N” 52 du dimanche 8 mars.
Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et de la dire. Jean Jaurs.

ComitŽ de rŽdaction Žlu ˆ l'assemblŽe gŽnŽrale de Militant le 8 mars 2008 : Christian BARLO (83) Sylvie BONNIN (03) Jean-Franois CHALOT (77) Dominique CORNET (01) Raymond DEBORD (75) Olivier DELBEKE (94) Paul ERNST (94) Franois FERRETTE (61) StŽphane FUSTEC (75) Franck MARSAL (94) Claude MONNIER (91) Houaria MOUALEK (75) Vincent PRESUMEY (03) Franoise RIOU (75) Ouarda YAHI (75) Kamel ZORGUI (95)

 

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Pour l'arrt des expulsions et la baisse des loyers, manifestation le 15 mars place de la RŽpublique.

C'est quand les esclaves brisent leurs cha”nes que les esclavagistes les accusent de racisme : pas touche ˆ Elie Domota !

8 mars, journŽe internationale de lutte pour l'Žmancipation des femmes.

Un document de la FGTB wallonne qui mŽrite discussion.

 

 

 

En rŽgion parisienne : Manifestation
Dimanche 15 mars ˆ 14h30
De la Place de la RŽpublique ˆ Chatelet

APPEL pour lÕarrt des expulsions et la baisse des loyers
Le 15 mars, qui marque la fin de la trve hivernale et le retour des expulsions risque cette annŽe dՐtre dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes.
De nombreux locataires rencontrent des difficultŽs pour payer leur loyer, leurs charges car ils n'ont jamais ŽtŽ aussi ŽlevŽs. Demain lÕhuissier peut frapper ˆ nÕimporte quelle porte. Plus de la moitiŽ des Franais craignent de perdre un jour leur logement, ce nÕest pas un hasard.

La flambŽe des loyers et de lÕimmobilier, conjuguŽe ˆ la baisse des revenus ont rendu difficile, voir impossible, l'accs ˆ un logement durable pour les demandeurs de logement, les jeunes, les migrants, les salariŽs modestes. Le pouvoir dÕachat des mŽnages est rŽduit par le piid de la charge logement.L'offre de logements ˆ loyer compatible est trs nettement insuffisante.
Les formes dÕhabitat prŽcaire se dŽveloppent, les marchands de sommeil font fortune et la crise du logement sՎtend.

De plus, la rŽcente Loi Boutin sur le logement accŽlre les expulsions par la rŽduction des dŽlais pouvant tre accordŽs par le juge, et attaque le droit ˆ un logement stable des locataires dans les HLM comme dans le parc locatif privŽ. Elle accŽlre la privatisation des HLM et ponctionne des fonds destinŽs au logement (1%, Livret A) pour compenser les coupes sombres dans le budget logement de lÕEtat. Elle vient au secours des milieux de lÕimmobilier et ampute de nombreux droits des mal-logŽs et des sans logis. Elle doit tre abrogŽe.

Pour exiger :

LÕarrt immŽdiat des expulsions locatives,

Le droit ˆ un logement stable, ˆ la place de la prŽcarisation des locataires,

La baisse des loyers, des charges et la taxation de la spŽculation immobilire, pour rendre le logement accessible ˆ tous

La rŽalisation massive de vrais logements sociaux, et en attendant, lÕapplication de la loi de rŽquisition



1er signataires : AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CDSL, CGT, CNL, Collectif SDF Alsace, Coordination anti-dŽmolition HLM, COPAF, CSF, DAL fŽdŽration, FSU, HIC Europe, IPAM, LDH, Militant, Murmures de Paris, No-vox, Union Syndicale Solidaires É
Ainsi que : NPA, PCF, les VertsÉ

 

 

C'est quand les esclaves brisent leurs cha”nes que les esclavagistes les accusent de racisme : on ne touche pas ˆ Elie Domota !

 

"Provocation ˆ la haine raciale". Ils appellent "provocation ˆ la haine raciale" les dŽclarations, comme toujours calmes et dŽterminŽes, d'Elie Domota, syndicaliste aux Imp™ts, responsable de l'Union GŽnŽrale des Travailleurs de la Guadeloupe et porte-parole du collectif Lyannay Kont Pwofitasyion qui est aujourd'hui la vraie reprŽsentation dŽmocratique du peuple guadeloupŽen.

