Lettre de liaison nĦ15 du 1er mars 2008
Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et de la dire. Jean Jaurs.

ComitŽ de rŽdaction provisoire : Christian Barlo (83, )Sylvie Bonnin (03), Jean-Franois Chalot (77), Mayeul Chamussy (38), Olivier Delbeke (94), Franois Ferrette (61), StŽphane Fustec (75), Bernard Grangeon (63), Joelle Losson (54), Claude Luchetta (43), Franck Marsal (94), Marianne Olivier (94), Vincent PrŽsumey (03 – directeur de la publication), Raymond Debord (75), Salima Jamili (75) É

 

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Sommaire :

Municipales : l'enjeu local, c'est de dŽfaire Sarkozy.

RŽflexions sur les programmes municipaux.

Documents sur ce sujet : J.F. Chalot, La Seyne sur mer, Alfortville.

Refus des alliances ˆ droite : Grenoble, Moulins.

A bas Sarkozy ET la constitution !

Pouvoir d'achat : que faire ?

6 mars 2008 : journŽe internationale de soutien aux syndicalistes iraniens persŽcutŽs.

Le nĦ 12 du Militant est disponible.

Affiches et autocollants pour la dŽfense du droit de grve.

Devenez correspondant-diffuseur du Militant.

 

Augmentez les salaires, pas le nombre d'heures supp' !

Embauchez des jeunes au lieu de saquer la retraite des vieux !

RŽgularisez tous les travailleurs et demandeurs d'emplois sans-papiers !

La grve c'est l'arme des travailleurs ! Abrogation de la loi anti-grve d'aožt 2007 !

A bas Sarkozy, tous ensemble contre lui !

 

 

Municipales : l'enjeu local, c'est dŽfaire Sarkozy.

 

Les sondages sont bizarres, ces temps-ci. D'un c™tŽ, il appara”t qu'aux Žlections municipales les Žlecteurs veulent massivement sanctionner Sarkozy et sa politique, au point que les candidats UMP ne veulent pas l'inviter, ni lui, ni aucun membre du gouvernement, de peur que cela leur fasse perdre des voix. D'un autre c™tŽ, ˆ la question "les enjeux des Žlections municipales sont-ils avant tout locaux ou nationaux", la rŽponse trs majoritaire est : "locaux".

Cette contradiction n'est qu'apparente. L'enjeu local, c'est bien de dŽfaire Sarkozy. Le mŽpris pour les Žlecteurs de bien des journalistes -et de bien des Žlus, surtout ceux qui croient avoir affrontŽ le suffrage universel alors qu'ils n'ont ŽtŽ que "mis sur la liste" par le patron de la clientle locale- leur fait penser et dire que les histoires de bordures de trottoirs sont "au delˆ du clivage droite-gauche". Voire ...

La vŽritŽ, c'est que la majoritŽ de l'Žlectorat ouvrier, populaire et jeune va tenter de se saisir des Žlections municipales pour porter un coup ˆ Sarkozy, ˆ Fillon et ˆ l'ensemble de leur politique, en profitant pour cela du creux que conna”t en ce moment Sarkozy dans la propre base Žlectorale populaire qui a votŽ pour lui aux prŽsidentielles et qui, prix ˆ la consommation d'un c™tŽ et frasques "bling-bling"' avec Carla et les belles montres de l'autre aidant, se rend compte qu'elle a ŽtŽ trompŽe, escroquŽe, roulŽe dans la farine.

Mais la vŽritŽ, c'est aussi que dans beaucoup de villes, ce sera bien difficile car la gauche a fait beaucoup pour organiser la confusion, avec des listes d' "ouverture" -alors que l' "ouverture" c'est le mot d'ordre de Sarkozy- reprenant des personnalitŽs de droite, passant des accords avec le Modem de Franois Bayrou, mettant en avant des programmes insipides destinŽs ˆ faire croire qu'en effet, sur le terrain des "bordures de trottoirs", il n'y aurait pas de clivage gauche-droite mais simplement des assauts de bonne volontŽ et de compŽtences gestionnaires pour "mieux vendre notre ville"...

Aprs l'orientation de la candidature SŽgolne Royal aux prŽsidentielles, qui a permis la victoire de Sarkozy, aprs l'extension progressive de l' "ouverture" sarkozyste ˆ des secteurs du PS, les municipales sont l'occasion d'une nouvelle Žtape dans la dŽcomposition de ce parti. En particulier, elles seront une Žtape vers la promotion de l'actuel maire de Paris qui, ˆ ce titre, est dŽjˆ un personnage clef de la VĦ RŽpublique. Notons que le PCF participe ˆ cette confusion et ˆ ces alliances que ce soit ˆ Grenoble ou ˆ Moulins, produisant des rŽactions parmi ses militants et nŽcessitant la prise de contact des socialistes ... socialistes et des communistes ... communistes. Le Militant entend y contribuer !

Ne nous trompons pas cependant : le rŽsultat des municipales n'est pas d'avance fabriquŽ par les mŽdias. Quelles que soient les opŽrations de poudre aux yeux et d'ouverture, la dŽfaite possible de la droite ˆ Marseille, Bordeaux, Toulouse ... sans oublier Bayrou ˆ Pau, comme le succs  des vraies listes d'union de la gauche comme ˆ la Seyne sur Mer o notre camarade Christian Barlo est candidat, ou ˆ Saint-Chamond, ville ouvrire de la Loire o la liste associe PS, PCF et LO (1), mais aussi les percŽes des vraies listes de gauche opposŽes aux listes d' ouverture et de confusion comme ˆ Commentry dans l'Allier, l'ensemble de ces faits doivent dessiner et dessineront le tableau d'une dŽfaite politique de Sarkozy, malgrŽ l' "ouverture" des uns et des autres.

Au lendemain des municipales, Sarkozy a mis ˆ l'ordre du jour la destruction de nos retraites.  S'appuyant sur leurs rŽsultats, les travailleurs mettront ˆ l'ordre du jour la contre-attaque du monde du travail, tous ensemble dans la grve en mme temps contre Sarkozy.

 

(1) Nous considŽrons comme positive la prŽsence de candidats de LO, et dans certains villes de la LCR ou du PT, dans des listes d'union et non d' "ouverture". Cela, indŽpendamment des considŽrants mis en avant et en particulier, dans le cas de LO, de l'exclusion de fait de la fraction opposŽe ˆ cette politique au sein de cette organisation, alors que le dŽbat libre et transparent devrait permettre de traiter de ces questions entre militants ouvriers.

* * *

 

RŽflexions sur les programmes municipaux.

