
Lettre de Liaison
NĦ 80 du 11Ħ novembre2009
Le courage, c'est de chercher la
vrit et de la dire. Jean Jaurs.
Sommaire.
A nos lecteurs : WIN !
NĦ 17 de MILITANT.
Anniversaires.
Lutte contre la loi Carle : deux prises de position
importantes.
Sarkozy et les cancreux.
Documents : interview de Bernard Thibault au Monde ; raction de Roger Sylvain, CGT, Front syndical
de classe, l'interview de B.Thibault.
Colloque UFAL 77, programme.
Morceaux choisis : Pierre Brou, novembre 1989.
A nos lecteurs : WIN !

Ce week-end des
6-7-8 novembre a t un important moment de travail, de combat et de discussion
pour Militant.
* Le vendredi 6,
lĠUFR dĠhistoire de lĠuniversit de Caen a organize une confrence avec Martin
Legassick, militant sud-africain, en presence dĠune cinquantaine dĠtudiants de
3e cycle
* Le samedi
aprs-midi ont commenc les dbats du forum international de Workers
International Network (WIN : GAGNER), en prsence de camarades de France
(rgion parisienne, Allier, Calvados, Grenoble) et de signataires britanniques,
irlandais (Sud et Nord), amricain (Californie) et sud-africain, du texte Preparing
for Revolution qui sera trs prochainement traduit en franais (les
camarades signataires du Pakistan, dirigeants du Labour Party of Pakistan,
n'ont pu venir pour des raisons de cot et de visas).

*Le samedi soir
s'est tenue la runion publique de WIN, en prsence d'une cinquantaine de
participants, introduite par Raymond Debord, avec des interventions des
camarades Ed Bober prsentant WIN, Joe Duffy (Irlande) et Martin Legassick
(Afrique du Sud) prsentant la situation de la classe ouvrire dans leurs pays
respectifs : conditions de vie, logement, luttes en cours, organisation.
Le dbat dans la
salle a port notamment sur l'intrt et l'importance de telles "enqutes
ouvrires" mondiales pour se prparer et prparer la rvolution et sur
la perspective du socialisme : il n'y a pas "enseigner" leurs
revendications aux travailleurs, mais il faut trouver voies et moyens pour
qu'ils se donnent une perspective, un horizon de transformation du monde. Des
camarades du club Socialisme Maintenant ont pris part cette discussion dans
la mme optique et nous la poursuivrons.
*Elle s'est
d'ailleurs poursuivie ds le lendemain matin, dans la suite du forum
international, pour laquelle nous remercions notre camarade et ami Sbastien,
militant du PS et du MJS, de s'tre joint nous et avoir apport un
substantiel coup de main pour les traductions !
*Paralllement, la
commission syndicale de Militant se runissait au local et laborait un texte
exposant ce qu'est pour nous l'action syndicale aujourd'hui. Ce texte sera
diffus dans la prochaine lettre de liaison de Militant.
* Dimanche
aprs-midi la runion internationale s'est termine par l'examen des taches
pratiques immdiates de WIN en matire de financement, de diffusion de nos
textes et de traductions.
Prochain forum
international dans six mois un an !

Et le nĦ 17 de MILITANT, journal,
est paru. Au sommaire :
-Le vrai vnement de la priode
: les ouvriers relvent la tte.
-Intervention la fte de
l'Humanit de Xavier Mathieu, CGT continental.
-Actualit de la rvolution et du
socialisme.
-Pouvoir d'achat : le compte n'y
est toujours pas.
-Droit au logement.
-Du rififi dans le tabac.
-Sad Bouziri, 1947-2009.
-Lin Xiling, 1935-2009.
-Se prparer la rvolution !
A demander aux membres
de Militant pour le prix trs modique de 1,20 euro.
* * * *
Anniversaires.
Cette lettre est crite un 11 novembre. Difficile d'chapper ces jours ci au
dluge commmoratif pas innocent
du tout qui, aprs nous avoir gavs sur la chute du Mur de Berlin,
dbouche aujourd'hui sur la rencontre Sarkozy-Merkel en essayant de faire
croire que l'unit du "couple franco-allemand", cheville ouvrire de
la prtendue Union soit-disant Europenne, serait reconstitue.
