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    <title>Editoriaux</title>
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    <description>Le point de vue de l’équipe de rédaction de Militant sur les grands évènements de l’actualité politique et sociale ; les tracts centraux diffusés par les partisans du journal.</description>
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      <title>Editoriaux</title>
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      <title>Après l’annonce des résultats du 1er tour...</title>
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      <pubDate>Sun, 22 Apr 2012 21:30:59 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2012/4/22_Entree_1_files/Bulletin-Francois-Hollande-Primaire-socialiste.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Media/object001_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Les résultats du premier tour de la présidentielle française - un type de scrutin des plus antidémocratiques qui soit - ont confirmé à la fois la poussée des couches conscientes du monde du travail et de la jeunesse pour chasser Sarkozy et tout ce qu'il représente, et la recomposition en cours des partis de la bourgeoisie en crise à l'avantage de son aile autoritaire et raciste.&lt;br/&gt;N. Sarkozy ne peut être battu, F. Hollande ne peut donc être élu le 6 mai, que par le regroupement du monde du travail et de la jeunesse, regroupement dont les intérêts, les aspirations profondes, les revendications, ne concordent pas avec le programme de F. Hollande et sont incompatibles avec le maintien du régime de la V° République et la survie du capitalisme, et exigent impérieusement la défaite de Sarkozy.&lt;br/&gt;N. Sarkozy ne serait réélu que par le regroupement des forces les plus réactionnaires et les plus arriérées, poussé par le score de Mm. Le Pen qui le talonne de quelques points. Il a lui-même donné la direction dés avant le premier tour : mort aux syndicats, attaques contre les travailleurs émigrés en France, contre l'école publique, contre les libertés publiques, contre la démocratie.&lt;br/&gt;Cette orientation est celle-là même pour laquelle combat Mm. Le Pen, cette soi-disant candidate &amp;quot;anti-système&amp;quot; qui est au coeur du système. C'est ce système, le capitalisme, c'est ce régime, la V° République, qui engendre la haine, le racisme et l'insécurité.&lt;br/&gt;Il est essentiel de ne pas s'y tromper. Les 11 à 12% de voix de J.L. Mélenchon, construites par une mobilisation exceptionnelle, ne sont ni une addition des voix faites en 2002 par l'extrême gauche et le PCF, ni une reconstitution de l'ancien corps électoral du PCF d'il y a longtemps. Ce n'est pas la répétition d'un vieux feuilleton. C'est un regroupement nouveau, appuyé sur la mémoire des luttes sociales de 1995, 2003, 2006 et 2010, de forces nouvelles qui marchent de front au compte de tout le monde du travail.&lt;br/&gt;Le score de J.L. Mélenchon constitue pour les militants une déception relative à l'aune des formidables possibilités révélées par la magnifique mobilisation du premier tour. La campagne de peur, et non d'unité ni d'efficacité, menée en direction de cette grande partie de l'électorat socialiste qui est bien plus proche de ce qu'elle entend dans ses discours que du programme de F. Hollande, sur le thème &amp;quot;il ne faut pas refaire un 21 avril&amp;quot;, &amp;quot;si Hollande n'est pas en tête le 22 avril c'est perdu&amp;quot;, cette campagne de peur menée par les vrais coupables du &amp;quot;21 avril&amp;quot;, a en réalité fait le jeu du FN en l'aidant à être bien devant le Front de Gauche, et elle a par là affaibli nos forces communes, celles de toute la gauche, pour battre Sarkozy au second tour : voila une leçon politique de ce scrutin. En effet contre Sarkozy et contre Mm Le Pen, le rapport de force serait meilleur avec un score plus élevé du Front de Gauche. Cela dit, tel qu'il est, ce score de 11 à 12% à l'heure où sont écrites ces lignes, est décisif pour assurer la défaite de Sarkozy le 6 mai.