Lettre de liaison n”3 du 18 novembre 2007
Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et de la dire. Jean Jaurs.

ComitŽ de rŽdaction provisoire : Christian Barlo (83,) Sylvie Bonnin (03), Jean-Franois Chalot (77), Mayeul Chamussy (38), Olivier Delbeke (94), Franois Ferrette (61), StŽphane Fustec (75), Bernard Grangeon (63), Joelle Losson (54), Claude Luchetta (43), Franck Marsal (94), Marianne Olivier (94), Vincent PrŽsumey (03 – directeur de la publication), Raymond Debord (75), Salima Jamili (75) É

 

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Sommaire :

CommuniquŽ du Collectif de Montreuil pour les droits des sans-papiers.

Le billet du jour : un militant CGT nous Žcrit.

Recomposition et crise de l'Etat.

La dŽtermination des cheminots et traminots.

Le mouvement Žtudiant.

Quelles perspectives ?

PŽtition pour un rŽfŽrendum.

Appel du ComitŽ National pour un RŽfŽrendum.

Motion adoptŽe par le conseil fŽdŽral du PS de l'Allier.

Document : le tract de la FŽdŽration CGT de la Construction pour le 20 novembre.

Appel SolidaritŽ Grves.

Un article bien senti : Des "otages" "empchŽs" d'aller travailler.

Correspondance.

Appel ˆ dŽbat : la Belgique.

DŽbat : contribution sur les Žlections municipales (La Seyne sur Mer).

Appel ˆ manifestation le vendredi 30 novembre 15 h. Bastille-Bercy.

 

* * *

COMMUNIQUE DE PRESSE du Collectif de Montreuil pour les droits des sans-papiers Vendredi 16 novembre 2007 - 16h00.

 
Le soutien ˆ Kebe Talibe embarrasse le ministre de l'Immigration, de  l'IntŽgration, de l'IdentitŽ nationale et du CodŽveloppement.

 
 Devant l'affluence des soutiens prŽsents pour exiger la libŽration de Kebe  Talibe et de tous les sans papiers, le ministre de Mr. Hortefeux a dŽcidŽ de disperser ˆ 15h30 le rassemblement autorisŽ ce  vendredi de 14h ˆ 17h  devant ses locaux.

 Le collectif de Montreuil pour les droits des  sans-papiers rappelle que Kebe Talibe, interlocuteur de la PrŽfecture de Bobigny (93) pour les demandes de rŽgularisation du collectif, dŽlŽguŽ ˆ l'UCIJ et chargŽ juridique du collectif entame son 16me jour de rŽtention. Il est expulsable ˆ tout moment.

Il passera devant le Juge des LibertŽs et de la DŽtention le samedi 17 novembre ˆ 9H30 au TGI de Bordeaux, la PrŽfecture de Bobigny n'ayant toujours pas daignŽ informer la PrŽfecture de  Gironde de l'existence de son dossier de demande de rŽgularisation en Seine Saint-Denis. Nous saluons la mobilisation des bordelais-es qui se renforce jour aprs  jour, et restons dŽterminŽs ˆ lutter pour la  rŽgularisation globale de tous  les sans-papiers.


Contact Paris : 06.84.59.83.81 skyspass@free.fr  contact Bordeaux : 06.24.65.30.83

Site du collectif : http://cspmontreuil.1et0.org   Voir aussi http://radioretention.kofele.org

Ce samedi 17, le juge a prolongŽ la rŽtention de KŽbŽ pour 15 jours supplŽmentaires.

 

* * *

Le billet du jour.

 

Un militant CGT nous Žcrit :

Les cheminots sont en grve, et la maladresse de la main tendue de Bernard Thibaut a renforcŽ la dŽtermination des femmes et des hommes qui sur le terrain des luttes refuse de cŽder aux 37,5 ans de cotisation !

J'ai vu pour la 1ere fois des cheminots CGT disant "on vient pour leur expliquer ils n'ont pas tous les ŽlŽments des discussions avec le ministre". Quelle dr™le d'Žpoque, comme disent les vieux militants !!

Yves

 

PAS TOUCHE A NOTRE DROIT DE GREVE !

 

SECU, SALAIRES, SERVICES PUBLICS :

BAS LES PATTES !

 

RETRAITE A 60 ANS A TAUX PLEIN,

37,5 ANNUITES POUR TOUS.

 

BRANCHE PAR BRANCHE, NOUS PERDRONS,

TOUS ENSEMBLE NOUS GAGNERONS.

C'EST CONTRE SARKOZY QU'IL FAUT SE GROUPER.

 

* * *


Recomposition et crise de l'Etat.

 

Dans la nuit du jeudi 14 novembre au vendredi 16, ce sont 25 descentes de police qui se sont abattues sur les universitŽs, pour dŽloger des Žtudiants grŽvistes tentant d'occuper des locaux de faon ˆ pouvoir s'y rŽunir et donner un point central ˆ leur grve. 7 seulement de ces descentes de police ont ŽtŽ annoncŽes par la presse nationale. Leur point commun : ˆ chaque fois, ce sont les prŽsidents d'universitŽ qui, obtempŽrant ou devanant la demande des prŽfets -gŽnŽralement des prŽfets de rŽgions- appellent la force contre les Žtudiants.

C'est un changement que cette attitude des prŽsidents d'universitŽs, un changement historique pour les universitŽs, bien que peu s'en soit encore rendu compte. Les prŽsidents, qui sont ˆ l'origine des professeurs-chercheurs ayant basculŽ dans la gestion administrative et que le pouvoir et ses oripeaux et illusions ont de plus en plus grisŽs, piŽtinent les "valeurs" qu'ils prŽtendaient incarner, ˆ commencer par les franchises universitaires, cette conqute dŽmocratique dont les origines remontent ... au XIII” sicle. La loi LRU (loi PŽcresse) promet de faire d'eux des "patrons", des vrais : ils en rvent, ils en bavent, et cela les conduit aux courbettes devant les prŽfets de Sarkozy.

 

D'une faon gŽnŽrale, dans la prŽcipitation et le dŽsordre, voire dans l'hystŽrie et la panique, la restructuration de l'appareil d'Etat s'intensifie. Militarisation de la police. Privatisation et externalisation de toutes les missions de service public et d'intŽrt gŽnŽral que cet Etat avait dž assumer et dont il ne veut plus. Achvement de la "rŽforme de l'Etat" lancŽe de longue date depuis le milieu des annŽes 1990, sous l'aiguillon de la LOLF (loi organique sur les lois de finance, globalisant la gestion des crŽdits, adoptŽe dans l'union nationale de la droite et du PS, le PC s'abstenant, en 2000) : les regroupements de toutes les missions ministŽrielles sous l'Žgide des prŽfets de rŽgion, ces procurateurs impŽriaux au petit pied qui doivent devenir ou sont dŽjˆ devenus les supŽrieurs directs de tous les chefs et chefaillons de l'administration, sont engagŽs, discrtement, mais ˆ marche forcŽe. Au bout de cette logique il y a d'ailleurs la disparition des ministres dont le fonctionnement du gouvernement Sarkozy est une anticipation. La fermeture de dizaines de sous-prŽfectures est annoncŽe. L'Etat restructurŽ sera allŽgŽ, centrŽ sur ses missions fondamentales de maintien de l' "ordre", militarisŽ, flanquŽ de sociŽtŽs de sous-traitance, agences ˆ personnels prŽcaires, et milices privŽes.