En point d'orgue, ou plutt en ridicule cerise sur le
gteau, de ce petit festival risible, la tentative de Sarkozy de faire croire
"qu'il y tait". D'autres avant lui tentaient de refaire l'historie
en amputant les photos, lui s'y essaye en les compltant de figurines de son
auguste personnage prsidentiel franais. Mais non, il n'a pas fait cette
histoire.
Car ce harclement commmoratif est fait, faut-il
s'en tonner, au dtriment de l'histoire relle et contre elle. Fait pour
ignorer les peuples qui ont fait tomber le Mur de Berlin, au terme d'un long
mouvement pour la libert et le socialisme, oui le socialisme, qui s'est oppos
dans le sang et les larmes la bureaucratie stalinienne Berlin d'abord,
et pour commencer, en aot 1953, puis en Hongrie et en Pologne en 1956, en Tchcoslovaquie en 1968, en
Pologne en 1980-1981. Fait pour mettre la place des vrais acteurs les chefs
d'Etat et de gouvernement d'alors et d'aujourd'hui que ce mouvement a
terroriss, les Kohl, Merkel, Gorbatchev, Poutine, sans oublier les papes. Mais
pouvant se le permettre parce que ce mouvement, affaibli ds le dpart par ses
dfaites passes et par la division dans les luttes sociales europennes (1), a t dvoy et trahi immdiatement, car
que ce que voulaient les peuples, c'tait la vraie unit europenne, dans la
libert et le bien-tre, et pas le cortge de misre et de guerres qui a suivi.
Cette ralit facilite, pour un certain nombre de
camarades du mouvement ouvrier, l' "ostalgie" qui se complait se
laisser dire par des manipulateurs de l'histoire qui ne sont que le complment
des prcdents, que Brejnev et finalement Staline, sans oublier Honecker, ce
n'tait soi-disant pas si mal. Sauf que la classe ouvrire s'est rvolt contre
ces oppresseurs, les faits sont les faits. Et a n'a pas men au socialisme,
mais au capitalisme : le voila, leur seul et unique bilan. (2)
Le combat pour la libert n'est pas divisible. En le
laissant diviser, en laissant le grand pan de la lutte de la classe ouvrire
contre les anciens rgimes de "l'Est" (dont les hritiers sont les
mafieux et les capitalistes d'aujourd'hui dans les mmes pays) occult et
rcupr par les prtendus liberaux en ralit liberticides, nous nous
affaiblirions. Ressaisissons notre histoire.
Or, il se trouve que pour ce faire, le jeu des dates
commmoratives nous donne une arme. C'est donc aujourd'hui le 11 novembre. Nos ennuis
ont commenc en 1914, la plus grande dfaite de la classe ouvrire, une guerre
dont l'clatement, qui n'allait pas de soi, a permis d'instaurer la dictature
militaire dans toute l'Europe et d'infliger aux hommes et leurs compagnes et
enfants le supplice des tranches et du massacre sanguinaire pendant 4 ans pour
les uns, de l'attente angoisse dans la misre montante pour les autres,
supplice qui prcda et prpara les horreurs de ce sicle et qui mriterait
tout autant d'tre appel "totalitaire", ce que les officiels de
l'histoire et de la commmoration ne font jamais, que les camps qui suivront.
Supplice auquel rsistrent, massivement, les soldats. Combien de militants
d'aujourd'hui portent le souvernir familial d'un rcit discret, pudique, de
quelque anctre qui ne se vantait pas d'avoir arbor la fleur au fusils et
pouss la charge en hurlant, mais bien d'avoir crois le frre travailleur
allemand sous l'uniforme dans la brume et, d'un coup d'oeil complice, de ne pas
avoir tir sur lui, ou bien d'avoir chang un signe, voire un quignon de pain,
avec l'ennemi, et d'avoir obstinment rsist -car tel est exactement le mot qui convient :
Rsistance- la volont des officiers de les pousser au carnage ? (3) Ce fut l la vraie guerre, la guerre
juste, la guerre la guerre. Des millions l'ont mene, et elle a produit les
rvolutions de fvrier puis d'octobre 1917 en Russie.
Etant donn l'acharnement commmoratif des
gouvernements et des mdias contemporain, on peut d'ores et dj prdire que
nous nous dirigeons vers une commmoration qui sera la mre de toutes les
commmorations : aot 2014 !
