2.
Confrence de presse citoyenne
Soit en fin de matine (11h)
Soit en dbut dĠaprs midi (14h)
Avec les reprsetants des organisations investies dans le
cadre de la campagne et une prsence de parlementaires dsirant voter non.
3.
Rassemblement
Le rassemblement sera festif, symbolique, visuel et
ludique.
Une restauration sur place est en cours de ngociation
avec la Confdration Paysanne locale.
Les organisations qui le souhaite pourront mettre en place
des stands
Des contacts sont en cours avec des groupes de musique de
rue.
4.
Manifestation
Le parcours est confirmer en fonction du primtre de
scurit et des ngociations avec les autorits locales.
Objectif : 16h, au moment du vote par les parlementaires
en Congrs, nous porterons le deuil de la dmocratie et nous billonnerons
symboliquement devant lĠenceinte du chteau.
En fonction du nombre de participants :
soit on fait un parcours et on se billonne en passant proximit du chteau
5.
retour sur le lieu de rassemblement
Bilan du vote et clture de la journe
*
* * *
Krach boursier et rcession.
On
dirait bien que cette fois-ci, a y est. Georges Soros le dit : "La
crise actuelle est le point culminant d'un super boom qui a dur plus de
soixante ans" (Financial Times du 23 janvier). La
formule du grand financier est remarquable : pour lui, il est clair que le boom
du capitalisme culmine dans la crise, et cette crise il l'envisage comme
l'aboutissement fatal de l'expansion commence depuis 1945, carrment. A
l'poque le capitalisme renaissait, grce aux accords de Yalta, des cendres de
la civilisation europenne laboure par Hitler, la prcdente catastrophe qu'il
avait provoque. Soixante ans aprs, six milliards d'hommes et la plante en
danger, l'expansion capitaliste aboutit nouveau la catastrophe. En pire.
N'empche
que voil dj six mois que tous les matins experts et ministres nous rptent
qu'il n'y a pas de crise, qu'il n'y a pas de krach, que les fondamentaux sont
sains. Et plus ils le rptent, plus leurs propres dclarations deviennent des
facteurs de la crise !
Bien
sr, de fausses comptences la Jean-Pierre Gaillard continue expliquer
cette crise bancaire et financire comme un accident malheureux, du
l'imprudence de certains emprunteurs et de certains prteurs, consentant
ventuellement ajouter qu'en plus, la "dilution des risques" par la
formation de produits financiers douteux a cr une situation de soupon
interbancaire gnralis. Toutes choses techniquement vraies, mais qui,
rptons-le, n'expliquent pas du tout ce qui est en train de se passer. Car si
la chane a rompu par les prts subprime, c'est parce que l'accumulation du capital aux Etats-Unis se fait de
manire parasitaire envers le monde entier et repose sur l'endettement des
mnages, plus fortement encore depuis l'absorption du krach de la net-conomie
de 2001-2002. L'autre aspect de cette politique, ce sont les dpenses
militaires, les interventions tous azimuts, l'enlisement perptuel dans la
"guerre sans fin contre le terrorisme" permis par ce cher Ben Laden,
sans lequel la politique militaire et conomique de l'imprialisme nord-amricain
des sept dernires annes n'aurait jamais pu se dployer autant.
Une
dimension centrale de la crise prsente, c'est donc, pour rsumer, que les
Etats-Unis n'arrivent plus jouer leur rle de pivot du capitalisme mondial et
de gendarme du monde. Premier acte : ils sont privs de leur
partenaire-adversaire avec la fin de l'URSS et entrent dans une posture
dsquilibre. Deuxime acte : le 11 septembre 2001 leur permet le grand
dploiement, dstabilisateur pour les autres puissances capitalistes. Troisime
acte : maintenant. Maintenant, ils n'y arrivent plus.
D'o,
soit dit en passant, le caractre hsitant voire chaotique qu'est en train de
prendre la pr-campagne des prsidentielles US. Barak Obama est la coqueluche
de certains, puisqu'il est contre la guerre en Irak. Oui mais ... il est pour
la guerre au Pakistan ! Il n'y aura pas d'alternative paisible l're
inaugure par Bush : les Etats-Unis ne pourraient en sortir que par une
intervention indpendante du peuple et de la classe ouvrire amricain, certes
de plus en plus lasss et mcontents de tous leurs politiciens et aussi de
leurs hommes d'affaire, et pas par une tte nouvelle ou ancienne qui
sortiraient des coles et des lobbys des partis rpublicain ou dmocrate.
Le
fait dcisif dans l'acclration de la crise bancaire et financire et la cause
du krach boursier partiel du lundi 21 janvier, c'est justement que le prsident
Bush, somm d'intervenir, est intervenu, et que son intervention a acclr la
chute, car ce qu'il a annonc, ce sont les recettes par lesquelles les
Etats-Unis avaient absorb, stock, la crise du dbut des annes 2000, baisses
d'impts (en moyenne 800 dollars par famille, un cran plat de tl !), couple
par ailleurs la hausse des dpenses militaires, donc toujours le creusement
du dficit US. En d'autres temps, un plan de relance de prs de 200 milliards
de dollars aurait t salu, l son annonce a enfonc un peu plus les choses
car plus personne ne fait confiance ces mthodes qui ont prcisment
construit les conditions techniques de la crise actuelle. "Le plan Bush
doit parce qu'il ne comprend aucune mesure agissant directement sur la crise
immobilire" note
l'ditorialiste des Echos, JM Vittori, le 22 janvier. L encore s'illustre la
difficult congnitale des experts officiels comprendre ce qui leur arrive :
le mme note pourtant que depuis 6 mois toutes les digues financires et
bancaires sautent, mais il s'obstine se rattraper au dtail technique
sauveur, comme s'il suffisait que Bush soit un peu moins bte qu'on ne le croit
en France et qu'il ait pens prendre des mesures "directes"
(lesquelles, d'ailleurs ? payer les gens pour qu'ils puissent payer ? donc
ponger les crances douteuses des prteurs douteux ? mais cela suppose qu'ils
s'identifient, ce qui suffirait multiplier encore plus la panique !) comme si
les mesures annonces n'taient pas logiquement les seules, dans le cadre de la
politique amricaines, qui pouvaient l'tre.