&lt;br/&gt;Rien ne saurait annuler cet acquis politique : le fait central de la campagne du premier tour a été la mobilisation populaire autour du soutien au candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, culminant le 18 mars, jour anniversaire de la Commune de Paris, dans une manifestation de 120 000 personnes contre le régime de la V° République. Cette mobilisation s'est imposée comme l'épicentre du mouvement pour défaire et chasser Sarkozy et elle doit et va continuer pour le chasser le 6 mai, ainsi que le candidat J.L. Mélenchon vient d'y appeler.&lt;br/&gt; &lt;br/&gt; &lt;br/&gt;Dehors Sarkozy-Le Pen !&lt;br/&gt;Tous dans la rue le 1° mai !&lt;br/&gt;Utilisons le bulletin Hollande le 6 mai !</description>
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      <title>Notre année 2011</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/12/29_Notre_annee_2011.html</link>
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      <pubDate>Thu, 29 Dec 2011 15:16:04 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/12/29_Notre_annee_2011_files/revolution.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Media/object000_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Les médias en ont déjà fait un anniversaire. Il y a un an, Mohamed Bouzizi se suicidait par le feu à Sidi Bouzid, dans le Sud tunisien, et commençaient les « révolutions arabes ».&lt;br/&gt;La relecture de MILITANT, hebdomadaire ou presque, que vous pouvez faire sur notre &lt;a href=&quot;http://bulletin_liaisons.voila.net/&quot;&gt;site d’archives&lt;/a&gt; donne une chronique de ces évènements et des analyses au fur et à mesure. N’en disons ici qu’une seule chose : ce n’est pas fini, cela ne fait que commencer.&lt;br/&gt;Evidemment, les révolutions sont devant des difficultés. Pour surmonter les difficultés il faut en finir avec le capitalisme. Il faut des organisations, des partis pour vaincre la contre-révolution, sous tous ses visages, de celui des islamistes à celui des dictateurs en passant par les gouvernants occidentaux.&lt;br/&gt;De Tunisie et d’Egypte, la révolution a commencé sa marche à travers le monde entier, réponse vitale de l’humanité à la crise du capitalisme et des Etats. La France n’est  pas encore « touchée » : ne perdons rien pour attendre !&lt;br/&gt;Pendant cette année 2011, MILITANT a pris part à la constitution publique du Comité français pour la V° Internationale, en février, avec Samir Amin et les camarades de la revue Commune, de la Gauche communiste et des Damnés de la terre. &lt;br/&gt;Nous avons appelé à battre la droite aux élections cantonales, pris précisément position dans les cantons où nous intervenons ( voir sur notre site) et notamment soutenu et popularisé la candidature de Nasser Lajili à Gennevilliers, qui a fait 8%, et son intervention suite à des affrontements entre jeunes d’Asnières et de Gennevilliers. &lt;br/&gt;Nous avons tracté contre la vie chère et pour le droit au logement, exigeant des arrêtés municipaux interdisant les expulsions locatives, les saisies mobilières et les coupures d’électricité, sur les quartiers Nord d’Asnières et Gennevilliers, sur le marché de la place de la Réunion dans Paris 20°, notre cercle des mal-logés a organisé plusieurs délégations imposant aux élus de les recevoir et a gagné sur plusieurs cas. &lt;br/&gt;MILITANT a joint ses forces à l’action directe et concrète d’Assa Diawara et des mal-logés d’Aubervilliers. &lt;br/&gt;Nous avons lancé au printemps l’appel : A bas le « débat » sur l’islam et la laïcité !&lt;br/&gt;Cinq responsables de MILITANT ont annoncé leur adhésion au Parti de Gauche en juin, pour aider à ce que la campagne du Front de gauche aux élections présidentielles soit unitaire, révolutionnaire et gagnante.&lt;br/&gt;Nous avons en septembre imprimé et nous diffusons depuis une brochure : La dette publique n’est pas publique. Pourquoi il ne faut pas la rembourser, disponible pour 5 euros envoi compris.&lt;br/&gt;Nous avons engagé la bataille pour l’histoire sérieuse du mouvement ouvrier révolutionnaire : en soutenant le livre de notre camarade François Ferrette, La véritable histoire du Parti communiste français (éd. Démopolis), et par l’appel de Vincent Présumey à la restauration d’une histoire militante digne de ce nom face à l’indignité antisémite de la prétendue « biographie » de Léon Trotsky par M. Robert Service.&lt;br/&gt;Bonnes fêtes, agapes et retrouvailles et à très bientôt. Que 2012 prolonge, amplifie et généralise ce qui a été commencé en 2011 !</description>
