PolŽmique aprs les dŽclarations de Georges Frche

 

Texte votŽ ˆ lĠunanimitŽ en rŽunion de section du PS du 3Ħ arrondissement le 23-02-06

 

A peine Žlu prŽsident de la rŽgion Languedoc Roussillon, en 2004, notre camarade Georges Frche, sans consulter ni le parti ni les fŽdŽrations concernŽes, a dŽcidŽ de changer le nom de la rŽgion en Septimanie. Comme les catalans des PyrŽnŽes Orientales protestaient, il les a traitŽs dĠattardŽs et qualifiŽ leur langue de patois. La fŽdŽration de ce dŽpartement a ŽtŽ amenŽe ˆ le dŽsavouer et aprs un an de manifestations et de pŽtitions, tant en Languedoc quĠen Roussillon, Georges Frche a ŽtŽ obligŽ dĠabandonner la Septimanie.

Depuis mars 2005, en totale contradiction avec le parti socialiste, il approuve la loi qui impose dĠenseigner les aspects positifs de la colonisation. Il participe avec des associations de rapatriŽs ˆ des rassemblements dans lesquels la rŽalitŽ de la colonisation de lĠAlgŽrie est niŽe et  insulte grossirement ceux qui dŽnoncent ses prises de position . Tandis que les dŽputŽs et les militants socialistes se battent avec succs pour lĠabrogation de cette loi, il continue de soutenir ceux qui refusent ce retrait.

En FŽvrier 2006 ,en public, il traite un reprŽsentant des harkis de Ç sous homme È, un terme qui est clairement identifiŽ comme nazi , un terme que lĠextrme droite elle mme nĠose pas utiliser tellement il est associŽ ˆ lĠextermination. On est au delˆ de la maladresse, compte tenu de la culture et de la formation du PrŽsident de rŽgion.

La position officielle de notre parti qui a annoncŽ que Ç lĠincident Žtait clos nĠest pas ˆ la mesure de la gravitŽ des propos tenus par Georges Frche, le fait quĠil nĠen est pas ˆ son coup dĠessai aggrave encore la situation.

Depuis son Žlection ˆ la prŽsidence de section, Georges Frche, par un comportement grossier et brutal, des pratiques antidŽmocratiques, la dŽfense de valeurs qui sont celles de la droite, voire de lĠextrme droite est en contradiction permanente avec le parti socialiste au nom duquel il exerce sa fonction. Aucun opportunisme ne peut y justifier son maintien.

La crŽdibilitŽ du Parti socialiste passe par une condamnation claire et ferme et par lĠengagement dĠune procŽdure de sanction, pouvant aller jusquĠˆ lĠexclusion prŽvue par nos statuts ˆ lĠencontre de celui, qui en tant que responsable socialiste de premier plan, a trs gravement entachŽ notre honneur collectif.

 

 

 

Voir aussi :

 

Pour le respect de tous les citoyens de la RŽpublique, abrogation de la loi du 23 fŽvrier 2005

MRAP, Au nom de la mŽmoire etc (11/01/2006)

Appel ˆ manifester le 25 fŽvrier 2006