Lettre de liaison NĦ 50 du mercredi 18 fvrier
2009.
Le courage, c'est de
chercher la vrit et de la dire. Jean Jaurs.
Comit de rdaction lu
l'assemble gnrale de Militant le 8 mars 2008 : Christian BARLO
(83) Sylvie BONNIN (03) Olivier BOUCHARD (75) Jean-François CHALOT (77)
Dominique CORNET (75) Raymond DEBORD (75) Olivier DELBEKE (94) Paul ERNST (94)
François FERRETTE (61) Stéphane FUSTEC (75) Franck MARSAL (94) Claude MONNIER
(91) Houaria MOUALEK (75) Vincent PRESUMEY (03) Françoise RIOU (75) Ouarda YAHI
(75) Kamel ZORGUI (95)
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Sommaire :
-
Aprs le
discours de Sarkozy.
- Communiqus du LKP et de la CGTG.
* * * *
Aprs le discours de Sarkozy.
La
monarchie est une offense permanente la dmocratie et la dignit. Une grve
majoritaire, ayant le caractre politique d'une grve gnrale, le 29 janvier,
dans toute la France, une mobilisation sans prcdent de tout le monde
universitaire, et maintenant presque un mois de grve gnrale effective du
peuple de la Guadeloupe, en train de s'tendre la Martinique, la Guyane et la
Runion ; et, la Guadeloupe, un mort, assassin, le militant syndicaliste de
Lyannaj Kont Pwofitasion, de la CGTG et du groupe Akiyo, groupe culturel et
musical guadeloupen, Jacques Bino. Tout cela, et monsieur le roi de la VĦ Rpublique
d'ordinaire trs agit et prompt parler de tout sur tout, prend son temps
pour venir nous faire une dclaration tlvisuelle dont le contenu tait connu
d'avance et qui ne vise pas rpondre aux revendications, mais les
combattre.
Pour commencer,
Sarkozy a annonc la couleur, au cas o qui que ce soit avait encore un doute :
ÇNous sortirons de la crise en modernisant la FranceÈ, pas Çen embauchant davantage de
fonctionnaires ou en rtablissant l'autorisation administrative de licenciementÈ, ni en Çaugmentant massivement
le SMICÈ. C'est
clair : pas question de stopper les attaques contre les services publics et la
fonction publique -c'est le premier point que Sarkozy met en exergue-, pas
question de limiter les licenciements -c'est d'autant plus frappant que les
confdrations reues l'aprs-midi ne semblent pas avoir particulirement mis
en valeur la question de l'autorisation administrative de licenciement, rappele
par le porte-parole du PS Benot Hamon en dcembre : tait-ce donc lui que
pensait Sarkozy ? -, et pas question d'augmenter les salaires. Il aurait pu
ajouter aussi, mais il ne l'a pas fait par peur, pas question de supprimer le
bouclier fiscal en faveur des plus riches. Aprs a, que reste-t-il ?
Le chmage partiel
voit son indemnisation porte de 60% 75% du salaire brut, ce qui suppose
encore des ngociations de branches, et comme il faut pour Sarkozy que les
patrons paient le moins possible ce sont avant eux les contribuables et
l'assurance chmage c'est--dire le salaire mis en commun des travailleurs qui
seront mis contribution. La mesure annonce sur laquelle les mdias font le
plus de battage est la suppression de deux tiers provisionnels de l'impt sur
le revenu des foyers se situant dans la premire tranche d'imposition. Ceux-l
ne vont pas se plaindre, de mme que les personnes ges et handicapes et les
familles auxquelles les bons d'achat de services la personne et les
allocations de rentre scolaire seront largies, et tous peuvent constater que
c'est la menace de la grve gnrale qui leur vaut de bnficier de quelques
euros. Mais rflchissons : si l'on veut vraiment baisser les impts en amliorant
la vie quotidienne de la masse des gens y compris les plus pauvres alors il
suffirait de baisser, et pourquoi pas de supprimer, les impts que tout le
monde paie, la TVA et la TIPP sur les carburants. De cela pas question. Pas
question non plus bien sr de faire payer plus les riches. Donc les aides aux
patrons seront payes par des attaques contre les services publics utiles
tous ...
