POUR DES ASSISES DU COMMUNISME
Il faut se rendre lĠvidence :
les forces qui se rclament du communisme apparaissent clates, dsillusionnes,
dcourages, traumatisesÉ Certains se prononcent mme pour leur disparition.
Or, plus que jamais, il est indispensable dĠoffrir une perspective lĠespoir
que lĠon sent poindre dans les multiples changes quĠentretiennent les
militants communistes avec la population dans leurs villes et leurs villages,
avec les salaris sur leurs lieux de travail.
Ils sont en effet de plus
en plus nombreux ceux qui considrent le capitalisme comme nfaste. Les rcents
rsultats lectoraux nĠeffacent pas cette donne primordiale confirme par la
victoire au rfrendum de 2005, les mouvements sociaux dont celui du CPE, les
diffrentes enqutes dĠopinionÉ
Dans son volution financire,
le capitalisme est de plus en plus exploiteur, parasitaire, prdateur, de plus
en plus porteur dĠalinations et de dominations. Des masses normes dĠargent sĠaccumulent
entre les mains dĠun nombre toujours plus rduit de personnes, tandis que sĠaccroissent
les ingalits et que dĠimmenses besoins restent insatisfaits.
A lĠchelle de lĠhumanit,
lĠessentiel des richesses continuent tre concentres dans quelques pays et
les ingalits de dveloppement augmentent sans cesse. Des moyens normes sont
striliss dans une spculation financire grande chelle.
Dans ces conditions, la dmocratie
affiche est de plus en plus surfaite et lĠidologie librale traverse dsormais
toutes les sphres de notre socit au point que la quasi-totalit des mdias
en sont aujourdĠhui les vhicules. Les assembles lues ont de moins en moins
de pouvoirs, lesquels se concentrent entre les mains des dtenteurs des moyens
de production et dĠchange, des acteurs des marchs financiers.
Pour autant, tout nous
conduit considrer que le systme capitaliste a fait son temps et quĠil doit
laisser la place une autre socit. Des expriences malheureuses, parfois
tragiques, ont eu lieu au nom du communisme. Elles ont pris fin par
hypertrophie tatique, confiscation des souverainets et ngation de la dmocratie
quĠelles prtendaient pourtant vouloir tablir.
CĠest pourquoi nous
souhaitons que soit repose la question de lĠactualit du communisme, dĠun
communisme qui soit de notre temps. Pour cela, les grandes lignes dĠun projet
de socit doivent tre redfinies ou raffirmes :
1) Si le pouvoir
capitaliste rside dans lĠappropriation prive, lĠinverse le pouvoir du
peuple, celui de la socit dans son ensemble, ne doit-il pas consister avant
tout en lĠappropriation sociale des grands moyens de production et dĠchange,
des tablissements bancaires et financiers, dans des formes qui sont rinventer
?
2) Le pouvoir des citoyens
ne devrait-il pas tre renforc dans les institutions politiques, afin de
dessiner les contours dĠune vritable nouvelle rpublique au sein de laquelle
le triptyque Ç libert galit fraternit È pourra prendre tout son
sens, mais aussi sur les lieux de travail, sans quoi la dmocratie demeurerait
bancale, ampute ?
3) Cette mme dmocratie
ne peut-elle pas mettre fin un capitalisme grand pollueur et grand gaspilleur
des ressources naturelles ?
LĠappropriation sociale
apparat en effet comme la condition de vritables politiques de dveloppement
durable, en pleine connaissance des apports que la science et les technologies
doivent mettre la disposition de tous.
4) Le travail ne doit-il
pas tre dbarrass de lĠalination qui lui est attach et ne peut-on imaginer
une nouvelle forme de travail assurant un revenu social tous, motivant et
responsable, un travail nĠayant plus rien de commun avec le salariat et lĠexploitation
quĠil implique ?
5) Tous les peuples ne
doivent-ils pas tre souverains pour dterminer leur avenir et quelle
articulation doit-il y avoir entre eux et lĠEurope, lĠchelon mondial ? Par
quel moyen parvenir des rapports de paix, dĠgalit de tous les Etats, des
cooprations largies et profitables tous, notamment par lĠintermdiaire dĠune
ONU rforme et dmocratise ?
Toutes ces donnes nous
interpellent et doivent tre dbattues sur le sens que nous devons donner la
place de lĠEurope, de la nation, des collectivits et des citoyens dans notre
projet de socit. CĠest cette voie vers un communisme renouvel que nous
devons co-laborer, construire avec lĠensemble du peuple.
CĠest pourquoi nous
proposons la tenue dĠAssises du communisme en 2008.
Ces journes de rflexion
auraient pour vocation de reposer les questions essentielles de lĠvolution de
la socit dans laquelle nous vivons et de jeter les bases dĠun projet de
changement de socit pour le 21e sicle.
Nous suggrons que ces
rencontres rassemblent, dans une libre confrontation et sans exclusive, un maximum
de militants et de citoyens de diverses sensibilits, aux cts dĠintellectuels,
de scientifiques, dĠlus et de reprsentants du mouvement social et associatif.
Tous ceux qui se rclament
ou non du communisme y seraient les bienvenus car la diversit des approches
est autant de possibilits dĠenrichissement, aucun tabou ne devant constituer
un pralable ce vaste change.
La socit volue. Le
capitalisme se transforme. Sans tre pour autant une Ç avant-garde claire È,
les communistes ne peuvent demeurer la trane de cette gigantesque mutation.
Nous esprons donc que notre proposition soit examine et discute par tous les
communistes afin que les enjeux fondamentaux auxquels nous sommes confronts ne
soient pas carts au nom de considrations plus immdiates.
Des communistes sĠadressent
dĠautres communistes :
Jean-Franois Autier, cheminot retrait, conseiller
municipal de Bassens (1971-1995), ancien permanent PCF 33
Jean Arrayet ;
Christian Baillet, retrait du Port autonome de
Bordeaux ;
Bernard Blandin, cadre SNCF la retraite, prsident
fondateur de la Mutuelle des Cheminots de la rgion SNCF de Bordeaux, prsident
fondateur de la Mutuelle Atlantique de Prvoyance ;
Armand Boileau, retrait de lĠducation nationale,
membre de Parti Communiste depuis 1954
Lisette Boutet, retraite banque
Alain Chancogne, retrait banque
Nol Collet, 7 avenue dĠAlbigny 74000 Annecy, retrait,
adhsion au pcf : 1958 ;
Jean Cucurull, attach territorial, ancien rdacteur
en chef des Nouvelles de Bordeaux et du Sud Ouest, ancien secrtaire lĠorganisation
de la Fdration de la Gironde du PCF
Claude Deloume, retrait SNCF, ex-adhrent du PCF
Jo Garcia, retrait du Gaz de Bordeaux, adhsion au
PCF : 1963, ancien des JC
Alain Larue ;
Ren Le Bris, PCF Hrouville-Caen, Calvados ;
Christian Mayerau, retrait ;
Michel Peyret, membre du PCF de 1953 2006, retrait,
dput de la Gironde (1986-1988)
Pierre Pujo, adjoint au maire ;
Christian Reinkingen, retrait cheminot, membre du
PCF de 1967 1991
Jean Pierre Tricaud, cadre de la banque, militant
syndical, ex-membre du PCF (1980/2002)
Raymond Debord, Franois Ferrette et Vincent Prsumey,
pour la rdaction de Militant
POUR VOUS JOINDRE A CETTE LISTE DE SIGNATAIRES
adressez vos noms, prnoms et ce que vous estimez
utile de faire figurer pour tre identifi, militant@le-militant.org