Aot 2014 : aprs la fonte prvisible de la banquise (4), dans un monde quatre fois plus peupl
mais dvast, les grands de ce monde s'ils ne sont pas nouveau en guerre vont
nous jouer la triste comdie du "nous sommes tous dans le mme
bteau".
Nous avons une bataille commencer. Sur la guerre de
1914-1918, la mmoire que l'humanit retiendra in fine sera celle des rsistants la guerre
commencer par la masse des soldats. Donnons raison aux mutins, ce sont eux qui
avaient raison. Leur combat, leur guerre, car c'en tait une, conduisait
retourner les soldats "contre nos propres gnraux", comme dit la
chanson du mouvement ouvrier, l' Internationale. Alors, pas d'oecumnisme hypocrite sur le thme
"c'tait bien triste, mais France et Allemagne et tous les autres sont
rconcilis et les fusills pour l'exemple sont rhabilits en tant que soldats
comme les autres soldats". (5) Ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui sont les
hritiers directs des Ptain, des Nivelle et de tous les fusilleurs de 14-18.
Prparons un anniversaire de notre faon. Le capital s'est empar de la plante.
Partout, le proltariat devient la condition humaine. Remontons la racine des
trahisons et des massacres. Inaugurons le XXIĦ sicle comme sicle de la
rsistance, de la survie, du redressement et de la contre-attaque de l'humanit
proltarienne, rattrapons 1914 : guerre mondiale au capital ! Rvolution !
Telles sont les ides d'aot 2014 dont la prparation
commence maintenant !
VP, le 11 novembre 2009.
(1) Alors qu'en 1968 la
concommitance des luttes de la jeunesse, de la grve gnrale en mai-juin en
France, du Printemps de Prague en Tchcoslovaquie suivi de la rsistance
l'invasion et du congrs clandestin d'un parti communiste provisoirement
reconquis dans l'usine de CKD-Visokany sous la protection des travailleurs en
armes, avait branl l'ordre mondial l'Est comme l'Ouest, en 1989 la classe
ouvrire occidentale tenue par ses partis et syndicats, PS et PC, Trade Unions
et AFL-CIO, avait subi de lourdes dfaites les annes prcdentes -mineurs
anglais contre Thatcher, contrleurs ariens nord-amricains contre Reagan- et
les deux mouvements taient dconnects, les revendications purement nationales
et dmocratiques -en elles-mmes lgitimes, mais coupes de leur base ouvrire
et de leur seule issue possible : le socialisme- prenant le dessus dans la
conscience des peuples de "l'Est".
(2) Un dtail qui est bien plus
qu'un dtail : la fte nationale allemande n'est pas l'anniversaire de
la chute du Mur de Berlin (9 novembre 1989), mais celui de la runification
tatique officielle par extension de la RFA, fonde sous l'gide des allis en
1948, aux lnders de l'Est (3 octobre 1990) : non pas le jour o les masses
sont intervenues, mais le jour o il tait acquis que, dessaisies et jetes
dans la confusion, elles s'taient retires de la scne. Cela montre que
l'Allemagne actuelle, l'Etat de RFA, n'est pas la rpublique du peuple
allemand, n'est pas l'hritire de 1989, mais n'est que le systme octroy par
les allis, parce que le dluge des bombes et la terreur ont empch le peuple
allemand de se dbarasser de Hitler. C'est ainsi que si, en France,
Louis XVI avait vaincu la Rvolution, on ne commmorerait pas le 14 juillet
mais le jour anniversaire (oubli juste titre) de la constitution monarchique
de 1791, que la reprise de la rvolution abattra !
(3) Voir Franois Roux, La
grande guerre inconnue, les poilus contre l'arme franaise, Les Editions de
Paris, 2006.
(4) Selon les prvisions des
scientifiques officiels, voici 8 ans, on nous annonait la fin de la banquise permanente
dans l'Arctique pour la fin de ce sicle. Voici 4-5 ans, pour les alentours de
2025, a s'tait dj sacrment rapproch. Maintenant, au rythme rcemment
mesur, c'est pour 2013. Qu'en pensent ceux qui vont commmorer "la
paix" l'anne suivante ? Les gouvernements russe et canadien (celui-ci
sous influence US) s'apprtent se rjouir de cette "ouverture
commerciale et maritime" et s'affronter pour l'explotiation du ...
ptrole. Ils sont les mmes assassins, les mmes incendiaires qu'en 1914.
