Lettre de liaison nĦ15 du 1er mars
2008
Le courage, c'est de chercher la vrit et de la dire. Jean
Jaurs.
Comit
de rdaction provisoire : Christian Barlo (83, )Sylvie Bonnin (03),
Jean-Franois Chalot (77), Mayeul Chamussy (38), Olivier Delbeke (94), Franois
Ferrette (61), Stphane Fustec (75), Bernard Grangeon (63), Joelle Losson (54),
Claude Luchetta (43), Franck Marsal (94), Marianne Olivier (94), Vincent
Prsumey (03 – directeur de la publication), Raymond Debord (75), Salima
Jamili (75) É
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Sommaire :
Municipales :
l'enjeu local, c'est de dfaire Sarkozy.
Rflexions sur les
programmes municipaux.
Documents sur ce
sujet : J.F. Chalot, La Seyne sur mer, Alfortville.
Refus des alliances
droite : Grenoble, Moulins.
A bas Sarkozy ET la
constitution !
Pouvoir d'achat :
que faire ?
6 mars 2008 :
journe internationale de soutien aux syndicalistes iraniens perscuts.
Le nĦ 12 du Militant est disponible.
Affiches et
autocollants pour la dfense du droit de grve.
Devenez
correspondant-diffuseur du Militant.
Augmentez
les salaires, pas le nombre d'heures supp' !
Embauchez
des jeunes au lieu de saquer la retraite des vieux !
Rgularisez
tous les travailleurs et demandeurs d'emplois sans-papiers !
La
grve c'est l'arme des travailleurs ! Abrogation de la loi anti-grve d'aot 2007 !
A
bas Sarkozy, tous ensemble contre lui !
Municipales : l'enjeu local,
c'est dfaire Sarkozy.
Les sondages sont bizarres, ces temps-ci. D'un
ct, il apparat qu'aux lections municipales les lecteurs veulent
massivement sanctionner Sarkozy et sa politique, au point que les candidats UMP
ne veulent pas l'inviter, ni lui, ni aucun membre du gouvernement, de peur que
cela leur fasse perdre des voix. D'un autre ct, la question "les
enjeux des lections municipales sont-ils avant tout locaux ou nationaux",
la rponse trs majoritaire est : "locaux".
Cette contradiction n'est qu'apparente. L'enjeu
local, c'est bien de dfaire Sarkozy. Le mpris pour les lecteurs de bien des
journalistes -et de bien des lus, surtout ceux qui croient avoir affront le
suffrage universel alors qu'ils n'ont t que "mis sur la liste" par
le patron de la clientle locale- leur fait penser et dire que les histoires de
bordures de trottoirs sont "au del du clivage droite-gauche". Voire
...
La vrit, c'est que la majorit de l'lectorat
ouvrier, populaire et jeune va tenter de se saisir des lections municipales
pour porter un coup Sarkozy, Fillon et l'ensemble de leur politique, en
profitant pour cela du creux que connat en ce moment Sarkozy dans la propre
base lectorale populaire qui a vot pour lui aux prsidentielles et qui, prix
la consommation d'un ct et frasques "bling-bling"' avec Carla et
les belles montres de l'autre aidant, se rend compte qu'elle a t trompe,
escroque, roule dans la farine.
Mais la vrit, c'est aussi que dans beaucoup de
villes, ce sera bien difficile car la gauche a fait beaucoup pour organiser la
confusion, avec des listes d' "ouverture" -alors que l'
"ouverture" c'est le mot d'ordre de Sarkozy- reprenant des
personnalits de droite, passant des accords avec le Modem de Franois Bayrou,
mettant en avant des programmes insipides destins faire croire qu'en effet,
sur le terrain des "bordures de trottoirs", il n'y aurait pas de
clivage gauche-droite mais simplement des assauts de bonne volont et de
comptences gestionnaires pour "mieux vendre notre ville"...
Aprs l'orientation de la candidature Sgolne Royal
aux prsidentielles, qui a permis la victoire de Sarkozy, aprs l'extension
progressive de l' "ouverture" sarkozyste des secteurs du PS, les
municipales sont l'occasion d'une nouvelle tape dans la dcomposition de ce
parti. En particulier, elles seront une tape vers la promotion de l'actuel
maire de Paris qui, ce titre, est dj un personnage clef de la VĦ
Rpublique. Notons que le PCF participe cette confusion et ces alliances
que ce soit Grenoble ou Moulins, produisant des ractions parmi ses
militants et ncessitant la prise de contact des socialistes ... socialistes et
des communistes ... communistes. Le Militant entend y contribuer !
Ne nous trompons pas cependant : le rsultat des
municipales n'est pas d'avance fabriqu par les mdias. Quelles que soient les
oprations de poudre aux yeux et d'ouverture, la dfaite possible de la droite
Marseille, Bordeaux, Toulouse ... sans oublier Bayrou Pau, comme le succs des vraies listes d'union de la gauche
comme la Seyne sur Mer o notre camarade Christian Barlo est candidat, ou
Saint-Chamond, ville ouvrire de la Loire o la liste associe PS, PCF et LO
(1), mais aussi les perces des vraies listes de gauche opposes aux listes d'
ouverture et de confusion comme Commentry dans l'Allier, l'ensemble de ces
faits doivent dessiner et dessineront le tableau d'une dfaite politique de
Sarkozy, malgr l' "ouverture" des uns et des autres.
Au lendemain des municipales, Sarkozy a mis
l'ordre du jour la destruction de nos retraites. S'appuyant sur leurs rsultats, les travailleurs mettront
l'ordre du jour la contre-attaque du monde du travail, tous ensemble dans la
grve en mme temps contre Sarkozy.
(1)
Nous considrons comme positive la prsence de candidats de LO, et dans
certains villes de la LCR ou du PT, dans des listes d'union et non d'
"ouverture". Cela, indpendamment des considrants mis en avant et en
particulier, dans le cas de LO, de l'exclusion de fait de la fraction oppose
cette politique au sein de cette organisation, alors que le dbat libre et
transparent devrait permettre de traiter de ces questions entre militants
ouvriers.
* * *
Rflexions sur les programmes
municipaux.