Elie Domota, appelant un chat un chat, a qualifiŽ de bŽkŽs, c'est-ˆ-dire de descendants des propriŽtaires d'esclaves, le secteur du patronat de la Guadeloupe qui refuse de signer et d'appliquer les accords de hausse des salaires.

Voici un mois qu'un bŽkŽ notoire de la Martinique, qui n'a pas ŽtŽ accusŽ de "provocation ˆ la haine raciale", dŽclarait ceci ˆ la tŽlŽvision :

"Dans les familles mŽtissŽes, les enfants sont de couleurs diffŽrentes, il nÕy a pas dÕharmonie. Moi, je ne trouve pas a bien. Nous, on a voulu prŽserver la race."

Ce monsieur, Alain Huygues-Delapointe, est le premier patron de l'agro-alimentaire de la Martinique. Les voila, les bŽkŽs des Antilles : ils sont les premiers ˆ revendiquer leur passŽ esclavagiste. Certes c'est celui de leurs anctres, mais ils l'assument et le dŽfendent, et pour une raison trŽs simple : le capital qu'ils ont hŽritŽ des nŽgriers est celui qui leur permet aujourd'hui d'exploiter les salariŽs.

Ce sont prŽcisŽment ces planteurs qui ont organisŽ une "contre-manifestation" avec la complicitŽ de l'appareil d'Etat franais ˆ Pointe-ˆ-Pitre (Martinique), entrainant des affrontements inŽvitables et l'agression policire des locaux du Collectif du 5 fŽvrier de la Martinique.

La voila, la haine raciale, avec sa soeur, indissociablement liŽe, le mŽpris de classe !

Ces messieurs les propriŽtaires d'esclaves accusent de racisme les esclaves quand ils brisent leurs cha”nes !

La violence a commencŽ en Guadeloupe quand et seulement quand la police franaise est venue intervenir en masse.

Quand M. Guaino ou M.Lefebvre, petits aboyeurs de l'ElysŽe, invoquent l'Etat de droit et dŽnoncent la violence, ils dŽfendent en rŽalitŽ, consciemment, le monopole de la violence pour leurs bandes armŽes, celles de l'Etat, des bŽkŽs, des patrons, lˆ-bas comme ici en mŽtropole, et ils prŽparent des violences. , lˆ-bas et ici.

Ils ont la haine envers Elie Domota, parce qu'Elie Domota reprŽsente ce que l'on n'a pas en mŽtropole ˆ l'Žchelle nationale : un syndicaliste qui aide les travailleurs ˆ gagner contre les patrons. Ils enragent d'avoir dž lacher ces malheureux 200 euros, et plus encore que le service d'ordre, vŽritable garde populaire du LKP, ait imposŽ l'extension de l'accord, car jamais la promesse d'extension n'aurait ŽtŽ faite sans l'action directe des travailleurs.

Ce ne sont pas l'ordre contre la violence et le dŽsordre, ce sont deux ordres, deux lois, deux forces qui s'affrontent, celle des exploiteurs et celle des exploitŽs. Et comme toujours les dŽbordements et les excŽs naissent des initiatives et des provocations des exploiteurs et de leur Etat.

M.Lefebvre, cantatrice de l'UMP, fait dans la grossiŽretŽ : il a traitŽ les militants assurant la sŽcuritŽ pour le LKP de "tontons macoutes" (nervis de l'ancien dictateur dictateur ha•tien Duvalier). Les tontons macoutes, ce sont les flics et les gardes prŽtoriennes du pouvoir, les tortionnaires d'ouvriers et de paysans. Lyannak Kont Pwofitasion c'est le contraire des macoutes. Si vous vouliez voir des candidats au r™le de macoutes, il fallait aller voir la contre-manifestation de ces messieurs les planteurs bŽkŽs de Martinique.

Qu'ils sachent que nous ne permettrons pas qu'ils touchent ˆ un cheveu d'Elie Domota et des combattants des Antilles et de la RŽunion.

Il faut exiger de partout la levŽe de toute mesure juridique contre Elie Domota, sinon c'est la porte ouverte ˆ n'importe quoi : si vous dŽnoncez les patrons, mais voyons, vous dŽsignez un groupe ˆ la vindicte publique, "provovation ˆ la haine raciale", allez hop, au trou !