En
ralit, aprs Bush, c'est Ben Bernanke et la Fed (la Federal Reserve Bank,
banque centrale US) qui ont d lcher une baisse sans prcdent des taux
d'intrts, de 75 points d'un coup, la plus forte depuis 1985, cela en
l'absence de toute runion de son comit de politique montaire donc dans une
ambiance de petit coup d'Etat interne. Le Monde de ce matin, 23 janvier, titre
vaillamment que cela a fait repartir les bourses la hausse, mais on va voir
car Wall Street n'a manifest en vrit aucun enthousiasme et le rebond n'est
vraiment pas garanti.
Il
se trouve que le fameux forum des "dcideurs mondiaux" de Davos
commence aujourd'hui, donc au lendemain de cette baisse des taux de la Fed.
L'avalanche des critiques est loquente : Stephen Roach, patron des oprations
asiatiques de Morgan Stanley, estime qu'au mieux la politique de la Fed
conduira une "nouvelle bulle". M. Trichet et l'quipe de le BCE de
Franckfort misent d'ailleurs sur ces critiques pour rsister aux pressions
visant ce qu'ils en fassent autant. Mais le ponpon est dcroch par John
Studzinsky, conseiller en chef dans le fonds d'investissement Blacsktone, l'un
des plus puissants sinon le plus
puissant, fond amricain mais dans lequel l'Etat chinois est fort prsent
depuis ce printemps, qui dclare :
"Les
marchs ont besoin d'une seule chose : d'un leadership, que ce soit au niveau
rgional ou mondial. Mais il semble faire cruellement dfaut ces jours-ci."
Voila
qui frise l'tatisme : un des plus importants gestionnaire de capitaux qui
rclame soudain un "leadership". On pourrait juste titre ironiser sur
le fait que le leadership du capital, c'est le capital lui-mme. Oui, mais la
seule limite du capital (quand les exploits et les opprims ne peuvent arrter
sa course folle), c'est le capital lui-mme. Quand John Studzinsky s'crit,
effray, "pas le leadership", c'est une accusation terrible envers
Washington lance par ses vrais fonds de pouvoir.
Dcidemment,
ils n'ont plus confiance. Plus confiance en qui ? Plus confiance en eux !
Dans
ces conditions, on entend de plus en plus dire que le soutien du systme vient
des pays "mergents" : ce ne sont plus "les fondamentaux qui
sont sains", ce sont les "pays mergents" qui, comme leur nom
l'indique, mergent et, ce faisant, rajeunissent la bte.
S'li
est vrai que ces pays, la Chine "communiste" en tte de trs loin,
dversent une plus-value indispensable au capitalisme mondial en gnral et
nord-amricain en particulier, il est cependant illusoire de les prendre pour
des jeunes pousses vigoureuses analogues ce qu'taient les premiers pays
capitalistes dĠautrefois, comme la Hollande des annes 1600, l'Angleterre de la
rvolution industrielle ou les Etats-Unis autour de 1900. Ils arrivent dans un
monde dj occup et leurs propres conomies, au prix d'une exploitation sans
borne des tres humains et d'une dvastation environnementale, fonctionnent sur
la base des exportations de produits manufacturs vers les vieux pays
capitalistes, pour ce qui concerne la production et la vente des marchandises,
et sur la base de l'accumulation de dollars sous la forme principalement de
bonds du Trsor, pour ce qui concerne le financement. La rcession
nord-amricaine conduit la crise de surproduction des conomies asiatiques et
des -coups financiers de caractre pileptique ; les bourses asiatiques
n'ont d'ailleurs pas t les moins malmenes ces derniers jours. Certes, le
rebond de la bourse de Hong-Kong ce mercredi matin est le plus vigoureux et
confine au spectaculaire (+ 10,72%), mais les commentaires des experts
asiatiques sont rservs et vont souvent, notons-le, dans un sens inverse des
commentaires distills Davos cits ci-dessus : "Beaucoup de gens se
rendent compte que l'initiative de la Fed hier est insuffisante." (Hideaki Inoue, du Mitsubishi Trust and
Banking de Tokyo). Ce rebond, s'il se confirme, fait repartir le dollar la
baisse par rapport l'euro, mais pas par rapport aux monnaies asiatiques
toujours sous-values, autrement dit les grands dsquilibres persistent.
Dans
ces conditions, les dclarations de Christine Lagarde en France tiennent la
fois du pathtique et du ridicule, car son acharnement rpter la mme chose
qu'il y a six mois montre que le niveau de rflexion et, disons-le, de
comptence, de la "gouvernance" la franaise, celle que Sarkozy
fait maintenant valuer par audit, est particulirement lamentable.