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      <title>Passer du pédalo au front unique de la classe des salariés</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/12/2_Passer_du_pedalo_au_front_unique_de_la_classe_des_salaries.html</link>
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      <pubDate>Fri, 2 Dec 2011 07:33:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/12/2_Passer_du_pedalo_au_front_unique_de_la_classe_des_salaries_files/1716368_melenchon.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Media/object076.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;La droite post-franquiste espagnole largement victorieuse (avec une progression de l’abstention et une victoire des nationalistes catalans et basques), ce n’est pas une bonne nouvelle même si c’était attendu. Ceci complète la mise en place de gouvernement pré-dictatoriaux de combat en Grèce et en Italie. Ceci donne à réfléchir en France.&lt;br/&gt;En effet, il faut virer Sarkozy. Mais si c’est pour élire Hollande qui ferait, en l’état actuel des choses, la même politique que ses prédécesseurs grecs (union nationale avec l’extrême-droite), italiens (soutien à un gouvernement non élu de banquiers et de curés), et espagnols (mise en œuvre des plans d’austérité et tapis déroulé au retour de la droite au pouvoir), alors il y a de quoi désespérer. Ou de quoi intervenir directement pour une autre issue. &lt;br/&gt;Il nous faut un gouvernement qui affronte le capital en refusant de payer la «dette», et qui ainsi en appelle à l’union des peuples d’Europe et des deux rives de la Méditerranée contre ses exploiteurs.&lt;br/&gt;C’est pour cela qu’il faut chasser Sarkozy et battre Mme Le Pen.&lt;br/&gt;Cela signifie que l’on arrête, en France, de faire «du pédalo».&lt;br/&gt;Cette expression, extraite d’une interview de J.L. Mélenchon qui disait pas mal d’autres choses, peut désigner non seulement la ligne politique de François Hollande, mais aussi, pour l’heure, aussi bien les gesticulations entre directions du PS et d’EELV et leurs candidats respectifs dont «le nucléaire» n’est pas l’objet véritable (l’objet, ce sont les sièges, au plus grand mépris du peuple), et aussi, il faut bien le dire, le non-démarrage pour l’instant d’une campagne du Front de Gauche qui doit former des comités ouverts, s’adresser à tout le peuple de gauche ni pour faire du pédalo ni pour dénoncer les pédalos, mais pour faire l’unité contre le paiement de la dette soi-disant publique !&lt;br/&gt;Là est la voie de la victoire. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Après la «primaire» du PS</title>
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      <pubDate>Sat, 22 Oct 2011 18:24:10 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/10/22_Apres_la_primaire_du_PS_files/aubry-hollande_pics_390.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Media/object077.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Nous écrivions la semaine dernière, entre les deux tours des « primaires » organisées par le PS, que l’irruption du peuple (nombre de votants, résultat d’A. Montebourg, échec politique de S. Royal) avait « en partie bousculé ce que les sondages et les médias dominants avaient prévu et préparé, à savoir une position en béton pour que François Hollande, s’il n’était pas désigné dés le premier tour, le soit sans risque au second. ».