LĠobligation de quitter le territoire franais

 

 

Petite prŽsentation du nouveau nŽ :

 

LĠOQTF a ŽtŽ introduit par la loi du 24 Juillet 2006 et mis en application par le dŽcret du 23 dŽcembre.

Il peut tre assimilŽ ˆ une fusion entre lĠancienne invitation a quitter le territoire et lĠAPRF.

Maintenant, ˆ partir de la date de reu de lĠOQTF (sur lĠenveloppe si elle arrive par courrier), le ressortissant Žtranger a un mois pour organiser son recours. Au bout dĠun mois, la mme lettre fait office dĠarrtŽ de reconduite ˆ la frontire.

 

LĠOQTF , comprend trois dŽcisions distinctes de la prŽfectures qui demande donc trois contestations distinctes :

-       le refus dĠasile ou le refus de titre de sŽjour

-       lĠarrtŽ de reconduite  ˆ la frontire

Il sĠagit de montrer que le refus de sŽjour est illŽgal donc que lĠAPRF lĠest aussi.

 

-       le choix du pays de retour

 

 

Les premiers rŽflexes que nous devons avoir :

 

DĠabord il faut avoir conscience que souvent, les personnes qui reoivent lĠOQTF ne se rendent pas compte quĠau bout dĠun mois lĠexpulsion est valable et quĠil faut faire trois contestations.

Le dŽlai Žtant trs court il faut agir vite.

 

Premires choses ˆ faire : regarder la date sur lĠenveloppe, faire une demande dĠaide juridictionnel. La demande dĠaide juridictionnel suspendait jusquĠici lĠOQTF, jusquĠˆ la rŽponse.

 

Il nous faut commencer ˆ faire le recours et prendre contact avec un avocat.

Bon on suit des modalitŽs qui ne sont pas satisfaisante mais pour lĠinstant, cĠest comme la dŽmocratie, on a rien trouvŽ de mieux.

 

Si il reste au moins trois semaines pour faire le recours, il faut contacter  la maison des avocats. Si le temps est comptŽ et quĠon est dans la dernire semaine, on appelle le coordinateur du barreau qui peut ne rien conna”tre en droit des Žtrangers et on explique quĠil sĠagit dĠun OQTF. Il y a une permanence de deux avocats dĠurgence.

Il sĠagit alors de donner les coordonnŽes.

Le HIC : lĠavocat dĠurgence est le mme que celui que Mickaèl appel pour le centre de rŽtention, du coup la multiplication des dossiers risquent de rendre chaque traitement moins rigoureux.

 

LES DOCUMENTS A FOURNIR POUR LA CONSTITUTION DU RECOURS

 

Si cĠest un dŽboutŽ du droit dĠasile, il a normalement tous les papiers dŽjˆ prts, attention chaque lettre ou tŽmoignage en sa faveur doit tre accompagnŽ dĠune photocopie de la carte dĠidentitŽ ou du titre de sŽjour de la personne qui apporte son soutien.

 

Pour un Žtudiant :

-Documents qui permettent de justifier du sŽrieux de lĠŽtudiant (dipl™mes, relevŽs de notes, lettre de la prŽsidence, de ses professeurs, de ses ma”tres de stages, de ses camarades dĠexposŽs)

 

Dans tous les cas :

-Documents prouvant les attaches privŽs et familiales : attestation de domiciliation, promesse dĠembauche, attestation de participation ˆ une association, dŽclaration de dŽcs des proches dans le pays dĠorigines, certificat de mariage, certificat du statut de rŽfugiŽ des proches etcÉ

 

 

LA CONTESTATION

 

Il faut contester le fond et la forme.

La prŽfecture doit en effet motiver en droits et en faits son OQTF.

Il faut donc repŽrer des illŽgalitŽs externes (formes) et des illŽgalitŽs internes ( faits)

 

Sur la forme

 

3 points :

- Aprs la phrase Vu le code de lĠentrŽe etc.., la prŽfecture est normalement obliger de citer lĠarticle.Si ce nĠest pas le cas, il faut laisser une note ˆ lĠavocat. Il peut sĠappuyer sur cette absence, en invoquant la difficultŽ pour le migrant dĠorganiser sa dŽfense.

Si un article est citŽ, il faut vŽrifier que cĠest bien le bon.

 

- Voir si il nĠy a pas insuffisance de motivation, voir si la lettre nĠest pas trop stŽrŽotypŽe, quĠelle ne passe pas ˆ la trappe des ŽlŽments vraiment trop importants. Pour pouvoir repŽrer cela, il est nŽcessaire de bien conna”tre lĠhistoire du migrant. Le mieux est que se soit la mme personne qui sĠoccupe du recours que celle qui a aidŽe a la demande de titre de sŽjour ou du droit dĠasile.

 

- pour les demandes de pleins droits (ex : vie privŽ et familiale).La prŽfecture est obligŽe dĠavoir saisit la commission des recours avant dĠavoir dŽlivrŽ son OQTF. (art 312.2 du ceseda).

 

Bon, il faut savoir que mme si on ne repre pas de vice de forme, il faut en invoquer un pendant le recours, ce qui permet lors de lĠappel de pouvoir tout de mme invoquer lĠillŽgalitŽ externe si jamais on en dŽcouvre un vrai entre temps.

 

Ex dĠillŽgalitŽ externe bidon : la signature, si ce nĠest pas celle du prŽfet, il faut invoquŽ lĠincompŽtence du signataire. Mme si ont sait que le secrŽtaire gŽnŽrale est parfaitement dans son droit en signant cette lettre.