 

Dans le cadre de l'Etat, les pouvoirs des communes ne doivent pas tre exagŽrŽs. Sous la VĦ RŽpublique, une forte pression s'exerce pour que les conseils municipaux reproduisent un fonctionnement que l'on pourrait qualifier de "bonapartiste" : le chef, son exŽcutif (le bureau municipal) et une assemblŽe municipale rŽduite au r™le de claque. Ce n'est pas une fatalitŽ, mais il faut une forte volontŽ politique pour qu'il en soit autrement. Cette volontŽ existe souvent chez des Žlus et militants locaux, mais comme elle n'est pas relayŽe par les partis politiques nationaux (PS et PCF principalement) elle Žchoue devant la dispersion.

 

Cela se voit sur un sujet essentiel : l'emploi et la dŽfense des salariŽs. Pratiquement toutes les communes tiennent un discours du type "valorisons notre site", "sachons nous vendre", pour attirer les entreprises et crŽer des emplois. Cet entra”nement gŽnŽral n'est en rŽalitŽ favorable ni ˆ l'emploi, ni aux salaires : il plonge les communes dans une concurrence entre elles pour satisfaire les patrons, quitte, aprs coup, ˆ dŽplorer qu'un "patron voyou" ait empochŽ les subventions publiques pour ensuite dŽlocaliser. Dans ce domaine, c'est une action concertŽe des communes et candidats reprŽsentant le salariat qui serait nŽcessaire, impliquant la rupture avec cette danse du ventre universelle pour "vendre nos territoires" et favoriser "l'attractivitŽ de notre ville".

 

Sur plusieurs sujets cependant, les pouvoirs impartis aux conseils municipaux sont rŽels et permettraient une action locale rŽellement favorable aux intŽrts du monde du travail et affrontant donc ceux du patronat :

- le domaine, rarement abordŽ en dehors des dŽclarations d'intention sur l'application de la loi concernant le parc de logements sociaux, du foncier, de l'immobilier et du locatif, avec les plans d'occupation des sols qui, depuis 1982, sont contr™lŽs a posteriori et non plus a priori par l'autoritŽ de tutelle (le prŽfet) : une action locale, surtout bien entendu si elle Žtait concertŽe, pour faire baisser les prix fonciers et immobiliers et les loyers n'aurait rien d'utopique. Ce point concerne aussi l'emploi et les parcs industriels et de bureaux : le Medef revendique auprs des collectivitŽs locales, et obtient, qu'elles grent des terrains et des b‰timents dans lesquels les entreprises viennent ... et repartent quand elles veulent, avec des infrastructures payŽes par la collectivitŽ et des dŽg‰ts pour l'environnement, le cadre de vie et le paysage.

- les services publics locaux et en particulier l'eau et les cantines scolaires, dont la remunicipalisation, partout o ils ont ŽtŽ privatisŽs (en gŽnŽral au profit de Bouygues pour l'eau ou de Sodexho pour les cantines), pourrait tre menŽe ˆ bien. Une rŽflexion similaire sur les transports publics par car intercommunaux pourrait tre menŽe : les reprendre ˆ la Connex et, au passage, rŽtablir des lignes d'intŽrt gŽnŽral, et casser les clauses de "service minimum" appliquant la loi anti-grve d'aožt 2007 ...

-la police municipale: pour les militants de gauche, ce sujet est souvent tabou et la police municipale est envisagŽe comme ce qu'elle est souvent, des Žquipes de gros bras quadrillant les citŽs ; cependant la dŽlŽgation des pouvoirs de police du maire (dont l'origine remonte ˆ 1789 et pas ˆ 1958 : il y a une diffŽrence !) ˆ une police municipale pourrait se faire dans une optique rŽelle de protection des habitants ˆ la fois contre les mafias et pour une sŽcuritŽ publique dŽmocratique indŽpendante de l'Etat central et de ses bandes du type BAC ... ˆ relier aux sapeurs-pompiers (qui sont, historiquement, le reste des gardes nationales auxquelles la bourgeoisie a renoncŽ au profit de l'armŽe et de la police militarisŽe ...).

-la la•citŽ: une municipalitŽ peut s'opposer aux subventions aux associations confessionnelles de tout poil, et cela a ˆ voir d'ailleurs avec la question de la propriŽtŽ foncire et immobilire car les associations catholiques possdent des surfaces dont la connaissance rŽelle, dans les centre-villes, est parfois une sacrŽe (si l'on ose dire !) surprise. ...

La croyance selon laquelle la politique "locale" serait, soit moins "noble", soit au contraire moins "politicienne" que la politique nationale, ne sert que ceux qui font passer cette politique nationale au niveau local, en transformant tous les Žlus en gestionnaires dŽcentralisŽs des intŽrts du capital, les structures intercommunales (ˆ ne pas confondre avec les syndicats intercommunaux de gestion des eaux ou des ordures, beaucoup plus anciens et mis ˆ mal par les nouvelles structures intercommunales dans nos campagnes) y contribuant beaucoup en raison de l'opacitŽ totale et de l'apolitisme de rigueur qui y prŽvalent. Non, les bordures de trottoirs sont aussi un enjeu de classe !

 

Pour contribuer ˆ la discussion de ces questions, nous reproduisons ci-dessous trois sŽries de documents :

1Ħ) deux contributions datant de quelques mois de notre camarade Jean-Franois Chalot, qui conna”t bien les questions associatives locales.

2Ħ) des extraits du programme de la liste "la Seyne dans le bon sens" conduite par le socialiste partisan du Non au rŽfŽrendum de 2005 Marc Vuillemot et ˆ laquelle participe notre camarade Christian Barlo,

3Ħ) un extrait de l'appel ˆ voter pour le ComitŽ des SalariŽs et Ch™meurs d'Alfortville, qui prŽsente une liste conduire par Daniel PŽtri (conseiller sortant), membre du groupe La Commune.

 

* * *

LES REVOLUTIONNAIRES ET LES ELECTIONS MUNICIPALES

Jean-Franois CHALOT (05/07/2007)

Trop souvent, les anti-capitalistes prŽsentent des listes alternatives puis, avec ou sans Žlu, disparaissent du terrain municipal et ceci jusquĠˆ la prochaine ŽchŽanceÉ

Une autre voie est possible : celle qui consiste ˆ lier le combat municipal ˆ la construction dĠun rŽseau militant intervenant sur le terrain politique et dans les associations locales, crŽant ainsi du lien social É

Le choix de prŽsenter une liste anticapitaliste ou de participer ˆ une Žquipe regroupant toute la gauche est liŽ ˆ une analyse de la situation locale et non ˆ un fŽtichisme politique.

Aprs le collectif BovŽ, aprs lĠappel du candidat de maires, aprs celui du collectif regroupant Piquet, Autain et quelques autres voici celui de la LCRÉ Il sĠagit lˆ dĠinitiatives tout azimut sans aucune coordinationÉ Chaque organisation ou courant joue de sa partition avec quelques variantes.