L'assombrissement de l'horizon conomique arrive en France au moment o le
mcontentement populaire est en train de s'intensifier des profondeurs
rarement atteintes. Pouvoir d'achat, lacit, prsidence
"bling-bling", ce sont ici les paramtres conomiques, mais aussi
politiques et psychologiques, qui passent au rouge. Pour faire basculer la
situation, il suffirait que Sarkozy n'arrive pas avoir ses trois cinquimes
de parlementaires le 4 fvrier Versailles pour avaliser son "nouveau
trait" europen qui reprend, le caractre constitutionnel en moins, le
contenu du prcdent, rejet par le peuple en 2005. Ceux qui empchent la
situation de basculer et aident donc Sarkozy nous faire payer les
consquences de la crise du capitalisme sont donc ceux qui, dans l'
"opposition", auraient dcid de l'aider ce jour l ...
* * * * *
Louches projets militaires.
Attention,
attention. Evidemment la presse et la tl n'ont pas titr l-dessus. Mais
Sarkozy, entre deux courbettes devant rois et mirs, a sign le 15 janvier un
accord militaire avec les Emirats Arabes Unis, sur le golfe persique, pour la
mise en place dans ce pays d'une base militaire franaise terrestre, arienne
et maritime, d'un effectif de 4 500 hommes, et l'on apprend aussi que l'cole militaire suprieure de
Saint-Cyr va ouvrir une succursale Doha pour former des officiers.
Voila
qui est louche et qui s'ajoute la hausse des effectifs franais engags en
Afghanistan. Le tout naturellement sans publicit, sans dbat parlementaire,
etc. Fait du prince. Les troupes franaises n'ont rien faire l-bas, pas plus
qu'en Afrique.
A
la maison ! De l'argent pour crer des coles et maintenir les hpitaux, pas
pour a !
* * * * * *
Documents : dj deux unions dpartementales FO et
de nombreux syndicats dresss contre l'accord corporatiste sur la modernisation
du march du travail.
L'Essonne :
DECLARATION DE LA CE DE LĠUD FO ESSONNE
La CE de lĠUD FO 91,
valablement convoque le 17 janvier 2007, aprs avoir pris connaissance de
lĠaccord du 11 janvier dit de Ç modernisation du travail È
sĠinterroge sur lĠopportunit de signer un tel accord.
Deux points de cet
accord, entre autres, posent problme :
1/ La cration dĠune Ç rupture conventionnelle È, qualifie de
Ç sparation lĠamiable È par le MEDEF, o Ç lĠemployeur et le
salari peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de
travail qui les lie È (article 12 a).
Le recours au Conseil
de PrudĠhommes qui tait une garantie pour les salaris ne figure pas dans
lĠaccord comme le revendiquait FO.
2/ La cration titre
exprimental pour les cadres et ingnieurs Ç dĠun contrat dure
dtermine terme incertain È dĠune dure de 18 36 mois pour la
ralisation Ç dĠun objet dfini È (article 12 b) ouvre la porte la
prcarit et tous les abus.
Pour ces raisons, la
CE de lĠUD FO 91 dsapprouve lĠengagement de signature de cet accord et demande
quĠun large dbat se mne dans toutes les instances de la Confdration,
notamment au prochain CCN, avant toute signature de cet accord qui fragilise
encore plus le Code du Travail et impose aux salaris de nouvelles mesures de
flexibilit.
Concernant la forme,
la CE de lĠUD FO 91 approuve les termes du courrier lectronique adress par
notre secrtaire dpartemental Jean Claude Mailly, secrtaire gnral de
lĠorganisation.
Adopte lĠunanimit des prsents moins 2 abstentions.
Le Finistre :
L'Union
Dpartementale des syndicats de salaris Force Ouvrire du Finistre a pris
clairement position pour s'opposer la signature par la Direction Confdrale
de Force Ouvrire (le bureau confdral deux jours avant une runion de la
Commission Excutive) de "l'accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation
du march du travail"...
Dans un courrier dat du 17
janvier 2008 son Secrtaire gnral Marc Hbert prcise:
Par
courriel envoy le lundi 14 janvier 2008, lĠensemble des instances de la
Confdration, au Secrtaire Gnral, au Bureau Confdral aux UD et aux
Fdrations, je demandais, en qualit de secrtaire de lĠUD FO 29, membre du
CCN, de ne pas donner dĠavis favorable la signature de lĠaccord dit de
modernisation du march du travail...
...
je vous adresse ci-joint une analyse rapide du texte, effectue par le service
juridique de lĠUDFO 29, avec quelques apprciations des drives probables et
des graves remises en cause du Code du Travail, voire du Code Civil.
La dcision de signer est une dcision qui aura des consquences considrables
et constitue une vritable attaque contre la classe ouvrire....
En consquence, je demande officiellement au Secrtaire Gnral de retirer son
engagement de signature...
Marc
Hbert, secrtaire de l'UD.
Et le syndicat des Territoriaux de
Brest et Communaut urbaine (http://fobrestcub.canalblog.com/) :
Accord sur la
Modernisation du March du Travail
Et bien voil, comme
promis notre syndicat s'est positionn hier sur cet accord et sur sa signature
par la Confdration Cgt-FORCE OUVRIERE :
sur le contenu de l'accord : le Bureau du syndicat a estim l'unanimit moins une voix(*) qu'il
s'agit bien d'un accord pourri (**) pour les salaris mais d'un Eldorado pour
le patronat.
sur sa signature par le Bureau Confdral : le Bureau du syndicat a estim l'unanimit que
notre Confdration a commis l une faute grave et qu'en signant cet accord
elle s'cartait de la ligne revendicative de notre organisation.
sur l'ventualit de notre dsadhsion de la Confdration
Cgt-FO : le Bureau du syndicat a estim
l'unanimit qu'il n'tait pas question pour nous, au jour d'aujourdhui, de
quitter la Cgt-FO. En effet, fidles l'esprit
de la vieille CGT et de la Rsolution du Congrs d'Amiens (dite Charte
d'Amiens) de 1906 nous nous devons, au contraire, de dfendre l'intrieur
comme l'extrieur notre vision du Syndicalisme revendicatif de Lutte des
Classes.
le Bureau du syndicat,
considrant que par sa signature J.C.M. commettait sa deuxime tratrise aprs
celle de l'oubli de la revendication FO sur les "37,5 pour tous", a
estim l'unanimit qu'au contraire il appartenait Jean-Claude Mailly de
dmissionner de son poste de Secrtaire Gnral de la Confdration Cgt-FO.
