Lettre de liaison n¡47 du 24 janvier 2009.
Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et
de la dire. Jean Jaurs.
ComitŽ de rŽdaction Žlu ˆ
l'assemblŽe gŽnŽrale de Militant le 8 mars 2008 :
Christian
BARLO (83) Sylvie BONNIN (03) Jean-Franois CHALOT (77) Dominique CORNET (75)
Raymond DEBORD (75) Olivier DELBEKE (94) Paul ERNST (94) Franois FERRETTE (61)
StŽphane FUSTEC (75) Franck MARSAL (94) Claude MONNIER (91) Houaria MOUALEK
(75) Vincent PRESUMEY (03) Franoise RIOU (75) Ouarda YAHI (75) Kamel ZORGUI (95)
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liaison :
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Sommaire :
Pas de dialogue
social avec les ennemis de la sociŽtŽ !
Document :
motions de la Coordination nationale des universitŽs.
LibertŽs
publiques : attaques contre le droit de grve et stratŽgie de la tension.
Aprs le massacre
ˆ Gaza, dŽbattre.
Sarkozy et le
Kivu.
L'annŽe des
grandes turbulences ˆ commencŽ.
Chronique de
lecture de JFC : Barbarie ... ou coopŽration !
* * * *
Pas de dialogue social
avec les ennemis de la sociŽtŽ !
La grve du 14 janvier ˆ la Gare Saint-Lazare a ŽtŽ
une grve spontanŽe, soutenue par plusieurs syndicats, suite ˆ l'agression d'un
agent SNCF et dans le contexte de plusieurs semaines de conflits contre des
mesures dŽsorganisatrices voulues par la direction qui veut faire faire plus de
travail par moins de monde au mŽpris de la qualitŽ et de la sŽcuritŽ.
En juin dernier Sarkozy avait annoncŽ
devant un parterre d'Žlus et de permanents UMP que les grves ne se voyaient
plus en France. La grve de la gare Saint-Lazare fut sa dŽfaite cinglante.
Grve ultra-visible, dŽsorganisant la vie et l'Žconomie ˆ proportion, justement,
de l'utilitŽ du travail que ceux qui font grve effectuent tous les autres
jours, grve jetant bas toute notion de prŽavis, de prŽavis du prŽavis et autre
service minimum prŽvus dans la loi scŽlŽrate d'aožt 2007 qui a ŽtŽ ouvertement
piŽtinŽe, et par consŽquent grve victorieuse, grve arrachant
immŽdiatement des crŽations d'emplois, lesquelles prouvent au passage que les
cheminots avaient raison et que la responsabilitŽ de la situation incombe
entirement ˆ la direction !
MŽdias et petits roquets de tout poil se
sont dŽcha”nŽs, quelques bonnes ‰mes se sont interrogŽes sur le "bien
fondŽ des mŽthodes d'action", et Sarkozy a claironnŽ, pestŽ, ŽructŽ, pŽtŽ,
rotŽ, hoquetŽ contre les "irresponsables de SUD-Rail", dŽsignant un ennemi ˆ abattre.
Nous sommes inconditionnellement
solidaires de SUD-Rail contre Sarkozy. Quelles que soient les divergences, nous
reconnaissons en eux des syndicalistes qui n'oublient pas les intŽrts des
syndiquŽs, tout simplement. Ils font ce qui s'appelle du syndicalisme, avec des
succs, des Žchecs, des essais. Et quand Sarkozy Žructe contre SUD-Rail, c'est
contre le syndicalisme que Sarkozy Žructe. Tout dirigeant syndical digne de ce
nom, ˆ commencer par Thibault, Mailly, ChŽrque, aurait dž immŽdiatement dire :
"Si c'est comme a, alors nous sommes tous des SUD-Rail ! " Cela s'appelle la solidaritŽ de classe.
A la base, il en est ainsi. Les
travailleurs usagers de la SNCF ont ŽtŽ dans la merde le 13 janvier, c'est sžr.
La majoritŽ d'entre eux n'a pas pour autant mordu ˆ l'hameon tendu de la
"mobilisation des usagers contre les cheminots grŽvistes" et ce n'est
pas faute d'avoir essayŽ de les y entra”ner. Ne nŽgligeons cependant pas les
phŽnomnes d'exaspŽration d' "usagers qui veulent travailler" ˆ la
conscience obscure et qui mettent dans le mme sac une grve et les incidents
techniques dus au dŽlabrement voulu du service public. Le pouvoir crve d'envie
de monter un lynchage de cheminots. Il est donc important de voir une
association d'usagers de la SNCF engager une discussion avec ... SUD-Rail sur
la gratuitŽ des transports comme mŽthode d'action ! Une mŽthode qui ne
permettrait pas ˆ ces messieurs du pouvoir de hululer ˆ la prise d'otages mais
que ceux-ci interdisent brutalement et qui, pour tre organisŽe, demanderait la
plus grande unitŽ, la plus grande
solidaritŽ, la plus grande fermetŽ pour m‰ter le moindre maton, le moindre
"commercial" qui viendrait missionnŽ par ses chefs tenter de jouer
les jaunes en verbalisant les voyageurs ! Mais on y viendra peut-tre ...
