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A la Seyne sur mer, lundi 14 mai 2007

 

« L’enfant en souffrance !! »

 

Louis BLANC, Christian BARLO, Joseph PENTAGROSSA,

Militants communistes

 

° Dans son édition du 6 avril 2007, la Nouvelle Vie Ouvrière revient sur ce qui a été effectivement une controverse d’actualité pendant la campagne des présidentielles.

«  L’enfant un danger ou pas ! »

 

° Devenu Président élu de la République, Nicolas SARKOZY risque de faire ressurgir cette problématique. !

« Pas de prévention pour les voleurs de cubes  (moto) »

 

° La médecine ne saurait se substituer à la justice.

 

° Certains politiques font référence au rapport de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), rapport paru lors de l’élaboration de la loi sur la « prévention de la délinquance », intégrant notamment « la détection très précoce des comportements chez l’enfant » censée annoncer un parcours vers la délinquance.

 

° Ce rapport provoque un tollé de la part des professeurs, des citoyens, des acteurs du champ de la santé, de l’enfance et de l’éducation.

 

° Un appel signé en 2006 avait été lancé et avait reçu plus de 200 000 signatures sur le thème 

«  Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans ».

 

° La mobilisation d’ampleur avait permis le retrait de cet aspect régressif de la loi. Les choses n’en sont pas restées-là.

 

° Aujourd’hui, dans un avis paru le 7 février 2007, le comité national d’éthique remet en cause une expertise de l’INSERM sur les troubles des conduites chez les jeunes enfants. L’INSERM conclut au refus d’inscrire la médecine préventive dans le champ de la répression et de faire passer l’enfant du statut de victime à celui du présumé coupable.

Nous citons :

 «  Le comité national d’éthique ne peut approuver une volonté d’inscrire la médecine préventive dans le champ de la répression qui conduit à considérer l’enfant comme un danger et le fait passer de facto du statut de victime à celui de présumé coupable, à prévenir une évolution vers des formes  violentes de délinquance à partir des troubles précoces. »

En fait, le comité national d’éthique met en cause la définition de l’objet de l’expertise et de la méthode.

 

° Jean Claude AMEISEN, chercheur et membre du comité national d’Ethnique, déclare :

«  La médecine ne saurait se subsister à la justice. Il ne peut y avoir de médecine sans respect du secret médical. Il est essentiel qu’elle n’oublie pas sa mission première, celle de soigner, d’accompagner, de soulager la souffrance, mais aussi informer le patient, préservant sa dignité et sa liberté. A évoquer un danger potentiel pour la société à propos des petits enfants, cela dénote un côté dérisoire. Le vrai danger ne résiderait-il pas plutôt dans la tendance à corriger les symptômes sans s’attacher aux causes des souffrances psychiques de l’enfant. Un enfant en souffrance est d’abord en danger. »

 

° Tout le monde en France n’a pas la chance d’avoir des parents rentiers.

 

° La France compte aussi des enfants de chômeurs, de Rmistes et même de radiés de l’ANPE. Leurs parents tiennent le coup et les protégent du mieux possible quand ils le peuvent.

 

° Il est faux d’assimiler l’insécurité à une catégorie sociale et encore moins à la pauvreté. C’est une vieille stratégie remise à l’ordre du jour par Nicolas SARKOZY pour les besoins de sa campagne de dénigrement qui consiste à enfermer les gens dans des catégories avant de les mettre à part et de les enfermer ensuite réellement. Pour les défenseurs d’un véritable projet démocratique fondé sur les valeurs humaines, c’est une méthode inacceptable.

 

° Pour Jean Pierre ROSENEZVEIG, président du tribunal des enfants de Bobigny et président du bureau international des droits des enfants :

« Face à la grande pauvreté, les enfants subissent autant que les parents mais n’ont pas, je crois, un sentiment de jalousie ou de révolte fondé sur leur détresse. »

 

° La précarité menace les plus jeunes.

 

° Le « seuil de pauvreté » est une mesure monétaire qui reflète imparfaitement les réalités sociales comme les problèmes de logement, de santé ou à l’inverse de la joie des enfants qui est facilement quantifiable.

 

« L’histoire de l’humanité devient de plus en plus  une course entre l’éducation et la catastrophe » (H G WELLS)