La mme
chose vaut pour le versement d'une prime exceptionnelle de 500 euros aux
demandeurs d'emploi, en guise d'indemnit de chmage, ayant travaill seulement
deux quatre mois, partir du 1Ħ avril prochain. Cela veut surtout dire que Sarkozy
prpare une aggravation sans prcdent de la prcarit et du chmage des
jeunes.
Une autre
srie des mesures annonces relvent de la volont d'associer capital et
travail en intgrant les syndicats la mise en Ïuvre des licenciements et du
chmage partiel : fonds d'investissement social souffl par la CFDT qui quivaut
gnraliser partout les "contrats de transition professionnelle"
cherchant, au motif d'aider les chmeurs, enchaner les travailleurs privs
d'emplois aux branches et aux bassins qui leur seront attribu pour qu'ils
y collectionnent formations, supplances
et petits boulots, discours convenu sur la moralisation du capitalisme et le
"'partage de la valeur ajoute" qui n'est que la rdition en langage
sarkozien du vieux thme de l'intressement.
Bref,
tout, tout, tout, et n'importe quoi, plutt que de hausser les salaires et de
prendre des mesures de blocage des prix de l'alimentation, des loyers ou des
carburants. Tout, tout, tout, et n'importe quoi, plutt que de rpondre aux revendications
relles du 29 janvier et de la Guadeloupe.
Pas un mot sur l'ducation
et l'universit, si ce n'est que le bon pasteur Hirsh doit orchestrer des "efforts
cibls de formation pour ceux qui sont sans qualification" notamment par l'alternance, autrement
dit mettre les jeunes les plus en difficults disposition de l'apprentissage
en entreprises : quelle nouveaut radicale l encore !
Et sur la
Guadeloupe, un rappel final ("demain, je m'en occupe" !), le mot
"Guadeloupe" et le nom de Jacques Binon n'ont pas t prononcs.
C'tait
Sarkozy tel qu'en ses Ïuvres. Mais pouvait-on croire qu'il pouvait en tre
autrement ? Alors, Thibault, Mailly, Chrque, pourquoi vous tre prts ce
jeu de rle dont vous connaissiez parfaitement chaque rle, le votre compris ?
Pendant
ce temps, la Guadeloupe, se droulent les effets de la provocation. C'est
l'autre partie du jeu de rle, celle o ceux qui ne jouent pas, les
travailleurs, les exploits, les pauvres, les opprims, les humilis, eux, ne
jouent pas. Car il faut le dire : Lyannaj Kont Pwofitasyon n'a pas de
responsabilit dans les violences. Il est faux de dire, comme l'a dit, trs mu
(mais l'motion n'est pas une excuse) le prsident socialiste du Conseil gnral
et rgional Victorin Lurel, qu'Elie Domota et les animateurs du LKP ont eux
aussi une part de responsabilit. Car il est extraordinaire d'avoir su
maintenir l'ordre et viter des meutes comme celles qui ont commenc lundi
pendant presque un mois de grve gnrale. Cela montre ce que peut l'organisation
des travailleurs prenant eux-mmes leurs responsabilits. L'ordre ouvrier,
l'ordre populaire, l'ordre de LKP, ce ne sont pas les violences, c'est le mois
de calme dans la faon dont tout un peuple s'est dress, pendant un mois.
Tant qu'ils n'ont
fait que prvenir, l'tat franais, son prsident, ses ministres, n'ont pas
entendu parce qu'ils n'ont pas cout. Pourtant il y avait dj eu le mouvement
de la Guyane contre la vie chre. Quand ils sont entrs en grve gnrale, ils
ont vcu un black-out de trois semaine. Il n'y a pas que Sarkozy qui n'a pas
parl, qui n'est all la Guadeloupe, c'est aussi le cas de tous les chefs
politiques et syndicaux franais. C'est le lien entre la Guadeloupe, le 29
janvier, les universits, les botes victimes de "plans sociaux", qui
a forc le gouvernement a envoy le sous-ministre, surnomm rapidement sur
place "Mister Bean", M.Jgo. Mais Mister Bean a commenc cder en
s'engageant rester sur place jusqu' la fin des ngociations (en contrepartie
du fait que ces ngociations n'taient pas publiques et retransmises en direct
comme le demandait initialement LKP), il a commenc cder sur le nerf de la
guerre, la question politique clef : les salaires, les 200 euros, les minimas
sociaux. Alors Paris l'a rappel et l'a renvoy pour venir dire
"Niet" ! Et depuis la situation est bloque. Le patronat de la
Guadeloupe avait commenc cder (moyennant des promesses de Jgo qu'il serait
largement subventionn). C'est l'annonce par le pouvoir central, par l'tat,
que "les partenaires sociaux sont seuls mme de contracter sur les
salaires" qui a confort le patronat local (d'aprs le Canard Enchan, les choses se sont passes ainsi
: le MEDEF-Guadeloupe, pratiquement enferm dans le prfecture et en voie de cder,
a tlphon Parisot qui a tlphon Sarkozy qui a fait rappeler Jgo pour
qu'il dise Niet ! ). Pendant que cela se jouait, que faisaient les dirigeants
confdraux en France ? Ils prparaient le sommet social avec Sarkozy.
