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    <title>Livres</title>
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    <description>La vie enseigne, le livre précise</description>
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      <title>Livres</title>
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      <title>Cheveux longs et poings levés</title>
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      <pubDate>Wed, 7 Mar 2012 07:53:16 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2012/3/7_Cheveux_longs_et_poings_leves_files/195.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Media/object001_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:182px; height:210px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;« Cheveux longs et poings levés&lt;br/&gt;Les jeunes du CERES de 1971 à 1981 »&lt;br/&gt;Préface de Didier Motchane&lt;br/&gt;éditions Brune Leprince&lt;br/&gt;mars 2012&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;                Conjuguer réforme et révolution&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La vieille SFIO et les différents clubs de la gauche non communiste sont défaits. Ils sont passés à côté de la grève générale de 68 sans offrir une once de perspective au mouvement ouvrier. La débacle de Deferre aux présidentielles semble sonner le glas de la social démocratie.&lt;br/&gt;Celle-ci pourtant va défier les pronostics les plus noirs.&lt;br/&gt;Peu à peu, les socialistes vont se regrouper et construire un nouveau Parti Socialiste qui va se fixer une orientation politique au Congrès d'Epinay.&lt;br/&gt;Ce livre qui s'appuie sur de larges extraits de documents écrits et publiés par les militants du CERES qui constitue au sein du parti un courant bien situé à gauche montre comment peu à peu, ceux et celles qui défendaient une orientation de front de classe ont pu diriger le Mouvement des Jeunesse Socialiste jusqu'en 1975 puis mener un combat difficile à l'Université.&lt;br/&gt;La jeunesse scolarisée, lycéenne et étudiante est influencée par deux courants antagonistes : le courant « communiste » animé par l'UEC et le PCF et le courant révolutionnaire.&lt;br/&gt;Avec beaucoup d'opiniâtreté les jeunes chevénementistes vont se construire une place, en participant à tous les combats, anti impérialistes pour le soutien à la lutte des révolutionnaires vietnamiens, anti capitalistes et anti militaristes.&lt;br/&gt;Ils vont prouver peu à peu qu'il est possible d'incarner une orientation marxiste, débarrassée de la phraséologie gauchiste et du piège stalinien.&lt;br/&gt;Pour les socialistes qui mènent un combat politique anti capitaliste et qui s'appuient sur le programme commun de la gauche, il s'agit de bâtir un MJS ( Mouvement des Jeunes Socialistes) de masse, largement autonome par rapport à la direction du parti.&lt;br/&gt;Comme d'autres générations de jeunes socialistes avant eux, ils connaîtront le poids de l'appareil qui n'hésitera pas à dissoudre la direction contestataire du MJS.&lt;br/&gt;La jeune flamme ne s'éteint pas. Elle va investir les facs pour fonder un courant qui va compter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La question de la conquête du pouvoir est posée d'une façon claire, au moment même où une victoire électorale est à la portée de la gauche.&lt;br/&gt;Le socialisme se construit et ne se décrète pas :&lt;br/&gt;« ..le socialisme ne se décrète(pas), qu'il est le fruit d'une lutte, qu'un gouvernement de gauche qui ne rencontrerait pas d'écho au sein de la masse des travailleurs ne déclencherait pas d'élan d'enthousiasme populaire, n'exprimerait et ne réaliserait en rien les puissances aspirations au changement qui se font sentir partout dans notre pays. »&lt;br/&gt;Ces générations successives qui ont participé activement à la construction du PS tout en développant une orientation anti capitaliste claire ont échoué dans leur tentative de peser dans les choix politiques de la direction du PS, certes, mais une bonne partie de leurs analyses n'a pas pris une ride 30 ans après.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce livre a le mérite de lever le voile sur une partie de l'histoire du mouvement ouvrier, ignoré ou oublié.&lt;br/&gt;Il montre comment une partie de la gauche socialiste a pu, nourrie par les leçons de 68 jouer un rôle non négligeable dans le combat social et politique de la classe ouvrière et de ses organisations.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Chalot</description>