Comme beaucoup de militants, jĠaurais prŽfŽrŽ que se constitue un comitŽ unitaire large prŽparant des assisesÉNe dŽsespŽrons pas, rien nĠest jouŽ et la recomposition politique conduisant ˆ lĠŽmergence dĠun parti anticapitaliste de masse nĠest pas un long fleuve tranquille.

Ceci Žtant dit, venons-en au projet de rentrŽe de la LCR qui prŽvoit  Ç la prŽsentation, dans un maximum de villes pour les prochaines ŽchŽances municipales, de listes anticapitalistes totalement indŽpendantes du PS et de ses alliŽs. È

SĠil sĠagit de mener dans les villes importantes un combat politique ds le premier tour en regroupant sur une plateforme anticapitaliste des militants et militantes politiques, associatifs, cette initiative ne peut que permettre une clarification si elle sĠappuie sur un rŽseau local actif et dynamique

SĠil sĠagit dans un maximum de villes et notamment dans les petites et moyennes localitŽs de dŽcouper une avant-garde et de refuser tout contact avec le PS et ses alliŽs au nom dĠun purisme rŽvolutionnaire, le risque encouru cĠest dĠappara”tre comme des sectaires et de sĠautoproclamer direction alternative sans disposer dĠassises suffisantes. Il faut mettre fin aux tentatives conduisant ˆ b‰tir des listes qui ne regroupent que quelques militants encartŽs habitant sur la commune... Bien souvent, les quelques militants Žlus se retrouvent seuls ou presque sans aucune influence, parfois mme ils en arrivent ˆ tre compltement coupŽs de la population  Je prŽfre de beaucoup que les militants et militantes rŽvolutionnaires, notamment quand ils nĠont pas les forces de constituer une liste reprŽsentative, sĠadressent au PS et au PCF pour quĠŽmerge une liste ouvrire anti-libŽrale. Il ne faut, ˆ mon avis, ni manger son chapeau ni imposer tout son programme.

La constitution dĠune seule liste de gauche est utile et possible si la plateforme est claire avec comme axes principaux :

- le dŽveloppement de services publics accessibles ˆ toutes et ˆ tous ;

- la dŽfense des services publics menacŽs par la politique libŽrale menŽe par le gouvernement ;

- la mise en Ïuvre dĠun projet territorial de lutte contre le ch™mage et la pauvretŽ ;

- le soutien ˆ la vie associative ;

- La mise en Ïuvre dĠun projet de mise en vie dĠune dŽmocratie participative (conseils de quartiers, commissions municipales ouvertes ˆ la populationÉ.) ;

Evidemment si aucun accord nĠest possible avec le PS et le PCF, quĠils soient dans lĠopposition ou quĠils composent la majoritŽ municipale sortante, il ne reste plus quĠˆ essayer de construire une liste alternative avec des forces vives constituŽes de militants et de militantes associatives implantŽes sur la commune.

UN PROJET MUNICIPAL DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

Une rŽflexion et des clŽs de rŽussite

Jean-Franois CHALOT (juillet 2007)

Quelle Žquipe municipale de gauche ou de droite ne se rŽclame pas de la citoyennetŽ? Aucune ou presque...

Certaines Žquipes Žvoquent mme la citoyennetŽ active pour montrer ou faire croire qu'elles donnent la parole aux habitants et offrent une parcelle de pouvoir. Bien souvent tout ceci n'est que du vent ou presque.

Aujourd'hui, un nouveau concept est en vogue Ç la dŽmocratie participative È : des militantes et militants engagŽs veulent effectivement que les citoyens deviennent des acteurs et puissent avoir leur mot ˆ dire et que leur mot soit entendu, voire repris dans les faits et en dehors du temps des promesses non tenues.

Attention aux faux amis et aux objections prŽfabriquŽes !

Combien de fois n'ai je pas entendu des Žlus m'interpeller : Ç Les comitŽs de quartiers ne regroupent que quelques habitants aigris ou militants. Quel est l'intŽrt de rŽunir des coquilles vides È Oui, effectivement peu de monde se dŽplace dans cette ville o la MunicipalitŽ a dŽcidŽ de crŽer de tels comitŽs.

Pourquoi une telle dŽsaffection?

- le nombre d'Žlus prŽsents dans chaque ne permet peut tre pas les Žchanges?

- Le champ d'action est peut tre trop limitŽ : les habitants sont invitŽs ˆ Žcouter les Žlus et ˆ exposer leurs problmes.

Une MunicipalitŽ qui veut effectivement mettre en oeuvre un projet de dŽmocratie participative doit ˆ la fois mesurer les enjeux et ˆ la fois mettre des moyens suffisants et ceci sans a priori, ni rŽticence. L'enjeu c'est de permettre ˆ un maximum d'habitants de pouvoir devenir des acteurs dans la ville et pas seulement des Žlecteurs. Il s'agit d'associer le plus grand nombre aux prises de dŽcisions sans dŽmagogie certes mais aussi avec des limites connues par tous.  Si le lieu institutionnel de prise de dŽcisions reste le Conseil Municipal, le ComitŽ de quartier peut trs bien dŽtenir une part de responsabilitŽ et avoir une parcelle de pouvoir.

Quels comitŽs de quartier?

- Les comitŽs doivent tre ouverts ˆ tous les habitants de la commune, qu'ils soient Žlecteurs ou pas.

- Ils se tiennent rŽgulirement ˆ un lieu dŽterminŽ et ˆ une date, annoncŽs par une distribution de tracts et dans le bulletin municipal.

- Le compte rendu de chaque sŽance doit tre affichŽ en Mairie

- Ils doivent pouvoir Žmettre des propositions qui soient obligatoirement soumis au Conseil Municipal qui dŽlibre sur le sujet.

Voici lˆ quelques propositions contribuant ˆ ne pas vider les comitŽs de leur substance.

Et le budget participatif dans tout cela?

Ce budget doit tre limitŽ et les projets doivent tre ŽtudiŽs par le Conseil Municipal afin de garder une certaine cohŽrence au niveau de la Ville  L'essentiel ne rŽside pas dans le choix du vecteur de citoyennetŽ mais dans le champ de concertation avec les habitants. Les vecteurs d'implication sont nombreux et variŽs. Les comitŽs de quartiers constituent une forme de participation active ˆ c™tŽ d'autres. Le Conseil consultatif s'il est ouvert ˆ toutes et ˆ tous et si les habitants non Žlus peuvent Žmettre des idŽes constitue un espace dŽmocratique intŽressant.

Mais attention lˆ aux faux amis comme ce comitŽ Ç croupion È o au moment de l'Žtablissement du budget l'Žlu de secteur se contente d'informer du cadre financier...

La possibilitŽ offerte ˆ tout un chacun de s'exprimer ˆ la fin de chaque sŽance du Conseil municipal constitue lˆ aussi un lieu d'Žchanges entre les Žlecteurs et les Žlus ˆ la condition que ces questions diverses du public donnent lieu ˆ un compte rendu public. La dŽmocratie participative procde du projet construit et partagŽ et non du slogan Žlectoral. C'est l'un des enjeux de la prochaine campagne municipale.