Mais ˆ la diffŽrence des prŽsidents d'universitŽ, que leur "autonomie" rend stupides et serviles, a grogne, a fait de la rŽsistance passive, a r‰le et a freine dans les Žchelons infŽrieurs et moyens. La rŽvolte des administrations de sous-prŽfectures n'est pas loin, car leurs conditions de travail, ce qui restait d'Žthique rŽpublicaine dans leur esprit, et leur hiŽrarchie traditionnelle, sont allŽgrement piŽtinŽs, moquŽs et renversŽs. Le ministre de l'IntŽrieur, dont la titulaire ne parle notoirement plus au Premier ministre, est plus inexistant que jamais. Le gang de l'ElysŽe tŽlŽphone directement dans les prŽfectures et donne des ordres contradictoires, toutes affaires cessantes. La restauration pleine et entire du bonapartisme de la V” RŽpublique frise l'apoplexie et l' "hyper-prŽsident" fait disjoncter ses missi dominici ; mais ceux-ci se demandent eux-mmes avec angoisse quand et comment l'ElysŽe et son surhomme pathŽtique disjoncteront ˆ leur tour.

 

Sarkozy veut restaurer l' "autoritŽ" de cet Etat, c'est loin d'tre fait et le dŽbut de la mise en oeuvre de son programme en aggrave la crise. Sur fond de montŽe des combats sociaux de la jeunesse et des cheminots, cette crise se cristallise sur la question de la "rŽforme de la carte judiciaire" de Madame Dati.

Rachida Dati, c'est Sarkozy. Politiquement, c'est une CŽcilia qui aurait obŽi jusqu'au bout ˆ son instrumentalisation dans le dispositif de l'hyperprŽsident. Sociologiquement, c'est un prototype de la camarilla flambeuse et prŽtentieuse qui s'est installŽe au sommet du pouvoir. La vieille France de l'appareil d'Etat soudain dŽcouvre ceux et celles pour qui elle a votŽ et s'Žtonne, mesurant l'ampleur de la catastrophe

Il s'agit tout simplement de fermer plus du dixime des Tribunaux de grande instance, plus du tiers des tribunaux d'instance, et, ce qui reste ˆ venir et ne doit surtout pas tre oubliŽ, la moitiŽ des conseils de prud'hommes !  A ce carnage, elle ajoute l'incohŽrence rŽsultant des concessions faites aux amis, aux clientles locales ou aux reculs devant les premiers qui se sont mis ˆ rŽsister, crŽant un mŽli-mŽlo indescriptible. Non seulement les greffiers et les petits personnels de la Justice, mais les procureurs et les b‰tonniers, revtus d'oripeaux bien plus vŽnŽrables encore que ceux des dignes prŽsidents d'universitŽ, se rŽtractent et se rebiffent contre Rachida Dati, manifestent, font grve, et mme la grve de la faim pour certains d'entre eux. La police est chargŽe de matraquer les avocats et les juges. Et cette crise a pour Žpicentre Sarkozy.

L'Etat rŽgalien matraque les agents rŽgaliens de ses missions rŽgaliennes. Et ce n'est qu'un dŽbut : la rŽforme de l'Etat, c'est la privatisation ou l'Žlimination pure et simple des missions non rŽgaliennes de l'Etat, c'est-ˆ-dire de tous les services publics ˆ commencer par l'Žcole ...

 

La dŽtermination des cheminots et des traminots.

 

Les directions de la SNCF et de la RATP annoncent des taux de grŽvistes en chute libre de jour en jour, trompant dŽlibŽrŽment les usagers qui constatent que trains et mŽtros ne circulent pas. En rŽalitŽ, dans les conditions crŽŽes par l'absence de position syndicale commune pour le retrait du plan Sarkozy contre leurs rŽgimes de retraite, facilitant l'isolement et la hargne mŽdiatique, la grve reconduite des cheminots et des traminots depuis mercredi est une grve puissante, digne et dŽterminŽe, qui bouscule la donne.

 

La donne Žtait la suivante : Sarkozy avait choisi un mini coup "ˆ la Thatcher", au moment et sur le sujet choisis par lui, consistant ˆ montrer qu'il ne cŽdait pas et ˆ en finir avec les 37,5 annuitŽs des cheminots, traminots, Žlectriciens, gaziers ..., non pour des raisons Žconomiques ou budgŽtaires qui n'ont strictement rien ˆ voir dans cette affaire, mais pour des raisons politiques : pour passer ˆ la vitesse supŽrieure dŽs 2008, contre les retraites de tous, contre les services publics, et contre les contrats de travail ˆ durŽe indŽterminŽe.

Pour rŽussir ce coup, il a deux atouts ma”tres.

L'un est l'absence d'opposition due ˆ l'auto-dŽcomposition du Parti socialiste (synthse niant le vote du peuple en 2005, candidature Royal, ralliements ˆ Sarkozy, soutien ˆ son projet de TraitŽ Constitutionnel EuropŽen).

L'autre est le refus des directions syndicales, celle de la CGT en particulier Žtant donnŽe son importance, de revendiquer le retour ˆ 37,5 annuitŽs pour tous et d'exiger l'abrogation ou le retrait des lois anti-sociales de Sarkozy.

Dans les deux cas, ces atouts ont un contenu politique prŽcis : la dŽcision de soutenir la prŽsidence de la RŽpublique, de respecter et protŽger les institutions de l'Etat, de prŽserver le pouvoir en place quels que soient ses forfaits et mŽfaits.

On peut dŽjˆ lˆ mesurer une diffŽrence entre le Sarkozy de 2007 et la Thatcher de 1984 : le premier ne peut se passer du soutien de ceux qui sont officiellement ses adversaires, la deuxime en battant les mineurs avait crŽŽ une situation dans laquelle elle pouvait s'en passer. Soucieux de prŽparer notre classe au combat, nous avions souvent examinŽ le parallle Sarkozy-Thatcher, frŽquemment ŽvoquŽ par les Žditorialistes ces derniers temps.  On serait ˆ prŽsent tenter de rŽpŽter : "Hegel note quelque part que tous les grands Žvnements et personnages historiques surviennent pour ainsi dire deux fois. Il a oubliŽ d'ajouter : une fois comme grande tragŽdie et la fois d'aprs comme misŽrable farce." (K. Marx, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte).

 

Juste avant que la grve ne dŽmarre, Bernard Thibault a acceptŽ des "nŽgociations"entreprises par entreprises, sŽparŽment ˆ la SNCF, la RATP, EDF et GDF, dŽclarant qu'en contrepartie la prŽsence d'un reprŽsentant du gouvernement dans ces nŽgociations Žtait une "garantie". Une garantie de quoi ? -ont Žvidemment demandŽ les cheminots et les traminots dans les assemblŽes gŽnŽrales.

Cette initiative a ŽtŽ prŽsentŽe par les mŽdia comme la "main tendue" de la CGT au gouvernement, juste avant la grve, sensŽe garantir en fait une chose bien prŽcise : que la grve n'Žtait qu'une grve pour le principe, pour amuser "la base", mais que son but n'Žtait Žvidemment pas de mettre en cause "la rŽforme", car "la rŽforme", voyez-vous, tout le monde ne peut qu'tre d'accord ...