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      <title>La République contre son école</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/12/2_La_Republique_contre_son_ecole.html</link>
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      <pubDate>Fri, 2 Dec 2011 07:28:26 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/12/2_La_Republique_contre_son_ecole_files/20111101_republique_contre_son_ecole.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Media/object001_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;«  La République&lt;br/&gt;contre son École »&lt;br/&gt;d'Eddy Khaldi et de Muriel Fitoussi&lt;br/&gt;Éditions Demopolis&lt;br/&gt;310 pages&lt;br/&gt;novembre 2011&lt;br/&gt;21 €&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	L'argent public coule à flot dans les caisses du privé !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le nouvel ouvrage d'Eddy Khaldi et de Muriel Fitoussi est à la fois accessible à tout public intéressé par la question traitée et à la fois complet et dense.&lt;br/&gt;Aucun aspect n'est oublié et les documents de référence sur lesquels s'appuient les deux auteurs ne laissent aucun doute.&lt;br/&gt;La Droite permet à l’Église catholique qui structure son réseau parallèle à siphonner les caisses de l’État et des collectivités territoriales, parfois en toute illégalité.&lt;br/&gt;Quant à la Gauche, elle continue, au nom de la paix scolaire à faire des concessions à une école privée qui, elle, n'a jamais enterré la hache de guerre. &lt;br/&gt;Il lui faut toujours plus et tout de suite!&lt;br/&gt;La loi Carle votée par la majorité parlementaire aux ordres contraint les communes à financer les écoles privées des communes environnantes...Les municipalités sont ainsi obligées à financer directement une école concurrente à celle publique qu'elles ont fait ouvrir et qu'elles entretiennent!&lt;br/&gt;Aujourd'hui, alors que la loi Debré ne reconnaissait que les relations entre l’État et les établissements scolaires privés sous contrat, l’État et ceci depuis les accords Lang – Cloupet (1992-1993) arrive à négocier directement avec la hiérarchie catholique...Merci à Lang qui depuis se prend pour un chantre de la laïcité!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le 4 août 2011, la Fondation pour l'école, officine cléricale, classée d'utilité publique obtient du ministère de l'intérieur, la capacité d'abriter des fondations en son sein.&lt;br/&gt;C'est une provocation contre la République que de choisir la date anniversaire de l'abolition des privilèges ( nuit du 4 août 1789) pour attribuer à l’Église et à sa hiérarchie un privilège exorbitant!?&lt;br/&gt;« La Fondation pour l'école devient une des rares fondations françaises capables de proposer aux grands bienfaiteurs (particuliers et entreprises) de créer une fondation sous égide dans le domaine de l'éducation. »&lt;br/&gt;Les intégristes comme « les Chrétiens de la Cité » ne se sont pas laissés prier, ils ont appelé sur leur site, les « chrétiens » à échapper à l'ISF en indiquant l'adresse des troncs ...Oh pardon des fondations, à remplir!?&lt;br/&gt;La défiscalisation des dons s'élève à 75% des assujettis à l'ISF jusqu'à 50 000 € par an....&lt;br/&gt;La reconnaissance d'utilité publique est illégale mais la droite n'en a cure!?&lt;br/&gt;Rappelons pour mémoire la loi :&lt;br/&gt;« L'établissement sollicitant sa reconnaissance d'utilité publique doit poursuivre un but d'intérêt général, non contraire à la loi et n'empiétant pas sur les compétences normalement dévolues à la puissance publique »....&lt;br/&gt;Cette défiscalisation constitue une subvention publique de plus, en marge de la loi.&lt;br/&gt;Ce livre donne des clés pour comprendre les enjeux de l'offensive cléricale et appelle explicitement à une mobilisation pour la défense de l'école laïque, celle , seule qui est garante du vivre ensemble dès le plus jeune âge.&lt;br/&gt;Le principe simple et fondamental : « A école publique, fonds publics; à école privée, fonds privés » est d'une actualité brûlante.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Chalot&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Des fourmis dans la bouche</title>