* * *

 

La Seyne-sur-mer.

 

Voir le site de la liste : http://vuillemot2008.over-blog.com/ et le site de Christian et ses camarades : http://www.gazette.shweb.fr/ et http://www.gazette.shweb.fr/municipale/.

 

A propos des contrats de dŽlŽgation de services publics et de l'eau :

Mais l'Žquipe "La Seyne dans le bon sens" s'engage, sans dŽmagogie ni assurance de promesses impossibles ˆ tenir...

> ˆ mettre ˆ plat, en mme temps que les finances communales, l'ensemble des contrats de dŽlŽgation de services publics qui lient la commune ˆ des sociŽtŽs commerciales

> ˆ les renŽgocier avec ‰pretŽ dans le sens d'un moindre cožt pour la commune, voire, notamment pour la gestion de l'eau, ˆ rechercher les moyens tant financiers, par des choix ˆ opŽrer, que structurels, ˆ revenir dans les meilleurs dŽlais ˆ un service public communal.

Sur le mme sujet :

L'Žquipe "La Seyne dans le bon sens" s'engage pour un service communal juste, efficient et Žgalitaire au service de tous nos concitoyens. Elle prŽvoit...

> de mettre ˆ plat les contrats de privatisation des services publics communaux pour rechercher les possibilitŽs de renŽgociation ou de dŽnonciation

> de cesser d'utiliser le systme des "marchŽs ˆ procŽdure adaptŽe" pour "privatiser sans le dire" certains secteurs communaux : sŽjours collectifs de jeunes, nettoyage de certains locaux communaux, etc.

> d'assurer la transparence et l'ŽgalitŽ de tous les concitoyens face au service public communal en dŽfinissant et explicitant, avec l'effort de communication nŽcessaire, les critres pour l'accs aux services : attributions de logements sociaux, accs aux crches, jardins d'enfants, sŽjours collectifs et centres de loisirs, restauration scolaire, animations pour les seniors, etc.

A propos du service public hospitalier :

> tenter de faire revenir le Conseil d'Administration du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon – La Seyne, dont la commune est membre, sur sa dŽcision de fermeture des urgences hospitalires de nuit ˆ La Seyne et de rŽŽquilibrer les soins publics et privŽs qui sont assurŽs par les mŽdecins au sein du centre hospitalier

> de faire preuve de vigilance avec la dŽmarche de "plateaux techniques" des h™pitaux qui va entra”ner des rŽorganisations qui risquent de pŽnaliser les usagers des h™pitaux qui ne sont pas des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), ce qui, hŽlas, est le cas du n™tre

> d'assurer ˆ la future "Maison MŽdicale", outre sa mission d'accueil "prŽ-hospitalier" et de prŽvention, quatre types de services de soins : mŽdecine gŽnŽrale, dentisterie, orthophonie et ophtalmologie

> de concevoir une prŽsence de la "Maison MŽdicale" dans divers quartiers

> de dŽvelopper au sein de cette structure un centre mŽdico-sportif ˆ l'image de ceux qui existent ˆ Toulon et La Valette, d'autant qu'il y a 17.000 licenciŽs, dont 8.500 enfants, dans les clubs sportifs locaux

> de conventionner avec des mutuelles et des associations comme l'UMGOS (Union mutualiste pour la gestion des oeuvres sociales) pour conforter, en faveur des personnes socialement en difficultŽ, les offres de soins

> de mettre en Ïuvre un dispositif de transport public souple vers les espaces de santŽ (type "appel bus") pour les personnes ‰gŽes ou ˆ mobilitŽ rŽduite

A propos du logement :

Et, naturellement, l'Žquipe "La Seyne dans le bon sens" s'engage, comme souhaitŽ par la Fondation...

> ˆ respecter, bien sžr, la loi SRU (SolidaritŽ et Renouvellement Urbain) qui impose aux communes de disposer de 20% de logements sociaux

> ˆ rŽaliser des programmes de construction d'habitat pour tous

> ˆ lutter contre le logement indigne.

Plusieurs ŽlŽments de notre projet en attestent, notamment nos propositions sur nos quartiers populaires. Mais notre Žquipe veut aller plus loin...

> en pesant auprs de nos parlementaires pour que la notion de "logement social" soit revue dans le sens de logement VRAIMENT social, et non comme elle a ŽtŽ ŽdulcorŽe par la majoritŽ parlementaire de droite, dans laquelle on a notamment intŽgrŽ les logements en accession ˆ la propriŽtŽ, et pour que les aides publiques aux communes soient conditionnŽes au respect de cette loi

> en agissant, au sein du Conseil Communautaire de l'agglomŽration Toulon Provence MŽditerranŽe pour que toutes les communes de l'agglomŽration TPM qui sont astreintes au respect de la loi SRU voient aussi leurs appuis financiers communautaires conditionnŽs au respect de cette loi

> en mettant en oeuvre, dans le cadre du Contrat Urbain de CohŽsion Sociale et d'une nouvelle OpŽration ProgrammŽe d'AmŽlioration de l'Habitat, des mesures d'accompagnement social des opŽrations de rŽnovation urbaine de nos ensembles d'HLM et de notre centre ancien.

Et ˆ propos de " bordures de trottoirs" ... :

Sur la question des deux-roues sans moteur, l'Žquipe "La Seyne dans le bon sens" s'engage...

> nous dŽvelopperons les "zones 30" avec une matŽrialisation efficace

> nous pserons sur le Conseil gŽnŽral du Var et l'agglomŽration TPM pour que les voiries ˆ grande circulation disposent de bandes ou de pistes cyclables sŽcurisŽes, notamment pour la corniche de Tamaris

> nous installerons des arceaux en divers lieux de la ville pour prŽvenir les vols et nous essaierons d'initier un partenariat entre les revendeurs de vŽlos et les associa­tions de cyclistes, pionnires dans ce domaine, pour systŽmatiser le marquage gratuit des bicyclettes

> nous Ïuvrerons, par exemple au sein du Club des villes cyclables que La Seyne pourrait rejoindre, ˆ la crŽation dĠun "code de la rue" plus adaptŽ ˆ la situation actuelle de nos villes que le code de la route. Un code o la prioritŽ serait toujours ˆ lĠavantage du plus faible et du moins polluant ― dans lĠordre : piŽton, vŽlo, voiture, camion ― pour la sŽcuritŽ de tous

> nous soutiendrons les initiatives, avec les Žcoles qui le souhaiteraient et nos centres de loisirs, d'apprentissage de la conduite et de l'usage du vŽlo

> nous conduirons une Žtude dans la perspective, aprs la rŽalisation d'axes cyclistes sŽcurisŽs, de l'installation, par exemple ˆ l'Žchelle de la partie la plus urbaine de l'agglomŽration TPM, d'un dispositif de vŽlos urbains en libre-service

* * *

Alfortville.