 

Sur le fond

 

Lˆ il nĠy a pas vraiment de recette, a va dŽpendre des situations.

 

InvoquŽ lĠart 8 de la convention des droits de lĠhomme, la protection de la privŽ et familial. Quelle famille ? Quelle situation juridique ?

Il est nŽcessaire de faire le pont sur la situation familiale du migrant. Quelle famille lui reste tĠil dans son pays dĠorigines ? Quelles pices peut-il apporter pour le prouver.

Attention, il y a une tendance juridique ˆ ne considŽrer que lĠaspect familial et non pas celui de vie privŽ. Mais tous les liens peuvent servir, collgues de travail, associations, clubs de sports.

Il est difficile de savoir ˆ partir de quel durŽe de vie sur le territoire le juge va considŽrer quĠil y a intŽgration ou pas.

 

Tous a pour dire que lĠOQTF viole lĠart 8 mais aussi lĠart 311.7 du ceseda. Ç Erreur manifeste dĠapprŽciation È.

 

InvoquŽ lĠart 3-1 de la convention de New York des droits de lĠenfants(ratifiŽe par la France)

Ç Les autoritŽs administratifs doivent respecter les intŽrts supŽrieurs de lĠenfant È

Par exemple, dans le cas dĠune femme avec une petite fille, voir si lĠexcision nĠest pas pratiquŽe dans son pays dĠorigine.

Voir Žgalement si lĠenfant parle la langue du pays dĠorigine.

Selon lĠ‰ge des enfants,leurs scolaritŽs et leurs intŽgrations, cette argument va plus ou moins porter.

 

InvoquŽ erreur de faits ou de droits

 

Erreur de faits

 

Un migrant arrivŽ avec un visa cours sŽjour qui a fait une demande de sŽjour pour pouvoir sĠoccuper de sa mre malade. De plus il est pacsŽ ˆ une Franaise.

LĠOQTF lui refuse le sŽjour en tant que travailleur. Tous a car il a joint une promesse dĠembauche mais il nĠa jamais demandŽ de titre de sŽjour travailleur mais accompagnant malade.

 

 

Pour les dŽboutŽs du droit dĠasile

 

Lorsque lĠOFPRA puis la commission de retour ont refusŽ le droit dĠasile, il est difficile dĠargumenter sur les attaches du migrants. Il nĠa pas eu le temps de sĠen faire. En un an, la procŽdure a ŽtŽ bouclŽe.

Il faut donc contester le pays de renvoi.

Difficile mais jouable car lĠOFPRA et la commission de recours sĠappuient sur la convention de Genve, trs stricte.

Ils faut sĠappuyer sur lĠart 3 de la convention des droits de lĠhomme (contre la torture)/

LĠart 2 (le droit ˆ la vie) ou encore lĠart 513.2 du Ceseda (Un Žtranger ne peut pas tre renvoyer dans un pays ou il existe un risque dĠatteinte ˆ sa libertŽ. )

 

Attention ! Ce nĠest pas le refus de sŽjour qui viole ces articles mais bien lĠarrtŽ  qui fixe le pays de destination. Le prŽfet est dans lĠobligation dĠavoir examiner la situation pour tre sur quĠil nĠy est pas de risque en cas de retour.

 

Il y a environ 15 jours entre le refus de la commission des recours et lĠOQTF.

Il est possible dĠamener de nouvelles pices trois jours avant la commission de recours pour un rŽexamen.

 

Invoquer lĠexception dĠillŽgalitŽ

 

Parfois lĠOQTF est basŽ sur un ancien refus de sŽjour. Or dans le code,il est clairement dit que Ç lĠautoritŽ administrative peut assortir son refus de titre de sŽjour dĠ1 OQTF È

Pour les juristes, cela veut dire quĠil faut que lĠOQTF soit clairement en lien avec le refus du titre de sŽjour. Donc que les deux doivent tre dŽclarŽ en mme temps.

 

Il faut donc essayer de savoir de quand datait la demande et le rejet du titre de sŽjour et bien demandŽ si il lĠa reu par courrier pu en main propre.

 

Car si lĠOQTF a ŽtŽ donnŽ pendant une garde ˆ vue il y a fort ˆ parier , que la prefecture nĠa pas pris le temps de se demander si il y avait eu des changements dans la vie du migrant entre le moment de son refus de titre de sŽjour et sa garde ˆ vue.

 

Si lĠOQTF ne correspond ni a une demande de titre de sŽjour,ni ˆ une demande de renouvellement.

= Exception dĠillŽgalitŽ.

 

 

 

Voir aussi

 

Projet de loi Sarkozy rŽformant le code sur lĠentrŽe et le sŽjour des Žtrangers

Lire lĠanalyse du collectif unitaire Uni(e)s contre une immigration jetable. Voir aussi le site du collectif http://contreimmigrationjetable.org

 

RŽforme du droit des migrant(e)s : une attaque sans prŽcŽdent

(25/01/2006)

La nouvelle rŽforme du Code de lĠentrŽe et du sŽjour des Žtrangers et du droit dĠasile (CESEDA) conduit ˆ une nŽgation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle  restreint encore plus radicalement le droit au sŽjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entŽrine la quasi-disparition de cet outil dĠÇ intŽgration È qu'Žtait la carte de rŽsident. Elle sĠattaque au sŽjour des malades Žtrangers.