ClŽmenceau : des propositions pour lĠavenir !

 

Extraits du DŽfi dŽmocratique 

 Journal de la section PCF de la Seyne sur mer (fŽvrier 2006)

 

 

Dans trois mois, au plus, le ClŽmenceau sera revenu dans les eaux franaises, pour un nouveau dŽsamiantage. Reste lĠincertitude de son devenirÉ Le flou rgne !!!

 

La mondialisation capitaliste engendre lĠanarchie internationale sur le dŽmantlement des navires en fin de vie : militaires et civils, pŽtroliers en particulier. Ce sont, par an,  700 navires hors dĠusage, qui fileront vers lĠInde, le Pakistan ou le Bengladesh. Aucun ne sera dŽpolluŽ et certains armateurs, peu respectueux de lĠenvironnement, profiteront de ces transferts pour rajouter des dŽchets toxiques dans leurs soutes, dŽjˆ empoisonnŽes !

 

Dans le monde, le devenir des vieux navires soulve de plus en plus de problmes Žconomiques, sanitaires, sociaux et environnementaux. Dans trois ans lĠalternative sera multipliŽe avec lĠinterdiction de naviguer pour les bateaux ˆ simple coque. Mille navires par an dĠici 2010 !

 

Faute de structures adaptŽes, lĠEurope envoie ses b‰timents en fin de vie, en Asie.

 

Le dŽputŽ communiste Daniel PAUL a dŽposŽ, le 16 fŽvrier, une proposition de loi visant ˆ crŽer une commission dĠenqute parlementaire pour examiner le dŽroulement des opŽrations concernant lĠancien porte-avions, depuis dŽcembre 2002, Žvaluer la charge financire en rŽsultant pour lĠEtat et soulignant des solutions ˆ mettre en Ïuvre, dans lĠurgence, pour que notre pays assume ses responsabilitŽs en matire de dŽconstruction de ses navires.

 

Le Parti Communiste Franais propose que des p™les industriels soient crŽŽs, en coopŽration europŽenne, pour rŽpondre aux importants besoins de dŽmantlement des navires en fin de vie. Il sĠagit, avant tout, dĠen finir avec lĠanarchie qui rgne, dĠencourager lĠEurope et ses vingt millions de ch™meurs, de pouvoir profiter de ces nouvelles filires crŽatrices dĠemplois stables et durables. Pour le Parti Communiste Franais la France, comme lĠEurope, dispose des installations et du savoir-faire pour mener de telles opŽrations, dans le respect de lĠenvironnement et de la sŽcuritŽ des personnels.

 

Notre rŽgion ne peut rester insensible ˆ ces problmes. Aprs avoir dŽnoncŽ la conduite du gouvernement franais,(celle dĠ un patron voyou) consistant ˆ ignorer, ou minimiser, depuis longtemps, la question de lĠamiante, et surtout, ˆ vouloir faire rŽaliser ailleurs que sur notre sol, la dŽmolition du ClŽmenceau, au dŽtriment de lĠemploi. Pour le conseiller rŽgional communiste, Bernard BARBAGELATA, la dŽconstruction navale doit tre exploitŽe dans le cadre du P™le Mer Varois.

 

Dans un entretien au journal La Marseillaise du 22 fŽvrier 2006 le Conseiller rŽgional rappelle que les Ç P™les de compŽtitivitŽ È doivent trouver un sens pour lĠavenir industriel de notre dŽpartement. Avec ses arsenaux, son industrie navale, avec ce savoir-faire accumulŽ, cĠest toute la question du dŽveloppement durable et de lĠemploi industriel qui est ainsi posŽe.

 

Un vŽritable P™le Mer ˆ vocation mondiale ne peut ignorer des questions fondamentales posŽes, lorsquĠil sĠagit des flottes, actuelles ou futures, civiles, militaires, nuclŽaires ou non. Notre rŽgion, sige de ce p™le possde, avec les sites de La Seyne, Toulon, La Ciotat et Marseille, un potentiel naval consŽquent.

