Militant n°2 - juillet 2003

La police d'Oakland ouvre le feu sur les docks

Restant dans les sentiers bien balisés des protestations platoniques, le mouvement anti-guerre s’est plus distingué par son caractère massif que par son contenu. S’il a pu créer quelques difficultés politiques (à Tony Blair par exemple), le mouvement n’a pas été ressenti comme une menace sérieuse dans la mesure où il n’a pas cherché à organiser la classe ouvrière ni à adopter des méthodes d’action directe. Le traitement réservé aux ouvriers d’Oakland (USA) l’illustre bien en négatif. Dès qu’une manifestation s’est déroulée sur un port, qui constitue un élément vital dans la machine de guerre, le poing armé de l’Etat a frappé avec une brutalité sans pareil.

  Le 7 avril, sur le port d’Oakland (Californie), des policiers munis d’équipements anti-émeutes et portant des masques à gaz ont ouvert le feu, avec des balles en bois, des «sting bags» (balles remplies de petites billes de plomb) et des grenades paralysantes sur des manifestants qui protestaient contre les «marchands de guerre sur le port d’Oakland». Les flics en moto faisaient ronfler leurs moteurs et fonçaient sur les piquets de grève, ne s’arrêtant qu’à quelques mètres et des manifestants étaient  battus et traînés par terre. Plusieurs dockers comptent parmi les nombreux blessés, dont un grutier qui a eu la main affreusement déchirée par la police et dont il n’est pas certain qu’il pourra jamais retravailler. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés, dont Jack Heyman, un représentant de la section (local 10) du syndicat des dockers ILWU.

informations : Partisan défense committee

Sur ce sujet voir aussi :

- http://idaho.indymedia.org/news/2003/04/1790.php