Suite aux Žructations de Sarkozy, Hortefeux, son
vieux porte-flingue et traine-savate, rŽcemment promu ministre du dialogue
social aprs avoir ŽtŽ celui des expulsions o lui a succŽdŽ Besson alias
Tullius Detritus, a annoncŽ qu'il allait d'ici un mois proposer une Žvolution
de la lŽgislation antigrve.
Darcos, idem,
veut remettre pour le 29 janvier le grand cinŽma du "service minimum
d'accueil" dans les communes.
Les choses sont donc claires : ˆ l'approche d'un
mouvement de classe d'ensemble, ils se prŽparent ˆ l'affrontement.
Dans ces conditions, le "dialogue social"
est-il possible ? Aprs avoir bu du petit vin avec Thibault, ChŽrque et Mailly
pour la cŽrŽmonie des vÏux aux "forces vives de la nation", laquelle
se tenait quelques jours aprs sa grande Žructation contre SUD-Rail, Sarkozy
s'est vantŽ de son grand rŽsultat syndical de l'annŽe 2008, son accord sur la
reprŽsentativitŽ avec CGT et CFDT, distinguant entre le mauvais syndicalisme et
le bon.
Mais quand on lit la plate-forme nationale d'appel au
29, qui n'est pas ce sur quoi les salariŽs vont se mobiliser, dans laquelle le
ch™mage technique est reconnu comme un moyen de lutte pour prŽserver l'emploi
qu'il faudrait pouvoir "nŽgocier", et qui ne demande mme pas de
hausse des salaires, d'une part ; et d'autre part quand on voit les
plates-formes locales et que dans des dizaines d'usines frappŽes par le ch™mage
technique o la grve est donc difficile celle-lˆ, on s'apprte ˆ la faire pour
tre avec tous les autres, pour y aller tous ensemble, alors en effet on voit
qu'il y a d'une part le dialogue social, ce que veut Sarkozy, et d'autre part
le syndicalisme, le mouvement d'autodŽfense de la sociŽtŽ.
Ce 20 janvier, ˆ Renault Sandouville au Havre les
travailleurs ont dŽbrayŽ spontanŽment ˆ l'annonce de nouvelles mesures de
ch™mage partiel. Il faut le 29 janvier que les travailleurs commencent ˆ
s'organiser par eux-mmes. Dans les entreprises de la mŽtallurgie, de
l'automobile et les autres boites frappŽes par la crise, c'est la question de
la saisie physique de l'outil de travail qui va se poser.
NŽgocier le ch™mage partiel ? Boite par boite, chaque
syndicat est condamnŽ ˆ a s'il reste isolŽ et donc boite par boite, il faut le
faire tant bien que mal et toujours plut™t mal que bien, en vŽritŽ, mais tel ne
peut pas tre le but d'un mouvement d'ensemble.
Le parc
industriel et logistique avec l'aggravation certaine de la crise peut et doit
devenir enjeu de la lutte des classes, enjeu politique, car par la rŽalisation
du tous ensemble alors ce n'est pas la "nŽgociation du ch™mage
partiel" qu'il faut imposer, c'est le
paiement intŽgral du salaire garanti par la saisie de l'outil de travail et son
immobilisation par les travailleurs pour que les patrons ne le dŽmŽnagent ou ne
le dŽtruisent pas.
.
La convention sur l'Assurance ch™mage signŽe par la
CFDT ne l'a ŽtŽ ni par la CGT, ni par FO, ni par la CGC. C'est un premier
Žchec, imposŽ par la situation, du "dialogue social" au sommet.
Le 29, dans les
usines, bureaux et ateliers, rŽunissez-vous, tenez vos assemblŽes !
Pas de dialogue social avec les ennemis de la
sociŽtŽ !
Non, non, non au dialogue social, ce qu'il nous
faut, c'est la grve gŽnŽrale !
Boite par
boite, c'est pas possible, c'est tous ensemble qu'on y arrivera !
La crise c'est
eux, la solution c'est nous !
Non aux
licenciements, maintien du salaire en cas de ch™mage technique !
Non aux
suppressions de postes, ˆ la RGPP et ˆ la rŽforme du lycŽe !
Tous ensemble
contre Sarkozy, tous ensemble pour les chasser, tous ensemble pour un
gouvernement qui nous reprŽsente rŽellement.
* * * * *
Document.