C'est la faveur,
et uniquement la faveur, du flottement, du harassement, provoqu par ces mthodes,
que les incidents ont dmarr lundi 16 fvrier. LKP a trs lgitimement dcid
ce jour l de durcir pour garantir la poursuite de la grve gnrale si prs du
but revendicatif, et a organis des barrages routiers. Les forces franaises
dites de l'ordre ont reu l'ordre de frapper et l'ont fait, avec les brutalits
et les injures racistes profres l'encontre des Guadeloupens. C'tait dlibr
: une jeunesse dsempare, que l'ordre du LKP avait remarquablement contenue et
gre depuis un mois de grve gnrale dans une le o le trafic d'armes et de
drogues se droule presque au grand air, ce que police et tat savent trs
bien, a alors commenc agir sa faon, dsordonne et dangereuse. Jacques
Bino est mort, et le prfet s'est empress de dire que c'tait en dehors de
toute confrontation avec la police et sous les coups de feu de
"jeunes". LKP, l'UGTG et la CGTG expriment un certain scepticisme et
se demandent s'il n'y aurait pas des raisons pour lesquelles ce militant, ce
combattant, aurait t assassin (voir les communiqus ci-dessous).
Militant
adresse son respect et ses condolances la famille et aux amis et camarades
de Jacques Bino, la CGTG, l'UGTG, au groupe Akiyo, Lyannaj Kont
Pwofitasion, au peuple guadeloupen. C'est en s'organisant comme eux ont su le
faire, ce qui devient aussi un devoir pour qu'ils ne restent pas seuls, et pas
en faisant des sommets avec Sarkozy, que nous construirons tous ensemble notre
solution la crise, contre le capitalisme et son gouvernement.
Voila le
mieux que l'on puisse faire en hommage Jacques Bino, le militant dont Sarkozy
n'a pas pu prononcer le nom.
Le 18 fvrier
2009, 22h.
* * * *
Premier communiqu de LKP aprs la mort de
Jacques Bino.
GWADLOUPYEN ! DOUBOUT KONT
PWOFITASYON ! KIMAFOUTISA !
Jacques BINO, militant de la CGTG,
du LKP et dĠAkiyo est dcd dans la nuit du mardi 17 fvrier : il a t
atteint non pas par une arme de gros calibre, mais par une arme de guerre.
A 05
Heures du matin, le prfet a appel Elie DOMOTA pour lui donner lĠinformation
et lui affirmer que lĠon ignorait dĠo provenait le tir et qui avait tir.
Dans la matine
pourtant, les services et les reprsentants de lĠEtat mettaient clairement en
cause " les jeunes "...
Jacques
travaillait depuis quelque temps sur un dossier mettant en cause des
personnalits ayant des fortunes mal acquises ou non dclares...
Lyannaj
kont pwofitasyon.
* * * *
Premires dclarations de la CGTG, son
syndicat.
Interrog ce mercredi matin sur RFO, Jean Marie
NOMERTIN, secrtaire Gnral de la CGTG et leader du mouvement LKP est revenu
sur les conditions et les consquences du dcs du militant de la CGTG, de LKP
et dĠAkiyo, dans la nuit du mardi 17 fvrier 2009.
Nous venons de nous runir pour
analyser la situation.
Encore
une fois nous adressons la famille de Jacques BINO le courage ncessaire pour
faire face la situation. Deuximement nous demandons quĠil y ait une enqute
srieuse qui soit diligente pour connaitre effectivement les tenants et les
aboutissants de cette tuerie ; mme si on nĠa pas encore tous les lments, on
veut explications.