 

La version intŽgrale du texte dont sont tirŽs les extraits ci-dessous sur http://www.lacommune.org/spip.php?article533. Les notes sont de la rŽdaction.

 

Bilan des annŽes Rouquet (1) :

Tapis rouge pour les requins de lĠimmobilier !

Maire depuis vingt ans, RenŽ Rouquet a un bilan. Ce bilan ne sĠinscrit pas dans la continuitŽ des maires quĠils lĠont prŽcŽdŽ, dont Joseph Franceschi (2). CĠest le moins que lĠon puisse en dire.

Depuis que R. Rouquet est maire, le stade de lĠUJA a disparu ; lĠOffice public H.L.M. a ŽtŽ remplacŽ par un Office de droit privŽ, lĠO.H.S.A, Žchappant au contr™le de la ville bien quĠil soit prŽsidŽ par É Monsieur Rouquet !

Le prix de lĠeau atteint 3,64 euros le m3 dĠeau froide et 9,34 euros le m3 dĠeau chaude, les terrains sont bradŽs aux promoteurs et autres requins ;

Les manifestations de mres de familles et de parents dĠŽlves ont ŽtŽ interdites devant la mairie (mais le maire a ŽtŽ condamnŽ par la justice pour abus de pouvoir ˆ la suite de cette dŽcision antidŽmocratique).

Ce bilan sĠalourdit encore quand on sait que le maire sĠoppose, par tous les moyens, au relogement de centaines de familles vivant dans les taudis et chambres dĠh™tels miteuses aux loyers prohibitifs, allant jusquĠˆ envoyer la police pour chasser 27 familles mal-logŽes et sans logis dĠune rŽsidence laissŽe vide, en juin 2005 (face au Franprix du Grand Ensemble). Cette rŽsidence pour personnes ‰gŽes a ŽtŽ dŽmolie plus dĠun an aprs et, pour lĠinstant, rien dĠautre nĠa ŽtŽ construit ˆ la place.

SŽgrŽgation inadmissible

Alors que J. Franceschi dŽnonait Ç lĠexil des classes laborieuses vers des pŽriphŽries toujours plus lointaines entra”nant une sŽgrŽgation inadmissible È, R. Rouquet mne une politique qui conduit tout droit ˆ faire partir dĠAlfortville les catŽgories les plus pauvres, sous le fallacieux prŽtexte de Ç mixitŽ sociale È. CĠest pourquoi, il a rejetŽ avec mŽpris toutes les propositions dĠarrtŽ municipal interdisant les expulsions de logement et les coupures dĠŽlectricitŽ que notre conseiller municipal Daniel Petri a faites, tout au long de la mandature. CĠest pourquoi, il a donnŽ son feu vert ˆ tant dĠexpulsions de logement de mres de familles, de familles frappŽes par le ch™mage et la maladie. En particulier dans le parc social OHSA. CĠest pourquoi il prŽpare un plan de dŽmolition de 543 HLM !

Premier bilan de notre action

En une quinzaine dĠannŽe, le combat du comitŽ, lĠaction collective indŽpendante ont permis, avec Franoise Carrasquedo puis Daniel Petri, dĠobtenir un logement dŽcent pour prs de 300 familles et de mettre ˆ lĠabri plus de 500 enfants. Par la nŽgociation quand cĠŽtait possible, par le bras de fer quand cĠŽtait nŽcessaire, elle a permis dĠempcher plusieurs expulsions de familles frappŽes par le ch™mage ou la maladie.

Ces sept dernires annŽes, notre conseiller municipal sĠest comportŽ comme un dŽlŽguŽ au service de la population, intervenant au conseil municipal contre les hausses de loyers et des charge, aux Ç Bach-Lully È, ˆ " Micolon " et aux Alouettes. CĠest lui qui a fait conna”tre les projets de dŽmolition des Alouettes-Jardin ˆ la population.

Il est intervenu avec les enseignants de lĠŽcole Lapierre ˆ lĠInspection acadŽmique contre une fermeture de classe qui, finalement, a ŽtŽ annulŽe. Il est intervenu contre la modification de la carte scolaire en 2003 et pour la construction dĠune nouvelle Žcole.

De mme, il a ŽtŽ le seul Žlu ˆ voter systŽmatiquement contre toutes les hausses des tarifs de la piscine, des colos et centres aŽrŽs, des cantines, des places de stationnement et autres taxes. Sans oublier, bien sžr, les imp™ts locaux.

DŽfenseur au quotidien des mal-logŽs, notre conseiller municipal Žtait avec eux lorsquĠils ont occupŽ la rŽsidence pour personnes ‰gŽes GrŸnbaum-Ballin, fermŽe par la municipalitŽ, et lorsquĠils ont dž camper devant la mairie, ˆ No‘l 2005.

Tenant chaque semaine des permanences en mairie-annexe nord, rendant compte par tract de son mandat, informant la population de ce qui se passe au conseil municipal, notre Žlu est restŽ en toutes circonstances ˆ la disposition de la dŽfense de vos droits, dŽfendant pied ˆ pied dossiers individuels et rŽclamations collectives.

Pour le droit au logement, ˆ Alfortville comme ailleurs

La crise du logement nĠest pas une fatalitŽ. Le logement est le dernier rempart de notre dignitŽ. CĠest pourquoi nous voulons :

- lĠannulation de tout plan de dŽmolition de logements HLM ;

- lĠinterdiction des expulsions de logements et des coupures dĠeau, dĠŽlectricitŽ sur tout le territoire dĠAlfort­ville ;

- le blocage total des loyers et des charges ;

- la fermeture de tous les h™tels meublŽs et de tous les logements insalubres, avec un plan de relogement en HLM de toutes les familles mal-logŽes ou sans logis, par la construction de logements sociaux rŽpondant ˆ toutes les demandes de logement.

Nous voulons tout autant :

- la gratuitŽ des centres aŽrŽs, centre de vacances, crches et classes transplantŽes pour toutes les familles frappŽes par le ch™mage, la pauvretŽ ou la maladie ;

- la remunicipalisation et la dŽfense de tous les services publics municipaux : eau, voirie, piscine, logement, crches ; contre toute Ç dŽlŽgation de service public È ˆ des concessionnaires privŽs ou ˆ des Ç associations È,

- une rŽduction importante du cožt des activitŽs sportives et gymnique pour les usagers et leur gratuitŽ pour les jeunes et les enfants,

- la reconstruction du marchŽ de la Place Carnot Achtarack.