Voici
les deux motions votŽes
par la Coordination nationale des universitŽs rŽunie le 22 janvier 2009 et
comportant des dŽlŽguŽs provenant de quarante six universitŽs, reprŽsentant
notamment un grand nombre d'enseignants-chercheurs, leur principal syndicat, le
SNESUP-FSU, ayant soutenu la coordination et y ayant participŽ, ainsi que les
associations QualitŽ de la science, Sauvons la recherche et Sauvons
l'universitŽ.
Motion n¡1:
La
coordination nationale rŽunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en
place dÕune politique dÕaffaiblissement structurel de lÕenseignement et de la
recherche, la prŽcarisation des personnels de toutes catŽgories, notamment au
travers de lÕindividualisation des carrires, de la mise en place du nouveau
contrat doctoral et des suppression dÕemplois, exige le rŽtablissement des
postes supprimŽs, un plan pluriannuel de crŽation dÕemplois statutaires dans
les universitŽs et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations
en cours. Elle dŽclare que si le ministre ne retire pas, sans prŽalable :
1) le projet de dŽcret sur le statut des
enseignants-chercheurs,
la rŽforme
de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du
second degrŽ,
lÕuniversitŽ
franaise se mettra en grve totale, reconductible et illimitŽe : le 2 fŽvrier
2009 lÕuniversitŽ sÕarrte.
UnanimitŽ moins 3 voix contre
Motion n¡2:
La
coordination nationale a Žgalement votŽ lÕappel immŽdiat ˆ la rŽtention des
notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du
premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grve qui ont dŽjˆ
commencŽ ainsi que lÕappel au renforcement de la mobilisation dans tous les
Žtablissements.
UnanimitŽ
moins 3 voix contre.
A
noter que le SNESUP, pour sa part, appelle ˆ "la grve ˆ partir du
lundi 26 janvier, avec l'objectif de paralyser les universitŽs, tous les
Žtablissements d'enseignement supŽrieur et de recherche le jeudi 29 et au-delˆ
selon les rŽponses apportŽes par le gouvernement".
* * *
LibertŽs publiques :
attaques contre le droit de grve et stratŽgie de la tension.
La liste s'allonge. LycŽens condamnŽes,
outrageurs de flics grossiers condamnŽs, bavures, arbitraire. Partie ŽmergŽe de
l'iceberg, mais dont l'existence mme indique son ampleur et marque la volontŽ
du pouvoir de franchir un seuil : des militants connus pris directement pour
cible.
Olivier Besancenot poursuivi sur plainte
d'un petit chef de La Poste qui est venu se rouler par terre devant lui pour se
faire passer pour victime de cette cŽlbre brute prolŽtarienne avinŽe qu'est le
facteur, voila qui ne manque pas de sel mais doit tre combattu et condamnŽ
fermement. GŽrard Filoche poursuivi pour entrave ˆ rŽunion d'un comitŽ
d'entreprise par un patron qu'il a contraint en fait ˆ mettre en place
(conformŽment ˆ la loi) un tel CE. Et nous n'oublions pas GŽrard Schivardi,
dŽclarŽ inŽligible pour un an suite ˆ une histoire ridicule de quelques 200
euros pas marquŽs dans ses frais de campagne aux cantonales (o il a ŽtŽ
largement rŽŽlu) alors que les gros bonnets de l'immobilier que sont certains
Žlus des Hauts-de-Seine ont la faveur des juges et autres commissions de
contr™le. Suites judiciaires intolŽrables dans la Manche, avec garde ˆ vue
c'est-ˆ-dire kidnapping et sŽquestration, contre le militant de la FSU et de
RESF Pascal Besuelle.
De plus en plus de voix s'Žlvent pour la
dŽfense des libertŽs publiques. C'est dans ce contexte que le groupe
parlementaire socialiste a quittŽ l'AssemblŽe, aprs avoir chantŽ la
Marseillaise, contre la loi organique mettant fin ˆ ce qui existait en matire
de droit d'amendements de lois discutŽs ˆ l'AssemblŽe nationale. Il serait
imaginaire de voir lˆ le dŽclenchement de la "crise politique" car
cette rŽduction drastique du droit d'amendement ne fait que pousser ˆ son terme
la logique de la V¡ RŽpublique dans laquelle le parlement est et ne doit tre
qu'une chambre d'enregistrement. La crise politique viendra, elle affleure de
toutes parts, elle viendra sur le dos de la crise sociale. Nous ne devons
cependant pas nous contenter de rŽagir ironiquement ˆ ce que la presse appelle
la "fronde" du groupe parlementaire socialiste. Il indique que, de
plus en plus, le roi est nu. Comme le petit remaniement gouvernemental d'ailleurs,
resserrement des copains et des coquins entre eux sous l'Žgide du petit
parrain.