Dans le cadre de l'Etat, les pouvoirs des communes
ne doivent pas tre exagrs. Sous la VĦ Rpublique, une forte pression
s'exerce pour que les conseils municipaux reproduisent un fonctionnement que
l'on pourrait qualifier de "bonapartiste" : le chef, son excutif (le
bureau municipal) et une assemble municipale rduite au rle de claque. Ce
n'est pas une fatalit, mais il faut une forte volont politique pour qu'il en
soit autrement. Cette volont existe souvent chez des lus et militants locaux,
mais comme elle n'est pas relaye par les partis politiques nationaux (PS et
PCF principalement) elle choue devant la dispersion.
Cela se voit sur un sujet essentiel : l'emploi
et la dfense des salaris. Pratiquement toutes les communes tiennent un
discours du type "valorisons notre site", "sachons nous
vendre", pour attirer les entreprises et crer des emplois. Cet entranement
gnral n'est en ralit favorable ni l'emploi, ni aux salaires : il plonge
les communes dans une concurrence entre elles pour satisfaire les patrons,
quitte, aprs coup, dplorer qu'un "patron voyou" ait empoch les
subventions publiques pour ensuite dlocaliser. Dans ce domaine, c'est une
action concerte des communes et candidats reprsentant le salariat qui serait
ncessaire, impliquant la rupture avec cette danse du ventre universelle pour
"vendre nos territoires" et favoriser "l'attractivit de notre
ville".
Sur plusieurs sujets cependant, les pouvoirs
impartis aux conseils municipaux sont rels et permettraient une action locale
rellement favorable aux intrts du monde du travail et affrontant donc ceux
du patronat :
- le domaine, rarement abord en dehors des
dclarations d'intention sur l'application de la loi concernant le parc de
logements sociaux, du foncier, de l'immobilier et du locatif, avec les
plans d'occupation des sols qui, depuis 1982, sont contrls a posteriori et
non plus a priori par l'autorit de tutelle (le prfet) : une action locale,
surtout bien entendu si elle tait concerte, pour faire baisser les prix
fonciers et immobiliers et les loyers n'aurait rien d'utopique. Ce point
concerne aussi l'emploi et les parcs industriels et de bureaux : le Medef
revendique auprs des collectivits locales, et obtient, qu'elles grent des
terrains et des btiments dans lesquels les entreprises viennent ... et
repartent quand elles veulent, avec des infrastructures payes par la
collectivit et des dgts pour l'environnement, le cadre de vie et le paysage.
- les services publics locaux et en particulier
l'eau et les cantines scolaires, dont la remunicipalisation, partout o ils
ont t privatiss (en gnral au profit de Bouygues pour l'eau ou de Sodexho
pour les cantines), pourrait tre mene bien. Une rflexion similaire sur les
transports publics par car intercommunaux pourrait tre mene : les reprendre
la Connex et, au passage, rtablir des lignes d'intrt gnral, et casser les
clauses de "service minimum" appliquant la loi anti-grve d'aot 2007
...
-la police municipale: pour les militants de
gauche, ce sujet est souvent tabou et la police municipale est envisage comme
ce qu'elle est souvent, des quipes de gros bras quadrillant les cits ;
cependant la dlgation des pouvoirs de police du maire (dont l'origine remonte
1789 et pas 1958 : il y a une diffrence !) une police municipale
pourrait se faire dans une optique relle de protection des habitants la fois
contre les mafias et pour une scurit publique dmocratique indpendante de
l'Etat central et de ses bandes du type BAC ... relier aux sapeurs-pompiers
(qui sont, historiquement, le reste des gardes nationales auxquelles la
bourgeoisie a renonc au profit de l'arme et de la police militarise ...).
-la lacit: une municipalit peut s'opposer
aux subventions aux associations confessionnelles de tout poil, et cela a
voir d'ailleurs avec la question de la proprit foncire et immobilire car
les associations catholiques possdent des surfaces dont la connaissance
relle, dans les centre-villes, est parfois une sacre (si l'on ose dire !)
surprise. ...
La croyance selon laquelle la politique
"locale" serait, soit moins "noble", soit au contraire
moins "politicienne" que la politique nationale, ne sert que ceux qui
font passer cette politique nationale au niveau local, en transformant tous les
lus en gestionnaires dcentraliss des intrts du capital, les structures
intercommunales ( ne pas confondre avec les syndicats intercommunaux de
gestion des eaux ou des ordures, beaucoup plus anciens et mis mal par les
nouvelles structures intercommunales dans nos campagnes) y contribuant beaucoup
en raison de l'opacit totale et de l'apolitisme de rigueur qui y prvalent.
Non, les bordures de trottoirs sont aussi un enjeu de classe !
Pour contribuer la discussion de ces questions,
nous reproduisons ci-dessous trois sries de documents :
1Ħ) deux contributions datant de quelques mois de
notre camarade Jean-Franois Chalot, qui connat bien les questions
associatives locales.
2Ħ) des extraits du programme de la liste "la
Seyne dans le bon sens" conduite par le socialiste partisan du Non au
rfrendum de 2005 Marc Vuillemot et laquelle participe notre camarade
Christian Barlo,
3Ħ) un extrait de l'appel voter pour le Comit
des Salaris et Chmeurs d'Alfortville, qui prsente une liste conduire par
Daniel Ptri (conseiller sortant), membre du groupe La Commune.
* * *
LES
REVOLUTIONNAIRES ET LES ELECTIONS MUNICIPALES
Jean-Franois
CHALOT (05/07/2007)
Trop
souvent, les anti-capitalistes prsentent des listes alternatives puis, avec ou
sans lu, disparaissent du terrain municipal et ceci jusquĠ la prochaine
chanceÉ
Une
autre voie est possible : celle qui consiste lier le combat municipal la
construction dĠun rseau militant intervenant sur le terrain politique et dans
les associations locales, crant ainsi du lien social É
Le
choix de prsenter une liste anticapitaliste ou de participer une quipe
regroupant toute la gauche est li une analyse de la situation locale et non
un ftichisme politique.
Aprs
le collectif Bov, aprs lĠappel du candidat de maires, aprs celui du
collectif regroupant Piquet, Autain et quelques autres voici celui de la LCRÉ
Il sĠagit l dĠinitiatives tout azimut sans aucune coordinationÉ Chaque
organisation ou courant joue de sa partition avec quelques variantes.