 

Son intŽrt, celui de lĠensemble de sa population, qui subit un taux de ch™mage supŽrieur ˆ la moyenne nationale, en particulier pour les jeunes,(voir Quartier Berthe ˆ La Seyne avec 41 % de ch™meurs , en grande partie ‰gŽs de 16 ˆ  25ans) passe par la dŽfinition urgente dĠune vŽritable filire industrielle de dŽconstruction de nos navires en fin de vie, qui soit moderne, Žcologique et crŽatrice dĠemplois.

 

 

ZONES FRANCHES URBAINES (Z.F.U.)

 

Depuis quĠˆ lĠinstigation du docteur - dŽputŽ - maire Vialatte, avec le soutien du docteur-maire Paecht, des mŽdecins libŽraux seynois ont choisi de sĠinstaller dans la Zone Franche Urbaine, crŽŽe dans notre ville en application de la Loi de 1996, de trs nombreuses questions nous sont posŽes, aux quelles nous allons tenter de rŽpondre.

 

Zones Franches : de quoi sĠagit-il ?

Les Zones Franches Urbaines crŽŽes par la Loi du 14 novembre 1996, relative au Ç Pacte de relance pour la ville È, du gouvernement JuppŽ, dans des quartiers de plus de 10.000 habitants, situŽs dans des zones dites Ç sensibles ou dŽfavorisŽes È, visaient ˆ encourager lĠimplantation dĠentreprises afin de revitaliser ces secteurs, ˆ crŽer des emplois, en Žchange dĠexonŽrations de charges sociales et fiscales.

A ce jour, aux 44 zones crŽŽes ˆ lĠorigine, se sont ajoutŽ les 41 du Plan Borloo et les 15 du gouvernement Villepin, portant ainsi ˆ 100 les Zones Franches qui parsment le territoire national.

Les Z.F.U. ont ŽtŽ dŽfinies ˆ partir des critres suivants :

-                taux de ch™mage important,

-                pourcentage de jeunes sortis de lĠŽcole sans dipl™me, supŽrieur ˆ la moyenne nationale,

-                proportion importante de jeunes de moins de 25 ans,

-                faible potentiel fiscal par habitant.

 

QUELLES CONTREPARTIES ?

 

A ) Pour les entreprises :

Sous certaines conditions les entreprises implantŽes dans les Z.F.U. bŽnŽficient dĠexonŽrations de :

-                taxe foncire sur les propriŽtŽs b‰ties,

-                imp™t sur les bŽnŽfices,

-                cotisations sociales personnelles pour la maladie-maternitŽ,

-                taxe professionnelle pour les entreprises de moins de 50 salariŽs,

-                cotisations patronales de sŽcuritŽ sociale, dĠallocations familiales, dĠAccidents du travail,

-                contribution au F.NA.L. (Fonds national dĠaide au logement),

-                versement transport,

-                dĠimp™t sur les sociŽtŽs ou sur le revenu.

Ces exonŽrations sont accordŽes ˆ 100 % pendant cinq ans, puis de manire dŽgressive sur 3 ans pour les entreprises de plus de 5 salariŽs et de 9 ans pour les entreprises de moins de 5 salariŽs.

 

B ) Pour les salariŽs :

            Une condition dĠembauche locale – non obligatoire – est applicable ˆ partir de la troisime embauche et pendant 5 ans.

            Les contrats proposŽs dans ce cadre peuvent tre ˆ durŽe indŽterminŽe ou dŽterminŽe dĠau moins douze mois avec un horaire de travail dĠau moins 16 heures par semaine.