 ... Tout le monde ne peut qu'tre d'accord, sauf ces obscurs et butŽs ouvriers des transports que sont les cheminots et les traminots, qui ont un dŽfaut, celui de tous les exploitŽs : ils savent compter, et quand on leur explique "on vous promet que vous ne perdrez pas un centime d'euro en travaillant deux ans et demi de plus", ils voient l'arnaque tout de suite et partent d'un grand Žclat de rire mŽprisant.

La presse dite "Žconomique" s'est donc mise soudain ˆ saluer B. Thibault en train de "gagner ses galons de stratge". La stratŽgie en l'occurrence, c'est comment permettre ˆ Sarkozy de passer sur les 37,5 annuitŽs des dernires catŽgories qui les ont encore tout en l‰chant quelques concessions pas trop visibles pour calmer la "base". Le problme, c'est que les seules concessions rŽelles envisageables portent naturellement sur la dŽcote que subiront ceux -la majoritŽ- qui continueront ˆ partir au terme de 37 ans et demi ; et que si le pouvoir l‰che trop sur la dŽcote, cela reviendrait ˆ annuler l'effet du passage aux 40 ans et cela se verrait. Sarkozy (car c'est de lui qu'il s'agit, ni de M. Bertrand, ni de Mme Idrac, ni de M. Mongin) ne peut donc pas l‰cher sur la dŽcote. Bref : ˆ partir du moment o l'on ne dŽfend plus, explicitement ou implicitement, les 37 annuitŽs et demi, on accepte le "cadre de la rŽforme" et on n'a dans ce cadre plus rien ˆ nŽgocier. Que ce soit dans un cadre "tripartite" ou "entreprises par entreprises" en prŽsence d'un reprŽsentant du gouvernement ou non ...

"Ce n'est pas nŽgociable", ne cessent de dire les cheminots et les traminots qui reconduisent leur grve par des votes massifs en assemblŽe gŽnŽrale. Il ne s'agit ni de la rivalitŽ SUD-Rail-CGT ni du conflit interne latent entre la fŽdŽration CGT des cheminots et son secrŽtaire Didier Le Reste, prŽsentŽ btement comme un "communiste" par l'Žditorialiste du Monde Michel Noblecourt, avec la "ligne Thibault". Il s'agit tout simplement de la volontŽ claire et limpide des travailleurs concernŽs. Qui se reflte bien entendu dans les organisations syndicales et qui produit et produira dŽbats, confrontations et rŽalignements.

 

Le ministre Bertrand a rŽpondu au "pas en avant" de Bernard Thibault par une exigence qui rŽsonnait plut™t comme une supplique : si vous voulez que ces nŽgociations -ces pseudos nŽgociations- s'engagent, appelez ˆ la reprise du travail. Non content que les confŽdŽrations syndicales et toutes les fŽdŽrations de cheminots sauf SUD-Rail acceptent et aillent jusqu'ˆ proposer de pseudo-nŽgociations, le ministre, sur ordre de Sarkozy, demandait qu'elles s'opposent frontalement ˆ la poursuite de la grve. Ce service lˆ, elles ne pouvaient pas le lui donner, car les cheminots et les traminots auraient continuŽ par eux-mmes. Pour se dŽdouaner de leurs responsabilitŽs de directions nationales quand il s'agit de dire clairement Non et d'appeler clairement au Tous ensemble, voila des annŽes qu'elles expliquent que c'est "ˆ la base de dŽcider", et voila que la base dŽcide pour de bon ! Seule la fŽdŽration CFDT a ˆ ce jour appelŽ ˆ la reprise : il lui a fallu pour cela une journŽe d'Žtats d'‰mes, de pressions de ChŽrque, et les dŽlŽguŽs CFDT prŽsents dans les AG, qui ne sont pourtant pas les plus virulents des syndicalistes, ne suivent pas et restent avec leurs collgues. L'unitŽ des cheminots et des traminots est la plus forte, cette unitŽ c'est la grve, et ceux qui la brisent sont ostracisŽs.

 

C'est ainsi que Le Monde doit titrer : La grve reconduite ˆ la SNCF et la RATP, les nŽgociations au point mort. Il Žtait prŽvu que la grve reconductible ne ferait pas la jonction avec la grve appelŽe dans la Fonction publique le mardi 20 novembre, jour du vote du budget ˆ l'AssemblŽe nationale. Elle la fera.

 

Le mouvement Žtudiant.

 

La coordination Žtudiante, comme l'a votŽ l'assemblŽe gŽnŽrale des Žtudiants de la facultŽ de Tours ˆ l'encontre de la volontŽ de son prŽsident M. Lussaut, se rŽunit ce samedi et ce dimanche ˆ Tours.

La situation rŽelle ˆ laquelle est confrontŽ le mouvement Žtudiant est trs largement occultŽe dans les mŽdia et mŽconnue. Le mouvement est, nationalement, plus fort et plus massif que le mouvement contre le CPE de 2006, bien que limitŽ pour l'instant aux universitŽs. Comme le mouvement de 2006, il est nettement plus faible en rŽgion parisienne, sur laquelle les mŽdia mettent les projecteurs, que dans  plusieurs dizaines de facs de province o il est largement majoritaire.

Sa force, ˆ une Žchelle de masse, vient du fait que le moteur est la gŽnŽration aguerrie dans la lutte contre le CPE, qui n'a absolument pas digŽrŽ l'Žlection de Sarkozy et qui repart au combat, avec une dimension "gŽnŽrationelle" forte. Sa force, sur un plan politique, provient du regroupement qui s'est opŽrŽ pour l'abrogation de la loi PŽcresse dŽbut septembre, s'appuyant lui-mme sur la prise de position en ce sens d'une majoritŽ d'organisation -dont le SNESUP- ˆ l'exception notable de la direction de l'UNEF, alors que les militants de la tendance TUUD de l'UNEF jouent un r™le actif depuis le dŽbut dans le mouvement.

Il est confrontŽ ˆ cette donne nouvelle qu'est l'attitude des prŽsidents d'universitŽs appelant la force armŽe contre les Žtudiants et les empchant d'avoir des locaux o se rŽunir et grouper le quartier gŽnŽral de la grve. Il y a probablement autant ou plus, en rŽalitŽ, de facultŽs o l'accs et donc les cours sont aujourd'hui empchŽs par les prŽsidents d'universitŽ et la police que de facultŽs "bloquŽes" par les grŽvistes.