Nous esprons qu'
leur tour de nombreux Syndicats Cgt-FO ainsi que de nombreuses UD et Fds
prendront position, non seulement contre cet accord pourri, mais contre la
drive de notre Confdration qui se rapproche inexorablement du syndicalisme
d'accompagnement qui tait jusqu'ici la marque de fabrique des syndicats jaunes
tels que la CFDT, la CFTC, la CGC ou l'UNSA.
POUR QUE FORCE
OUVRIERE DEMEURE Ç UN SYNDICAT QUI RESTE UN SYNDICAT È
Le syndicat Territoriaux Cgt-FO de Brest et de sa
Communaut Urbaine
* * *
Document : l'analyse de
l'accord par l'Union Dpartementale FO du Finistre :
Ç ACCORD
SUR LA MODERNISATION DU MARCH DU TRAVAIL È : quelques lments
dĠanalyse
Cet
accord devrait en ralit sĠintituler :
Ç Accord
pour renforcer les garanties juridiques et financires de lĠentreprise face
ses salaris È ou Ç Accord pour dpouiller les salaris de leurs
droits sans contrepartie ÈÉ
Au
pralable un rappel de quelques principes toujours dfendus par la
Confdration FORCE-OUVRIéRE : des phrases issues de la dclaration de la
Commission Excutive Confdrale lĠoccasion du soixantime anniversaire de la
scission (carte dĠanniversaire FO 60 ans – Une Force intacte).
* Depuis
60 ans
Ç LĠaction
syndicale par son caractre
rformiste, cĠest--dire lĠmancipation progressive des travailleurs se
traduit par une pratique contractuelle exigeante en matire de contenu et dont
les niveaux de ngociation sont articuls conformment la conception
rpublicaine du principe de faveur È.
* AujourdĠhui
Ç La CGT-FO marque sa dtermination
dfendre les principes de base originels du syndicalisme et met en garde les
pouvoirs publics et le patronat contre toute tentative de soumission ou
dĠanesthsie È.
* Demain
Ç Profondment attache la
libert de ngociation et la pratique contractuelle comme outils
indispensables de lĠindpendance syndicale et lĠamlioration de la situation
conomique et sociale des salaris È.
3D>
Le moins que lĠon puisse dire est que lĠengagement de la signature par la
Confdration FO de lĠaccord de Ç modernisation È du march du
travail est en totale contradiction avec les principes rappels ci-dessus.
Cet
accord est en totale contradiction avec le but de notre organisation syndicale
qui est dĠamliorer les intrts matriels et moraux des travailleursÉ
En
lisant tous les articles de lĠaccord une constatation sĠimpose : cĠest
quĠil ne fait avancer aucune des revendications de notre organisation mais pire
encore il constitue un considrable retour en arrire qui pnalise gravement
les intrts de salaris.
De
plus lĠaccord nĠest pas financ et que sur bon nombre de mesures importantes il
y a un renvoi dĠautres ngociations qui peuvent laisser craindre le pire
notamment en ce qui concerne la nouvelle ngociation sur lĠassurance chmage
puisquĠil est dj prvu dans lĠaccord de revoir la baisse les allocations
verses aux demandeurs dĠemploi (il est crit dans lĠarticle 19 Ç de mieux
indemniser les allocataires sur des dures plus courtes È).
Dans
le chapitre dĠindemnisation du chmage, il est prvu le versement dĠune prime
pour les jeunes de moins de 25 ans involontairement privs dĠemploi, prime qui
sera impute sur le montant des premiers droits aux allocations de chmage
ouverts aux jeunes. Donc il ne sĠagit pas dĠune prime mais dĠune simple avance
sur les allocations duesÉ
Tout
Ç lĠenveloppage È relatif aux prtendues avances concernant la
formation professionnelle nĠest que de la poudre aux yeux. Cette prtendue
avance a permis au patronat de faire passer dans cet accord des points
essentiels notamment en matire de prcarisation des contrats (contrats pour la
ralisation dĠun objet dfini), de rupture des contrats (ruptures
conventionnelles) et des priodes dĠessai.
LĠexamen
des diffrents articles de cet accord le dmontre :
Sur
lĠorientation professionnelle (article 2)
Prvoir
la progression dĠun niveau de qualification au cours de la vie professionnelle
est une ambition drisoire. De plus, cette progression de niveau ne garantit
pas une augmentation du salaire : nombre de conventions collectives
nationales ont des grilles de salaires dont les premiers chelons sont
infrieurs au SMIC et de nombreux postes quivalents des BAC +2 ou +5 sont
quasiment au SMIC.
Sur
les priodes dĠessai (article 4)
La
motivation de cet article est de faciliter lĠaccs direct au CDI, pour ce
faire, les signataires acceptent de mettre en place une priode dĠessai plus
longue et renouvelable.