Il faut bien comprendre que ce sont lˆ les aboiements de gens qui commencent ˆ avoir peur.

Sarkozy affaibli se prŽpare ˆ contre-attaquer. Les chants de guerre des bŽkŽs des Antilles et l'Žcho que leur donne les partisans du prŽtendu "Etat de droit" l'annoncent. Ils laisseront peut-tre passer passer le 19 mars, mais ils sont acculŽs ˆ la fuite en avant. Le "rapport Balladur" sur l'organisation territoriale en est aussi un signe : c'est la fin de toute libre administration communale et l'accŽlŽration de la RGPP ("RŽvision GŽnŽrale des Politiques Publiques") qui en est le vrai contenu. Nous aussi nous devrions nous prŽparer

Le principe devrait tre : un pour tous et tous pour un.

Ainsi, c'est tout le mouvement syndical en mŽtropole qui devrait inonder Sarkozy de tŽlŽgramme "tu touches pas ˆ Domota, sinon ... ".

De mme c'est l'occupation des entreprises qui licencient et la mise sous sŽquestre de leur matŽriel qui devraient tre mis ˆ l'ordre du jour en mŽtropole, mesure de salut public pour que ce soit les responsables de la crise qui paient la crise. C'est ainsi que le 19 mars prendrait un sens et que son succŽs serait assurŽ, et c'est ce qui en ferait un point de dŽpart et non pas la rŽŽdition incertaine du 29 janvier comme s'il suffisait pour gagner de faire une grve gŽnŽralisŽe tous les deux mois pendant 10 ans ...

Le message de la Guadeloupe c'est : organisons-nous ! que dans les entreprises se rŽunissent des assemblŽes gŽnŽrales, avec tous les syndicats, et qu'elles dŽsignent leurs dŽlŽguŽs dans chaque bassin d'emploi, chaque branche, pour faire le point, voir les mesures ˆ prendre, lister le matŽriel ˆ surveiller, Žlargir les contacts. Mme chose dans l'enseignement et les services publics o la coordination des universitŽs, reprŽsentation lŽgitime des personnels intŽgrant leur principal syndicat le SNESUP, refuse la rŽŽcriture du dŽcret PŽcresse et poursuit la lutte pour son retrait et celui de toute la loi LRU.

Le Tous ensemble et la grve gŽnŽrale peuvent se construire par cette organisation et les perspectives qu'elle ouvre. C'est maintenant, dans chaque secteur, parmi les sans-papiers comme parmi les enseignants et les salariŽs de l'automobile, la tache du moment.

 

8 mars, journŽe internationale de lutte pour l'Žmancipation des femmes ...

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... et non pas "journŽe de la femme" comme le disent les mŽdias et tous les patrons et chefs de service qui se croiront obligŽs, ce jour lˆ ou le lundi matin, d'offrir une fleur ˆ leurs salariŽes, ce qui ne remplace pas une hausse des salaires !

Comme pour le 1” mai, c'est un combat que de dŽfendre le sens d'une journŽe de combat.

Rappelons que l'appel au 8 mars est venu, avant 1914, de la social-dŽmocrate allemande Clara Zetkin, et que ce sont les manifestations d'ouvrires de PŽtrograd sur ce mot-d'ordre (mais pas exactement le mme jour en raison du dŽcalage qu'avait ˆ l'Žpoque le calendrier officiel russe) qui ont ouvert la RŽvolution de fŽvrier 1917.

Notre 8 mars est celui-lˆ. Alors pour marquer cette journŽe et les jours qui vont la suivre, nous appelons nos amis, camarades et lecteurs ˆ intervenir dans leurs lieux de travail ou d'habitation et leurs syndicats et associations pour l'envoi de tŽlŽgramme ˆ l'ElysŽe exigant la levŽe de toute poursuite contre Elie Domota ! Ce n'est pas une femme, mais le combat Žmancipateur c'est le combat fŽministe et rŽciproquement. Le 8 mars c'est a !

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Un document de la FGTB wallonne qui mŽrite discussion.