Il est confrontŽ, directement, ˆ l'ElysŽe, o le militant de l'UNI Sarkozy organise le collectif "anti-blocage". Les positions ultra-gauche Žrigeant le blocage mme minoritaire en principe absolu affaiblissent le mouvement, ce qui est rŽellement en jeu c'est son contr™le sur lui-mme, c'est la lŽgitimitŽ et donc la souverainetŽ des assemblŽes gŽnŽrales : un vote ˆ bulletin secret est envisageable s'il est organisŽ par l'assemblŽe gŽnŽrale aprs large dŽbat sur le fond, pas s'il est organisŽ par l'administration et ses huissiers, la dŽcision de la grve n'appartient pas ˆ "tous les Žtudiants" dans l'anonymat, mais ˆ ceux qui vont aux assemblŽs gŽnŽrales ouvertes ˆ tous, et les blocus sont en fait des piquets de grve ayant une fonction d'information, et de rendre possible la grve pour les boursiers (qui perdent leurs bourses aprs des absences en cours) et le report des cours pour tous  les Žtudiants, et non leur tenue pour une unique minoritŽ anti-grŽviste, encore inconsciente ou non encore associŽe au mouvement. La dŽmocratie n'est pas l'ennemi du mouvement, mais son alliŽ, la dŽmocratie, ce sont les assemblŽes gŽnŽrales.

Ce mouvement dans ces conditions cherche l'Žlargissement et le dŽbouchŽ par la liaison avec d'autres secteurs. L'appel de la coordination de Rennes ˆ aller dans les gares le mardi 13 a ŽtŽ rejetŽ par Didier Le Reste, secrŽtaire des cheminots CGT, en invoquant des raisons de sŽcuritŽ, mais il aurait ŽtŽ possible de proposer rencontres et manifestations communes et cela n'a pas ŽtŽ fait. Il ne fait aucun doute que les Žtudiants vont se porter dans les manifestations du 20 novembre.

 

Quelles perspectives ?

 

Nous l'avons dit, une grve gŽnŽrale le mardi 20 aurait ŽtŽ et serait possible et nŽcessaire. D'ores et dŽjˆ, fonctionnaires, cheminots, traminots, Žtudiants, et aussi ouvriers du b‰timent et des travaux publics appelŽs sur leurs revendications salariales par la FŽdŽration CGT de la Construction, seront ensemble dans la grve ce jour lˆ. Ce ne sera pas "usagers contre cheminots" comme le voudraient mŽdia et UMP, mais salariŽs unis.

 

La responsabilitŽ des organisations syndicales devrait tre d'aider ˆ centraliser ce mouvement d'ensemble contre Sarkozy, qui cherche lui-mme ˆ se centraliser.

La responsabilitŽ des dŽputŽs de gauche ˆ l'assemblŽe devrait tre de ne pas aider Sarkozy ˆ faire passer son projet de soi-disant "mini-traitŽ", c'est-ˆ-dire piŽtiner le vote majoritaire de 2005.

 

Il nous faut donc nous organiser, nous associer pour imposer cette volontŽ, et pour aider le mouvement engagŽ ˆ aller lui-mme dans cette direction.

 

Au delˆ du 20 novembre, tant la poursuite du mouvement Žtudiant que celle de la grve des cheminots et des traminots -car mme si ces derniers reprenaient le travail pour ne pas perdre leur salaire ils n'ont aucune illusion sur les "nŽgociations"- la question d'une manifestation nationale contre Sarkozy, ˆ l'ElysŽe, fait partie des points en discussion.

 

* * *

PETITION POUR UN REFERENDUM.

 

En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas ont refusŽ la Ē constitution Č europŽenne que les chefs dÕEtat de gouvernement avaient adoptŽe. Dans plusieurs pays, elle nÕa jamais ŽtŽ ratifiŽe. Fin juin 2007, les chefs dÕEtat et de gouvernement ont lancŽ une procŽdure Žclair pour un nouveau traitŽ europŽen, sans dŽbat populaire, sans referendum.

 

Contrairement ˆ ce que dit Nicolas Sarkozy, ce nÕest pas un Ē mini-traitŽ Č. Sous un autre nom et une autre forme, il reprend lÕessentiel de la Ē constitution Č rejetŽe.

 

Contrairement ˆ ce que dit Nicolas Sarkozy, Ē le respect de lՎconomie ouverte de marchŽ o la concurrence est libre Č restera la pierre angulaire de la construction europŽenne ˆ laquelle tout est subordonnŽ. Aucune des principales exigences soulevŽes dans le dŽbat sur le traitŽ constitutionnel nÕest prise en compte : services publics, ŽgalitŽ hommes-femmes, la•citŽ, prŽservation de lÕenvironnement et des ressources non renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale europŽenne (BCE), politique de paix, fonctionnement dŽmocratique de lÕUnion europŽenne. Rien.

 

Les services publics restent soumis aux rgles de la concurrence. La rŽfŽrence aux Ē hŽritages religieux Č est maintenue. Aucun des obstacles ˆ lÕamŽlioration des rgles sociales nÕest levŽ. Les politiques environnementales sont stŽrilisŽes par les choix Žconomiques ultra-libŽraux. Le pouvoir de la BCE est prŽservŽ. LÕinscription de la dŽfense europŽenne dans la politique de lÕOTAN, cÕest ˆ dire sa soumission aux Etats-Unis, et la militarisation de lÕEurope sont confortŽes. La charte des Ē droits fondamentaux Č, dŽjˆ trs insuffisante, reste vidŽe de toute portŽe pratique. Et, comme prŽvu par le traitŽ constitutionnel, le systme institutionnel actuel, profondŽment anti-dŽmocratique, nÕest pas vraiment transformŽ. Bref, on retrouve tout ce qui fait de lÕEurope une zone amŽnagŽe de libre Žchange et de promotion des politiques nŽo-libŽrales, au lieu quÕelle se construise dŽmocratiquement et propose une autre voie que le rgne sans partage des multinationales et des marchŽs financiers.

 

Nous sommes des partisans dŽterminŽs dÕune Europe ŽmancipŽe de cette tutelle des puissances financires, capable de refuser les politiques de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en Ļuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays du Sud. Nous voulons une Europe fondŽe sur le refus de toutes les discriminations, le respect effectif de la diversitŽ culturelle et la convergence par le haut des droits sociaux, des normes environnementales et des protections des consommateurs. Nous voulons une Europe b‰tie sur la volontŽ et la souverainetŽ populaire. Voilˆ pourquoi nous refusons ce nouveau traitŽ. Et nous proposons une dŽmarche : lՎlaboration dÕun nouveau texte fondateur ˆ la suite dÕun processus dŽmocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification par referendum dans tous les Etats.

 

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe lˆ ˆ se mobiliser, ˆ faire converger leurs initiatives et ˆ unir les forces pour expliquer le vŽritable contenu du nouveau  traitŽ, dŽnoncer la tromperie et pour ouvrir une nouvelle perspective dÕune Europe dŽmocratique, sociale, Žcologique et solidaire.

 

Pour Žviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau traitŽ par la voie parlementaire. Rien ne dit quÕil pourra le faire. Les citoyens et les Žlus, quel quÕait ŽtŽ leur vote le 29 mai 2005, doivent refuser que la dŽmocratie et la volontŽ populaire soient bafouŽes et exiger un nouveau referendum.