NĠest-il
pas malhonnte de renvoyer la possibilit de renouvellement un accord de
branche dans la mesure o celui-ci est dj prvu dans lĠaccord
interprofessionnel. Il nĠy a aucune raison srieuse de penser que les
organisations syndicales patronales de la branche acceptent de signer un accord
sur la priode dĠessai infrieur ce que prvoit lĠaccord
interprofessionnel !!!
En
consquence la priode dĠessai sera invitablement fixe son niveau maximum,
cĠest--dire 4 mois pour un ouvrier ou employ, 6 mois pour un agent de
matrise et 8 mois pour un cadre ce qui est inadmissible.
La
dure de la priode dĠessai aurait-elle ainsi tait limite ? Or, la
plupart des embauches dans les petites, moyennes et surtout grandes entreprises
y compris les entreprises dites dĠconomie sociale, se font par une succession
de priodes dĠintrim, de CDD, souvent pendant plusieurs mois, voire plusieurs
annes avant dĠobtenir un CDI .
LĠaccord
nĠaborde absolument pas cet aspect essentiel, il ne dnonce ni ne sanctionne
cette pratique illgale. CĠest la principale source de prcarit surtout pour
les jeunes. Il sĠagit donc dĠun recul.
Sur
lĠaccs au droit (article 5)
Le
raccourcissement de cette priode dĠaccs est un aspect positif mais, en fait,
ne cote pas cher lĠentreprise puisque dĠune part, ce sont les rgimes de
prvoyance qui en auront la charge avec donc une augmentation probable des
cotisations des salaris et employeurs, pourquoi ne pas avoir prvu la prise en
charge ds la fin de la priode dĠessai ?
Sur
la mobilit gographique et professionnelle et la GPEC (articles 8 et 9)
A
tĠon dj vu un salari revendiquer plus de mobilit gographique !!! Seul
lĠintrt de lĠentreprise est pris en compte.
La
possibilit de revenir son poste antrieur, aprs une Ç priode
dĠexprimentation È est un leurre et une tromperie qui traduit une
mconnaissance totale de la gestion des entreprises : lorsque lĠon fait
muter un salari, cĠest soit parce que lĠon supprime son poste, donc il nĠy a
pas de possibilit de retour, soit parce quĠil est comptent pour une nouvelle
fonction plus gratifiante, soit parce lĠon veut sĠen dbarrasser. la rponse
la demande de retour sur le poste antrieur se traduira dans 90% des cas par
une proposition de rupture conventionnelle.
Quant
aux propositions dĠaccompagnement, cĠest bien, mais ni le niveau, ni la dure
ne sont fixs. AujourdĠhui dj on propose quasiment systmatiquement une aide
au dmnagement (insignifiante mais elle existe) donc rien de nouveau.
Tout
le chapitre relatif la GPEC va lĠencontre de toutes nos revendications de
syndicalistesÉ.
Comment
des syndicalistes, en validant lĠaccord par sa signature, peuvent ils accepter
que la GPEC constitue un Ç lment de dynamisme conomique È pour les
entreprises, quĠelle est en fonction Ç de la stratgie de lĠentreprise
ainsi que des volutions conomiques, dmographiques et technologiques
prvisibles È mais pire encore Ç la GPEC doit sĠinscrire dans le
cadre dĠun dialogue social dynamique avec les reprsentants du personnel en
prenant appui sur la stratgie dynamique dfinie par lĠentreprise È.
Chacun sait que le dialogue social ne sert quĠ court-circuiter les syndicats.
Le dialogue Ç dynamique È est une technique patronale utilise pour
noyer les lus dans des runions permanentes qui nĠaboutissent rien voire
pireÉ
Il
est grave de constater que Ç cet accord È cautionne le
Ç SPE È, cĠest dire le service public de lĠemploi alors que dans le
mme temps, nos camarades de lĠANPE et de lĠASSEDIC font grve pour protester
contre la fusion des organismesÉ.
Encadrer
et scuriser les licenciements (article 11)
En
ralit, il sĠagit de scuriser les employeursÉ
Sur
lĠobligation de motiver les licenciements :
Il
est crit au dbut de lĠarticle 11 quĠil est obligatoire de motiver le
licenciement et que ce dernier doit tre fond sur un motif rel et srieux.
Mais ces propos sont en totale contradiction avec la fin de lĠarticle o les
signataires remettent en cause la jurisprudence actuelle qui est protectrice
des droits des salaris :
Comme
le rappelle lĠaccord Ç en lĠtat actuel de la jurisprudence, une
insuffisance dans lĠnonciation des motifs du licenciement est assimile une
absence de cause relle et srieuse È. Cela veut dire que le salari est
considr avoir fait lĠobjet dĠun licenciement abusif et quĠil obtient le
paiement de dommages et intrts.
Le
dernier alina de lĠarticle 11 dispose que cette jurisprudence ne sĠapplique
plus et que les juges seront tenus dĠexaminer, mme si la lettre de
licenciement ne contient pas de motivation suffisante, la cause du
licenciement !!!
On
peut dj parier que le patronat ne manquera pas dĠutiliser cette facilit que
lui donne le prsent accord pour ne plus motiver srieusement les lettres de
licenciementsÉ LĠobligation de motiver le licenciement nĠest donc quĠun leurre.
Ce
point est en contradiction avec la convention nĦ 158 de lĠOIT. Ce nĠtait pas
la peine de se battre contre le CNE pour revenir dans cet accord sur
lĠobligation de motivationÉ
Il
est trs grave que Ç lĠacceptation de cet accord È remette en cause
ainsi tout le travail fait depuis des annes par les dfenseurs des salaris
qui essaient de faire voluer la jurisprudence de la cour de cassation dans un
sens favorable aux salaris. DĠun seul trait de plume, on raye des annes de
luttesÉ
CĠest
une disposition contraire au code civil que de laisser les Ç pouvoirs
publics È fixer un plafond pour le montant des dommages et intrts qui
pourront tre fixs par le conseil des prudĠhommes.