Car, des
rapports qui ont t faits par des camarades il y a des zones dĠombre ; donc on
se pose des questions : pourquoi on met en avant tout de suite les jeunes sans
avoir les lments pour le faire.
Et,
troisimement, information importante, car Jacques BINO tait un fonctionnaire
[il travaillait aux Impts], il nĠtait pas concern par les deux cents euros.
Et si on arrte le mouvement, on va trahir la cause quĠil a dfendue. DĠautant
plus quĠil est membre dĠAkiyo, membre aussi du LKP.
Nous raffirmons
notre mobilisation, et nous disons plus que jamais que lĠEtat et le patronat
portent lĠentire responsabilit du dcs aujourdĠhui de Jacques BINO et dĠautres
militants qui sont arrt et donc de la rpression plus largement.
Interrog
sur ce quĠil savait de ce qui sĠest pass hier soir, le leader du LKP a rpondu
:
Les
informations que nous avons cĠest que premirement les jeunes ont lanc un
appel, ont appel la police. La police a refus de venir en disant quĠil y a
trois blesss de leur ct, quĠils prfrent rester sĠoccuper de leur propre
corps de mtier.
Ensuite le SAMU et
les sapeurs pompiers taient prts venir, mais avec lĠaccord et la prsence
de la police. Et la police a dcid de dire tout simplement quĠil faut attendre
parce quĠils ont trois blesss. Pendant ce temps, le camarade perdait son sang
et mourait...
Nous prfrons
pour le moment nous en tenir cela, ces informations qui nous ont t
rapportes, mais nous disons quĠil y a beaucoup de zones dĠombre. Et on se pose
nouveau la question de savoir pourquoi, rapidement, on a accus les jeunes.
Nous ne disons pas que ce ne sont pas des jeunes ou un autre, ce nĠest pas de
cela quĠil sĠagit. Mais pourquoi les accuser aussi rapidement alors quĠil nĠy a
pas encore eu dĠenqute, que rien nĠa encore t fait.
Nous
allons dĠabord rendre visite aux parents ; cĠest ce qui nous importe le plus.
Mais le fait que Jacques tait au combat depuis le premier jour, que depuis quĠil
est au syndicat il est toujours mobilis, toujours prsent en permanence, nous
fait dire que arrter la lutte aujourdĠhui, ce serait capituler et serait
contraire ses ides.
Nous
venons de prendre la dcision avec les camarades runis de continuer la lutte
afin dĠimposer au patronat et lĠEtat ce quĠils ont refus de faire depuis
tantt, depuis le 20 janvier.
Jacques
malheureusement a pay le prix, mais nous disons que lĠEtat et le patronat portent
lĠentire responsabilit de la situation.
* * * *
Je
suis un combattant aux mains nues !
Par Alex LOLLIA, membre du
LKP, rou de coups et trait de sale ngre...
La lettre quĠAlex Lollia (membre dirigeant
de la CTU) a crit depuis sa chambre dĠhpital et quĠil demande de diffuser.
AU PEUPLE MOBILIS !
Chers Camarades, du
Centre Hospitalier de Pointe--Pitre, je vous adresse ces paroles pour vous
rassurer sur mon tat de sant. Je suis oblig de rester lĠhpital puisque je
souffre de lsions cervicales et de complications cardiaques conscutives la
violence des coups qui mĠont t ports par les forces de police.
Ma date de sortie nĠa
pas encore t indique mais mme si mon corps est atteint, mon esprit reste
parfaitement intact et je pense que cette preuve a encore augment ma lucidit
et ma dtermination. JĠtais comme beaucoup dĠautres camarades en lutte sur le
terrain et notre dmarche tait pacifique : cĠest celle qui a t dfinie par
le L.K.P.
Je suis un combattant
aux mains nues !
Or en face de nous,
les forces de police nĠont pas hsit nous agresser sauvagement. Avec des
camarades de lĠU.G.T.G. et de la C.T.U., nous faisions tout pour calmer le jeu
et encadrer les manifestants qui taient pour la premire fois venus nous
apporter leur soutien.
Nous avons vu tomber
sur nous une vritable tornade de coups de matraque alors que nous avions dj
quitt les abords de la route nationale. Les Çmamblo È (Gendarmes) nous ont
pourchasss dans les ruelles de Belle-Plaine et mme dans la mangrove, ils nĠont
pas abandonn leur traque.