Mouloud
Aounit (MRAP), Olivier Besancenot (LCR/NPA), Patrick Braouzec (Žlu PCF) et le
Vert Nol Mamre ont signŽ un appel dŽnonant la volontŽ de Sarkozy d'instaurer
une "stratŽgie de la tension" et appelant ˆ former des comitŽs de
vigilance pour la dŽfense des libertŽs.
La "stratŽgie de la tension" fut
la mŽthode par laquelle les services secrets italiens, l'extrme droite, la
CIA, le tout avec la bŽnŽdiction des dirigeants du PCI (Parti Communiste
Italien), ont organisŽ des dizaines d'attentats en Italie dans les annŽes 1970
pour les attribuer ˆ l'extrme gauche et pour engager une large partie de
celle-ci dans une meurtrire et contre-productive "lutte armŽe", afin
de pouvoir battre la jeunesse et la classe ouvrire italiennes, ce qui fut fait
aprs l'Žpisode de l'enlvement du premier ministre Aldo Moro par les
"Brigades Rouges", enlvement dont il Žtait dŽjˆ Žvident ˆ l'Žpoque
que les sommets de la police Žtaient pour le moins informŽs heure par heure, si
ce n'est quelques minutes avant, des moindres phases de son dŽroulement, et la
dŽfaite de la grve de Fiat-Mirafiori en 1980. Accuser Sarkozy de mitonner une
"stratŽgie de la tension", c'est l'accuser -lui ou les
"services"- de prŽparer des attentats et de chercher ˆ fabriquer des
terroristes. Les 4 signataires de cet appel ne l'Žcrivent pas explicitement
mais c'est de cela dont il s'agit.
Pour l'heure, les grandes manÏuvres en ce
sens ont un certain pathŽtique ridicule de pŽtard mouillŽ, si l'on en juge par
la tentative d'inventer un dangereux rŽseau terroriste basŽ ˆ Tarnac, dans les
maquis du haut Limousin ! Mais, oui, il faut prendre au sŽrieux la menace.
Comment y parer ?
D'une part, en mettant les arguments du
droit et de la sŽcuritŽ publique de notre c™tŽ, car ils y sont.
D'autre
part, en liant dŽfense des libertŽs publiques et dŽfense des libertŽs
ouvrires, car ils sont plus que jamais liŽs. C'est en ce moment mme que
Hortefeux relance la lutte contre le droit de grve. Ce simple personnage, dans
sa mŽdiocritŽ insondable, signifie la synthse de la lutte du pouvoir contre
les libertŽs publiques et contre le droit de grve. La premire des libertŽs,
parce que c'est celle qui garantit les autres, c'est la libertŽ d'action lˆ o
l'on travaille et o l'on vit, d'organisation, de regroupement et d'expression
pour agir collectivement.
* * * *
Aprs
le massacre ˆ Gaza, dŽbattre.
Militant a participŽ aux mobilisations
contre le massacre commis ˆ Gaza envers le peuple palestinien. Entre nous et
lors de rencontres avec des jeunes venus manifester, plusieurs questions ont
ŽtŽ posŽes sur lesquelles le dŽbat nous semble nŽcessaire. Voici ces questions
(et non les rŽponses).
O en est Isra‘l aprs a ? Les dirigeants
crient victoire, mais c'est ridicule et odieux. Ils n'ont fait qu'un massacre,
ils n'ont remportŽ aucune vraie victoire militaire, ils ont fabriquŽ leurs
ennemis ˆ grande Žchelle, c'est une Žvidence. Mais alors pourquoi les chefs
ont-ils fait cela ?
Et les Palestiniens, en dehors de la douleur
et de la rŽvolte plus que lŽgitimes, quelles perspectives politiques ont-ils ?
On dit que le Hamas est confortŽ. Pourtant, tous les Palestiniens peuvent voir
que le Hamas est encore bien moins capable de les protŽger que Tsahal ne
protge les IsraŽliens. Le Fatah est dŽconsidŽrŽ, mais l'insurrection pour
mettre le Hamas ˆ la place du Fatah en Cisjordanie n'a pas eu lieu, et pourrait
bien ne jamais avoir lieu car si elle avait dž avoir lieu un jour, c'Žtait bien
maintenant. Que ferait le Hamas du pouvoir en Cisjordanie, quel intŽrt cela
peut-il bien avoir pour les Palestiniens ? N'est-on pas dŽjˆ dans une situation o Fatah et Hamas
reprŽsentent non l'impasse et la solution, mais deux impasses complŽmentaires l'une
de l'autre ?
On nous a rŽpŽtŽ pendant trois semaines :
"Attention ˆ ne pas exporter le conflit en France". Qu'est-ce que a
veut dire ? Dans ce conflit, il y a des oppresseurs et des opprimŽs. Si
"ne pas exporter le conflit" signifie ne pas prendre partie pour ces
derniers contre les oppresseurs, alors cela Žquivaut ˆ soutenir les massacres
commis par l'ƒtat israŽlien. Le renvoi dos-ˆ-dos est-il possible ? Il nous
semble que non. Mais prendre partie dans un conflit ne signifie pas forcŽment
se mettre avec toute une "communautŽ" contre une autre : a, jamais !