      <link>http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/10/14_Des_fourmis_dans_la_bouche.html</link>
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      <pubDate>Fri, 14 Oct 2011 07:43:46 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/10/14_Des_fourmis_dans_la_bouche_files/99-hane-pere.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Media/object004_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;« Des fourmis dans la bouche »&lt;br/&gt;roman de Khadi Hane&lt;br/&gt;Editions Denoël&lt;br/&gt;150 pages&lt;br/&gt;juin 2011&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Entre injustice et obscurantisme&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A l'heure où les féministes européennes « avancées » en sont à féminiser les textes, les femmes africaines restées au pays ou immigrées en France se retrouvent prisonnières d'un obscurantisme&lt;br/&gt;qui les transforme en objets.&lt;br/&gt;Khadi Hane, née à Dakar nous a fait plusieurs livraisons de qualité comme « Ma sale peu noire » en 2001 et le « Collier de paille » l'an dernier.&lt;br/&gt;Il s'agit là encore dans ce nouveau roman d'une écriture soignée qui mêle humour et réalisme grinçant.&lt;br/&gt;Son héroïne, mère séparée élève seule ses cinq enfants.&lt;br/&gt;Pour les quatre premiers, il n'y a aucun problème puisque la paternité appartient au clan mais pour le cinquième, elle a fauté puisque le père est blanc.&lt;br/&gt;On ne plaisante pas avec la religion musulmane et les mœurs transmis d'une génération à l'autre.&lt;br/&gt;Quand Khadidja pense à son village natal, elle se remémore sa condition de jeune fille à peine pubère donnée comme épouse à un parent et vouée à servir.&lt;br/&gt;La vie est difficile là bas au pays mais pouvait-elle s'imaginer avant de venir en France qu'il y avait un ailleurs « où un gosse, pourri par le hasard de sa naissance, choisissait entre une paire de baskets, des souliers de marche, de sport, de détente et des bottines, se tapait le privilège de détester la purée, les épinards ou le chou, alors que le soleil d'Afrique cramait les pieds nus d'autres enfants. »&lt;br/&gt;Quant à l'Eldorado promis....&lt;br/&gt;C'est l'arrivée dans un pays où elle subit la double exclusion, celle d'un système où est organisée la chasse à l'homme, aux sans papier et où le communautarisme emprisonne l'Africain dans une soumission à des dogmes archaïques.&lt;br/&gt;C'est à la fois la pauvreté qui l'empêche de subsister, des services sociaux qui ne la comprennent pas et ne l'accompagnent pas et ce jugement que lui font subir les hommes de son village, aujourd'hui rassemblés au foyer Sonacotra.&lt;br/&gt;Elle aspire à conduire sa vie comme elle l'entend, à suivre ses propres choix et à ne pas accepter les diktats !&lt;br/&gt;Réussira t-elle à se protéger de ceux qui veulent dicter sa conduite?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Faut-il rester ici en France où repartir là bas où c'est si rude mais où « les gens se serraient les coudes pour survivre dans une fraternité simulée »?&lt;br/&gt;Ce roman passionnant nous sort des ornières du débat qui oppose les tenants de la régularisation de tous les sans papier aux nationalistes qui voudraient que l'on ferme nos frontières à la misère qui cherche un refuge.&lt;br/&gt;Ce roman aborde sans artifice, ni tabou le problème de ces femmes africaines arrivées en France.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Chalot&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>Kimya</title>