CĠest
remettre en cause le rle des juges et leur libre arbitre pour fixer le montant
des dommages et intrts en fonction du prjudice subi. Cette apprciation
souveraine des tribunaux ne peut tre limite par une somme plafond. Nous
savons dj que le patronat envisage un plancher de 3 mois de salaire et un
plafond de 9 mois (liaisons sociales du 9/01/08 nĦ 15031), ce qui est
drisoire.
NĠhsitant
pas nouveau remettre en cause un acquis, lĠaccord revient aussi sur lĠeffet
libratoire du solde de tout compte.
Il
sĠagit purement et simplement dĠune rgression de 20 ans de droit social. En
effet, il ne fait aucun doute que les conseillers des entreprises
prvoiront un texte verrouill sur le reu aux fins dĠempcher tout recours
devant le conseil des prudĠhommes sur des points non lis la rupture du
contrat de travail, exemples :
non
paiement dĠheures supplmentaires,
non
respect des taux conventionnels,
non
respect dĠun accord de modulation,
ou
bien mise en place dĠun modulation sans accord,
non
respect de la qualification du salaire par rapport la convention, etc.
LĠobligation
dĠcrire lĠemployeur avant de pouvoir saisir le conseil des prudĠhommes
sĠinscrit dans lĠesprit gnral de cet accord : scuriser lĠemployeur.
CĠest une contrainte de plus mise la charge du salari qui, par son aspect
obligatoire, est contraire aux dispositions du code civil.
Sur
les ruptures conventionnelles (article 12)
En
droit, il sĠagit dĠune rupture dĠun commun accord entre les parties.
LĠaccord
ne tient aucun compte du lien de subordination dans lequel se trouve le salari
et ne lui assure pas les moyens de dfendre rellement ses droits dans le cadre
dĠune telle rupture :
Il
ne peut se faire assister que par un salari de lĠentreprise ou un conseiller
du salari. Ds lors que le salari est assist (mme par un collgue),
lĠemployeur peut se faire assister (bien entendu, ce sera par son conseil
juridique)
Peut-on
croire un seul instant que le rapport des forces sera quilibr ?
Le
processus de la rupture fera lĠobjet dĠun formulaire type et sera homologu par
la direction du travail.
LĠhomologation
par le Directeur Dpartemental du Travail nĠapporte aucune garantie au salari.
Il ne sĠagit que dĠun simple enregistrement, le Directeur du travail ne contrlera
pas la ralit de lĠaccord donn par le salari sur la rupture ni de son libre
arbitre, il ne vrifiera pas si lĠaccord a t impos au salari et il ne
vrifiera pas si le salari est rempli de ses droits en ce qui concerne le
montant de lĠindemnit verse (pravis, indemnit de licenciement, rappel de
coefficient ou heures supplmentaires etcÉ).
L
encore, on enlve aux juges paritaires du conseil des prudĠhommes un acte
juridique relevant de leur seule comptence pour le transfrer vers un organisme
administratif, ce qui nĠest pas un avantage pour les salaris. En outre, en cas
de contestation de la part du salari, il devra dĠabord se lancer dans une
procdure longue et coteuse relevant du droit administratif avant de pouvoir
ventuellement saisir le conseil des prudĠhommes. Il nĠest pas certain que les
salaris concerns trouvent cette situation Ç cocasse ÈÉ
Enfin,
il nĠest pas ncessaire dĠtre devin pour penser que ce mode de rupture
deviendra la rgle. Le discours actuel laisse croire que cĠest le salari
dsireux de dmissionner qui en sera bnficiaire, dans la ralit, cĠest
lĠemployeur qui en tirera bnfice : celui-ci dsireux de se sparer de
son salari lui proposera de choisir entre la rupture conventionnelle et le
licenciement. Nombre de salaris choisiront la rupture conventionnelle (moins
infamante quĠun licenciement), et lĠemployeur gagnera le dpart de son salari
et la scurit juridique.
Dans
le journal les ECHOS du jeudi 17 janvier 2008, Valrie DE SENNEVILLE fait
lĠanalyse suivante : Ç La rupture conventionnelle de lĠaccord du 12
janvier, un eldorado pour le patronat. È.
LĠun
des aspects particulirement grave de cette sparation amiable cĠest que toute
victime de harclement moral, sexuel, ou bien en tat pr-dpressif ou dpressif
li au stress etc. se verra proposer une rupture conventionnelle, homologue
ensuite par la DDTE, cĠest donc un moyen dĠviter toute procdure civile ou
pnale pour harclement, etc.
CĠest
une prime au dlinquant : on harcle, on abuse, on stresse et on liquide
pas cher les salaris sans rel contrle et avec un dlai de forclusion trs
court. CĠest la dpnalisation de fait de ces actes et la suppression quasi
totale de toute mesure statistique de ces dlitsÉ
Le
principe mme dĠabsence ou de difficult accrues de recours contre ce type
de rupture est une remise en cause des droits fondamentaux et une atteinte la
rgle Ç de droits un procs quitable ...È ( Article 6-1 de la
Convention Europenne des Droits de lĠHomme)
Autre
point obscur : quelle est la procdure suivre et devant quel tribunal le
salari pourra-t-il faire excuter lĠaccord si lĠemployeur ne le fait pas, par
exemple si lĠemployeur ne paie pas le montant des indemnits de rupture fixs
dans lĠaccord, par quel recours juridique le salari pourra t-il obtenir les sommes qui lui sont dues ?