CĠest ainsi que jĠai compris quĠils
nĠtaient pas seulement venus lever des barrages mais quĠils taient venus Ç
casser du ngre È comme ils lĠont dit eux-mmes. Ils mĠont encercl et frapp.
Je dois vous prciser ce quĠils mĠont dit car je veux que vous compreniez qui
nous avons affaire.
Lors que je recevais
des coups de pieds dans le ventre et que je me tranais par terre, voil ce quĠils
mĠont dit : Ç On a vu ta sale gueule la tl, on va te la casser et tu ne
pourras plus la montrer. On va vous casser sales ngres, chiens de ngres ! È
JĠai vu quĠils
tranaient par les cheveux, une femme du quartier qui manifestait son
indignation lorsquĠils mĠont frapp. Ma seule arme a t de crier, de hurler ce
qui a provoqu la colre des habitants du quartier.
CĠest comme cela que
jĠai pu en rchapper. Je ne sais ce qui est advenu de cette dame et je lui
envoie, de mon lit, mon salut militant. Je la remercie dĠavoir eu le courage,
elle qui mĠa sauv avec les voisins du quartier. On dit que les Guadeloupens
sont des lches mais voil un exemple dĠengagement et de courage. Je demande
aux militants de resserrer les liens, de sĠarmer de courage, de renforcer la
mobilisation.
Il faut encore largir
nos rangs et approfondir notre combat. CĠest toute la Guadeloupe qui est derrire
nous. La victoire est porte de mains. Nous avons crit une belle page dans
le combat pour lĠmancipation : la libert commence aujourd'hui !
Du fond de mon lit dĠhpital,
je dis tous mes frres : Ç Ansanm nou ka lit ! Ansanm nou k ganny ! È
(Ensemble nous luttons, ensemble nous gagnerons)
Alex
LOLLIA
Pointe--Pitre,
le 17 Fvrier 2009
* * * *
Appel au
mouvement ouvrier et dmocratique international
Chers camarades, Chers amis,
Comme
nous le disions dans notre denier appel du 6 fvrier 09 : Ç Le patronat et le reprsentant de l'tat franais
jouent le pourrissement du mouvement pour ensuite rprimer È
Ce qui tait prvisible est arriv. Devant lĠenttement et le mpris de ces
derniers le collectif Liannaj Kont Pwofitation, LKP, a appel, au 28 eme jour
de grve, au renforcement les piquets de grve sur le terrain et l'tat franais
a rprim blessant grivement un dirigeant syndical, dĠautres moins grivement
et a procder lĠarrestation de plus de 70 manifestants dont des responsables
syndicaux de LKP.
La
population, les travailleurs, les jeunes nĠacceptent pas.
Certains
lus ont protest contre cette violence dnonce par LKP. Les travailleurs, les
jeunes, le peuple de Guadeloupe renforcent la mobilisation sur le terrain.
Ainsi toutes les personnes arrtes ont t libres.
Ainsi, aujourdĠhui au 29me jour de grve gnrale,
la Guadeloupe est paralyse par des barrages quasiment dans toutes les communes.
Des jeunes ont t arrts dans la nuit du 16 au 17 fvrier. Cette rpression
va se poursuivre car l'tat franais a fait venir en renfort plus dĠun millier
de gendarmes mobiles pour cela et la mobilisation se renforce lĠappel de LKP.
Chers camarades, chers amis,
Au nom de la solidarit ouvrire
internationale, au nom de la dmocratie nous faisons nouveau appel votre
soutien.
Les
travailleurs de Guadeloupe ont le droit de se battre pour leurs lgitimes
revendications.
ADIM -
AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUTĠAY - ANG - ANKA – ASSE -
ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE – ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC
- CGTG – CNL - COMBAT OUVRIER – COMITE DE LĠEAU - CONVENTION POUR
UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE
ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA -
KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG –
SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG
- SYMPA CFDT - TRAVAYE PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA - UGTG - UPG
- UPLG - UMPG – VOukoum-SNUIPP-ADEIC
Guadeloupe
le 17 fvrier 2009
* * * *
Des travailleurs commencent
s'organiser par eux-mmes contre les "plans sociaux" ; voyez le site
de ceux de l'industrie pharmaceutique Meymac, Corrze :
http://plansocial.bms.over-blog.com/
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