(5) Plusieurs associations -Libre
Pense, Association Rpublicaine des Anciens Combattants, Ligue des Droits de
l'Homme, Mouvement de la paix- et plusieurs Conseils gnraux se sont cette
anne prononcs pour la rhabilitation des fusills pour l'exemple. Soutenons
l'exigence de justice, y compris envers les familles, l'exigence d'excuses et
de rparation. Mais ne soyons pas dupes des larmes de crocodiles mises un
sicle plus tard par un Sarkozy : les hritiers des fusills et les hritiers
des fusilleurs demeurent, face face, la guerre entre eux continue.
* * *
Lutte contre la loi
Carle : deux prises de position importantes.
Nous reproduisons ci-dessous ces prises de position
car elles constituent des actes, de ceux, trop rares, que l'on attend des lus
du peuple. Avec la rforme territoriale de Sarkozy, les candidats aux lections
locales sont au pied du mur : agent subsidiaire de la destruction des droits et
des liberts ou lu du peuple ayant un mandat, il va falloir choisir !
La ville de Cahors ne
subventionne plus les coles maternelles prives sous contrat
vendredi
30 octobre 2009.
Depuis la dernire rentre, la
municipalit de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des coles maternelles
prives. Cette dcision met fin une pratique de quarante ans. LĠadjointe la
vie scolaire et la jeunesse, Marie Piqu, est lĠorigine de ce changement de
politique. LĠlue communiste a reu le soutien du maire Jean-Marc
Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majorit municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000
habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles
prives sous contrat dĠassociation -soit 624,30 euros pour chacun des
quatre-vingt quatorze lves inscrits dans ces tablissements catholiques. Ç
Cette somme est rinjecte dans le budget scolaire È, prcise Marie Piqu.
Ces 58 684,20 euros, rcuprs lĠenseignement priv
confessionnel, semblent une somme bien modeste compars aux besoins des coles
publiques cadurciennes. Le seul plan de remise neuf de ces btiments -dĠici
2014- sĠlve 6,2 millions dĠeuros. Pour Marie Piqu, il ne sĠagit pas
seulement dĠune question dĠargent, cĠest aussi une affaire de valeurs
politiques : Ç JĠassume le choix de la lacit, de lĠcole de la Rpublique,
une poque o on oublie un peu la sparation de lĠEglise et de lĠEtat. È
Motion soumise par les lus communistes et
apparents au Conseil municipal de la Seyne sur mer, 9 novembre 2009.
MOTION : LĠECOLE PUBLIQUE
LAIQUE ET REPUBLICAINE DOIT RESTER UNE PRIORITE
Le Conseil constitutionnel a entrin la
loi Carle qui impose de nouvelles obligations de financement en instituant le
"chque ducation" pour les lves frquentant des tablissements
privs hors de leur commune de rsidence.
Le point de vue du conseil constitutionnel
sur la lacit a volu de faon bien trange.
Pourtant, propos dĠune loi quivalente,
la vnrable institution disait en 1994 peu prs le contraire.
Elle dclarait alors que lĠobligation dĠun financement
parit du public et du priv :
Ç violait le principe dĠgalit È parce que Ç les charges et
contraintes des uns sont suprieures celles des autres, dĠautant plus que les
facults dĠaide aux investissements de chaque catgorie de collectivits
territoriales nĠtaient limites que dans le cas du financement de
lĠenseignement public È ;
Ç contrevenait au principe de la lacit de la Rpublique pos
par lĠarticle 2 de la Constitution È et Ç mconnaissait le devoir de lĠEtat
concernant lĠorganisation de lĠenseignement public, gratuit et laque tous
les degrs impos par le Prambule de la Constitution de 1946 È ;
Le conseil constitutionnel affirmait lĠpoque
que Ç compte tenu du caractre limit des ressources publiques, de
nouvelles obligations du priv tendaient ncessairement È :
Ç provoquer le transfert de crdits dĠinvestissement de
lĠenseignement public au bnfice dĠtablissements privs, È
Ç organiser lĠenrichissement de personnes prives qui ne sont
pas soumises aux exigences de la lacit ; È
Enfin, il dclarait fermement quĠÇ en
faisant peser sur les communes des charges financires nouvelles sans prvoir
de transferts de ressources en contrepartie, on enfreignait le principe
constitutionnel de libre administration des collectivits locales. È
Comment se fait-il que ces principes
fondamentaux ne soient plus dfendus par cette institution dont lĠobjectif est
de dfendre la constitution ?