Nous voulons une municipalitŽ de gauche digne de ce nom qui protge rŽellement la population des consŽquences de la politique de Sarkozy et de la crise Žconomique. Nous voulons des Žlus qui soient, comme Olivier Besancenot le dit lui-mme, des Ç dŽlŽguŽs du personnel È au service de la population ouvrire. Nous sommes une liste de mal-logŽs, dĠhabitants des citŽs, de mres de famille, de retraitŽs, de jeunes Žtudiants, de salariŽs. Nous sommes une liste indŽpendante, une liste dĠUnitŽ pour le droit au logement, au service des opprimŽs. Plus nous serons nombreux ˆ voter pour la liste Ç ComitŽ ch™meurs-SalariŽs È, plus nous serons forts pour nous dŽfendre !

Alors, comme en 1995, comme en 2001, votez pour la liste ComitŽ Ch™meurs-SalariŽs conduite par Daniel Petri, conseiller municipal sortant !

(1) Maire PS d'Alfortville depuis 1988, dŽputŽ depuis 2002.

(2) Maire SFIO puis PS d'Alfortville de 1965 ˆ sa mort en 1988, proche de Franois Mitterrand.

* * *

Refus des alliances ˆ droite.

Grenoble.

Ci-dessous :

1Ħ) l'appel massivement signŽ ˆ Grenoble contre l'alliance du maire PS Michel Destot et du MODEM;

2Ħ) L'accord PS-PCF ne disant mot de cette alliance mais la permettant,

3Ħ) Un modle de camouflage complŽtant le prŽcŽdent : la lettre faite au nom de la section PCF de Grenoble aux adhŽrents communistes ˆ ce sujet.

4Ħ) Une rŽaction, trs largement partagŽe, de militants communistes.

Document 1.

http://www.pourgrenoble.org/Site/Lappel.html

Dans une sociŽtŽ qui a perdu une grande partie de ses repres politiques, la dŽmocratie a besoin d Žlus identifiŽs par leurs idŽes, leurs projets,  leurs engagements dans la CitŽ.

Le Maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, offre dans sa liste  des places aux amis de Sarkozy et ex-amis de Carignon, ds le premier tour  des Žlections. Ces personnes, qui ont fait partie de lĠŽquipe de lĠancien  Maire corrompu, se sont opposŽes, jusqu au bout de ce dernier mandat, de  manire franche et rŽsolue ˆ la politique mise en oeuvre par la majoritŽ  municipale de gauche, citoyenne et Žcologiste. Avec cette ouverture sans  principe, fondŽe sur des combinaisons et des arrangements personnels,  Michel Destot tente, ˆ lĠŽchelle locale de Grenoble, ce que Nicolas Sarkozy  a rŽussi au plan national : le dŽbauchage du personnel politique du camp  opposŽ.

Le refus louable du sectarisme ne doit pas conduire ˆ la banalisation des  valeurs et ˆ la confusion des idŽes. Pour tenter de gagner quelques trs hypothŽtiques suffrages ˆ droite, Michel Destot prend le risque inconsidŽrŽ de brader tout ce qui fait la force de notre ville : sa capacitŽ d innovation et de progrs social. Lorsque les ambitions personnelles, la  course aux postes et la confusion des valeurs viennent se substituer au  dŽbat public, c est la notion mme de dŽmocratie qui est fragilisŽe.

Qui plus est, la liste de Michel Destot comporte des candidats qui, jusque-lˆ, faisaient partie de son entourage immŽdiat ; leur prŽsence traduit un phŽnomne qui s est amplifiŽ au cours du dernier mandat : une  gouvernance de la ville exercŽe par la garde rapprochŽe du Maire.

Nous, citoyennes et citoyens de Grenoble, concernŽs ou impliquŽs depuis de longues annŽes dans la vie de la citŽ, respectueux des diffŽrences  politiques, nous refusons de telles pratiques du pouvoir.

Nous voulons rŽnover la gauche ˆ travers la solidaritŽ, la dŽmocratie locale, la participation des citoyens, lĠŽcologie, la fin du cumul des mandats. Notre Ville, pendant les annŽes 60 et 70 Žtait regardŽe par lĠEurope entire pour sa capacitŽ dĠinnovation sociale, Žcologique et politique sous lĠimpulsion dĠHubert Dubedout. Pour de sombres enjeux politiciens et des convenances personnelles, ce sont ces acquis que le  Maire actuel est en train de passer par pertes et profits.

Nous voulons que Grenoble reste de gauche, citoyenne et Žcologiste ! Cet appel rŽsulte d une initiative prise par les quatre premiers signataires. Il a pour objectif de donner ˆ lĠŽlection municipale un sens fondŽ sur un projet politique et non sur une allŽgeance ˆ une personne.

Les signatures (dans l'ordre d'arrivŽe), 106 signatures. Mise ˆ jour le 11  fŽvrier ˆ 21h30 :

Bruno DŽtrie ; Olivier Bertrand ; Jean Caune ; Cecil  Guitart, Edith Aberdam ; Daniel Aberdam ; Danielle Maurel ; Bernadette  AubrŽe ; Pierre Baconnier ; Sadok Bouzaiene ; Gerard Beck ; Isabelle Metral  ; Jacques Toledano ; Jacques Tawil ; Jacques Demongeot ; Wilk Wolkowicz ;  Bernard Mige ; Isabelle Fresquet ; Hakim Sabri ; Pascal Clouaire ; Henri  Balmain ; Jacques Soudre ; Laurence Buson ; Jean Francoz ; Danielle Rey ;  Laurence Comparat ; Bruno Doucerain ; Anne-Laurence Mazenq ; Franoise  Ensenat ; Martine Julien ; VŽronique Jouvenelle-Mercier ; Daniel Bougnoux ;  Franoise Bougnoux ; DorothŽa Christidis ; Yannick Dufaud ; Pierre Meriaux  ; Gilles Kuntz ; Jerome Tirand ; Roger Berthet ; Vincent Comparat ; Pierre  Kermen ; Emilie Oddos ; Simone Parent ; Jean-Franois Parent ; Alain  Manac'h ; Pierrette Guilhendon ; Noelle Thorent ; Marie-AmŽlie Patras ;  Irne Meriaux ; Isabelle Rambaud ; Genevive Jonot ; Claudine  Patras-Meriaux ; Jean-Marc Cantle ; Nadine Epron ; Marina Girod de l'Ain ;  Maryvonne David-Jougneau ; Christine Garnier ; Emmanuel Colin de Verdiere ;  Philippe Lenoir ; Ga‘l Roustan ; StŽphane Chatelin ; Olivier Royer ; Eric  Le Gulludec ; Wim Burmeister ; Benjamin TrocmŽ ; Manuel Arragain ; Paul  Barnouin ; Julie Duisit ; Michel Gauthier ; Olivier Andrique ; Bertrand  Petit ; Daniel Seyve ; Franoise Garin ; Claude Garin ; Emmanuel Bodinier ;  Henri Lesage ; Elisabeth Lesage ; Henry Tidy ; Simone Keller ; Paul Keller  ; Sophie Bougnres ; Gwendoline Delbos-Corfield ; Dany Rubat-du-Merac ;  Vincent Fristot ; Sylvie Charvet ; Anais Allignol ; FrŽdŽrique Nugues ;  Genevieve Cros ; Maguite Childeric ; Bruno Childeric ; Joelle Millat-Carus  ; Christine Alliata ; Michle Colin ; Annie Bessot ; Jean-Pierre Marchive ;  Sophie Cazaban ; Huguette Hollard ; Franois Hollard ; Sophie  Heritier-Boinon ; Philippe Mouche ; Sylvain Noyon ; Bernard Mazure ;  Anne-Sophie MŽrot ; GŽrard Lionel ; Paul Gerard ; Ulrike Berroth ...

