Les capitalistes ont la peur au ventre

Julien C. (09/03/2005)

 

Les capitalistes ont la peur au ventre, et quand on a peur, on perd son sang-froid. Alors nos capitaliste nationaux mentent de plus en plus, bafouent ouvertement la "dŽmocratie" (pourtant dŽjˆ trs thŽorique dans notre sociŽtŽ), et intensifient leur lutte de classe.

 

Le mardi 8 mars, plus de 200.000 lycŽens ont manifestŽ. Ce chiffre est approximatif, et la rŽalitŽ est probablement supŽrieure. Mais il se trouve que les lycŽens ne disposent d'aucune organisation qui compterait les manifestants pour faire un total national ! On voit ce que valent les diffamations sur les lycŽens qui seraient "manipulŽs" : par qui le seraient-ils, alors qu'aucune structure lycŽenne ou jeune n'est capable de comptabiliser les lycŽens dans la rue ?

 

Le soir mme au journal de France 2, le ministre Fillon parle de lycŽens qui auraient un avis opposŽ ˆ celui des manifestants : qui sont ces lycŽens ? O se sont-ils exprimŽs ? Le bon Pujadas, n'Žcoutant que sa "dŽontologie" respectueuse des pouvoirs, ne posera pas la question (il a dž sentir comme nous que c'Žtait un gros mensonge : il a donc fermŽ sa gueule, en toute dŽontologie).

D'ailleurs, ces lycŽens qui manifestent ennuient le bon Pujadas : le fait que plus de 200.000 lycŽens manifestent arrive dans son journal aprs... les derniers propos de Didier Julia ! (et bien aprs la politique Žtrangre, qui d'un seul coup semble intŽresser notre bon Pujadas)

Mais le bon Pujadas est un dŽmocrate : Fillon pourra mentir largement, certes, mais "face" ˆ lui il a mis une lycŽenne (qui se trouve tre la prŽsidente du "syndicat" lycŽen le plus modŽrŽ), qui est en duplex. Pourtant, elle Žtait ˆ Paris, et elle aurait parfaitement pu tre sur le plateau ; si elle est en duplex, c'est parce que pour le bon Pujadas elle ne mŽrite pas d'tre face au ministre. 

 

Notre bon Pujadas, et les autres mŽdias avec lui, ont beaucoup parlŽ de personnes extŽrieures ˆ la manif qui ont agressŽ des lycŽens. Les tŽmoignages sont formels : les CRS, pourtant prŽsents en nombre, ont laissŽ faire, et ont mme empchŽ des lycŽens agressŽs de quitter les lieux ! Il y a eu en tout 8 arrestations d'agresseurs, alors que de nombreuses camŽras ont filmŽ les faits impliquant ˆ chaque fois plus d'une dizaine d'agresseurs. Les autoritŽs sont au moins coupables d'avoir volontairement laissŽ dŽgŽnŽrer. On peut suspecter qu'ils ont fait plus que a : rappelons-nous que des policiers en civil cassaient des vitrines en mai 68...

 

Francis Mer, grand patron et ex-ministre de l'Žconomie du gouvernement Raffarin, dŽclarait le 7 mars sur France 2 (Žmission "Mots croisŽs") qu'"il y a quelque chose de pourri au royaume du capitalisme". Ce qu'il y a de pourri, c'est Žvidemment le capitalisme lui-mme. Mais ce fruit pourri a une caractŽristique dramatique : il refuse de tomber tout seul.

Les lycŽens, les Žtudiants, les ch™meurs et les salariŽs doivent donc dŽbarrasser la plante de ce systme pourri, ce qui dans ce pays commence par faire des grves et de la manifestation du 10 mars une rŽussite, et un point de dŽpart pour un mouvement construit allant vers la grve gŽnŽrale, contre tous les capitalistes, pour en finir avec l'organisation Žconomique et anti-sociale qu'est le capitalisme, pour construire une sociŽtŽ socialiste, sans oppression, sans exploitation et sans sexisme, avec une vŽritable dŽmocratie ˆ tous les niveaux.

 

En rŽalitŽ, les capitalistes ont raison d'avoir peur. Ils nous disent que la dŽmocratie, c'est 300 hommes riches qui votent des lois qui attaquent des centaines de milliers de lycŽens. Que la dŽmocratie est du c™tŽ des 300 bourgeois, et pas de celui des centaines de milliers qui sont dans la rue.

Ils nous disent que "c'est pas la rue qui gouverne". RŽpondons-leur que c'est la rue qui devrait gouverner ! Construisons la lutte pour que ce soit la rue qui gouverne !