 

Organisations signataires le 5.11.2007 : AC ! – Alter - AlterEkolo - Alternatifs – Alternative Citoyenne Genevilliers 92 - APEIS - ATTAC - Cactus La Gauche – Collectif des Socialistes pour le Renouveau de la Gauche (CSPRG) - ConfŽdŽration Paysanne – Convergence Citoyenne pour une Alternative ˆ Gauche (CCAG) – Convergence pour la dŽfense et le dŽveloppement des services publics - Coordination des Groupes de Femmes EgalitŽ - Coordination nationale des collectifs antilibŽraux - DŽmocratie & Socialisme – FŽdŽration des Associations des Travailleurs et des Jeunes (DIDF) - Fondation Copernic - Forces Militantes - LCR - Marches europŽennes - MARS / Gauche RŽpublicaine - PCF - PCOF - Pour la RŽpublique Sociale (PRS) - RŽseau FŽministe Ruptures – Union des Familles La•ques - Union syndicale Solidaires

 

* * *

TraitŽ de Lisbonne : Appel du COMITE NATIONAL pour un REFERENDUM

 

Cet appel est issu d'une rŽunion tenue ˆ l'AssemblŽe nationale le samedi 10 novembre, initiŽe notamment par Jean-Luc MŽlenchon, Marc Dolez et Marie-Noelle Liennemann.

 

Un nouveau traitŽ -dit traitŽ de Lisbonne- vient dՐtre approuvŽ par les dirigeants europŽens pour se substituer au projet de Constitution, que les Franais ont refusŽ majoritairement par rŽfŽrendum en mai 2005.


CÕest donc ˆ nouveau le suffrage universel qui doit trancher au travers dÕun rŽfŽrendum.
Sur un sujet qui a tant dÕimpact sur la vie quotidienne de chacun, lÕorganisation de ce nouveau rŽfŽrendum est une question dŽmocratique majeure pour notre pays et nos valeurs rŽpublicaines. CÕest aussi une exigence pour la construction europŽenne, qui ne saurait sÕaffranchir de lÕadhŽsion des peuples et doit tre fondŽe sur la souverainetŽ populaire.


Le PrŽsident de la RŽpublique sera contraint dÕorganiser ce rŽfŽrendum, sÕil nÕobtient pas dŽbut 2008 le vote de 3/5 des parlementaires pour la modification prŽalable de la Constitution franaise nŽcessaire ˆ la ratification du nouveau traitŽ europŽen. Il faut donc convaincre tous les dŽputŽs et sŽnateurs attachŽs ˆ la dŽmocratie et ˆ la construction dÕun vŽritable projet europŽen de voter contre cette modification prŽalable.


CÕest pourquoi des organisations politiques, syndicales, associatives et des personnalitŽs trs diverses ont tenu ˆ rassembler leurs efforts au sein dÕun ComitŽ National pour un RŽfŽrendum. Ils appellent en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachŽs ˆ une construction europŽenne fondŽe sur lÕadhŽsion des peuples ˆ les rejoindre pour mobiliser lÕopinion publique et demander aux parlementaires dÕempcher un dŽni de dŽmocratie, ŽloignŽ de la tradition franaise.
Rien nÕest jouŽ, les Franais doivent dŽcider !

 

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Motion adoptŽe par le Conseil fŽdŽral du PS de l'Allier.

 

LE 9 NOVEMBRE 2007

Le Conseil fŽdŽral de l'Allier du Parti Socialiste rŽuni ˆ Saint-Pourain sur Sioule, regrette la prŽcipitation qui a conduit le Bureau national ˆ se prononcer sur le TraitŽ europŽen de Lisbonne sans que les adhŽrents aient pu en dŽbattre.

Il dŽplore que le Parti Socialiste renonce ˆ agir pour une consultation des Franais par rŽfŽrendum qui Žtait pourtant un engagement de Congrs repris durant toute la campagne Žlectorale pour l'Žlection prŽsidentielle.

Le Conseil fŽdŽral de l'Allier propose que la question du mode d'adoption du TraitŽ de Lisbonne fasse l'objet d'un large dŽbat avec les adhŽrents.

Le Conseil fŽdŽral de l'Allier soutient le principe d'un rŽfŽrendum et souhaite que les parlementaires socialistes ne permettent pas, par leur vote, une adoption du TraitŽ par les seuls dŽputŽs et sŽnateurs.

[le passage soulignŽ l'est par la rŽdaction. NDR]

 

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Document : le tract de la fŽdŽration CGT de la Construction.

 

Nicolas Sarkozy, dans sa dŽclaration du 18 septembre, attaque les acquis de tous les salariŽs :

- La retraite ˆ 60 ans ˆ taux plein est remise en cause ;

- La nŽgociation sur la retraite anticipŽe pour les mŽtiers pŽnibles piŽtine ; la rŽunion de nŽgociation prŽvue le 22 octobre a ŽtŽ annulŽe suite ˆ lÕaffaire Denis Gautier-Sauvagnac ;

- Ce sont uniquement les malades qui paieront la franchise mŽdicale ;

- La SŽcuritŽ sociale est menacŽe par les cadeaux faits aux patrons en matire de cotisations sociales, soit 30 milliards, les stocks-options 3 milliards ;

- Pas un centime nÕest prŽvu pour le pouvoir dÕachat ;

- Le SMIC est attaquŽ alors que lÕargent existe dans les entreprises.

Les salariŽs nÕont pas votŽ pour la perte de leurs acquis sociaux. Sans leur intervention massive, rien ne changera !

 

CÕest pourquoi la FŽdŽration Nationale des SalariŽs de la Construction CGT appelle tous les salariŽs de la construction ˆ agir pour lÕemploi, les salaires, la retraite.

„ Pour un rŽgime spŽcial de retraite pour les salariŽs concernŽs par la pŽnibilitŽ dans la construction avec la retraite ˆ 55 ans ˆ taux plein ;

„ Pour une augmentation des salaires, aucun salaire ne doit tre infŽrieur ˆ 1500 euros brut ;

„ Pour le 13e mois pour tous, hors grille des minima ;

„ Pour la suppression des franchises mŽdicales.

Le 20 novembre,

SIGNEZ ET FAITES SIGNER MASSIVEMENT LA CARTE-PƒTITION NATIONALE

Ē EMPLOI, SALAIRE, RETRAITE Č.

Site Internet : www.construction.cgt.fr

 

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Appel "SolidaritŽ Grves"

 

Les grves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le "Non" de 2005 au TraitŽ constitutionnel europŽen, le mouvement contre le CPE de 2006 ont contribuŽ ˆ freiner en France la contre-rŽforme libŽrale qui lÕa emportŽ partout en Europe.

 

AujourdÕhui, Sarkozy et son Gouvernement veulent faire de la grve des cheminots et du mouvement dans les universitŽs un test. SÕils parviennent ˆ les briser, ils esprent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de rŽformes annoncŽ sur le Droit du travail, sur le systme de santŽ, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille dÕopinion visant ˆ diviser et opposer ceux qui se lvent t™t ˆ ceux qui sont supposŽs se prŽlasser sur le mol oreiller de lÕassistanat, le secteur privŽ au secteur public, les mŽritants aux rŽcalcitrants, les Žtudiants studieux aux insoumis. CÕest pourquoi lÕoffensive gouvernementale commence par la remise en cause des rŽgimes dits "spŽciaux" prŽsentŽs comme un privilge contraire ˆ lՎgalitŽ, mais elle se poursuivra par lÕaugmentation pour toutes et tous de lՉge de la retraite, par la privatisation des services de santŽ et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au dŽtriment de la protection sociale par rŽpartition.