&lt;br/&gt;Le second tour, en voyant avec une participation légèrement supérieure une victoire nette de F. Hollande par plus de 56% des voix, n’annule pas cette appréciation politique portée entre les deux tours des « primaires », mais marque le fait que la classe dominante est parvenue à imposer au PS le candidat qu’elle avait par avance choisi, comme elle avait choisi S. Royal en 2007 (avec pour résultat l’élection de N. Sarkozy) et comme elle avait choisi DSK avant de se reporter sur F. Hollande. &lt;br/&gt;Aucun militant ouvrier, y compris le très grand nombre de celles et de ceux qui, pour des raisons très légitimes, ont refusé de prendre part à l’opération des « primaires », ne saurait ni se réjouir ni être indifférent à ce résultat. &lt;br/&gt;Ce n’est en effet pas la même chose que le candidat du PS, en l’occurrence la candidate, le soit parce qu’elle est la première secrétaire de ce parti, ou le soit parce que la classe dominante, par l’intermédiaire des médias, des Instituts de sondage, des pouvoirs régionaux, départementaux et sénatoriaux qui d’ores et déjà cogèrent l’Etat avec Sarkozy, l’a choisi par avance. Pour comprendre cela, point n’est nécessaire d’inventer des différences politiques majeures entre les orientations de Martine Aubry et de François Hollande. Pour mener à bien une telle opération, imposant au PS ce candidat salué par les éditorialistes comme le « centre gauche » et qui plaît tant à M. Chirac, les « primaires » étaient le cadre idéal, et M. Aubry avec le courant Hamon-Emmanuelli-Filoche ont ainsi construit eux-mêmes la nasse dans laquelle ils ont été pris. &lt;br/&gt;Au lieu d’avoir les forces organisées du mouvement ouvrier débattant de leur programme et des moyens de chasser Sarkozy, les électeurs étaient invités individuellement par le PS -et le PRG- à venir, moyennant la signature d’une charte incolore d’adhésion aux « valeurs de la gauche » dépourvue de tout contenu social départager des candidats ayant préalablement adopté un même programme dont l’alpha et l’oméga est constitué par la « réduction des déficits publics ». Le fait réellement significatif est que cette opération a failli capoter, comme nous l’analysions entre les deux tours. &lt;br/&gt;Pour contrecarrer le choc politique provoqué par l’initiative spontanée des 450 000 salariés et jeunes venus exprimer leur souhait d’une autre orientation à gauche pour battre réellement Sarkozy au moyen du vote Montebourg, il a fallu y mettre le paquet. Il a fallu que, outre l’appel de S. Royal, de l’extrême droite du PS représentée par M. Valls, et du candidat du PRG, à voter Hollande, A. Montebourg lui-même lui apporte son soutien politique appuyé (la formule « à titre individuel » n’étant en l’occurrence que pure hypocrisie). &lt;br/&gt;Ceci n’est pas surprenant compte tenu de l’orientation politique réelle d’A. Montebourg. Sa soi-disant « VI° République » garde l’institution présidentielle et l’essentiel des institutions de la V°, et sa lettre d’entre les deux tours, avant de soutenir Hollande, aux deux candidats, excluait toute question sociale, fut-ce la question des salaires, se contentant de jouer les fier-à-bras face aux « banques » pour mieux défendre le capitalisme et rembourser la dette  « publique ». Sa prise de position a été politiquement décisive, non qu’elle aurait entrainé les 450 000 votants à se reporter sur Hollande, mais en ce qu’elle les a dissuadés en masse de revenir le dimanche suivant.&lt;br/&gt;Dans ces conditions, le matraquage des sondages pour faire entrer dans la tête des gens que F. Hollande serait le plus à même de battre Sarkozy, complété par la participation d’électeurs de droite et du centre, ont pu reprendre le rôle, naturellement prédominant dans un tel cadre, qu’ils avaient failli perdre.