-syndical, préfèrent cultiver leur pré-carré (et engranger les subventions publiques ?). Ceci dit, le NPA avait prétendu rassembler (à la différence de LO qui gère son petit capital) : ceux qui avaient sincèrement adhéré à ce projet vont donc devoir voter Mélenchon s'ils veulent être conséquents. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cheminade.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Reste celui qui apparaît comme un OVNI. Les militants ouvriers doivent pourtant prendre au sérieux ce symptôme, pour la deuxième fois (il était candidat en 1995). &lt;br/&gt;Car Jacques Cheminade n'est évidemment strictement rien d'autre que le représentant de commerce en France de Lyndon Larrouche.  Qu'est-ce que c'est, Lyndon Larrouche ?  un richissime capitaliste nord-américain qui, après avoir fréquenté des groupes révolutionnaires, a lancé, depuis 1967-1968, des groupes sectaires à sa solde, d'abord dans des agressions physiques contre des militants révolutionnaires, des syndicalistes étudiants et des noirs, puis géré depuis son mouvement politique à lui, financé par lui, dans le monde entier. &lt;br/&gt;On remarquera que le discours de Cheminade est d'un altermondialisme étatiste et citoyenniste bon teint, et, sur la base de la dénonciation de &amp;quot;la finance&amp;quot; et de la défense du bon capital productif, ouvre la voie à tous les délires, conspirationnismes et courants antisémites. Leçon à méditer pour bien des &amp;quot;antilibéraux&amp;quot; ...&lt;br/&gt;Que, dans le régime de la V° République où la présidence est le saint des saints, et où les 500 signatures sont de plus en plus difficiles à obtenir pour qui n'a pas d'appareil politique significatif, un tel néo-fascisme soft - soft dans l'apparence actuelle médiocrement techno allumée à la Cheminade - puisse sans problème, lui, être présent, voila un indice sur la nature délétère de ce régime et de ces élections présidentielles avec lesquelles il faut en finir ...</description>
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      <title>Quand Sarkozy dénonce les «permanents syndicaux traîtres»</title>
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      <pubDate>Sun, 8 Apr 2012 17:10:55 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2012/4/8_Quand_Sarkozy_denonce_les_permanents_syndicaux_traitres_files/3261951.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Media/object008_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi donc, M. Sarkozy s'en est pris aux bureaucrates syndicaux ! Lesquels ? Les grands chefs confédéraux ? Que nenni ! notre Bonaparte candidat à le redevenir pour faire pire encore a dénoncé les &amp;quot;permanents CFDT&amp;quot; qui &amp;quot;trahissent les travailleurs&amp;quot;, sans blague ! et qui visait-il ? Et bien précisément ces délégués CFDT de Gandrange qui, eux, non seulement n'ont pas trahi les sidérurgistes, mais on exprimé avec sincérité ce qu'ils pensent du président menteur ...&lt;br/&gt;Pas plus qu'il n'appartenait aux nazis, qui en 1930 dénonçaient les &amp;quot;bonzes syndicaux de la social-démocratie&amp;quot;, de s'occuper d'eux, il n'appartient à Sarkozy de régler des comptes qui ne regardent que la classe ouvrière. Quand Sarkozy attaque syndicats et &amp;quot;corps intermédiaires&amp;quot;, c'est pour les détruire. Il donne ainsi le signal de ce que doit être pour lui son second quinquennat éventuel. Il signale au passage en quoi, du point de vue du capital, a échoué son premier quinquennat : à écraser la classe ouvrière et à détruire les syndicats.&lt;br/&gt;En ciblant des délégués CFDT, membre de la centrale la plus tournée vers la collaboration organique avec Etat et patronat, il montre qu'aucune reconnaissance pour services rendus ne sera due et que tous trinqueront. &lt;br/&gt;En ciblant des délégués de la base, il montre que ce qu'il exècre, ce sont les sections syndicales, les unions locales, les syndicats de métiers qui structurent encore des secteurs du salariat et lui servent de points d'appui pour toute contre-offensive.&lt;br/&gt;Les patrons du CAC 40 sont du même avis. Surtout en ces jours où la crise de la dette soi-disant &amp;quot;publique&amp;quot; en Europe revient par l'Espagne, rappelant aux uns et aux autres que s'ils veulent préserver leur système ils devront, en effet, écraser les travailleurs, et donc en finir avec les syndicats quel que soit la disposition de leurs chefs au &amp;quot;dialogue social&amp;quot;.&lt;br/&gt;Voila pourquoi il faut en finir avec Sarkozy. Voila pourquoi nous appelons à voter Mélenchon le 22 avril.</description>
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