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      <pubDate>Thu, 15 Sep 2011 16:03:43 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/9/15_Kimya_files/9782360350377FS.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Media/object015_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&amp;quot;La patrie est là où l'on vit heureux » !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici là des paroles fortes de Voltaire&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ils essayent de quitter l'Afrique parce que leur vie est menacée et que les régimes corrompus qui règnent là bas ne leur offrent que le sang et les larmes.&lt;br/&gt;Beaucoup n'arrivent pas à atteindre le sol européen...Ceux qui sont morts durant une traversée de fortune et les rescapés sont les victimes des passeurs sans vergogne.. ces derniers profitent de la misère et de la peur engendrée par la chasse à l'immigration irrégulière.&lt;br/&gt;Cette machine infernale alimentée par tous les profiteurs «  fabrique des morts vivants errant autour des zones portuaires de toute l'Europe »&lt;br/&gt;Peut on ouvrir largement nos frontières à toute la misère du monde qui cherche désespérément une solution ?&lt;br/&gt;Poser la question c'est y répondre ! Certes, mais ne doit-on pas accueillir dignement toutes celles et tous ceux qui sont là , souvent depuis plusieurs mois et même plusieurs années?&lt;br/&gt;La question de la régularisation de ces sans papier ne se pose t-elle pas avec acuité !?&lt;br/&gt;Des livres comme celui, magnifique, de Bruno Moutard relatent la vie de ces sans rien venus d'ailleurs qui ne demandent qu'un peu d'humanité .&lt;br/&gt;« Kimya »&lt;br/&gt;roman de Bruno Moutard&lt;br/&gt;éditions l'àpart&lt;br/&gt;pages 339&lt;br/&gt;20 €&lt;br/&gt;mars 2011&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;			L'improbable rencontre&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'une est africaine, rescapée de la guerre fratricide et ethnique qui ravage cette région sud est du Zaïre, l'autre est un enfant né dans la soie à des milliers de kilomètres de là...&lt;br/&gt;Kimya a appris à faire la morte afin de préserver sa vie, François s'est reconstruit pour échapper à des parents qui n'ont pas su l'aimer...&lt;br/&gt;L'une et l'autre trouvent sur leur passage un tuteur de résilience qui leur permet d'échapper à la mort, à l'esclavage ou à l'enfermement dans une misère affective supposée.&lt;br/&gt;Le hasard qui fait parfois des miracles leur fait profiter du même apport éducatif, il est vrai que les deux enseignantes sont liées , toutes les deux donnant du sens aux apprentissages:&lt;br/&gt;« Le savoir est un train de marchandises. On accroche des wagons aux wagons. Le sens... , c'est le système d' accroche. Pas de sens, pas d'attache, pas de mémorisation. »&lt;br/&gt;Quel est l'Homme honnête qui pourrait condamner ou réprouver le « choix » fait par ces femmes et ces hommes d'essayer de sauver leur vie, de quitter ce pays où leur destinée reste la misère ou la mort.&lt;br/&gt;Kimya et ses frères avec un courage extraordinaire vont se lancer dans l'aventure dangereuse d'un départ clandestin vers un continent qui certes n'est pas l'eldorado mais une frêle planche de salut, la seule qui reste à leur disposition.&lt;br/&gt;Beaucoup périssent en route....Ils le savent au moment du départ avant de se livrer à des passeurs qui les conduisent à l'impasse mais « quand on n'a plus rien, mourir est une formalité. Oui, une simple formalité. » !?&lt;br/&gt;Avec une plume alerte mais dans un style imagé et très soigné, l'auteur nous fait découvrir une énergie peu commune forgée dans la misère et ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre les « raisons qui poussent ces gens à l'exil dans des camps plus sordides que les porcheries de chez nous ? » &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kimya est perdue et François se cherche, arriveront-ils à trouver la paix et le bonheur ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'improbable rencontre ces deux jeunes adolescents va s'opérer et il faudra attendre le 43 ème chapitre et ensuite l'épilogue pour savoir si l'affection et l'humanité vont pouvoir faire reculer la bêtise et le rejet de l'autre, du sans papier....&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C'est un livre superbe !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Chalot&lt;br/&gt;</description>
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      <title>L’histoire très ordinaire de Rachel Dupree</title>