Document 2.

Accord politique entre le parti socialiste et le parti communiste pour les prochaines Žlections municipales ˆ Grenoble

Quelques mois aprs lĠŽlection prŽsidentielle, la droite au pouvoir confirme nos pires craintes : mŽpris des couches populaires sur le pouvoir dĠachat et les salaires, idŽologie ultra libŽrale, attaques contre les services publics et des droits sociaux, communication ˆ outrance, confusion politiqueÉ Les problmes quotidiens des Franais et des Grenoblois sont aggravŽs par ces politiques nationales qui nŽcessitent plus encore aujourdĠhui des rŽponses locales adaptŽes. Cela passe par la victoire de la gauche aux prochaines Žlections municipales.

Face ˆ une droite qui porte et assume un projet de rŽgression sociale et dŽmocratique, nous voulons poursuivre et amplifier lĠaction commune des 13 dernires annŽes, qui a permis un bon bilan collectif. Ce bilan sĠappuie sur une politique de progrs social qui concilie la solidaritŽ, le dŽveloppement Žconomique pour lĠemploi et lĠexigence environnementale. Il sĠest traduit par une prioritŽ permanente ˆ lĠamŽlioration de la vie quotidienne et par des rŽalisations exemplaires, ˆ lĠimage de la 3me ligne de tramway, des nombreuses constructions de logement social et de la requalification de Teisseire et Mistral.

Pour le prochain mandat, nous voulons porter un projet fondŽ sur une politique affirmŽe ˆ gauche :

- Le logement social : nous poursuivrons le rythme de construction actuel (qui permettra dĠatteindre les 20% ds 2008), avec lĠambition de mieux faire partager lĠeffort par toutes les communes de lĠagglomŽration.

- Les services de proximitŽ : notre prioritŽ ˆ la vie quotidienne se traduira par un renforcement des services publics et des initiatives associatives dans les domaines de la santŽ, de lĠŽducation, de la culture, du sport.

- Le dŽveloppement Žconomique diversifiŽ : nous continuerons lĠintervention publique dans lĠŽconomie, pour soutenir la crŽation dĠemplois diversifiŽs. Nous porterons lĠexigence de contr™ler et valoriser lĠutilisation de lĠinvestissement public et ses bŽnŽfices en termes de crŽations nettes dĠemplois.

- La dŽmocratie participative : nous la dŽvelopperons en nŽgociant une Ç charte de la dŽmocratie participative È avec les associations et les habitants

- LĠexigence environnementale : nous mnerons une politique de transports publics, dĠurbanisme et de production locale dĠŽnergie pour lutter contre la pollution et le rŽchauffement climatique

- La ville cosmopolite et fraternelle : nous voulons amplifier les actions permettant dĠintŽgrer les Žtrangers ˆ la vie de la citŽ, lutter contre les discriminations ethniques, sexuelles, sociales et religieuses, affirmer les valeurs de la la•citŽ.

- Une fiscalitŽ locale plus juste : nous voulons porter au niveau national une rŽforme de la fiscalitŽ locale aujourdĠhui trs injuste et refuser les transferts de charge de lĠEtat sur les collectivitŽs sans contrepartie.

 

Nous souhaitons une dŽmarche de construction majoritaire fondŽe sur un accord politique entre partenaires de gauche. Notre union est la garantie dĠune majoritŽ claire de gauche dans la prochaine municipalitŽ. Les mouvements politiques qui ont permis le bon bilan collectif seront respectŽs ˆ la fois dans leur reprŽsentation et dans leurs moyens de travail et dĠexpression. Cet accord politique dĠunion sur des valeurs de gauche est essentiel pour refuser la confusion politique et le brouillage des repres pour faire face aux nombreux dŽfis que notre ville doit relever

Sur la base de cet accord, nous voulons nous appuyer sur de nombreuses compŽtences et reprŽsenter la diversitŽ de la ville.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui partagent les valeurs de notre projet ˆ nous soutenir et ˆ nous rejoindre.

CĠest en fŽdŽrant la gauche autour du Maire de Grenoble et en rassemblant largement sur notre projet quĠensemble, nous ferons gagner la gauche et le progrs ˆ Grenoble !

 

21 janvier 2008

 

Document 3.

 

Cher(e)s Camarades,

 

Vous trouverez ci-joint un courrier de la section de Grenoble concernant les Žlections municipales, ainsi que les documents mentionnŽs.

Trs cordialement,

JŽr™me MARCUCCINI
Responsable de la communication
FŽdŽration de l'Isre du Parti Communiste Franais
20, rue Emile Gueymard - B.P. 1503 - Grenoble Cedex 1
Tel : 04.76.87.67.53 / 06.75.38.45.28
 

Notre dŽmarche dans le cadre des municipales ˆ Grenoble

 

Nous ne rappellerons pas ici les rŽsultats des dernires Žlections nationales avec moins de 2% pour le PCF ; notre AG nationale dans le cadre de la prŽparation de notre congrs qui se tiendra fin 2008É Vous connaissez tous le contexte actuel et les attaques du gouvernement, de la droite et de Sarkozy en tte, contre tous les acquis historiques du Conseil National de la RŽsistance, le contrat de travail, les franchises mŽdicalesÉ

Les municipales sont donc un moment test pour la droite, une possibilitŽ de conquŽrir des bases locales pour renforcer et accŽlŽrer sa politique rŽpressive et antisociale. Cette situation exigeait de la gauche ˆ Grenoble comme partout en France, un rassemblement de rŽsistance, aux Žlections municipales ds le premier tour.

Nous avons donc lancŽ plusieurs appels en ce sens ˆ toutes les forces de gauche. Ceux-ci sont restŽs sans Žchos ˆ lĠexception du PS et de LO ; les autres formations politiques ayant des positions soit ˆ gŽomŽtrie variable pour les verts, soit celle du cavalier seul pour la LCR, soit des choix opportunistes pour les autres.