De
plus, la prise en charge par les ASSEDIC des salaris dont le contrat est rompu
dans ces conditions entranera une augmentation importante du nombre de
bnficiaires de lĠallocation Assdic : beaucoup de salaris qui jusquĠici
quittaient leur emploi dans le cadre dĠune dmission, opteront pour la rupture
conventionnelle.
LĠaccord
prvoit que lĠaccs au versement des allocations chmages est garanti dans le
cadre de ce dispositif. Cependant, en raison de lĠaugmentation des allocataires
et de la logique permanente de restriction budgtaire on peut sĠinquiter que
lĠarticle 16 de lĠaccord dispose que des ngociations auront lieu au cours du
1er trimestre 2008 pour revoir la convention dĠassurance chmage et il est
clairement crit au petit b de cet article 16 que la convention fixera les
rgles dĠattribution dĠun revenu de remplacement aux personnes involontairement
prives dĠemploi.
Le
salari qui rompt son contrat dans le cadre dĠune Ç rupture
ngocie È nĠest pas involontairement priv dĠemploi (un problme similaire se rencontre
actuellement pour les salaris qui signent une convention de reclassement
personnalis et qui souhaitent par la suite contester leur licenciement
conomique, certaines Cours dĠAppel jugent que la contestation nĠest pas
possible car il sĠagit non pas dĠun licenciement mais dĠune rupture dĠun commun
accord).
Par
ailleurs, on constate quĠil est dj prvu que les salaris qui ne reprennent
pas leur travail aprs mise en demeure de lĠemployeur seront exclus du rgime
dĠassurance chmage, ce qui nĠest pas le cas aujourdĠhuiÉ
Donc,
lĠavenir, le salari qui a un patron pervers qui le maltraite au point quĠil
ne peut plus venir au travail nĠaura pas le droit aux indemnits ASSEDIC. Par
contre, le salari qui a un patron Ç sympa È qui accepte de rompre le
contrat de faon conventionnelle, parce quĠil ne veut plus venir au travail, y
aura droit. O est la dfense des intrts de salaris ?
Sur
le contrat dure dtermine terme incertain (article 12 b)
CĠest
un nouveau contrat prcaire de 18 36 mois instaur pour les ingnieurs et
cadres titre exprimental mais qui pourra trs bien, par la suite, tre
tendu tous les salaris (cĠest sous entendu dans la rdaction de lĠarticle).
CĠest une reprise des textes relatifs au contrat jeunes et au CNE qui instaure
une nouvelle forme de prcarit qui touchera en priorit les jeunes diplms
qui arrivent dans le monde du travail et qui devront invitablement subir ce
type de contrat avec toutes les consquences (comme par exemple lĠimpossibilit
de faire un prt bancaire) que cela comportent pendant 3 longues annes durant
lesquelles lĠincertitude prdomine.
On
ne peut que condamner cette forme de contrat. Nos militants et les tudiants
ont suffisamment montr leur dtermination rejeter le CNE, il semble que les
confdrations nĠaient pas entendu la rue puisquĠelles nĠhsitent pas, dans le
cadre de cet accord, cautionner la prcarit.
En outre, sĠagissant pourtant dĠun CDD,
qui normalement ne peut tre rompu quĠen cas de force majeure ou faute grave,
lĠarticle 12 de lĠaccord prcise que le contrat pourra tre rompu Ç pour
cause relle et srieuse È la date dĠanniversaireÉ
Encore
une violation de la rgle gnrale sur les contrats (code civil) alors que le
code du travail est une branche du code civil instaurant des droits plus
protecteurs des intrts des
salaris.
Ce
type de contrat pourra aussi tre propos aux seniors et aux chmeurs, elle
sera srement considre comme une lĠoffre valable dĠemploi et alors gare au
refusÉ
CĠest
se moquer carrment des cadres et ingnieurs que dĠcrire : Ç En outre,
afin que ce type de contrat
constitue pour les titulaires une vritable tape de carrire, lĠaccord prcit
doit prvoir un dispositif spcifique destin leur donner les moyens de
changer dĠactivit, en tant prpar le faire notamment par une formation
approprie au maintien de leur employabilit ( curieux terme utilis qui ne
fait partie du vocabulaire de syndicalistes). Il doit galement, dans la mme
perspective, rechercher comment mieux utiliser la VAE et le passeport
formation È.
Les
jeunes qui sortent des coles aprs de longues et coteuses annes dĠtudes
seront certainement trs satisfaits, non seulement dĠtre embauchs de manire
prcaire pendant 3 ans, mais encore de prvoir Ç changer
dĠactivit È, Ç suivre Ç une formation approprie È ou
de Ç valider leur
acquis È alors quĠils sortent de lĠcole avec un BAC + 5 + 10 !!!
Le
passeport de formation nous semble aussi tre une notion trs dangereuse qui
nous fait penser au livret ouvrier de jadisÉ
Accs
la portabilit de certains droits (article 14)
Dans
lĠarticle 14, il est indiqu quĠen cas de licenciement pour faute lourde le
salari ne bnficie pas de lĠaccs la portabilit de certains droits.
LĠarticle est trs mal rdig : La faute lourde entrane-t-elle la perte
de certains droits ou de la totalit de lĠindemnisation par le rgime
dĠassurance chmage ?