Comme
beaucoup de militants, jĠaurais prfr que se constitue un comit unitaire
large prparant des assisesÉNe dsesprons pas, rien nĠest jou et la
recomposition politique conduisant lĠmergence dĠun parti anticapitaliste de
masse nĠest pas un long fleuve tranquille.
Ceci
tant dit, venons-en au projet de rentre de la LCR qui prvoit Ç la prsentation, dans un maximum
de villes pour les prochaines chances municipales, de listes anticapitalistes
totalement indpendantes du PS et de ses allis. È
SĠil
sĠagit de mener dans les villes importantes un combat politique ds le premier
tour en regroupant sur une plateforme anticapitaliste des militants et
militantes politiques, associatifs, cette initiative ne peut que permettre une
clarification si elle sĠappuie sur un rseau local actif et dynamique
SĠil
sĠagit dans un maximum de villes et notamment dans les petites et moyennes
localits de dcouper une avant-garde et de refuser tout contact avec le PS et
ses allis au nom dĠun purisme rvolutionnaire, le risque encouru cĠest
dĠapparatre comme des sectaires et de sĠautoproclamer direction alternative sans
disposer dĠassises suffisantes. Il faut mettre fin aux tentatives conduisant
btir des listes qui ne regroupent que quelques militants encarts habitant sur
la commune... Bien souvent, les quelques militants lus se retrouvent seuls ou
presque sans aucune influence, parfois mme ils en arrivent tre compltement
coups de la population Je prfre
de beaucoup que les militants et militantes rvolutionnaires, notamment quand
ils nĠont pas les forces de constituer une liste reprsentative, sĠadressent au
PS et au PCF pour quĠmerge une liste ouvrire anti-librale. Il ne faut, mon
avis, ni manger son chapeau ni imposer tout son programme.
La
constitution dĠune seule liste de gauche est utile et possible si la plateforme
est claire avec comme axes principaux :
-
le dveloppement de services publics accessibles toutes et tous ;
-
la dfense des services publics menacs par la politique librale mene par le
gouvernement ;
-
la mise en Ïuvre dĠun projet territorial de lutte contre le chmage et la pauvret
;
-
le soutien la vie associative ;
-
La mise en Ïuvre dĠun projet de mise en vie dĠune dmocratie participative
(conseils de quartiers, commissions municipales ouvertes la populationÉ.) ;
Evidemment
si aucun accord nĠest possible avec le PS et le PCF, quĠils soient dans
lĠopposition ou quĠils composent la majorit municipale sortante, il ne reste
plus quĠ essayer de construire une liste alternative avec des forces vives
constitues de militants et de militantes associatives implantes sur la commune.
UN
PROJET MUNICIPAL DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
Une
rflexion et des cls de russite
Jean-Franois
CHALOT (juillet 2007)
Quelle
quipe municipale de gauche ou de droite ne se rclame pas de la citoyennet?
Aucune ou presque...
Certaines
quipes voquent mme la citoyennet active pour montrer ou faire croire
qu'elles donnent la parole aux habitants et offrent une parcelle de pouvoir.
Bien souvent tout ceci n'est que du vent ou presque.
Aujourd'hui,
un nouveau concept est en vogue Ç la dmocratie participative È : des
militantes et militants engags veulent effectivement que les citoyens
deviennent des acteurs et puissent avoir leur mot dire et que leur mot soit
entendu, voire repris dans les faits et en dehors du temps des promesses non
tenues.
Attention
aux faux amis et aux objections prfabriques !
Combien
de fois n'ai je pas entendu des lus m'interpeller : Ç Les comits de
quartiers ne regroupent que quelques habitants aigris ou militants. Quel est
l'intrt de runir des coquilles vides È Oui, effectivement peu de monde se dplace dans
cette ville o la Municipalit a dcid de crer de tels comits.
Pourquoi
une telle dsaffection?
-
le nombre d'lus prsents dans chaque ne permet peut tre pas les changes?
-
Le champ d'action est peut tre trop limit : les habitants sont invits
couter les lus et exposer leurs problmes.
Une
Municipalit qui veut effectivement mettre en oeuvre un projet de dmocratie
participative doit la fois mesurer les enjeux et la fois mettre des moyens
suffisants et ceci sans a priori, ni rticence. L'enjeu c'est de permettre un
maximum d'habitants de pouvoir devenir des acteurs dans la ville et pas
seulement des lecteurs. Il s'agit d'associer le plus grand nombre aux prises
de dcisions sans dmagogie certes mais aussi avec des limites connues par
tous. Si le lieu institutionnel de
prise de dcisions reste le Conseil Municipal, le Comit de quartier peut trs
bien dtenir une part de responsabilit et avoir une parcelle de pouvoir.
Quels
comits de quartier?
-
Les comits doivent tre ouverts tous les habitants de la commune, qu'ils
soient lecteurs ou pas.
-
Ils se tiennent rgulirement un lieu dtermin et une date, annoncs par
une distribution de tracts et dans le bulletin municipal.
-
Le compte rendu de chaque sance doit tre affich en Mairie
-
Ils doivent pouvoir mettre des propositions qui soient obligatoirement soumis
au Conseil Municipal qui dlibre sur le sujet.
Voici
l quelques propositions contribuant ne pas vider les comits de leur substance.
Et
le budget participatif dans tout cela?
Ce
budget doit tre limit et les projets doivent tre tudis par le Conseil
Municipal afin de garder une certaine cohrence au niveau de la Ville L'essentiel ne rside pas dans le choix
du vecteur de citoyennet mais dans le champ de concertation avec les
habitants. Les vecteurs d'implication sont nombreux et varis. Les comits de
quartiers constituent une forme de participation active ct d'autres. Le
Conseil consultatif s'il est ouvert toutes et tous et si les habitants non
lus peuvent mettre des ides constitue un espace dmocratique intressant.
Mais
attention l aux faux amis comme ce comit Ç croupion È o au moment de
l'tablissement du budget l'lu de secteur se contente d'informer du cadre
financier...
