LES ELECTIONS MUNICIPALES : C'EST AUJOURD'HUI ET DEMAIN !

 

Jean-Franois CHALOT

Juin 2007

 

Les Žlections municipales vont avoir lieu en mars 2008, ˆ moins que Sarkozy, dŽtenant aujourd'hui tous les pouvoirs ne veuille avancer les ŽchŽances afin de profiter de l'Žtat de gr‰ce!

Qu'importe !

Les  Žtats majors commencent ˆ analyser les diffŽrents scrutins et ˆ sortir les calculettes.

Dans de nombreuses villes, les partis de gauche vont commencer ˆ peaufiner leur liste et entamer les nŽgociations. Il va falloir avoir 50% de femmes, des jeunes, des reprŽsentants de la diversitŽ, tout en gardant les anciens, sans oublier la reprŽsentation des diffŽrentes composantes. Il s'agit lˆ d'un vŽritable casse tte.

Beaucoup oublient l'essentiel : le peuple. Ils oublient aussi que des municipalitŽs ont ŽtŽ perdues parce que le travail de terrain n'a pas ŽtŽ effectuŽ.

La ville de Meaux est passŽe ˆ droite en 1995 parce que la gauche et le Maire de l'Žpoque ont oubliŽ de labourer le terrain: le PS  n'intervenait que pendant les campagnes Žlectorales et les associations de quartiers Žtaient dŽsertŽes par les militants. Certains engagements faisaient sourire le premier magistrat d'alors qui ignorait ou voulait ignorer l'intŽrt d'un travail rŽgulier et de masse.

Durant les trente glorieuses tous les militants communistes et socialistes avaient la quasi obligation d'tre syndiquŽs et de militer dans une association locale, aujourd'hui chacun fait ce qu'il veut et beaucoup se contentent de leur rŽunion mensuelle.

La premire clŽ du succs aux municipales c'est l'ancrage local, non seulement de la tte de liste, habituŽe aux serrages de mains et aux inaugurations mais de tous les postulants au poste de conseiller municipal.

 

Ce n'est pas l'appartenance ˆ tel ou tel parti qui devrait compter, mais des critres indiscutables comme : l'implication locale, la motivation et les capacitŽs de travail.

Je me reconnais pleinement dans les dŽmarches de certaines Žquipes municipales qui construisent leurs listes en y intŽgrant des cadres associatifs. Ils disposent ainsi de personnes ayant ˆ la fois de l'expŽrience et ˆ la fois une pratique de masse.

Il ne s'agit pas pour moi de nier le politique et l'importance qu'il y ait une orientation claire et des Žlus capables de la traduire en actions . Nous avons besoin d'un projet politique territorial ma”trisŽ qui soit conu, portŽ et mis en oeuvre par un collectif composŽ de militants politiques et aussi de militants qui disposent d'une expŽrience de terrain....

 

La dŽmocratie participative ne procde pas du discours incantatoire mais d'une volontŽ partagŽe et d'une rŽelle dŽmarche qui commence ds l'Žlaboration de la liste.

Il existe dans chaque commune des dizaines voire des centaines de militants se rŽclamant de la gauche, pourquoi ne pas les associer ds le dŽbut ˆ l'Žlaboration du projet politique.. Leur implication peut contribuer ˆ la construction du projet et ˆ une mobilisation ample de militants et de diffŽrents acteurs.

 

Cette dŽmarche doit faire Žmerger des pratiques dŽmocratiques aprs les Žlections avec des conseils consultatifs rŽellement Žlargis aux habitants intŽressŽs et des comitŽs de quartiers qui puissent Žmettre des propositions pouvant tre reprises et votŽes par le Conseil Municipal.

 

Dans beaucoup de villes, ds leur Žlection des Žlus abandonnent leurs activitŽs associatives pour remplir totalement leur nouveau mandat. Cette attitude ne peut qu'assŽcher les Žlus et leur faire perdre le contact direct avec la rŽalitŽ. Il est ˆ mon avis indispensable que chaque Žlu s'engage durant son mandat ˆ participer ˆ la vie d'une association locale en respectant bien naturellement l'indŽpendance de l'association choisie.

 

 

On ne peut pas en 2007 ou en 2008 se nourrir de mots et de slogans pr™nant la citoyennetŽ tout en continuant ˆ construire des listes municipales comme cela se faisait dans les annŽes 70.