Cette loi Carle institue une triple peine
pour les communes :
- elle
encourage lĠexode scolaire vers le priv, vide et concurrence lĠcole publique
avec le risque de fermetures de classes ou dĠcoles;
- elle grve les budgets locaux en concdant au seul enseignement priv
un droit de tirage sans accord pralable qui entrane lĠaugmentation de lĠimpt
de tous et ampute les moyens de lĠcole publique;
- elle anantit la gestion prvisionnelle et la programmation des
investissements qui deviendront plus alatoires chaque anne.
Afin de ne pas dvelopper une concurrence
prjudiciable au service public, le Conseil municipal de la Seyne sur mer
sĠengage prsenter prochainement une dlibration proposant de ne plus
financer les dpenses facultatives des tablissements privs : coles
prlmentaires ou sous contrat simple. Ceux qui frquentent lĠEcole laque du
vivre ensemble ouverte toutes et tous ne peuvent supporter les charges et les
choix particuliers de ceux qui revendiquent le sparatisme scolaire.
On ne peut financer la concurrence accrue et fausse,
prjudiciable au devenir du service public laque dĠducation.
En effet, il existe un principe important coul dans
le marbre par le prambule de la Constitution de 1946 qui dispose que
Ç l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laque tous les
degrs, est un devoir de l'Etat È. Il devrait, en consquence, n'y avoir
aucune commune ou regroupement de communes dpourvus d'cole publique. Et il
est prioritaire d'investir des fonds dans un tel devoir.
* * *
Sarkozy et les
cancreux.
Voici
quelques jours le prsident de la Rpublique a annonc la poursuite du
"plan anti-cancer". Qui pourrait tre contre un plan anti-cancer ?
Mais il faut toujours y regarder de plus prs.
Et
de plus prs, on apprend que dans le texte rdig par le gouvernement et vot
par le parlement (c'est comme a que sont pondues les lois sous la VĦ
Rpublique, on appelle a la "sparation des pouvoirs") les malades
qui non plus de traitement lourd depuis 5 ans sortiront du dispositif d'ALD,
Affection de Longue Dure, quel que soit l'avis du mdecin. Rares sont ceux qui
prennent des traitements lourds pendant 5 ans, nombreux sont celles et ceux
dont la rmission soit n'est qu'apparente, o est suspendue la poursuite d'un
traitement et un suivi trs rgulier. Ils ne seront plus suivis
-automatiquement. Ils pourront crever. Cela s'appelle un plan anti-cancer. A la
Sarkozy.
* * *
Documents.
Interview de Bernard
Thibault au Monde.
Un
candidat dĠopposition - Jean-Paul Delannoy, mtallurgiste du Nord - va se
prsenter contre le secrtaire gnral sortant. NĠest-ce pas le signe que le
mcontentement grandit ?
CĠest
une candidature individuelle, elle nĠa pas t prsente suivant les rgles
statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Paul Delannoy veut
incarner une autre orientation pour la CGT. Ce dbat sera rgl au congrs.
Contrairement lui, je suis persuad que les salaris nĠont aucun doute sur la
CGT, sa dmarche, ses analyses et ses revendications. Sinon, on ne comprendrait
pas pourquoi nous avons t les seuls progresser aux dernires lections
prudĠhomales (dcembre 2008).
Les
mots durs votre gard du leader CGT de Continental, Xavier Mathieu, cet t,
ont montr quĠil existait des impatiences, des doutes ...
Si
les travailleurs doutaient de la CGT, il nĠy aurait pas ce niveau dĠattentes et
dĠexigences notre gard. Il nĠy a pas de divergence dĠapprciation entre nous
sur les impasses que gnre le capitalisme. La question nĠest pas de savoir si
la CGT est ou nĠest pas anticapitaliste : la CGT "combat lĠexploitation
capitaliste ". CĠest dans lĠarticle 1 de nos statuts et ils nĠont pas
chang. Ce que veulent les salaris, cĠest un syndicat utile pour amliorer
leur sort ici et maintenant. Un syndicat compos dĠune avant-garde claire
serait marginalis par la grande majorit des salaris et donc inefficace.