La
possibilit offerte tout un chacun de s'exprimer la fin de chaque sance du
Conseil municipal constitue l aussi un lieu d'changes entre les lecteurs et
les lus la condition que ces questions diverses du public donnent lieu un
compte rendu public. La dmocratie participative procde du projet construit et
partag et non du slogan lectoral. C'est l'un des enjeux de la prochaine
campagne municipale.
* * *
La Seyne-sur-mer.
Voir le site de la liste
: http://vuillemot2008.over-blog.com/ et le site de Christian et ses camarades
: http://www.gazette.shweb.fr/ et http://www.gazette.shweb.fr/municipale/.
A propos des contrats
de dlgation de services publics et de l'eau :
Mais
l'quipe "La Seyne dans le bon sens" s'engage, sans dmagogie ni
assurance de promesses impossibles tenir...
>
mettre plat, en mme temps que les finances communales, l'ensemble des
contrats de dlgation de services publics qui lient la commune des socits
commerciales
>
les rengocier avec pret dans le sens d'un moindre cot pour la commune,
voire, notamment pour la gestion de l'eau, rechercher les moyens tant
financiers, par des choix oprer, que structurels, revenir dans les
meilleurs dlais un service public communal.
Sur le mme sujet
:
L'quipe
"La Seyne dans le bon sens" s'engage pour un service communal juste,
efficient et galitaire au service de tous nos concitoyens. Elle prvoit...
> de mettre plat les contrats de privatisation des services publics
communaux pour rechercher les possibilits de rengociation ou de dnonciation
>
de cesser d'utiliser le systme des "marchs procdure adapte"
pour "privatiser sans le dire" certains secteurs communaux : sjours
collectifs de jeunes, nettoyage de certains locaux communaux, etc.
>
d'assurer la transparence et l'galit de tous les concitoyens face au service
public communal en dfinissant et explicitant, avec l'effort de communication
ncessaire, les critres pour l'accs aux services : attributions de logements
sociaux, accs aux crches, jardins d'enfants, sjours collectifs et centres de
loisirs, restauration scolaire, animations pour les seniors, etc.
A propos du
service public hospitalier :
>
tenter de faire revenir le Conseil d'Administration du Centre Hospitalier
Intercommunal de Toulon – La Seyne, dont la commune est membre, sur sa
dcision de fermeture des urgences hospitalires de nuit La Seyne et de
rquilibrer les soins publics et privs qui sont assurs par les mdecins au
sein du centre hospitalier
>
de faire preuve de vigilance avec la dmarche de "plateaux
techniques" des hpitaux qui va entraner des rorganisations qui risquent
de pnaliser les usagers des hpitaux qui ne sont pas des Centres Hospitaliers
Universitaires (CHU), ce qui, hlas, est le cas du ntre
>
d'assurer la future "Maison Mdicale", outre sa mission d'accueil
"pr-hospitalier" et de prvention, quatre types de services de soins
: mdecine gnrale, dentisterie, orthophonie et ophtalmologie
>
de concevoir une prsence de la "Maison Mdicale" dans divers
quartiers
>
de dvelopper au sein de cette structure un centre mdico-sportif l'image de
ceux qui existent Toulon et La Valette, d'autant qu'il y a 17.000 licencis,
dont 8.500 enfants, dans les clubs sportifs locaux
>
de conventionner avec des mutuelles et des associations comme l'UMGOS (Union
mutualiste pour la gestion des oeuvres sociales) pour conforter, en faveur des
personnes socialement en difficult, les offres de soins
>
de mettre en Ïuvre un dispositif de transport public souple vers les espaces de
sant (type "appel bus") pour les personnes ges ou mobilit
rduite
A propos du
logement :
Et, naturellement, l'quipe "La Seyne dans le bon
sens" s'engage, comme souhait par la Fondation...
> respecter, bien sr, la loi SRU (Solidarit et
Renouvellement Urbain) qui impose aux communes de disposer de 20% de logements
sociaux
> raliser des programmes de construction d'habitat pour
tous
> lutter contre le logement indigne.
Plusieurs lments de notre projet en attestent, notamment nos
propositions sur nos quartiers
populaires. Mais notre quipe veut aller plus loin...
>
en pesant auprs de nos parlementaires pour que la notion de "logement
social" soit revue dans le sens de logement VRAIMENT social, et non comme
elle a t dulcore par la majorit parlementaire de droite, dans laquelle on
a notamment intgr les logements en accession la proprit, et pour que les
aides publiques aux communes soient conditionnes au respect de cette loi
>
en agissant, au sein du Conseil Communautaire de l'agglomration Toulon
Provence Mditerrane pour que toutes les communes de l'agglomration TPM qui
sont astreintes au respect de la loi SRU voient aussi leurs appuis financiers
communautaires conditionns au respect de cette loi
>
en mettant en oeuvre, dans le cadre du Contrat Urbain de Cohsion Sociale et
d'une nouvelle Opration Programme d'Amlioration de l'Habitat, des mesures
d'accompagnement social des oprations de rnovation urbaine de nos ensembles
d'HLM et de notre centre ancien.
Et propos de " bordures de
trottoirs" ... :
Sur
la question des deux-roues sans moteur, l'quipe "La Seyne dans le bon
sens" s'engage...
> nous dvelopperons les "zones 30" avec une matrialisation
efficace
>
nous pserons sur le Conseil gnral du Var et l'agglomration TPM pour que les
voiries grande circulation disposent de bandes ou de pistes cyclables
scurises, notamment pour la corniche de Tamaris
>
nous installerons des arceaux en divers lieux de la ville pour prvenir les
vols et nous essaierons d'initier un partenariat entre les revendeurs de vlos
et les associations de cyclistes, pionnires dans ce domaine, pour
systmatiser le marquage gratuit des bicyclettes
>
nous Ïuvrerons, par exemple au sein du Club des villes cyclables que La Seyne
pourrait rejoindre, la cration dĠun "code de la rue" plus adapt
la situation actuelle de nos villes que le code de la route. Un code o la
priorit serait toujours lĠavantage du plus faible et du moins polluant
― dans lĠordre : piton, vlo, voiture, camion ― pour la scurit de tous
>
nous soutiendrons les initiatives, avec les coles qui le souhaiteraient et nos
centres de loisirs, d'apprentissage de la conduite et de l'usage du vlo
>
nous conduirons une tude dans la perspective, aprs la ralisation d'axes
cyclistes scuriss, de l'installation, par exemple l'chelle de la partie la
plus urbaine de l'agglomration TPM, d'un dispositif de vlos urbains en
libre-service
*
* *
Alfortville.