&lt;br/&gt;Le suffrage de 56% de 4,5% du corps électoral, dont la majeure partie est composée de salariés et de jeunes qui veulent avant tout assurer les conditions de la défaite de Sarkozy, ne signifie absolument pas que l’orientation que représente F. Hollande soit majoritaire à gauche ! &lt;br/&gt;F. Hollande, candidat des sénateurs, des barons régionaux et départementaux, des héritiers de G. Frèche, va maintenant utiliser la logique des institutions présidentielles de la V° République pour mettre au pas le PS qui lui ont livré M. Aubry et le courant Hamon-Emmanuelli-Filoche qui croyaient l’avoir remis sur pied, suite justement à sa direction destructrice par le même Hollande. Par delà les appels au « rassemblement », la crise du PS va rebondir. &lt;br/&gt;Les médias ont présenté F. Hollande comme le plus à même de battre Sarkozy parce qu’il serait « centriste », avec le soutien jovial d’un Chirac. En réalité c’est précisément pour cette raison que, pour battre Sarkozy, Hollande est le plus mauvais candidat que pouvait choisir le PS. &lt;br/&gt;Il y a de fait un candidat socialiste dans ces élections présidentielles : Jean-Luc Mélenchon, soutenu par le Front de Gauche. Il dépend des militants du Front de Gauche de se saisir à pleines mains de la situation réelle, et les surprises qu’ont comporté ces « primaires » sont pour eux autant d’encouragements. La situation réelle, c’est que l’orientation majoritaire à gauche est mieux représentée par la candidature de J.L. Mélenchon que par celle de F. Hollande. Cette réalité est inhibée par la peur entretenue de disperser les voix à gauche. Mais si ces voix se regroupaient plus sur J.L. Mélenchon que sur F. Hollande, alors au second tour le mouvement populaire et social qui se lèverait serait majoritaire. Il faut arrêter d’avoir peur, il faut arrêter de ne pas oser. On ne peut battre Sarkozy (ou tout autre candidat de droite et d’extrême-droite) si l’on craint d’aller de l’avant. C’est en ouvrant la voie à l’intervention du peuple qu’on les battra.</description>
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      <title>Après la primaire socialiste</title>
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      <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 07:27:37 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2011/10/13_Apres_la_primaire_socialiste_files/hollande-aubry-et-montebourg.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Media/object078.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:182px; height:114px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;ncontestablement, avec prés de 2,5 millions de participants, les primaires du PS ont été un succès considérable, même s’il est vrai que ceci ne représente pas toute la classe ouvrière ni toute la jeunesse.&lt;br/&gt;Cette irruption du peuple dans les primaires a en partie bousculé ce que les sondages et les médias dominants avaient prévu et préparé, à savoir une position en béton pour que François Hollande, s’il n’était pas désigné dés le premier tour, le soit sans risque au second, avec S. Royal en position d‘«　arbitre　». Ce n’est absolument pas le cas, et cela non en raison du score de Martine Aubry, mais en raison de la percée d’Arnaud Montebourg, laquelle est le véritable évènement politique qui marque la réflexion des plus larges masses à la suite de ce premier tour.&lt;br/&gt;Cette irruption partielle des masses dans les «　primaires　» - le nombre de votants, le résultat d’A. Montebourg, l’échec politique de S. Royal - a en fait porté atteinte à la logique de présidentialisation qui est la leur. L’investiture de F. Hollande s’inscrirait dans une telle logique, mais celle de M. Aubry s’en différencie en partie car elle n’est possible que par un regroupement de voix de contenus politiques divers, ce qui n’est pas sans analogie avec l’addition de voix dont un éventuel candidat PS aurait besoin s’il se trouvait au second tour d’une vraie présidentielle.&lt;br/&gt;Alors que N. Sarkozy dénonce dans les primaires une menace pour «　l’esprit de la V° République　», A. Montebourg prétend qu’elles sont le premier acte de l’instauration d’une VI° République. Il dessine en fait une autre tentative de porte de sortie pour la V° République que l’«　hyperprésidence　» sarkozyste : maintien de l’institution présidentielle, renforcement de l’institution judiciaire, pouvoir de contrôle a posteriori du parlement sur les questions administratives et sur la fonction publique (rien sur son pouvoir législatif), telles sont les principales dispositions, que A. Montebourg soumet dans sa lettre à Hollande et Aubry, leur demandant de s’engager à les mettre en œuvre à partir de leur fonction présidentielle et écartant donc implicitement la voie véritablement démocratique, citoyenne et révolutionnaire, d’une assemblée constituante. En France une telle injection de pratiques anglo-saxonnes ne mettrait certainement pas fin au bonapartisme et à l’autoritarisme inhérents à l’institution pilier du régime qu’est la monarchie présidentielle élective. La VI° République d’A. Montebourg, c’est la République 5 et demi.