On
vous reproche dĠavoir transform la CGT en un syndicat rformiste.
Revendiquez-vous cette volution ?
La
puissance de la CGT doit tre mise profit pour accrocher des avances
sociales, mme partielles. CĠest cela que les salaris attendent de nous. A la
cration de la CGT, lĠobjectif tait bien de modifier le rapport de forces
entre salaris et employeurs, en forant la ngociation. Parmi les critiques,
nous entendons que la ngociation avec le chef de lĠEtat et le gouvernement
serait par principe impossible. Cela signifie-t-il quĠil faut attendre un
changement politique ou de socit pour que les ngociations soient
envisageables ?
Notre
objectif est dĠtre utile en toutes circonstances, sans ignorer que le contexte
politique influe videmment sur la possibilit dĠtre entendu. Parmi ceux qui
critiquent les orientations actuelles de la CGT, certains sont en fait en mal
de perspectives politiques et demandent au syndicat de combler ce manque. Quant
au rformisme, cĠest un dbat philosophique vieux comme le syndicalisme.
Classer les syndicats, les militants de la CGT est dĠabord source de division.
Ceux qui font signer une ptition ou qui occupent une entreprise ne se posent
pas la question de savoir sĠils sont rformistes ou rvolutionnaire : ils
travaillent la mobilisation.
Le
"compromis" nĠest plus un gros mot la CGT ?
Compromis
ne veut pas dire compromission. Il reflte un rapport de forces un moment
donn. Tout syndicaliste doit tre mme dĠapprcier, lĠissue dĠune
ngociation, si le rsultat amliore ou non la situation des salaris. Xavier
Mathieu a sign un compromis dans son entreprise.
Certains
de vos opposants craignent que la CGT ne devienne une CFDT bis...
O
serait lĠintrt pour la CGT copier les mthodes, les objectifs de la CFDT
qui, elle, a recul aux lections prudĠhomales ? Je remarque aussi quĠun
discours trs vindicatif, comme celui de Force ouvrire, lorsquĠil nĠest pas
conforme aux actes, fait perdre en influence. La diffrence principale avec la
CFDT tient au degr de critiques lĠencontre du systme capitaliste. La CFDT,
au fil des ans, a remis au second plan son ambition de transformation de la
socit .Ce qui ne veut pas dire quĠil nĠy ait pas des choses faire ensemble
comme avec lĠensemble des syndicats.
Vous
aviez critiqu le NPA et Olivier Besancenot pour leur ingrence dans le dbat
sur la stratgie syndicale. DĠautres partis, comme le PCF, se permettent aussi
des commentaires. Comment ragissez-vous ?
Que
des responsables politiques sĠintressent la stratgie des syndicats,
pourquoi pas. La CGT est un objet public qui fait partie de lĠidentit
nationale. Peut-tre parce que cĠest elle qui donne le la au syndicalisme
franais. Autre chose est que des partis prtendent dicter ce qui doit tre
notre ligne de conduite syndicale. Depuis que lĠon a eu une rencontre avec le
NPA, il y a moins de dclarations de sa part sur ce sujet. Le PCF respecte
lĠindpendance syndicale dans le dialogue ncessaire entre syndicats et partis
politiques.
Avec
un peu plus de 650 000 adhrents, vous tes loin du million, objectif fix
voici deux congrs. NĠest-ce pas un chec ?
CĠest
un chec. On atteindra peut-tre les 45 000 adhsions pour cette anne lors du
congrs. Mais ce rythme nĠest pas la hauteur de nos ambitions. Pour amliorer
leurs conditions, les salaris doivent tre organiss, il nĠy a pas
dĠalternative. La question des liberts syndicales reste rcurrente : le
patronat ne veut pas que le syndicalisme se dveloppe dans les entreprises. La
CGT a aussi une responsabilit. Nous sommes implants dans les secteurs o
lĠemploi recule et absents des secteurs o lĠemploi se dveloppe. JĠespre que
ce constat occupera une place centrale au congrs pour faire voluer nos structures.
Les
suicides sur le lieu de travail se sont multiplis. NĠest-ce pas un constat
dĠchec pour le syndicalisme ?