 

Les cheminots ne luttent pas seulement pour dŽfendre un droit ˆ la retraite obtenu en raison de la pŽnibilitŽ de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employŽs du mŽtro, les postiers, les Žlectriciens, les personnels de santŽ, les enseignants, pour dŽfendre ce qui reste de service public contre la concurrence dŽbridŽe de tous contre tous. La double dŽfense de la solidaritŽ sociale et des conditions de lÕautonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit dÕaccs ˆ la retraite Žgal dans le privŽ et le public, tenant compte de la pŽnibilitŽ du travail, par un retour aux 37,5 annuitŽs pour tous.

 

La loi mal nommŽe dÕautonomie des universitŽs ne les soustrait aux tutelles Žtatiques que pour mieux faire cro”tre paralllement lÕarbitraire bureaucratique et fŽodal de PrŽsidents dÕuniversitŽs imitant le management des entreprises privŽes, et la dŽpendance ˆ lՎgard des marchŽs. Elle amorce une logique de dŽmantlement de lÕEnseignement supŽrieur public, dÕaugmentation des droits dÕinscription des Žtudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marchŽ du travail. Elle affaiblit le droit ˆ lՎtude et lÕespace public dՎducation.

 

Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagŽe. CÕest pourquoi, non seulement nous nous dŽclarons solidaires de la grve des cheminots et des universitŽs en lutte, et manifesterons ˆ leur c™tŽ, mais nous participerons ˆ une mobilisation dÕensemble et ˆ une convergence de ces luttes pour la journŽe de grves du 20 novembre dans la Fonction publique et au-delˆ.

 

Les signatures sont ˆ envoyer ˆ : SolidaritŽ solidarite-greve@club.fr

Site Web: http://solidarite-greves.over-blog.com/


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Un article bien senti ...

 

Des "otages" "empchŽs" dÕaller travailler

Ou comment les mots se trompent de guerre jeudi 15 novembre 2007.

 

Il faut, dŽcidŽment, faire attention aux mots. On entend beaucoup ces jours-ci les usagers se plaindre que les grŽvistes les Ē empchent Č dÕaller travailler. Or, au sens strict, ils ne les empchent pas. Ils cessent de les y aider. CÕest quand mme trs diffŽrent : les grŽvistes suspendent le service quÕhabituellement ils rendent contre salaire, et renoncent ˆ leur paie pour la durŽe o ils cessent de Ē servir Č. Ils exercent ce faisant leur droit de grve, strictement incontestable.

 

Que la grve constitue une nuisance est tout aussi incontestable, cÕest mme de lˆ quÕelle tire son pouvoir relativement persuasif. Mais si elle est constitutionnellement garantie, cÕest bien quÕelle est lŽgitime dans son principe : elle est reconnue comme un instrument lŽgal dans la nŽgociation du rapport de force entre les employeurs et les employŽs. On observera au passage que la constitution prŽvoit donc bien que les relations entre ceux-ci et ceux-lˆ sont susceptibles de prendre la forme de rapports de force, et quÕen somme les luttes sociales font partie du programme lŽgitime de la sociŽtŽ.

 

A ce titre, le terme dÕ Ē otage Č dont les Ē usagers-vus-par-les-mŽdias Č ˆ moins que ce ne soient les Ē mŽdias-vus-par-les-usagers Č nous abreuvent est parfaitement inacceptable, et mme obscne. Obscne Žvidemment pour les otages, les vrais, ici et lˆ en quelques coins de la terre. Inacceptable ensuite parce quÕil porte une reprŽsentation du corps social trompeuse et dŽlŽtre. Dans corps social il y a corps : nous en sommes tous les membres, il nÕy a pas de partie neutre, qui se trouverait prise au pige, Ē ˆ son corps dŽfendant Č, dÕune problŽmatique ne la concernant pas. Chacun est agent du devenir collectif, et nous sommes tous partie prenante de la lutte sociale qui se joue ici.

 

On me rŽpondra que cÕest parce que nous sommes tous responsables du devenir collectif que les bŽnŽficiaires de rŽgimes spŽciaux doivent contribuer ˆ lÕeffort commun pour rendre possible le financement futur des retraites. Problme moral, plus quՎconomique, puisque les personnes concernŽes reprŽsentent une part dŽrisoire du corps social, et que sÕagissant dՎconomie(s), le gouvernement ežt pu sÕaviser dÕen faire autrement quÕen tapant sur les petites retraites, en sÕabstenant par exemple dÕoffrir lՎquivalent de 90 fois la somme quÕil espre tirer de cette rŽforme, sous la forme de cadeaux fiscaux dont personne nÕa rŽussi ˆ prouver lÕintŽrt sur le plan collectif.

 

Problme moral dŽcidŽment, car si lÕon veut vraiment tendre vers lՎquitŽ dans le systme des retraites, il faut Žvidemment prendre en compte non seulement la pŽnibilitŽ, mais lÕespŽrance de vie moyenne propre ˆ chaque corps de mŽtier dans le calcul des pensions : seul moyen de rendre une politique de financement des retraites acceptable, parce que cohŽrente.

 

Car la politique aussi fait corps, cÕest un systme symbolique complexe dont on attend au minimum de la cohŽrence. De la part dÕun gouvernement de droite qui pratique une politique clientŽliste et rŽserve ˆ son sommet les privilges les plus indŽcents (je songe notamment aux Centquarantepourcent, appelons-les comme a puisque personne ne sait exactement de quoi il retourne), cette rŽforme-lˆ est inacceptable. On ne demande pas un tel effort ˆ ceux dÕen bas quand on a fait tant de largesses ˆ ceux dÕen haut. CÕest plus quÕun problme de communication. CÕest un problme moral.

 

JÕavoue ne pas conna”tre assez les mŽtiers concernŽs (tellement divers !) pour tre absolument certaine que ces rŽgimes spŽciaux ne sont pas la juste compensation dÕefforts particuliers dŽjˆ consentis. Et jÕose dire que ce nÕest pas le cĻur de la question. Le cĻur de la question bat dans ce fameux corps social envisagŽ comme un tout, dont le Ē corporatisme Č, tant dŽcriŽ et bien mal compris, nÕest que la mŽtonymie.

 

Je mÕexplique : quand un corps de mŽtier se bat pour que ses membres bŽnŽficient dÕune situation dŽcente, cÕest AUSSI ˆ la dŽcence des situations de travail en gŽnŽral quÕil Ļuvre. Sans doute les motivations des grŽvistes sont-elles pour partie (la majeure ? Et alors ?) personnelles. Mais DANS LES FAITS, leurs conqutes construisent et consolident les droits des travailleurs en gŽnŽral. Notamment pour cette raison simple et Žvidente que lorsquÕils Žchouent, le dŽmantlement de leur statut sert toujours dÕexemple et de justification au dŽmantlement du statut voisin - comme le montre trs exactement toute lÕhistoire de la rŽforme des retraites. TOUS les travailleurs ont donc intŽrt ˆ ce que CERTAINS travailleurs parviennent ˆ dŽfendre la dŽcence de leurs conditions de travail : la lutte sociale ne sÕarrte pas ce soir, les victoires des uns sont susceptibles de servir dÕexemple, de modle et de justification aux luttes - et aux victoires - des autres.