 On peut lire sur le site http://www.contre-attaque.be/ des textes rŽdigŽs par les responsables de la FGTB (FŽdŽrations GŽnŽrale des Travailleurs de Belgique) de Wallonie (la partie francophone de la Belgique) qui ne manquent pas d'intŽrt. En effet on voit lˆ, pour la premire fois explicitement, une centrale syndicale europŽenne de masse dŽnoncer le capitalisme comme tel. Si l'on poursuit la lecture et celle du site on s'aperoit cependant qu'il s'agit de "rŽguler" le capitalisme, pas de le renverser et de le remplacer par la libre association, la dŽmocratie autogŽrŽe dont nous pensons qu'on peut encore l'appeler "socialisme". Quelle mouche a piquŽ la FGTB ? La crise du capitalisme, tout simplement, sans doute, mais ce ne sont pas nos directions syndicales franaise qui pondent ce genre de textes. La discussion est ouverte !

Ci-dessous l'introduction de la FFTB wallonne. La suite (propositions concernant la "rŽgulation" de rŽmunŽration du capital, les paradis fiscaux, les pays du "Sud", les retraites en Belgique, le r™le des banques, les services publics, la rŽduction collective du temps de travail et la crise climatique) sur leur site.

Le travail et l'Žpargne c'est nous ...

Il nÕy a quÕun seul moyen de crŽer de la richesse : le travail. Il y a par contre plusieurs faons de distribuer cette richesseÉ et cÕest lˆ que les travailleurs se font plumer depuis 30 ans !

Le libŽralisme, au service du capital, organise les inŽgalitŽsÉ et sÕen nourrit. LÕintŽrim ˆ durŽe indŽterminŽe, le ch™mage de longue durŽe, les pensions de misre ˆ 75 ans, les petits boulots ˆ deux balles, les restructurations, les dŽlocalisations, travailler plus pour gagner moinsÉ cÕest a le libŽralisme.

Le transfert de la plus grosse part du g‰teau dans la poche des actionnaires et des patrons, cÕest a le capitalisme. Le premier est au service du second. Ils font Žquipe. Par dŽfinition. On a voulu nous faire gober que le privŽ Žtait plus efficace que le public, que le marchŽ se rŽgulait trs bien tout seul. RŽsultat : cÕest lÕEtat (nos imp™ts ˆ coup de milliards Ū !!!!) quÕon appelle au secours quand les banques se plantent. Et ce sont encore nos imp™ts qui devraient renflouer le dŽficit de lÕEtat ? Stop. Ce nÕest pas aux travailleurs de payer la facture des capitalistes !

La droite voudrait soi-disant rŽguler le systme financierÉ foutaise ! Ce nÕest pas dans son intŽrt.

AujourdÕhui, libŽralisme et capitalisme ont un genou ˆ terre. CÕest le moment ou jamais de contre-attaquer pour les empcher de nuire ˆ nouveau.

Demain, ce sera toujours le travail qui crŽera la richesse.

Le dŽfi, cÕest de transfŽrer une partie plus importante du g‰teau dans la poche des travailleurs. CÕest par le salaire brut (et pas seulement le net) quÕon y arrivera. Et si on rŽduisait le temps de travail de tout le monde pour donner un vrai emploi aux ch™meurs ? Et si les grosses fortunes, les revenus des loyers, les profits sur les actions bancaires Žtaient aussi imposŽs pour financer lÕEtat et les services publicsÉ Ce serait logique et beaucoup plus juste !

Impensable ? Sauf si on commence ˆ y repenser...

Le capitalisme nÕest pas lÕordre naturel des choses. CÕest une arme de destruction massive qui touche les hommes, les femmes, lՎgalitŽ, la dŽmocratie, les libertŽs, la planteÉ Partout en Europe et dans le monde, la crise ravive des mouvements de contestation de ce modle quÕon pensait incontournable. Le vent tourneÉ Le capitalisme est mondial mais le renversement des idŽes cÕest aussi ici et maintenant !

CÕest pourquoi la FGTB lance en 2009, une campagne de dŽnonciation Ē le capitalisme nuit gravement ˆ la santŽ Č et contre-attaque avec des propositions concrtes.

 

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Nous traiterons prochainement du "rapport Balladur" et de l'Žtat actuel de la crise des institutions locales en France.

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