On
ne peut pas tout mettre sur le dos du syndicalisme. La longue dgradation des
conditions au travail est dĠabord la consquence dĠune course la productivit
et dĠune dvalorisation du travail et des travailleurs. Mais il faut
probablement mieux articuler revendications collectives et prise en charge des
situations individuelles.
Pourquoi
refusez vous de participer au dbat sur lĠemprunt ?
On
va faire payer aux contribuables le fait que les entreprises ont accumul un
retard dĠinvestissement parce quĠelles ont privilgi leurs actionnaires . Il
faut savoir ne pas perdre son temps . En plus, Nicolas Sarkozy a dj tout
dcid.
Propos
recueillis par Rmi Barroux
Raction de Roger
Sylvain, CGT, Front syndical de classe, l'interview de B.Thibault.
Le
Front Syndical de Classe, en la personne de son prsident Roger SILVAIN, sĠlve
contre les propos tenus par Bernard Thibault dans son interview donne au Monde
le 9 novembre 2009.
Malgr
une pique bien inoffensive destination de la CFDT accuse de remettre le changement
social un peu trop loin (comme si lĠtat-major CFDT nĠtait pas missionn
pour trahir chaque lutte et chaque revendication), tout dans cette interview
confirme lĠancrage dans le syndicalisme rassembl du principal dirigeant de la CGT.
SĠaccrochant
une lecture superficielle des rsultats aux prudĠhomales (marque avant tout
par une abstention massive faisant figure de dsaveu et par lĠengagement massif
des militants de terrain et de lutte CGT reconnus la base permettant la CGT
de limiter les dgts), B. Thibault dbute son interview en balayant la
candidature de JP Delannoy : Ç CĠest une candidature individuelle, elle nĠa
pas t prsente suivant les rgles statutaires, elle ne sera donc pas prise
en compte. Jean-Pierre Delannoy veut incarner une autre orientation pour la
CGT. Ce dbat sera rgl au congrs.È
Alors
le congrs de la CGT nĠest normalement nullement la botte de lĠquipe
sortante mais bien le congrs des syndicats, souverains durant son droulement,
B. Thibault refuse de reconnatre le courant important que reprsente
Delannoy, en particulier dans les bases syndicales. Outre les prises de position de plus en plus
nombreuses de militants et organisations de base, lĠampleur de la rupture entre
les bases syndicales et lĠappareil confdral est pourtant confirme par
l'enqute diligente par la Confdration elle-mme en juillet auprs des UD et
des Fds et dont les remontes sont trs claires : si la ligne est approuve
par l'appareil permanent, elle ne passe pas dans les syndicats : Ç nous
avons du mal tre couts È, dploraient les cadres intermdiaires.
CĠest
donc dire le peu de cas fait ici la dmocratie syndicale, dj srieusement
mise mal par la prparation du congrs (sans mme parler des mises lĠcart,
mesures administratives ou mme exclusions pures et simples de syndicats ou
dĠUL) : la dsignation des dlgus a principalement eu lieu avant mme la
parution des documents officiels et trs peu de syndicats ont t runis pour
dsigner les dlgus et candidats la future commission excutive.
Mais
elle sera encore bien plus en danger si passent les projets confdraux au
cours dĠun congrs qui parat donc jou dĠavance.
Derrire
les discours sur la ncessit de syndiquer davantage, ce que nul syndicaliste
ne conteste, le document d'orientation propose en effet la remise en cause des
syndicats d'entreprise et du fdralisme et programme leur remplacement par de
nouvelles structures Ç la carte È valides par une commission confdrale
d'affiliation en fonction de leur adaptation la ligne confdrale. Adieu donc
ce qui a fait la richesse de la CGT : la conf' n'est plus la coordinatrice
mandate par la base mais, depuis Montreuil et les bureaux de la CES
Bruxelles, elle dirige, valide ou exclut : la dmocratie syndicale est
supplante par le centralisme bureaucratique.
Ainsi
serait dfinitivement verrouill le recentrage confdral et, aprs la mise en
place du Cogetise au congrs prcdent, l'tat-major confdral disposerait de
tous les moyens pour mettre au pas les organisations de base encore largement
imprgnes de lutte de classes – avant de les exclure.
L'enjeu
est de taille pour les syndiqus CGT et, au-del, pour l'ensemble des
travailleurs.