Alors que penser et surtout que faire envers
des propos et parfois des actes de colre dŽrivant vers l'antisŽmitisme que
l'on rencontre parfois chez des personnes d'origine arabe, y compris des militants
? Ces propos sont aussi inadmissibles que ceux d'une personne d'origine juive
qui dirait que les Palestiniens sont tous des terroristes qu'il faut mater (ce
que l'on entend couramment en Isra‘l). Cependant si les propos antisŽmites
Žventuels d'un arabe rŽvoltŽ par ce qui se passe ˆ Gaza sont en soi
inadmissibles et sont aussi nŽfastes et contre-productifs pour son combat, ils
sont rŽfutables sur la base de ce combat, tandis que les propos racistes d'une
personne qui s'identifie ˆ un groupe colonial privilŽgiŽ -peuple
judŽo-israŽlien aujourd'hui comme "pieds-noirs" en AlgŽrie ou
Afrikaans et Boers favorisŽs par l'apartheid en Afrique du Sud- en font un
alliŽ actif des oppresseurs si ce n'est lui-mme l'un d'eux. Les propos
racistes de l'opprimŽ vont ˆ l'encontre du combat qu'il essaie de mener alors
que les propos racistes du membre d'un groupe national oppresseur en font un
participant actif de l'oppression. Certes les deux doivent tre libŽrŽs, mais
la libŽration du premier passe par le combat qu'il mne ou veut mener d'ores et
dŽjˆ, alors que la libŽration du second suppose qu'il rompe avec les privilges
rŽels et symboliques de son appartenance ˆ une communautŽ d'oppresseurs
("Un peuple qui en opprime un autre ne peut tre libre").
Au delˆ, quelle solution ? Certes, nous
sommes pour la fraternitŽ des peuples dans un monde dŽlivrŽ de l'exploitation
capitaliste et de l'oppression nationale. Une fois qu'on a dit a, dans la
question israŽlo-palestinienne, quelle perspective partant de la situation prŽsente
? Le combat des Palestiniens pour leur libertŽ nationale, et le combat des
citoyens israŽliens contre la politique de leur gouvernement, menŽ actuellement
de faon trs minoritaire mais susceptible de s'Žlargir en raison de l'impasse
dans laquelle se trouve toute la sociŽtŽ israŽlienne et en raison de la rŽalitŽ
de la lutte sociale entre classes au sein mme du peuple judŽo-israŽlien, sont
les points de dŽpart. L'issue dŽmocratique devrait-elle consister en deux ƒtats
c™tŽ ˆ c™tŽ ou un seul ? N'est-ce pas aux peuples de dŽcider ? Mais pour cela
comment en crŽer les conditions, si ce n'est par la lutte contre l'Žtat prŽsent
des choses, donc avant tout la lutte des Palestiniens ? Et mme dans le cas de
deux ƒtats, peuvent-ils tre l'un "juif" et l'autre "arabe"
ˆ moins de comporter des citoyens de seconde zone ? Donc comment faire revenir
la revendication la•que, qui comporte aussi la revendication d'ŽgalitŽ rŽelle
des femmes contre la volontŽ des imams et des rabbins, au centre du combat pour
l'Žmancipation ?
Dernire question : sans minimiser le moins
du monde la souffrance des Palestiniens, comment se fait-il que ce qui se passe
dans ce secteur rŽduit du monde fasse autant de bruit alors que si les
mobilisations devaient tre rŽellement proportionnelles au nombre de victimes,
d'amputŽs et de traumatisŽs, c'est pour l'Afrique centrale et le Kivu qu'il y
aurait des millions de manifestants partout dans le monde ?
* * * *
Sarkozy et le
Kivu.
Justement, le Kivu ... Pendant que les
projecteurs Žtaient braquŽs sur Gaza, de grandes manÏuvres semblent avoir
modifiŽ la donne. Grandes manÏuvres franaises et rwandaises, et lˆ est la
nouveautŽ : elles ont ŽtŽ menŽes d'un commun accord.
Rappelons que les relations diplomatiques
sont rompues entre la France et le Ruanda, celui-ci accusant ˆ juste titre les
services secrets, l'armŽe et la prŽsidence franaise de la RŽpublique (ˆ
l'Žpoque : Mitterrand) d'avoir permis, favorisŽ et soutenu, y compris
militairement, le gŽnocide par lequel 800.000 Tustis et 200.000 Hutus qui
refusaient d'tre des massacreurs ont ŽtŽ dŽcoupŽs ˆ la machette, en 1994.