La version
intgrale du texte dont sont tirs les extraits ci-dessous sur
http://www.lacommune.org/spip.php?article533. Les notes sont de la rdaction.
Bilan des
annes Rouquet (1) :
Tapis
rouge pour les requins de lĠimmobilier !
Maire
depuis vingt ans, Ren Rouquet a un bilan. Ce bilan ne sĠinscrit pas dans la
continuit des maires quĠils lĠont prcd, dont Joseph Franceschi (2). CĠest
le moins que lĠon puisse en dire.
Depuis
que R. Rouquet est maire, le stade de lĠUJA a disparu ; lĠOffice public H.L.M.
a t remplac par un Office de droit priv, lĠO.H.S.A, chappant au contrle
de la ville bien quĠil soit prsid par É Monsieur Rouquet !
Le
prix de lĠeau atteint 3,64 euros le m3 dĠeau froide et 9,34 euros le m3 dĠeau
chaude, les terrains sont brads aux promoteurs et autres requins ;
Les
manifestations de mres de familles et de parents dĠlves ont t interdites
devant la mairie (mais le maire a t condamn par la justice pour abus de
pouvoir la suite de cette dcision antidmocratique).
Ce
bilan sĠalourdit encore quand on sait que le maire sĠoppose, par tous les
moyens, au relogement de centaines de familles vivant dans les taudis et
chambres dĠhtels miteuses aux loyers prohibitifs, allant jusquĠ envoyer la
police pour chasser 27 familles mal-loges et sans logis dĠune rsidence
laisse vide, en juin 2005 (face au Franprix du Grand Ensemble). Cette
rsidence pour personnes ges a t dmolie plus dĠun an aprs et, pour
lĠinstant, rien dĠautre nĠa t construit la place.
Sgrgation
inadmissible
Alors
que J. Franceschi dnonait Ç lĠexil des classes laborieuses vers des
priphries toujours plus lointaines entranant une sgrgation inadmissible È,
R. Rouquet mne une politique qui conduit tout droit faire partir
dĠAlfortville les catgories les plus pauvres, sous le fallacieux prtexte de Ç
mixit sociale È. CĠest pourquoi, il a rejet avec mpris toutes les
propositions dĠarrt municipal interdisant les expulsions de logement et les
coupures dĠlectricit que notre conseiller municipal Daniel Petri a faites,
tout au long de la mandature. CĠest pourquoi, il a donn son feu vert tant
dĠexpulsions de logement de mres de familles, de familles frappes par le
chmage et la maladie. En particulier dans le parc social OHSA. CĠest pourquoi
il prpare un plan de dmolition de 543 HLM !
Premier bilan
de notre action
En
une quinzaine dĠanne, le combat du comit, lĠaction collective indpendante
ont permis, avec Franoise Carrasquedo puis Daniel Petri, dĠobtenir un logement
dcent pour prs de 300 familles et de mettre lĠabri plus de 500 enfants. Par
la ngociation quand cĠtait possible, par le bras de fer quand cĠtait
ncessaire, elle a permis dĠempcher plusieurs expulsions de familles frappes
par le chmage ou la maladie.
Ces
sept dernires annes, notre conseiller municipal sĠest comport comme un
dlgu au service de la population, intervenant au conseil municipal contre
les hausses de loyers et des charge, aux Ç Bach-Lully È, " Micolon
" et aux Alouettes. CĠest lui qui a fait connatre les projets de
dmolition des Alouettes-Jardin la population.
Il
est intervenu avec les enseignants de lĠcole Lapierre lĠInspection
acadmique contre une fermeture de classe qui, finalement, a t annule. Il
est intervenu contre la modification de la carte scolaire en 2003 et pour la
construction dĠune nouvelle cole.
De
mme, il a t le seul lu voter systmatiquement contre toutes les hausses
des tarifs de la piscine, des colos et centres ars, des cantines, des places
de stationnement et autres taxes. Sans oublier, bien sr, les impts locaux.
Dfenseur
au quotidien des mal-logs, notre conseiller municipal tait avec eux
lorsquĠils ont occup la rsidence pour personnes ges Grnbaum-Ballin, ferme
par la municipalit, et lorsquĠils ont d camper devant la mairie, Nol 2005.
Tenant
chaque semaine des permanences en mairie-annexe nord, rendant compte par tract
de son mandat, informant la population de ce qui se passe au conseil municipal,
notre lu est rest en toutes circonstances la disposition de la dfense de
vos droits, dfendant pied pied dossiers individuels et rclamations
collectives.
Pour le droit
au logement, Alfortville comme ailleurs
La
crise du logement nĠest pas une fatalit. Le logement est le dernier rempart de
notre dignit. CĠest pourquoi nous voulons :
-
lĠannulation de tout plan de dmolition de logements HLM ;
-
lĠinterdiction des expulsions de logements et des coupures dĠeau, dĠlectricit
sur tout le territoire dĠAlfortville ;
-
le blocage total des loyers et des charges ;
-
la fermeture de tous les htels meubls et de tous les logements insalubres,
avec un plan de relogement en HLM de toutes les familles mal-loges ou sans
logis, par la construction de logements sociaux rpondant toutes les demandes
de logement.
Nous voulons
tout autant :
-
la gratuit des centres ars, centre de vacances, crches et classes
transplantes pour toutes les familles frappes par le chmage, la pauvret ou
la maladie ;
-
la remunicipalisation et la dfense de tous les services publics municipaux :
eau, voirie, piscine, logement, crches ; contre toute Ç dlgation de service
public È des concessionnaires privs ou des Ç associations È,
-
une rduction importante du cot des activits sportives et gymnique pour les
usagers et leur gratuit pour les jeunes et les enfants,
-
la reconstruction du march de la Place Carnot Achtarack.
Nous
voulons une municipalit de gauche digne de ce nom qui protge rellement la
population des consquences de la politique de Sarkozy et de la crise
conomique. Nous voulons des lus qui soient, comme Olivier Besancenot le dit
lui-mme, des Ç dlgus du personnel È au service de la population ouvrire.