JusquĠ
ce jour mme (et heureusement) en cas de licenciement pour faute lourde, le
salari est indemnis par lĠASSEDIC. Vu la teneur inquitante de lĠaccord
sign, il est craindre que cette situation puisse tre modifie et que le
salari licenci pour faute lourde ne peroive plus dĠindemnit.
SĠil
ne sĠagit que de la privation des garanties complmentaires la situation est
dĠailleurs toute aussi anormale car ce nĠest pas parce que lĠon fait lĠobjet
dĠun licenciement qualifi par lĠemployeur de faute lourde que lĠon doit tre
priv soit mme et sa famille des couvertures complmentaires sant et
prvoyance !!!
Que
se passera t-il quand le salari saisira le conseil des prudĠhommes pour
contester la faute lourde et quĠil devra attendre un jugement (dlai de 8 mois
12 mois voire plus Paris) ou un arrt de la Cour dĠAppel (dlai 3 ans et
plus) ? En effet, lĠaccord prvoit le maintien des garanties ds
lĠinscription au chmage pendant une dure maximum gale 1/3 de la dure de
leur droit indemnisation, sachant que la dure maximale dĠindemnisation dĠun
chmeur est aujourdĠhui gale au maximum 3 ans (cela risque dĠtre raccourci
dans la nouvelle convention), la garantie maximale de portabilit est donc
gale 1 an (1/3 de 3 ans). En consquence, le salari qui obtient une
dcision annulant la faute lourde a largement dpass le dlai fix par
lĠaccord.
En
ce qui concerne la portabilit du
DIF : cet acquis apparat vraiment accessoire. En effet, le DIF est dĠune
porte limite et est considr par les salaris comme un gadget bien difficile
mettre en Ïuvre au vue des conditions dĠexercices de ce droit. CĠest donc un
acquis extrmement mineur et qui viendra probablement sĠinsrer dans les
dispositions des formations des chmeurs. Ces droits seront donc une recette
attnuation pour les ASSEDIC (cette dernire absorbera le droit au DIF) et
nĠapporte rien aux chmeurs.
Quant
au transfert chez le nouvel employeur, il permettra au nouvel embauch dĠtre
forme sa charge (sur son DIF) pour sĠadapter la nouvelle entreprise, cĠest
donc tout bnfice pour le nouvel employeur !!!
Le
maintien de la complmentaire sant et de prvoyance : en ce qui concerne
la complmentaire sant, des dispositifs existent dj pour faire prendre en charge les chmeurs par les caisses
de prvoyance. Le cot de cette prolongation de droits aurait pu, pour un cot
extrmement faible, tre tabli par une cotisation patronale et ventuellement
salariale pour assurer le maintien des prestations dites mutuellesÉ
Scuriser
le portage salarial (article 19)
LĠarticle
19 de lĠaccord relatif au portage salarial nous scandalise, en effet, il met en place un dispositif
dont il est explicitement reconnu quĠil est Ç entach dĠillgalit È
mais puisque les signataires de lĠaccord considrent que Ç cette forme
dĠactivit rpond un besoin socialÉ il est souhaitable de lĠorganiser È.
Nous nĠaurions jamais imagin que des syndicalistes puissent cautionner une
telle situation.
Le
titre III de lĠaccord met en place le calendrier des ngociations venir, il
sĠagit en fait dĠun agenda partag, agenda que la Confdration FO avait refus
de mettre en application, en 2006, en rponse la demande de Mme PARISOT. Cet
accord nĠest vraiment pas une contradiction prs!!!
Notons
aussi que dans lĠarticle 2, il est crit que Ç pour favoriser lĠinsertion,
les branches professionnelles examineront les modalits susceptibles dĠtre
mises en Ïuvre pour faciliter lĠintervention de professionnels dans les
tablissements dĠenseignement. È JusquĠici, il tait de tradition que FO
soit rserv lĠentre des patrons dans les coles et les facults !
Dernier
point et non des moindres lĠarticle 1 de lĠaccord aprs avoir rappel que
Ç le contrat dure indtermine est la forme normale et gnrale du
contrat de travail È indique immdiatement sa suite... Ç le contrat
de travail dure dtermine et le contrat de travail temporaire constituent
des moyens de faire face des besoins momentans de main dĠÏuvre. Leur utilit
conomique dans un environnement en perptuelles fluctuations et dans un contexte
de concurrence mondiale est avre. È
Comment
accepter de signer UN ACCORD qui sĠinscrit dans le cadre de lĠacceptation de
Ç la mondialisation È et donc de ses consquences pour les
travailleurs savoir : Ç lĠabaissement du cot du
travail È ?
* * * * * *
A lire : sur Pierre Lambert.
Le dirigeant historique
de l'OCI-PCI puis du PT est mort mercredi dernier 16 janvier. C'est un
vritable morceau de l'histoire du mouvement ouvrier franais.
Nous vous
invitons lire les articles le concernant, de nos camarades Jean-Franois
Chalot et Vincent Prsumey, sur http://www.le-militant.org/ .
* * * * * *
Le numro 12 du bulletin Militant est disponible (1 Û).
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Òrestriction du droit de grve
dans les transports : qui le tour demain ? Abrogeons la loi sur le service
minimum !Ó
Et un lot dĠautocollants dont les
mots dĠordre sont les suivants :
Òsans droit de grve, comment pourra t-on se dfendre ?Ó
Òpour faciliter sa politique, Sarkozy doit limiter le droit de grveÓ
Òle droit de grve nĠest pas ngociableÓ
Òrestriction du droit de grve dans les transports : qui le tour demain ?Ó
Òtous unis contre la remise en cause du droit de grveÓ
Et se terminent par la mme revendication Òabrogeons la loi sur le service
minimumÓ
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