MOTION SUR LES FINANCES

 

 

1          Pour être capable d'organiser les actions qu'elle souhaite, pour saisir toutes les opportunités d'élargir son audience et son influence, notre association doit prêter une attention constante à toutes les questions de finances.

 

2          De sa fondation à l'année 2003, l'association a entièrement vêcu grace aux cotisations de ses adhérents et aux dons de ses sympathisants. Aujourd'hui, elle touche également une subvention de la mairie de Paris pour son Université populaire.

 

3          Cependant, les subventions ont deux particularités : 1° elles résultent d'un contrat avec une collectivité ce qui implique une tendance "naturelle" à mener la politique de l'institution et non la politique de l'association ; 2° elles  sont susceptibles d'être supprimées du jour au lendemain et donc d'être utilisées comme une arme de chantage. Par conséquent, elles ne sauraient constituer l'essentiel du budget de l'association.

 

4          Pour mener leur combat, les opprimés ne peuvent compter réellement que sur leurs propres forces, que sur leur propre apport financier. Il n'y a pas de compréhension réelle du sens de ce que nous entreprenons sans compréhension de ses implications financières.

 

5          Ceci veut dire que chacun doit maîtriser le sens de la cotisation annuelle ou mensuelle versée à l'association, mais aussi la portée essentielle des collectes que nous pouvons effectuer auprès de nos amis ou directement auprès de la population.

 

6          A chaque fois qu'on a fait appel à eux, les amis et sympathisants de l'association ont fait preuve d'une grande générosité. Nombre d'entre eux ont également fait des dons spontanés significatifs, par exemple lors de la fête du Ramadan ou à l'occasion de réunions. Des animateurs de l'association ont également donné parfois plusieurs milliers de francs ou comblé les lacunes de la trésorerie en fonction des besoins.

 

7          Néanmoins, nous pêchons par le manque de régularité dans la collecte de l'argent, ce qui représente un manque à gagner de plusieurs milliers de francs chaque année, et donc autant de développement de nos activités.

 

8          A partir de cette assemblée générale, nous remettons en place les cotisations mensuelles obligatoires pour les membres du conseil d'administration et proposons de les étendre progressivement à tous les adhérents qui sont d'accord.

 

9          Mandat est donné à la commission d'organisation pour re-discuter avec chaque cotisant régulier du montant de sa contribution, trop souvent insuffisante.

 

10        Pour garantir la régularité des recettes, nous mettrons progressivement en place un système de virement automatique pour les camarades disposant d'un compte-chèque. Nous commencerons par le centre, c'est-à-dire les membres de la commission d'organisation, pour étendre progressivement à tous les membres du conseil d'administration et au reste des adhérents.

 

11        L'assemblée générale décide d'instaurer dans l'association un statut de collecteur. Le collecteur est une personne clef, choisie parmi celles qui sont des "meneuses" et qui servent déjà d'interface entre l'association et leurs réseaux de connaissances dans un quartier, une communauté, etc.

 

12        Dans la configuration actuelle, l'association compte 5 ou 6 de ces personnes ressources, qui sans être nécessairement disponibles pour devenir des animateurs assidus, constituent néanmoins le principal relai dans la population. Nous leur demandons aujourd'hui de s'engager davantage en devenant des collecteurs.

 

13        Le collecteur sera chargé du suivi de cinq ou six adhérents de son quartier, de son entreprise, de son réseau d'amis et aura pour charge de les solliciter chaque mois pour le versement d'une cotisation. Les collecteurs ne seront pas uniquement "ceux qui ramassent les sous" : ils seront ceux qui représentent l'association dans leur milieu.

 

14        Pour les aider, la commission mettra à leur disposition un petit guide et le trésorier les contactera de manière mensuelle.

 

15        Par ailleurs, chaque instance de base de l'association devra avoir un trésorier (ainsi qu'un responsable à la diffusion du Militant et un organisateur). Ceci s'applique d'ores et déjà au Comité de base du foyer Rochebrune qui est invité à désigner un petit bureau de trois personnes.

 

16        Toutes les activités publiques de l'association, des réunions d'adhérents à l'Université populaire en passant par les porte-à-porte et les tables de presse dans la rue doivent être l'occasion de collecter de l'argent et d'appeler les gens à nous soutenir financièrement. Tous les exemples, des tirelires circulant lors des permanences aux appels à donner lors des tables à Barbès, montrent que les gens ordinaires n'hésitent pas à répondre à nos appels. Encore faut-il que ceux-ci soient faits et que tous nos membres surmontent leurs préventions à solliciter des dons.