 

QuÕelles le deviennent en effet dŽpend de nous : tous les travailleurs, y compris ceux du privŽ, ont le droit de se syndiquer, de faire grve, de lutter pour la dignitŽ de leurs conditions de travail et de vie. Ces droits nÕexistent rŽellement que si on les exerce ; cet exercice est une lutte, et la lutte, a cožte. ‚a cožte en Žnergie, morale et physique, et a cožte de lÕargent. CÕest un risque, toujours : le risque de perdre. Je sais de quoi je parle. Il y faut de lÕaudace, du courage, de la dŽtermination, et un certain sens du collectif. Toutes qualitŽs dont je nÕentends pas beaucoup parler, ˆ propos des grŽvistes actuellement engagŽs dans la lutte.

 

Alors quand bien mme je devrais tre la seule ˆ le faire, dans ce concert de plaintes dÕ Ē otages Č Ē empchŽs Č dÕaller travailler, je leur dis : chapeau, les grŽvistes, et merci. Merci pour nous tous.

Judith Bernard  http://www.bigbangblog.net/rubrique.php3?id_rubrique3D5

 

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Correspondance.

 

Bonjour

A propos de lÕarticle de Martin Crouzet sur la loi Ē libertŽs et responsabilitŽs des universitŽs Č : lÕhonntetŽ mÕaurait paru commander de reproduire aussi les communiquŽs ou dŽclarations des organisations syndicales des personnels, qui se sont battues avec acharnement, notamment en intersyndicale, pour le retrait du projet de loi et, depuis la promulgation de la loi, exigent son abrogation.

Fraternellement, Philippe ENCLOS, SNESUP-FSU

Bureau National Elu CNESER Elu CoNRS CAEN Nord Pas de Calais

www.snesup.fr   & http://recherche-en-danger.apinc.org/

 

RŽponses de la rŽdaction :

 

Cher ami,

Tout dÕabord merci pour votre courrier. Rien ne nous est plus cher que de susciter un rŽel dŽbat autour des idŽes que nous soulevons. Une remarque de forme : nous avons reproduit un article provenant dÕune autre publication (ŅLÕUnitŽÓ, ŽditŽe par le courant Offensive Socialiste du MJS) et votre remarque les concerne en premier lieu. Ceci Žtant, la question que vous Žvoquez mŽrite toute notre attention car elle a une portŽe plus gŽnŽrale. CÕest pourquoi nous ne manquerons pas de reproduire votre courrier dans la prochaine lettre de liaison (qui sera la 3e, la seconde Žtant partie aujourdÕhui) et Žventuellement des documents auxquels vous fa”tes allusion. Je transmets Žgalement votre courrier ˆ Vincent PrŽsumey, responsable de la lettre de liaison et par ailleurs lui aussi syndicaliste FSU.

Cordialement,
Raymond Debord

 

Il s'agit trs sincrement d'un malentendu, car en aucun cas nous n'avons eu l'intention de cacher les positions du SNESUP pour l'abrogation de la loi PŽcresse. La lettre de Liaisons "ancienne sŽrie" (avant qu'elle ne soit l'expression du groupe Militant) avait d'ailleurs publiŽ les premires prises de position du SNESUP et d'autres organisations (celles signataires de l'appel dit des Cordeliers cet ŽtŽ, notamment). Si nous avons publiŽ l'article issu du bulletin "l'UnitŽ" c'Žtait surtout pour faire savoir qu'il existe un regroupement de jeunes socialistes qui demandent explicitement l'abrogation de la loi PŽcresse. Bien entendu nous insŽrerons dans la prochaine lettre de Liaison du Militant tout document que vous nous adresseriez.

Cordialement,

Vincent PrŽsumey.

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Appel ˆ dŽbat : la Belgique.

Et si soudain la Belgique, qui n'a plus de gouvernement depuis 4 mois, explose et que face ˆ une Flandres "catholique et europŽenne", les Wallons demandent leur rattachement ˆ la France ? Que ferons-nous, militants ouvriers de France, quelle que soit notre nationalitŽ ?

Chacun comprend qu'un Žclatement de la Belgique ne serait pas forcŽment une bonne nouvelle pour les travailleurs, puisque menŽ ˆ bien par les politiciens en place, il comportera la dislocation des services publics, la diffŽrentiation des salaires et la liquidation de la protection sociale. Nous avons publiŽ la semaine dernire une contribution de nos camarades de La Seyne sur Mer.

Mais y a-t-il une nation belge ? La revendication flamande, portŽe aujourd'hui par des forces rŽactionnaires, d'extrme droite, dŽmocrates-chrŽtiennes et ultralibŽrales, se nourrit d'une rŽelle mise en "infŽrioritŽ" des Flamands dans le royaume belge historique, celui de 1830.

Discutons, renseignons-nous, contactons des camarades de Belgique, car cette question nous concerne !

 

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DŽbat : contribution sur les Žlections municipales (La Seyne sur Mer).

 

A la Seyne sur mer, jeudi 15 novembre 2007,

 

Tribune libre : Ē Charte communiste et rŽpublicaine pour un nouveau contrat local !! Č

 

” Pour les Žlus communistes et rŽpublicains, la rŽpublique est en crise. Les droits les plus ŽlŽmentaires de chaque citoyen qui consiste ˆ pouvoir travailler, ˆ apprendre, ˆ se loger, ˆ se dŽplacer, ˆ se soigner et ˆ se cultiver sont peu ˆ peu remis en cause.

 

” LÕexclusion croissante dÕune partie importante de la population met directement en question les principes fondamentaux dՎgalitŽ et de fraternitŽ.

 

” Les rŽformes quÕentreprend le pouvoir politique, le prŽsident de la RŽpublique, son gouvernement et sa majoritŽ ont pour seul but de pŽrenniser cet Žtat de fait qui est dÕadapter notre pays, sa lŽgislation et son droit social aux impŽratifs du capitalisme mondialisŽ qui transforme tout en marchandise jusquՈ lՐtre humain lui-mme.

 

” Parce quÕelles constituent un lieu de vie o se c™toient et travaillent des femmes et des hommes dans toute leur diversitŽ et leur situation sociale en tant quՎlus, nous avons une grande ambition pour les collectivitŽs locales.

 

” LÕun des enjeux majeurs  auquel notre pays est confrontŽ consiste en lÕorganisation de la ville, en son dŽveloppement, en la conception que nous faisons de celle-ci dans son rapport avec les territoires.

 

” Avec ce Ē nouveau contrat local Č nous entendons prendre cette question ˆ bras le corps car la ville, cÕest le cadre du vivre ensemble, dÕagir avec les habitants, les salariŽs et plus largement avec tous les acteurs potentiels afin de garantir le droit pour tous ˆ construire et ˆ sÕapproprier la ville.

 

” Ce nouveau r™le donnŽ ˆ la collectivitŽ locale implique une dŽmarche nouvelle rŽsolument offensive et audacieuse, celle-ci ne pouvant se concevoir sans une participation active de la population prise dans sa diversitŽ, sans un travail de partenariat avec les personnels des collectivitŽs dont le r™le et les statuts doivent tre confortŽs.

 

” Pour ce faire, il importe de dŽpasser le simple stade de la concertation qui consiste ˆ soumettre ˆ lÕavis des populations les projets locaux dŽfinis par les candidats, les techniciens et les Žlus.