A Grenoble, les communistes participent ˆ la gestion municipale depuis 2 mandats. Nos Žlus comme tous les communistes de Grenoble, nĠont pas ˆ rougir du bilan. Ils ont toute leur part dans la rŽnovation et lĠaccs des Žquipements scolaires et sportifs, le maintien de lĠemploi pour les salariŽs municipaux, le retour du service de lĠeau dans le giron du public, la gratuitŽ des parkings en aožt et la rŽduction des tarifs pour les rŽsidents, lĠamŽlioration et le dŽveloppement des transports en commun, la qualitŽ de lĠaccueil et le service dŽdiŽ ˆ la petite enfanceÉ

Au regard de notre apprŽciation de ce bilan et de lĠisolement dans notre volontŽ de rassembler ˆ gauche, nous avons choisi lĠoption dĠun accord politique avec le PS.

Mais, apprenant la prŽsence de Ç personnalitŽs È de droite et du MoDem sur la liste, nous avons soumis dans lĠurgence ce problme aux communistes de Grenoble et examinŽ les questions qui se posaient ˆ nous :

1Ħ/ Quel est le projet sur lequel les communistes sĠengagent ?

Les camarades ont travaillŽ dĠarrache pied pour formaliser par Žcrit nos propositions.

2Ħ/ Les Žlus communistes sont-ils utiles dans notre municipalitŽ ?

La rŽponse a ŽtŽ unanimement Ç OUI. È

3Ħ/ Avec qui pourrions-nous travailler un projet de gauche ?

Rappelons que la LCR comme lĠADES (verts + Alternatifs) souhaitaient prŽsenter leurs listes.

GO devait se prŽsenter avec le PS, mais lors de leur rŽunion du 22 janvier et aprs avoir eu connaissance de notre position, ils ont dŽcidŽ de se retirer, estimant insuffisant le nombre de places qui leur Žtaient rŽservŽes.

4Ħ/ Faut-il des Žlus communistes dans le prochain mandat, y compris dans ce contexte inŽdit ?

La rŽponse a ŽtŽ Ç OUI È : Ne pas tre prŽsent aurait signifiŽ laisser le champ libre ˆ une recomposition PS-MoDem.

Toutes les dŽmarches de nos camarades ont alors abouti ˆ poser un choix aux communistes :

1Ħ/ Part-on avec le PS ?

2Ħ/ Si oui, sur quelles bases et avec quel accord ?

Lors de notre assemblŽe du 21 janvier nous avons largement dŽbattu de tous ces points.

Un accord politique ancrŽ ˆ gauche PS-PCF (ci-joint) a ŽtŽ votŽ par la majoritŽ. Mandat a ŽtŽ donnŽ aux camarades chargŽs des nŽgociations, de tout faire pour minimiser le nombre des personnalitŽs de droite et du MoDem se ralliant ˆ la liste menŽe par Michel Destot.

LĠaccord politique PS-PCF a ŽtŽ rendu public le 22 janvier au cours dĠune confŽrence de presse, publiŽe le lendemain.

Une nouvelle assemblŽe gŽnŽrale le 25 janvier, a Žtabli la liste des candidats dans leur ordre dĠŽligibilitŽ, prenant en compte les critres de rajeunissement, la volontŽ de travailler collectivement entre Žlus, section et population, ainsi que la paritŽ. Cette liste a ŽtŽ soumise au vote des communistes de Grenoble puis transmise au PS.

Les nŽgociations se sont poursuivies jusque dans les dernires minutes avant la prŽsentation de la liste : nous avons obtenu la prŽsence de 7 communistes sur la liste, dont 5 en position Žligible garantis en cas de 2me tour.

A toutes les Žtapes de ce processus, les communistes de Grenoble ont ŽtŽ rŽunis, parfois dans lĠurgence, et consultŽs. Les dŽcisions ont ŽtŽ prises collectivement.

Il nous appartient maintenant de travailler ˆ faire conna”tre ces propositions, et contribuer ˆ faire vivre notre apport communiste ˆ Grenoble, dans un travail militant de proximitŽ, avec les citoyens et les Žlus.

 

Document 4.

 

A Grenoble, le 29 janvier 2008.

 

CommuniquŽ des signataires de la lettre ouverte au sujet des municipales ˆ Grenoble : "Des communistes de Grenoble et du dŽpartement, des sympathisants, des citoyens ont appris dans la presse le dimanche 27 janvier la composition de la liste Ç Grenoble, lĠavenir ensemble È conduite par Michel Destot. Cette annonce a soulevŽ Žmotion, colre, interrogations lŽgitimes chez nombre dĠentre eux.

Cette dŽcision surprenante et inŽdite retentit en premier lieu ˆ Grenoble mais aussi dans le dŽpartement et, par son exemplaritŽ, vraisemblablement dans toute la France. De nombreux communistes de Grenoble et bien au-delˆ en Isre - tout en se fŽlicitant de lĠaccord local PS-PCF - tiennent ˆ faire savoir leur dŽsaccord avec la dŽcision dĠengager ˆ Grenoble des candidats du PCF sur une liste comportant des reprŽsentants de la droite : 9 candidats du MoDem dont son prŽsident isŽrois et 3 Žlus de lĠopposition actuelle (dont un ancien maire-adjoint dĠAlain Carignon et le prŽsident des Ç Amis de Nicolas Sarkozy È).

Ils refusent de cautionner une telle liste. Approuvant les termes de la lettre des communistes de Grenoble rendue publique le 18 janvier 2008 affirmant que Ç La prŽsence du MoDem sur la liste hypothŽquerait la poursuite dĠune politique locale vraiment de gauche, quĠon ne peut mener une politique de gauche avec des Žlus de droite, que le MoDem est un parti de droite [!] È, ils persistent ˆ considŽrer que la droite et la gauche, ce nĠest pas pareil !

Les rŽsultats de la dernire Žlection prŽsidentielle (58 % pour SŽgolne Royal) signifient quĠune majoritŽ dĠŽlecteurs de Grenoble vote ˆ gauche. Le choix de Michel Destot de sĠallier avec la droite est donc un choix dŽlibŽrŽ de rejeter une partie de la gauche grenobloise afin dĠopŽrer une recomposition politique. Il tente ce que Nicolas Sarkozy a rŽussi au plan national : le dŽbauchage du camp opposŽ. Si des citoyens se rŽclamant de la gauche peuvent faire une politique de droite et se mettre au service de la politique de Sarkorzy, le contraire nĠest pas vrai : ils sont convaincus que des hommes de droite ne peuvent pas faire demain une politique de gauche, ni ˆ Grenoble, ni ailleurs.

En consŽquence, ils nĠacceptent pas que des candidats du PCF c™toient sur une mme liste ceux du MoDem et des amis de Nicolas Sarkozy.

CĠest une politique de gauche quĠil faut pour Grenoble tant au niveau du logement, des services publics, des t