&lt;br/&gt;Cette orientation véritable d’A. Montebourg, ainsi que ses propositions économiques - mise sous tutelle étatique des banques et défense du capital petit et moyen, remboursement de la dette publique sur cette base, transfert des dettes des Etats à la Banque Centrale Européenne, protectionnisme européen - ne correspond pas aux motivations réelles qui ont entrainé son relatif succès, voyant une partie de l’électorat PS et des électeurs plus à gauche venir voter pour lui, parce que eux sont carrément contre le capitalisme, contre la sacro-sainte obligation de «　rembourser la dette publique　», et pour la hausse des salaires, retraites, pensions et minima sociaux, les vraies 35 heures et l’abrogation des lois anti-retraites de Sarkozy et des gouvernements qui se sont succédés depuis 20 ans -toutes mesures et propositions qu’A. Montebourg n’a pas jugé bon de faire figurer dans sa lettre à Hollande et Aubry.&lt;br/&gt;A. Montebourg a conquis cet espace politique laissé libre par l’aile gauche du PS alignée derrière M. Aubry en se démarquant sur la gauche dans la période des débats publics et télévisés des primaires. 450 000 travailleurs, salariés, jeunes, se sont saisis de cette opportunité et ont rendu possible, par leur vote, la défaite de F. Hollande candidat choisi par le régime en place comme substitut de DSK. La politique suivie par M. Aubry et par le courant Hamon-Emmanuelli-Filoche qui s’est aligné derrière elle en essayant de la présenter comme fondamentalement plus à gauche, ce à quoi personne ne croit, n’est pour rien dans ce résultat et conduisait par elle-même à la victoire de F. Hollande, affaiblissant l’union contre Sarkozy et facilitant les opérations d’ «　ouverture au centre　».&lt;br/&gt;MILITANT reconnaît volontiers avoir sous-estimé la force du courant qui s’est manifesté ce dimanche et félicite ces 450 000 travailleurs, salariés, jeunes, qui ont avec une grande intelligence politique spontanée modifié la situation.&lt;br/&gt;Par les 17,5% apportés à la candidature Montebourg, indépendamment des véritables positions et projets politiques de celui-ci, ils ont remis sur la place publique l’existence d’un désir fort de politique vraiment à gauche dans la base sociale et électorale du PS, désir qui va très au-delà de ces 17,5% et concerne aussi bien des électeurs d’Aubry, de Royal, de Hollande lui-même et de ceux qui n’ont pas voulu participer au premier tour de ces «　primaires　», alors que l’auto-alignement de la gauche officielle du PS avait étouffé l’expression de cette réalité.&lt;br/&gt;Ils ont ainsi rendu possible une investiture dimanche prochain de Martine Aubry par le PS qui ne peut désormais se faire que par le regroupement de ses voix du premier tour avec celles de Montebourg, de Royal, et au-delà par l’intervention dans la «　primaire　» de l’électorat se situant à gauche du PS, de façon à rendre incontournable l’union pour défaire Sarkozy ou tout candidat de droite ou d’extrême-droite au second tour.&lt;br/&gt;Ils manifestent le fait que la candidature du Front de Gauche de J.L. Mélenchon peut rassembler au-delà du Front de Gauche, dans la masse de l’électorat socialiste, maximisant ainsi son score du premier tour, sans exclure, à condition que les forces politiques qui font campagne pour lui comprennent que cette possibilité révolutionnaire existe, qu’il soit en tête de la gauche et que le rassemblement se fasse autour de lui pour défaire Sarkozy.</description>
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