 

” Il sÕagit pour cela de ne pas hŽsiter ˆ sortir des sentiers battus, de mettre en exergue le besoin de chacun ˆ tre considŽrŽ et respectŽ, dÕapprŽhender collectivement les besoins, de construire des programmes locaux dans le pluralisme des opinions, dÕen dŽfinir la faisabilitŽ dans la transparence, dՎlaborer des outils dՎvaluations accessibles ˆ chacun, dÕorganiser lÕinformation afin de permettre ˆ chaque habitant de se faire sa propre opinionÉ La question locale nÕa jamais ŽtŽ neutre.

 

” De plus en plus de villes ont atteint le statut  de Ē ville du Monde Č o se c™toient des ressortissants de tous les continents de la plante.

 

” Cette rŽalitŽ ainsi que les moyens de communication moderne, la rŽvolution informationnelle que nous vivons font quÕil nÕexiste plus dŽsormais de vŽritables limites ˆ lÕaction locale.

 

” Celle-ci comporte de fait une dimension nationale, europŽenne  et internationale.

 

” Afin de relever ce dŽfi, il sÕagit dÕagir au quotidien pour mobiliser et rassembler ˆ partir de sujets locaux qui sÕavrent avoir une dimension nationale.

 

” Cette dŽmocratie de proximitŽ implique selon nous, la crŽation de droits  et moyens nouveaux comme :

 

* Le droit ˆ lÕinitiative qui permettrait aux citoyens dՎmettre des propositions dÕordre du jour relatives aux compŽtences des conseils municipaux, gŽnŽraux et rŽgionaux.

* La crŽation des structures de participation citoyenne.

* La mise en place de budgets participatifs.

* LÕouverture simplifiŽe du droit au referendum local.

* La reconnaissance et le renforcement du fait associatif.

 

” AujourdÕhui les collectivitŽs locales doivent faire face ˆ des charges de plus en plus importantes en mme temps que lՎtat leur dŽlgue des responsabilitŽs croissantes par lÕintermŽdiaire des transferts de compŽtences.

 

” Ces transferts de compŽtences sont en particulier la construction de collges et des lycŽes vers les dŽpartements et les rŽgions, la politique de solidaritŽ et dÕaide sociale vers les communes et les dŽpartements, ainsi que des plans entiers de la politique sanitaire vers lÕensemble des collectivitŽs territoriales, en rajoutant lÕorganisation des transports collectifs vers les intercommunalitŽs, les dŽpartements et les rŽgions.

 

” Face ˆ cette politique nŽfaste, nous voulons exercer nos responsabilitŽs locales, agir en fonction des valeurs fondamentales qui fondent notre engagement politique social et associatif. A lÕoccasion des Žlections municipales et cantonales, nous voulons ˆ la fois crŽer les conditions dÕune large co–Žlaboration avec les habitants des programmes locaux et dŽpartementaux, contribuer ˆ Žlaborer collectivement les orientations et actions ˆ conduire.

 

” Nous avons lÕobjectif ambitieux de permettre aux citoyens de se rŽapproprier lÕaction publique.

Cette dŽmarche de rassemblement sÕinscrit naturellement dans la recherche dÕaccords avec les forces politiques de gauche reprŽsentŽes au niveau de la commune.

 

” A quelques mois des prochaines municipales et cantonales seynoises, il importe pour la Ē Gazette Seynoise Č de porter ˆ la connaissance de la population seynoise, la teneur et lÕimportance dÕun tel projet.

 

” Dans cette premire contribution, tout nÕa pas ŽtŽ dit et nous nous proposerons de poursuivre tout en espŽrant susciter lÕintŽrt dÕun plus grand nombre de Seynoises et de Seynois.

 

 

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PREMIERS SIGNATAIRES :

DROITS DEVANT!!, MRAP, AUTREMONDE, UL CGT MASSY, MILITANT...


APRES LES MINISTERES DU TRAVAIL ET DES AFFAIRES ETRANGERES LES TRAVAILLEUR(SE)S SANS-PAPIERS AU MINISTERE DE LÕECONOMIE ET DES FINANCES



Depuis le 26 septembre 2007, une campagne dÕinterpellation de diffŽrents ministres ŽtŽ lancŽe pour la rŽgularisation des travailleurs sans-papiers.


LÕarticle 40 de la loi Hortefeux du 23 octobre 07, qui envisage une rŽgularisation de travailleurs sans-papiers, au cas par cas, est une rŽgularisation taillŽe sur mesure pour les patrons, inacceptable en lՎtat.

Les travailleurs sans-papiers ne sont pas la chasse gardŽe du Ministre Hortefeux. Leur rŽgularisation doit tre globale, dans lՎgalitŽ des droits avec les autres travailleurs, sans gŽnŽrer de nouvelles discriminations et doit en ce sens sÕinscrire dans un cadre interministŽriel. CÕest pourquoi des ministres comme ceux du Travail, des Affaires Etrangres, de lÕEconomie et des Finances, concernŽs par le travail, le co-dŽveloppement ou lÕargent des travailleurs sans-papiers (taxes, imp™tsÉ), sont concernŽs par cette exigence de rŽgularisation et  doivent prendre leur responsabilitŽ.

Le 26 septembre, 300 travailleurs sans-papiers, soutenus notamment par lÕintersyndicale CGT-SYNTEF CFDT- SNUTEF, se rassemblaient au Ministre du Travail auquel une liste de 380 travailleurs sans-papiers Žtait dŽposŽe en vue de leur rŽgularisation.

 

Le 26 octobre, 450 de ces travailleurs (dont ceux de Buffalo grill, Paris StoreÉ) soutenus par les mmes syndicats, ainsi que par la CGT, le MRAP, Autre Monde, AC !, MNCP, ATMFÉ dŽposaient une nouvelle liste de 520 dÕentre eux au Ministre des Affaires Etrangres. Le vendredi 30 novembre, nous continuerons cette campagne en interpellant le Ministre de lÕEconomie et des Finances. Celui-ci a rŽcemment rendu publique une liste de 180 mŽtiers Ē sous tension Č, dont 29 dÕentre eux, exigeant une qualification (Informaticiens, gŽomtres, dessinateurs), pour des travailleurs de pays dÕAfrique, dÕAsieÉ et 152 autres, en direction  dÕouvriers non qualifiŽs (b‰timent, restauration, nettoyageÉ) pour des ressortissants des pays de lÕEst.


La cohŽrence et lՎquitŽ impliquent de rŽgulariser dŽjˆ, en urgence, les centaines de milliers de travailleurs et travailleuses sans-papiers qui, depuis des annŽes, travaillent dans les secteurs du BTP, nettoyage, restauration, confection, aide ˆ la personneÉ Payent des imp™ts, versent des cotisations de retraite, SŽcu, ASSEDIC, dont ils ne rŽcolteront pas les dividendes.


Nous nÕaccepterons pas que soient mises en concurrence deux catŽgories de travailleurs migrants, lÕune, parce que moins cožteuse, Žtant prŽvue pour remplacer lÕautre, moins Ē prŽsentable Č, plus organisŽe et plus chre.


VENDREDI 30 NOVEMBRE A 15 H 00 MANIFESTATION DE LA BASTILLE AU MINISTERE DE LÕECONOMIE ET DES FINANCES A BERCY