Nous sommes une liste de mal-logs, dĠhabitants des cits, de mres de famille,
de retraits, de jeunes tudiants, de salaris. Nous sommes une liste
indpendante, une liste dĠUnit pour le droit au logement, au service des
opprims. Plus nous serons nombreux voter pour la liste Ç Comit
chmeurs-Salaris È, plus nous serons forts pour nous dfendre !
Alors, comme
en 1995, comme en 2001, votez pour la liste Comit Chmeurs-Salaris conduite
par Daniel Petri, conseiller municipal sortant !
(1) Maire PS
d'Alfortville depuis 1988, dput depuis 2002.
(2) Maire SFIO puis
PS d'Alfortville de 1965 sa mort en 1988, proche de Franois Mitterrand.
*
* *
Refus des alliances droite.
Grenoble.
Ci-dessous
:
1Ħ)
l'appel massivement sign Grenoble contre l'alliance du maire PS Michel
Destot et du MODEM;
2Ħ)
L'accord PS-PCF ne disant mot de cette alliance mais la permettant,
3Ħ)
Un modle de camouflage compltant le prcdent : la lettre faite au nom de la
section PCF de Grenoble aux adhrents communistes ce sujet.
4Ħ)
Une raction, trs largement partage, de militants communistes.
Document 1.
http://www.pourgrenoble.org/Site/Lappel.html
Dans une socit qui
a perdu une grande partie de ses repres politiques, la dmocratie a besoin d
lus identifis par leurs ides, leurs projets, leurs engagements dans la Cit.
Le
Maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, offre dans sa liste des places aux amis de Sarkozy et
ex-amis de Carignon, ds le premier tour
des lections. Ces personnes, qui ont fait partie de lĠquipe de lĠancien Maire corrompu, se sont opposes, jusqu
au bout de ce dernier mandat, de
manire franche et rsolue la politique mise en oeuvre par la
majorit municipale de gauche,
citoyenne et cologiste. Avec cette ouverture sans principe, fonde sur des combinaisons et des arrangements
personnels, Michel Destot tente,
lĠchelle locale de Grenoble, ce que Nicolas Sarkozy a russi au plan national : le dbauchage du personnel
politique du camp oppos.
Le
refus louable du sectarisme ne doit pas conduire la banalisation des valeurs et la confusion des ides.
Pour tenter de gagner quelques trs hypothtiques suffrages droite, Michel
Destot prend le risque inconsidr de brader tout ce qui fait la force de notre
ville : sa capacit d innovation et de progrs social. Lorsque les ambitions
personnelles, la course aux postes
et la confusion des valeurs viennent se substituer au dbat public, c est la notion mme de dmocratie qui est fragilise.
Qui
plus est, la liste de Michel Destot comporte des candidats qui, jusque-l,
faisaient partie de son entourage immdiat ; leur prsence traduit un phnomne
qui s est amplifi au cours du dernier mandat : une gouvernance de la ville exerce par la garde rapproche du
Maire.
Nous,
citoyennes et citoyens de Grenoble, concerns ou impliqus depuis de longues
annes dans la vie de la cit, respectueux des diffrences politiques, nous refusons de telles
pratiques du pouvoir.
Nous
voulons rnover la gauche travers la solidarit, la dmocratie locale, la
participation des citoyens, lĠcologie, la fin du cumul des mandats. Notre
Ville, pendant les annes 60 et 70 tait regarde par lĠEurope entire pour sa
capacit dĠinnovation sociale, cologique et politique sous lĠimpulsion dĠHubert
Dubedout. Pour de sombres enjeux politiciens et des convenances personnelles,
ce sont ces acquis que le Maire
actuel est en train de passer par pertes et profits.
Nous
voulons que Grenoble reste de gauche, citoyenne et cologiste ! Cet appel
rsulte d une initiative prise par les quatre premiers signataires. Il a pour
objectif de donner lĠlection municipale un sens fond sur un projet
politique et non sur une allgeance une personne.
Les
signatures (dans l'ordre d'arrive), 106 signatures. Mise jour le 11 fvrier 21h30 :
Bruno
Dtrie ; Olivier Bertrand ; Jean Caune ; Cecil Guitart, Edith Aberdam ; Daniel Aberdam ; Danielle Maurel ;
Bernadette Aubre ; Pierre
Baconnier ; Sadok Bouzaiene ; Gerard Beck ; Isabelle Metral ; Jacques Toledano ; Jacques Tawil ;
Jacques Demongeot ; Wilk Wolkowicz ;
Bernard Mige ; Isabelle Fresquet ; Hakim Sabri ; Pascal Clouaire ;
Henri Balmain ; Jacques Soudre ;
Laurence Buson ; Jean Francoz ; Danielle Rey ; Laurence Comparat ; Bruno Doucerain ; Anne-Laurence Mazenq ;
Franoise Ensenat ; Martine Julien
; Vronique Jouvenelle-Mercier ; Daniel Bougnoux ; Franoise Bougnoux ; Dorotha Christidis ; Yannick Dufaud ;
Pierre Meriaux ; Gilles Kuntz ;
Jerome Tirand ; Roger Berthet ; Vincent Comparat ; Pierre Kermen ; Emilie Oddos ; Simone Parent ;
Jean-Franois Parent ; Alain
Manac'h ; Pierrette Guilhendon ; Noelle Thorent ; Marie-Amlie Patras
; Irne Meriaux ; Isabelle Rambaud
; Genevive Jonot ; Claudine
Patras-Meriaux ; Jean-Marc Cantle ; Nadine Epron ; Marina Girod de
l'Ain ; Maryvonne David-Jougneau ;
Christine Garnier ; Emmanuel Colin de Verdiere ; Philippe Lenoir ; Gal Roustan ; Stphane Chatelin ; Olivier
Royer ; Eric Le Gulludec ; Wim
Burmeister ; Benjamin Trocm ; Manuel Arragain ; Paul Barnouin ; Julie Duisit ; Michel Gauthier ; Olivier Andrique
; Bertrand Petit ; Daniel Seyve ;
Franoise Garin ; Claude Garin ; Emmanuel Bodinier ; Henri Lesage ; Elisabeth Lesage ; Henry Tidy ; Simone Keller
; Paul Keller ; Sophie Bougnres ;
Gwendoline Delbos-Corfield ; Dany Rubat-du-Merac ; Vincent Fristot ; Sylvie Charvet ; Anais Allignol ;
Frdrique Nugues ; Genevieve Cros
; Maguite Childeric ; Bruno Childeric ; Joelle Millat-Carus ; Christine Alliata ; Michle Colin ;
Annie Bessot ; Jean-Pierre Marchive ;
Sophie Cazaban ; Huguette Hollard ; Franois Hollard ; Sophie Heritier-Boinon ; Philippe Mouche ;
Sylvain Noyon ; Bernard Mazure ;
Anne-Sophie Mrot ; Grard Lionel ; Paul Gerard ; Ulrike Berroth ...