Non seulement l'impŽrialisme franais ne
reconna”t pas ses crimes, mais par l'entremise d'hommes des
"services" comme l'Žquivoque "juge antiterroriste"
Bruguires, il cherchait jusqu'ˆ il y a peu ˆ provoquer des inculpations
internationales contre les dirigeants rwandais tutsis actuels, les accusant
d'avoir "provoquŽ le gŽnocide" en assassinant le prŽsident hutu
Habyarimana, dont la mort avait donnŽ le signal du plan d'extermination
planifiŽ depuis des mois. Accusation qui, mme si elle s'avŽrait exacte, ne
changerait rien quant aux responsabilitŽs du gŽnocide, mais qui de plus semble
pour le moins osŽe et risquŽe. L'arrestation en Allemagne de Rose Kabuye,
conseillre du prŽsident rwandais Paul Kagame, voici quelques semaines, fut le
point culminant de cette campagne impŽrialiste franaise contre le Ruanda, mais
il semble qu'aux sommets de l'ƒtat on avait compris que les gesticulations des
Bruguires et consorts, de la barbouzerie franafricaine, risquaient de trs
mal se terminer, les preuves ˆ charge menaant trs sŽrieusement de devenir des
preuves ˆ charge contre la France et ses nervis. Il est probable aussi que la
diplomatie et les services secrets nord-amŽricains, qui ont des liens avec le
rŽgime rwandais actuel, ne soutiennent pas la France dans cette affaire.
Rose Kabuye libŽrŽe sous caution put
retourner au Ruanda fin dŽcembre, ce qui est assez curieux comme traitement
envers quelqu'un officiellement souponnŽ de terrorisme international au mme
titre qu'un Ben Laden, et son Žventuel procs ˆ Paris se prŽsentait comme trs,
trs menaant pour l'impŽrialisme franais qui craint plus que tout
transparence et publicitŽ, surtout quand il est question d'Afrique, et plus
encore quand il est question du plus grand de tous les crimes, pourtant
nombreux, qu'il a commis sur le sol africain.
Paralllement ˆ cette affaire
diplomatico-judiciaire, sur place, la guŽrilla tutsi du Kivu, province
orientale du Congo, jusque lˆ soutenue, financŽe et armŽe depuis le Ruanda,
entrait dans une sŽrie de convulsions en ses sommets, juste aprs les succs
militaires de son offensive de cet automne. Cette guŽrilla justifie son
existence et ses actions par la nŽcessitŽ -rŽelle- de dŽfendre les Tutsis
Banyamulenge du Congo contre les agressions racistes dont ils sont la cible
depuis que les miliciens hutus, protŽgŽs par l'armŽe franaise au nom de
l'opŽration humanitaire "Turquoise", sont passŽs au Congo et
notamment au Kivu en 1994, et de liquider ces milices toujours prŽsentes et
constituant une menace rŽelle pour le Ruanda. Elles ont aussi pour fonction de
racketter ou d'exploiter directement les trs nombreuses mines artisanales de
coltan et de niobium, matŽriaux de base des puces de portables et sujet d'une
spŽculation effrŽnŽe ˆ la bourse des mŽtaux de Toronto (Canada), apportant
ainsi une rente au rŽgime rwandais qui n'a lui-mme, sur son territoire trs
peuplŽ, d'autres ressources que l'agriculture vivrire. OrganisŽes sur des
bases militaires, ethniques et assez largement corrompues, la guŽrilla Tutsi au
Kivu s'est mise elle aussi aux mŽthodes de terreur contre les civils,
massivement introduites dans la rŽgion par les milices hutues, en particulier
les viols de masse. Comme nous l'indiquions dans la Lettre de liaison de
Militant du 11 novembre dernier, la reprise de la guerre au Kivu Žtait la
consŽquence directe de la crise de la rente minire provoquŽe par la crise
financire. L'enjeu, avec les populations comme otages, en est donc le repartage
de cette rente.
Aprs la premire manche que fut l'offensive
des troupes de Laurent Nkunda, le chef tutsi liŽ au Ruanda, la deuxime manche,
jusqu'ici pas trs claire mais dont le sens appara”t maintenant, fut la
liquidation politique du mme Laurent Nkunda par des rŽbellions internes,
aboutissant aprs diverses pŽripŽties ˆ son retour, plus ou moins prisonnier, ˆ
Kigali (Ruanda), "remis dans sa niche pour avoir oubliŽ qu'il portait
un collier"
selon les mots de la journaliste belge Colette Braekman. En effet, les
gouvernements congolais et rwandais, jusque lˆ ennemis, ont signŽ un
"accord de paix" et se sont entendus pour liquider ou contenir
ensemble les milices Hutus, au nom du fait -tout ˆ fait exact, mais qui ne
garantit en rien que telle soit la volontŽ rŽelle de Kigali et de Kinshasa ! -
qu'elles constituent le plus grave danger pour la sŽcuritŽ des habitants (la
plupart de ces miliciens sont des sortes de chiens perdus rendus fŽroces par
une vie faite uniquement de pillage et de violence, et une culture fondŽe
uniquement sur la toute puissance de la mitrailleuse aidŽe de quelques
sortilges).