                                                                                                                               

RŽsultats

 

A la fin de lĠannŽe 2003 les emplois crŽŽs se rŽpartissaient comme suit :

- ouvriers                                                                              48,2 %

- employŽ de commerce ou administratifs                             27,5 %

- technicien, agent de ma”trise                                               10,1 %

- ingŽnieur ou cadre                                                                5,9 %

- autre                                                                                     8,4 %

 

Types de contrats :

- CD IndŽterminŽe                                                                89,2 %

- CD DŽterminŽe                                                                  10,8 %

            dont

- temps partiel                                                           20,1 %

            de 16 ˆ 24 heures                                                      13,6 %

            de 24 ˆ 34 heures                                                       6,4 %

- temps plein                                                                         49,3 %

 

Fin 2004, 13.500 Žtablissements bŽnŽficiaient dĠexonŽrations dans les 85 ZFU existantes. Ils employaient 68.600 salariŽs.

Sur ces implantations, on compte  UN transfert pour TROIS crŽations, et 26 % des salariŽs, seulement, rŽsident dans la zone.

En ce qui concerne la seule ZFU varoise, situŽe ˆ La Seyne-sur-mer, les entreprises qui y Žtaient installŽes Žtaient au nombre de 97 en 1997 pour 335 emplois, de 218 en 2002 pour 1161 emplois, soit un gain de 826 dont environ 200 seulement rŽsident dans la zone.

 

CONCLUSIONS

 

La rŽussite, montŽe en Žpingle par un rapport tendancieux du SŽnat de juillet 2002, est toute relative puisque lĠobjectif annoncŽ de 100.000 emplois est loin dĠtre atteint.

Les exonŽrations touchent la sŽcuritŽ sociale, ainsi privŽe de ressources en aggravant le dŽficit, les communes, lĠEtat et divers organismes comme les Caisse dĠallocations familiales, le Fonds National dĠAide au Logement et les transports.

Les entreprises ont, le plus souvent recherchŽ Ç lĠeffet dĠaubaine È ou lĠopŽration Ç bo”te aux lettres È plut™t quĠun vŽritable investissement dĠavenir sur des implantations pŽrennes. DĠautant que les emplois crŽŽs ne concernent les moins de 25 ans que pour ˆ peine plus de 30 % et se concentrent dans les secteurs de la construction (26%), du tertiaire (61%), de lĠindustrie (12,4%).

Financirement si des fonds de compensation ont ŽtŽ versŽs aux communes, lĠimpact sur la SŽcuritŽ Sociale, la CAF ou le FNAL, nĠa pas ŽtŽ mesurŽ.

Il est Žvident que les effets de la crŽation des ZFU ne constituent pas, pas plus que les dŽfunts emplois-jeunes, un remde dĠavenir ˆ la crise de lĠemploi et au ch™mage : 100.000 emplois sur les presque trois millions de ch™meurs (selon les statistiques officielles)  que compte notre pays, reprŽsentent une goutte dĠeau dans un ocŽan de misre.

Il nĠest gure que le MEDEF et la droite pour se rŽjouir de cette lŽgislation lancŽe ˆ grands coups dĠeffets dĠannonce.

Il faut ajouter que, dans les communes concernŽes, des inŽgalitŽs devant la loi et devant lĠimp™t naissent des ZFU. Les entreprises qui ne courent pas aprs les exonŽrations peuvent se considŽrer comme les victimes dĠun systme injuste, crŽateur dĠune fiscalitŽ discriminatoire !

 

 

Voir aussi :

 

ClŽmenceau : retour au bon sen !

Parti communiste franais, section de La Seyne / Saint Mandrier

Sous la pression mŽdiatique, judiciaire et politique, le prŽsident de la RŽpublique vient de dŽcider le retour en France de lĠancien porte-avions ClŽmenceau (transmis par Christian Barlo)

 

Grave accident sur un b‰teau franais en cours de dŽmantlement ˆ Alang

Ban Abestos France 

Alors que le Clemenceau est sur le chemin du retour un accident survenu sur le chantier dĠAlang tŽmoigne ˆ nouveaux de la prŽcaritŽ des conditions de travail sur les chantiers indiens (transmis par Christian Barlo)