Document 2.
Accord politique
entre le parti socialiste et le parti communiste pour les prochaines lections municipales
Grenoble
Quelques mois aprs lĠlection prsidentielle, la droite
au pouvoir confirme nos pires craintes : mpris des couches populaires sur le
pouvoir dĠachat et les salaires, idologie ultra librale, attaques contre les
services publics et des droits sociaux, communication outrance, confusion
politiqueÉ Les problmes quotidiens des Franais et des Grenoblois sont
aggravs par ces politiques nationales qui ncessitent plus encore aujourdĠhui
des rponses locales adaptes. Cela passe par la victoire de la gauche aux
prochaines lections municipales.
Face une droite qui porte et assume un projet de
rgression sociale et dmocratique, nous voulons poursuivre et amplifier
lĠaction commune des 13 dernires annes, qui a permis un bon bilan collectif.
Ce bilan sĠappuie sur une politique de progrs social qui concilie la
solidarit, le dveloppement conomique pour lĠemploi et lĠexigence
environnementale. Il sĠest traduit par une priorit permanente lĠamlioration
de la vie quotidienne et par des ralisations exemplaires, lĠimage de la 3me
ligne de tramway, des nombreuses constructions de logement social et de la
requalification de Teisseire et Mistral.
Pour le prochain mandat, nous voulons porter un
projet fond sur une politique affirme gauche :
- Le logement social : nous poursuivrons le rythme
de construction actuel (qui permettra dĠatteindre les 20% ds 2008), avec
lĠambition de mieux faire partager lĠeffort par toutes les communes de
lĠagglomration.
- Les services de proximit : notre priorit la
vie quotidienne se traduira par un renforcement des services publics et des
initiatives associatives dans les domaines de la sant, de lĠducation, de la
culture, du sport.
- Le dveloppement conomique diversifi : nous
continuerons lĠintervention publique dans lĠconomie, pour soutenir la cration
dĠemplois diversifis. Nous porterons lĠexigence de contrler et valoriser
lĠutilisation de lĠinvestissement public et ses bnfices en termes de
crations nettes dĠemplois.
- La dmocratie participative : nous la
dvelopperons en ngociant une Ç charte de la dmocratie participative È avec
les associations et les habitants
- LĠexigence environnementale : nous mnerons une
politique de transports publics, dĠurbanisme et de production locale dĠnergie
pour lutter contre la pollution et le rchauffement climatique
- La ville cosmopolite et fraternelle : nous
voulons amplifier les actions permettant dĠintgrer les trangers la vie de
la cit, lutter contre les discriminations ethniques, sexuelles, sociales et
religieuses, affirmer les valeurs de la lacit.
- Une fiscalit locale plus juste : nous voulons
porter au niveau national une rforme de la fiscalit locale aujourdĠhui trs
injuste et refuser les transferts de charge de lĠEtat sur les collectivits
sans contrepartie.
Nous souhaitons une dmarche de construction
majoritaire fonde sur un accord politique entre partenaires de gauche. Notre
union est la garantie dĠune majorit claire de gauche dans la prochaine
municipalit. Les mouvements politiques qui ont permis le bon bilan collectif
seront respects la fois dans leur reprsentation et dans leurs moyens de
travail et dĠexpression. Cet accord politique dĠunion sur des valeurs de gauche
est essentiel pour refuser la confusion politique et le brouillage des repres
pour faire face aux nombreux dfis que notre ville doit relever
Sur la base de cet accord, nous voulons nous
appuyer sur de nombreuses comptences et reprsenter la diversit de la ville.
Nous appelons toutes celles et tous ceux qui
partagent les valeurs de notre projet nous soutenir et nous rejoindre.
CĠest en fdrant la gauche autour du Maire de
Grenoble et en rassemblant largement sur notre projet quĠensemble, nous ferons
gagner la gauche et le progrs Grenoble !
21 janvier 2008
Document 3.
Cher(e)s
Camarades,
Vous
trouverez ci-joint un courrier de la section de Grenoble concernant les
lections municipales, ainsi que les documents mentionns.
Trs
cordialement,
Jrme
MARCUCCINI
Responsable de la communication
Fdration de l'Isre du Parti Communiste Franais
20, rue Emile Gueymard - B.P. 1503 - Grenoble Cedex 1
Tel : 04.76.87.67.53 / 06.75.38.45.28
Notre dmarche
dans le cadre des municipales Grenoble
Nous ne rappellerons pas ici les rsultats des dernires
lections nationales avec moins de 2% pour le PCF ; notre AG nationale dans le
cadre de la prparation de notre congrs qui se tiendra fin 2008É Vous
connaissez tous le contexte actuel et les attaques du gouvernement, de la
droite et de Sarkozy en tte, contre tous les acquis historiques du Conseil
National de la Rsistance, le contrat de travail, les franchises mdicalesÉ
Les municipales sont donc un moment test pour la
droite, une possibilit de conqurir des bases locales pour renforcer et acclrer
sa politique rpressive et antisociale. Cette situation exigeait de la gauche
Grenoble comme partout en France, un rassemblement de rsistance, aux lections
municipales ds le premier tour.
Nous avons donc lanc plusieurs appels en ce sens
toutes les forces de gauche. Ceux-ci sont rests sans chos lĠexception du PS
et de LO ; les autres formations politiques ayant des positions soit
gomtrie variable pour les verts, soit celle du cavalier seul pour la LCR,
soit des choix opportunistes pour les autres.