Ici interviennent les dŽclarations de
Sarkozy, faites le vendredi 16 janvier, appelant ˆ une "nouvelle
approche"
globale autour d'un "partage de l'espace et des richesses" entre le Ruanda et le Congo,
qualifiŽ de "pays ˆ la superficie immense et ˆ l'organisation Žtrange
des richesses frontalires". L'arrogance colonialiste de ces propos a ŽtŽ durement
ressentie au Congo, et dans toute l'Afrique elle est commentŽe comme une sorte
de rŽpŽtition du cŽlbre "discours de Dakar". Au delˆ, ce que propose
Sarkozy c'est un partage ouvert et cynique des richesses naturelles du Congo,
de toutes les provinces orientales (qui sont les plus riches au plan minier),
dans lequel le Ruanda serait admis comme ayant droit ˆ sa part de rente.
Laurent Nkunda ayant servi ˆ faire admettre cela, a ŽtŽ escamotŽ dans
l'intervalle.
On comprend donc ce qui a ŽtŽ discutŽ
directement ou indirectement entre Sarkozy, Kouchner et leurs services d'un
c™tŽ, Kagame et Rose Kabuye de l'autre
: moyennant l'oubli progressif de sa responsabilitŽ majeure dans le
gŽnocide et la prŽservation des intŽrts des compagnies de la Franafrique dans
l'exploitation des provinces orientales du Congo, la France garantirait au
Ruanda, par ses pressions sur le rŽgime de Kinshasa et en prenant une
initiative diplomatique officielle, le droit du Ruanda ˆ percevoir une rente
sur les ressources minires du Nord et du Sud Kivu, retirant ses troupes (non
sans laisser des intermŽdiaires et des supplŽtifs) aprs avoir liquidŽ les
Interhamwe (miliciens hutus) et "nettoyŽ" le secteur pour que l'armŽe
congolaise puisse revenir y jouer les garde-chiourme en toute
"sŽcuritŽ".
Le
principal talon d'Achille de ce plan d'achat du Ruanda -outre la dignitŽ
nationale du peuple rwandais qui pourrait ne pas apprŽcier un tel revirement de
la part du gouvernement Kagame, s'il se confirmait- est qu'en piŽtinant
ouvertement le Congo par la formulation explicite d'un partage des richesses
minires entre ses exploiteurs, il va susciter une opposition, ou plut™t des
oppositions -allant de la dŽfense de milices locales corrompues ˆ de vrais
mouvements anti-impŽrialistes- dans tout le Congo.
Il prŽsente cependant au moins un avantage
pour les adversaires du pillage de l'Afrique, c'est son cynisme visible ˆ
travers les mots ronflants. Sarkozy n'avait sans doute pas d'autre choix que de
mettre les pieds dans le plat. Mais ainsi, les peuples de la rŽgion savent
exactement ˆ quoi s'en tenir.
* * * * *
L'annŽe des
grandes turbulences a commencŽ.
2009 sera l'annŽe des grandes turbulences. En
Lituanie, en Lettonie, en Bulgarie, ainsi qu'en Islande, des manifestations se
heurtant violemment aux forces dites de sŽcuritŽ se sont dirigŽes contre les
siges des gouvernements et des parlements, arrachant des Žlections anticipŽes
en Islande. C'est la suite du mouvement commencŽ en Grce. C'est le mouvement
de la rŽvolution contre l'ordre existant, parallle et engagŽ dans une sorte de
course de vitesse avec le mouvement vers la guerre.
Pendant que se dŽroulait l'investiture d'Obama, entre
deux shows et sous une mŽlodie populaire de We Shall Overcome plus insistante et plus prŽsente que le
seul hymne amŽricain, la bourse plongeait. Le CAC 40 franais est dŽsormais
installŽ sous les 3000 points, et ce n'est pas fini. Le dŽgazage des
"actifs toxiques" des banques n'est pas terminŽ et entre peut-tre
dans une nouvelle phase.
Tous ceux, y compris bien sžr les partisans du
capitalisme, qui anticipent un peu sur les Žvnements financiers et budgŽtaires
actuels, voient venir la suite : aprs des mois d'approfondissement de la
dŽflation et de dŽgradation du niveau de vie des plus larges masses, retour de
l'inflation en raison, d'une part, de la spŽculation sur le blŽ, le riz, etc.;,
comme l'an dernier mais en pire, et d'autre part de la dŽvalorisation monŽtaire
inŽvitable du dollar et des autres grandes monnaies suite aux Žmissions
colossales effectuŽes par les Banques centrales ces derniers mois. Actuellement
les inquiŽtudes de ce type ne se polarisent pas, ou pas encore, sur les
Etats-Unis, "effet Obama" temporaire et capacitŽ au plus grand
dŽficit budgŽtaire du monde aidant, mais sur celui qui est devenu leur petit
frre, la Grande-Bretagne et sa Livre sterling.