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      <pubDate>Wed, 17 Aug 2011 19:05:31 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Entrees/2011/8/17_Lhistoire_tres_ordinaire_de_Rachel_Dupree_files/9782757821718FS.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.le-militant.org/Militant/Livres/Media/object008_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:183px; height:137px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;S'APPROPRIER TOUTE NOTRE HISTOIRE !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De plus en plus d'auteurs se réapproprient des pages d'histoire souvent niées ou enfouies.&lt;br/&gt;C'est un mouvement qui touche notre Hexagone avec notamment la guerre d'Algérie et aussi Outre Atlantique pour tout ce qui concerne le 19 ème siècle et au-delà.&lt;br/&gt;Rien ne doit être masqué....&lt;br/&gt;C'est ainsi que Rachel Duprée nous offre comme premier roman une histoire humaine dramatique et superbe vécue par les premiers fermiers noirs des Badlands.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« L'histoire très ordinaire&lt;br/&gt;de Rachel Dupree »&lt;br/&gt;roman d'Ann Weisgarber&lt;br/&gt;Editions Belfond&lt;br/&gt;Avril 2011&lt;br/&gt;7 €&lt;br/&gt;347 pages&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;		Un courage et une obstination hors normes !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un siècle après l'abolition de l'esclavage aux Etats Unis, le racisme reste présent...&lt;br/&gt;L'auteure ouvre une page d'histoire oubliée ou méconnue : la conquête de l'ouest est terminée, les dernières tribus indiennes ont rendu les armes, place à l'exploitation agricole des immenses terres sauvages...&lt;br/&gt;Rachel, cuisinière salariée à Chicago et Isaac, ex soldat partent pour domestiquer les terres ingrates des Badlands dans le Dakota du sud. &lt;br/&gt;Que d'obstacles en face d'eux : la sécheresse, l'isolement, les coyotes qui rôdent et aussi le regard que les fermiers blancs portent sur eux, ces noirs venus d'ailleurs !&lt;br/&gt;Le président Lincoln n'avait-il donné la possibilité à tous les hommes libres de pouvoir cultiver quatre-vingts hectares de terre ? &lt;br/&gt;Il avait compris « l'importance que revêtait la terre pour les Noirs. Leur offrir l'opportunité de devenir propriétaire, c'était réaliser un rêve dont ils tireraient leur fierté. »&lt;br/&gt;Mais il y en a de plus égaux que d'autres , certains récupèrent des terres riches et prometteuses alors que d'autres, sans appuis ou parce qu'ils sont noirs ne peuvent acquérir que ce qui reste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le lecteur est tout de suite conquis par ce roman, par l'atmosphère, la description des éléments et de l'immensité des terres, la volonté farouche de cette femme d'accompagner son mari, de travailler dur mais pas à n'importe quel prix.&lt;br/&gt;C'est une femme volontaire et authentiquement féministe, dans l'acception pleine du qualificatif.&lt;br/&gt;Ce roman est réaliste et non idéaliste...Les noirs  dans l'armée ont participé comme les blancs aux exactions contre les indiens et eux aussi comme Isaac méprisent les indiens considérés comme des sous - hommes.&lt;br/&gt;Le racisme est bien malheureusement, la chose de l'homme la mieux partagée.&lt;br/&gt;Nous sommes en 1917 avec un double drame : le départ des jeunes hommes pour combattre en Europe et les « émeutes raciales » à East St Louis en Illinois avec les assassinats et lynchages subis par les noirs.&lt;br/&gt;Rachel travaille dur, souffre pour elle, pour ses enfants, ne comprenant pas un mari qui continue à acheter des terres alors qu'il n'a rien et souffrant du malheur qui touche son autre famille restée là bas en ville dans les horreurs de la haine raciale.&lt;br/&gt;Elle connaît les pensées secrètes de son mari qui semble lui dire :&lt;br/&gt;« Les gens attendent à me voir abandonner, ils pensent que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. Aucun nègre, pas même Isaac DuPree, n'est assez tenace pour résister à ça. Mais ils se trompent. Et je vais leur montrer. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Chalot&lt;br/&gt;</description>
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