A Grenoble, les communistes participent la
gestion municipale depuis 2 mandats. Nos lus comme tous les communistes de
Grenoble, nĠont pas rougir du bilan. Ils ont toute leur part dans la
rnovation et lĠaccs des quipements scolaires et sportifs, le maintien de
lĠemploi pour les salaris municipaux, le retour du service de lĠeau dans le
giron du public, la gratuit des parkings en aot et la rduction des tarifs
pour les rsidents, lĠamlioration et le dveloppement des transports en commun,
la qualit de lĠaccueil et le service ddi la petite enfanceÉ
Au regard de notre apprciation de ce bilan et de
lĠisolement dans notre volont de rassembler gauche, nous avons choisi
lĠoption dĠun accord politique avec le PS.
Mais, apprenant la prsence de Ç personnalits È de
droite et du MoDem sur la liste, nous avons soumis dans lĠurgence ce problme
aux communistes de Grenoble et examin les questions qui se posaient nous :
1Ħ/ Quel est le projet sur lequel les communistes
sĠengagent ?
Les camarades ont travaill dĠarrache pied pour
formaliser par crit nos propositions.
2Ħ/ Les lus communistes sont-ils utiles dans notre
municipalit ?
La rponse a t unanimement Ç OUI. È
3Ħ/ Avec qui pourrions-nous travailler un projet de
gauche ?
Rappelons que la LCR comme lĠADES (verts +
Alternatifs) souhaitaient prsenter leurs listes.
GO devait se prsenter avec le PS, mais lors de
leur runion du 22 janvier et aprs avoir eu connaissance de notre position,
ils ont dcid de se retirer, estimant insuffisant le nombre de places qui leur
taient rserves.
4Ħ/ Faut-il des lus communistes dans le prochain
mandat, y compris dans ce contexte indit ?
La rponse a t Ç OUI È : Ne pas tre prsent
aurait signifi laisser le champ libre une recomposition PS-MoDem.
Toutes les dmarches de nos camarades ont alors
abouti poser un choix aux communistes :
1Ħ/ Part-on avec le PS ?
2Ħ/ Si oui, sur quelles bases et avec quel accord ?
Lors de notre assemble du 21 janvier nous avons
largement dbattu de tous ces points.
Un accord politique ancr gauche PS-PCF
(ci-joint) a t vot par la majorit. Mandat a t donn aux camarades chargs
des ngociations, de tout faire pour minimiser le nombre des personnalits de
droite et du MoDem se ralliant la liste mene par Michel Destot.
LĠaccord politique PS-PCF a t rendu public le 22
janvier au cours dĠune confrence de presse, publie le lendemain.
Une nouvelle assemble gnrale le 25 janvier, a
tabli la liste des candidats dans leur ordre dĠligibilit, prenant en compte
les critres de rajeunissement, la volont de travailler collectivement entre
lus, section et population, ainsi que la parit. Cette liste a t soumise au
vote des communistes de Grenoble puis transmise au PS.
Les ngociations se sont poursuivies jusque dans
les dernires minutes avant la prsentation de la liste : nous avons obtenu la
prsence de 7 communistes sur la liste, dont 5 en position ligible garantis en
cas de 2me tour.
A toutes les tapes de ce processus, les
communistes de Grenoble ont t runis, parfois dans lĠurgence, et consults.
Les dcisions ont t prises collectivement.
Il nous appartient maintenant de travailler faire
connatre ces propositions, et contribuer faire vivre notre apport communiste
Grenoble, dans un travail militant de proximit, avec les citoyens et les
lus.
Document 4.
A Grenoble, le 29
janvier 2008.
Communiqu des signataires de la lettre ouverte au sujet
des municipales Grenoble : "Des communistes de Grenoble et du
dpartement, des sympathisants, des citoyens ont appris dans la presse le
dimanche 27 janvier la composition de la liste Ç Grenoble, lĠavenir ensemble È
conduite par Michel Destot. Cette annonce a soulev motion, colre,
interrogations lgitimes chez nombre dĠentre eux.
Cette dcision surprenante et indite retentit en premier
lieu Grenoble mais aussi dans le dpartement et, par son exemplarit,
vraisemblablement dans toute la France. De nombreux communistes de Grenoble et
bien au-del en Isre - tout en se flicitant de lĠaccord local PS-PCF -
tiennent faire savoir leur dsaccord avec la dcision dĠengager Grenoble
des candidats du PCF sur une liste comportant des reprsentants de la droite :
9 candidats du MoDem dont son prsident isrois et 3 lus de lĠopposition
actuelle (dont un ancien maire-adjoint dĠAlain Carignon et le prsident des Ç
Amis de Nicolas Sarkozy È).
Ils refusent de cautionner une telle liste. Approuvant les
termes de la lettre des communistes de Grenoble rendue publique le 18 janvier
2008 affirmant que Ç La prsence du MoDem sur la liste hypothquerait la
poursuite dĠune politique locale vraiment de gauche, quĠon ne peut mener une
politique de gauche avec des lus de droite, que le MoDem est un parti de
droite [!] È, ils persistent considrer que la droite et la gauche, ce nĠest
pas pareil !
Les rsultats de la dernire lection prsidentielle (58 %
pour Sgolne Royal) signifient quĠune majorit dĠlecteurs de Grenoble vote
gauche. Le choix de Michel Destot de sĠallier avec la droite est donc un choix
dlibr de rejeter une partie de la gauche grenobloise afin dĠoprer une
recomposition politique. Il tente ce que Nicolas Sarkozy a russi au plan
national : le dbauchage du camp oppos. Si des citoyens se rclamant de la
gauche peuvent faire une politique de droite et se mettre au service de la
politique de Sarkorzy, le contraire nĠest pas vrai : ils sont convaincus que
des hommes de droite ne peuvent pas faire demain une politique de gauche, ni
Grenoble, ni ailleurs.
En consquence, ils nĠacceptent pas que des candidats du
PCF ctoient sur une mme liste ceux du MoDem et des amis de Nicolas Sarkozy.
CĠest une politique de gauche quĠil faut pour Grenoble tant au niveau du logement, des services publics, des t