Signalons en outre une note de la SociŽtŽ GŽnŽrale du
15 janvier principalement consacrŽe ˆ la Chine. Citons : "Si l'annŽe
2008 a ŽtŽ un choc pour les investisseurs, 2009 pourrait tre encore plus
effroyable. Certains signes indiquent une implosion de l'Žconomie chinoise
(...). Les investisseurs doivent envisager ce qu'il se produirait si la Chine
connaissait un chaos social. Une dŽvaluation du yuan pourrait dŽclencher une
guerre commerciale comparable ˆ celle des annŽes 1930."
* * *
Barbarie É ou
coopŽration !
Livre d'HervŽ Kempf
Collection
L'histoire immŽdiate aux Žditions du Seuil, 14 Û
Janvier 2009
Friedrich
Engels a expliquŽ clairement : Ç La sociŽtŽ bourgeoise est placŽe devant un
dilemme : ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie". É Cette analyse est aujourd'hui d'une
actualitŽ bržlante et si l'auteur de ce livre se dŽclare non marxiste, il
Žtablit une analyse lucide et inquiŽtante de la situation actuelle et sur
l'avenir de notre plante dans le cadre de ce systme qui lie destruction et
recherche du profit maximum pour une minoritŽ.
HervŽ
Kempf montre que tous ceux qui aujourd'hui vilipendent les appels ˆ la
dŽcroissance , nous conduisent inŽvitablement avec la pollution ˆ grande
Žchelle et la dŽgradation accŽlŽrŽe du capital naturel ˆ une dŽcroissance
inŽvitable!
Face ˆ la
situation actuelle et aux propositions alternatives d'une rŽduction de l'impact
sur la biosphre en limitant nos consommations matŽrielles, les Žminents
Žconomistes, hier ˆ gauche et aujourd'hui ˆ droite comme Jacques Attali
rŽtorquent avec des images ŽculŽes: "La meilleure faon de ne pas
polluer...est de revenir ˆ l'‰ge de pierre" .
En 1973, le jeune Attali expliquait avec une
luciditŽ indŽniable : "il est un mythe savamment entretenu par les
Žconomistes libŽraux, selon lequel la croissance rŽduit l'inŽgalitŽ".
Monsieur Attali est, comme le prŽcise l'auteur de
ce livre: "... un des membres de cette gŽnŽration mŽdiocre passŽe du
marxisme de salon au capitalisme le plus aveugle."
L'auteur poursuit son analyse du systme
capitaliste en montrant le changement de rŽgime avec ce modle individualiste
de comportement, ne profitant qu'ˆ une petite minoritŽ de plus en plus
riche au
dŽtriment des pauvres É.
Il montre comment l'extension des surfaces dŽdiŽes
aux biocarburants conduit ˆ dŽtruire des cultures vivrires et ˆ augmenter les
Žmissions de CO2 dans le cadre des incendies provoquŽes de forts et du feu mis
aux tourbires....Les Žmissions de CO2 de ces tourbires reprŽsenteraient ˆ
elles seules et d'aprs une Žtude des Nations unies 10%du total mondial des
Žmissions !
Il ne s'agit pas lˆ de discuter du bien fondŽ d'un
dŽveloppement ma”trisŽ de l'exploitation des biocarburants car les actionnaires
des grandes firmes se moquent totalement du long terme car ce qui les intŽresse
c'est le profit immŽdiat et sans rivage!
Il
faut changer de logique et Žtablir un nouvel agencement des relations sociales
afin de pr™ner une organisation collective.
Si
toute la dŽmonstration sur la nŽcessitŽ vitale de sortir du capitalisme est
rigoureuse et convaincante, l'auteur en reste ˆ une vision utopiste car enfin,
comment la bourgeoisie va t-elle accepter que l'avenir ne soit plus dans
l'industrie et la technologie mais dans une agriculture qui permette de nourrir
toute la plante?
La coopŽration entre les hommes et ˆ l'Žchelle
planŽtaire est une idŽe gŽnŽreuse mais celles et ceux qui ruinent la plante et
font croire que la technologie mettra un terme ˆ la crise Žcologique
n'accepteront jamais de se laisser dŽpossŽder !
Voici lˆ un dŽbat ˆ poursuivre entre nous et avec
les Žcologistes comme HervŽ Kempf qui ont le mŽrite de nous offrir ici un
document utile pour notre rŽflexion et pour nos actions contre ce capitalisme
qui nous mne ˆ la barbarie.
Jean-Franois
Chalot
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