Internationalisme
Internationalisme
Tour de table sur la 5e internationale
L’internationalisme est paraît-il la forme supérieure de la conscience de classe. On s’abritera derrière cet argument orthodoxe pour expliquer le caractère relativement confidentiel du tour de table qui s’est tenu vendredi 18 juin à l’invitation de Militant. Il est vrai que l’appel du Président vénézuélien Chavez à constituer rapidement une Cinquième Internationale n’est pas encore très connu du grand public et qu’il se heurte à des réticences au sein des milieux politisés, pour cause de sectarisme, de routine et le plus souvent de provincialisme.
La petite avant-garde estimant qu’il fallait répondre favorablement à l’appel de Chavez dans la mesure où il donnait une portée très importante à l’idée d’une nouvelle internationale aura donc du pain sur la planche.
Pour autant, comme l’a rapporté Vincent Présumey dans son introduction, l’ensemble de la situation économique et sociale internationale appelle une solution de ce genre et des forces politiques significatives des pays dominés commencent à y réfléchir à haute voix.
En l’absence de Patricia Latour, excusée, c’est Francis Combes (poète, éditeur et membre bien connu du PCF) qui s’est exprimé au nom des signataires de l’Appel pour la 5e internationale, pétition signée aujourd’hui par une centaine d’intellectuels prestigieux.
De passage à Paris, le syndicaliste Terry Pearce, membre de la Socialist Discussion List a transmis les salutations et l’intérêt des membres britanniques et irlandais du WIN pour la démarche engagée.
Comment procéder ? Un participant, ex-membre désenchanté du Parti de Gauche a signifié que dans l’état actuel des forces de gauche, du PCF au NPA, il serait quasi-impossible d’avancer dans le sens d’une cinquième internationale faute d’organisation sur laquelle s’appuyer. Un point de vue que ne partageait pas Raymond Debord, selon qui c’est sur le peuple qu’il fallait s’appuyer si l’on souhaitait aller de l’avant et y compris faire s’impliquer davantage certains partis de gauche. A cet égard, la popularité d’Hugo Chavez dans certaines couches de la jeunesse de banlieue constitue un atout certain pour faire avancer la cause de la Ve Internationale.
Un participant a suggéré que les autorités vénézuéliennes en France soient invitées aux diverses initiatives sur ce sujet, ce qui a reçu l’assentiment des présents.
On comptait parmi eux Alain Lecoeur, membre de la commission transnationale des Verts. Il a bien entendu insisté sur l’incontournable dimension écologiste d’une cinquième internationale, appelant à marier défense des acquis sociaux et recherche d’un modèle social tournant le dos au productivisme. Sous réserves de débats plus approfondis sur ce dernier point, tout le monde a signifié son accord avec la mise en avant de la sauvegarde de l’humanité comme un des points essentiels sur lesquels devait se construire l’internationale et sur la nécessité d’associer à sa constitutions des courants issus de l’écologie politique.
Les représentants de la rédaction de Militant et de l’Appel pour la 5e Internationale se sont mis d’accord pour la constitution d’un Comité pour la Ve Internationale et la tenue à l’automne d’une table ronde publique avec comme principaux invités des personnalités s’étant prononcées dans ce sens, à l’instar de l’économiste Samir Amin, de Jean Ziegler ou de Charles Hoareau.
lundi 21 juin 2010
Extrait de l’intervention de Francis COMBES
(son faible, monter le volume)