Il
recouvre la bataille sur le bilan et lĠorientation de la direction
confdrale alors que
Bernard Thibault fait, toujours dans cette interview, un plaidoyer pour le Ç
compromis È (en cette
priode, on aurait pu esprer quĠil parle de lutte voire de lutte de classe)
et, dans le droit fil des documents prparatoires au congrs, vacue
lĠenlisement par les directions syndicales de la mobilisation du premier
semestre 2009 et le bilan pour les travailleurs de ces 20 dernires annes de
syndicalisme rassembl.
Or
chaque militant syndical sait ce que signifie Ç compromis È et quĠil nĠest en
mme temps de compromis utile aux travailleurs quĠappuy sur un rapport de
force : alors que la confd a renonc construire ce rapport de force, de
quel compromis utile aux travailleurs B. Thibault peut-il se rclamer sur les 20
dernires annes?
-
Sur les salaires ? Depuis 20 ans, la masse salariale nationale est ampute
annuellement de 180 milliards d'euros : o est le compromis ?
-
Sur les retraites, o est le compromis ?
-
Concernant la scu et l'accs au soins, o est le compromis ?
-
La casse du service public et de l'ducation ?
-
LĠemploi, les dlocalisations et la casse industrielle ?
-
Les droits et les liberts syndicales ?
C'est
du 120% de satisfaction pour le capital aux affaires.
Depuis
20 ans, les travailleurs encaissent coups sur coups et subissent reculs sur
reculs de la part dĠun pouvoir patronal dcid mener et gagner la lutte de
classe. Pendant ce temps, la direction confdrale a pass son temps liquider
lĠhritage de classe qui fit la force de la CGT et des travailleurs, et construire le syndicalisme
rassembl au sommet dans lĠaccompagnement du patronat et dans la dfaite pour
les travailleurs, en France et au niveau international (CES-CSI).
En
dpit de ce quĠaffirme B.Thibault, elle flirte dsormais en permanence avec la
compromission, lĠElyse, dans les salons feutrs du Medef ou de lĠUE, dans
des associations comme Confrontations-Europe ou Dialogues, dans le refus de
construire le tous ensemble en mme temps seul capable de battre le grand
capital et ses institutions.
CĠet
pourquoi il est vital pour la CGT et pour l'ensemble des travailleurs que soit
clairement pose la question de l'orientation syndicale et des directions qui
la portent : poursuivre avec le syndicalisme perdant de ces 20 dernires annes
ou redfinir l'orientation de la grande CGT par la renaissance du syndicalisme
de classe et de masse qui lutte au quotidien pour la satisfaction des
revendications et long terme pour la fin de l'exploitation de l'homme par
l'homme et la socialisation des moyens d'change et de production ?
CĠest
pourquoi le FSC soutient la candidature de JP Delannoy comme secrtaire gnral
de la CGT contre B. Thibault, susceptible de favoriser le dbat et le
rassemblement entre syndiqus de lutte afin de sauver la grande CGT et la
replacer sur ses fondamentaux. Le mcontentement populaire face la casse sociale et la colre
militante face aux directions syndicales est important. La direction CGT le
sait bien et mise sur le verrouillage, lĠexclusion pour acclrer et rendre
dfinitive la drive.
Mais
la CGT, notre CGT, cĠest celle des camarades et des militants du terrain. On ne veut pas la perdre et la laisser
aux mains de ceux qui nĠont que des dfaites comme bilan et la poursuite du
naufrage comme proposition.
Roger
SILVAIN, ex-secrtaire gnral CGT Renault Billancourt, ex-coordinateur CGT
groupe Renault, prsident du Front Syndical de Classe.
76%
dĠabstention ! On ne peut pas dire pour les lections politiques que 60%
dĠabstention, c'est catastrophique pour la dmocratie et vacuer la question
lorsque que le monde du travail est concern !
* * * *
COLLOQUE
UFAL 77 PROGRAMME
17 h 30 : accueil
17 h 45 : interventions des institutionnels : Inspecteur d'Acadmie, Prsident de la CAF, Directeur dpartemental Jeunesse et Sports
18 h : confrence de Frdric Jsu, pdopsychiatre, viceprsident de DEIFrance
18 h 45 : dbat avec la salle
19 h 45 : conclusion de JeanMarie Bonnemayre, prsident du CNAFAL; film
20 h 30 : pot apritif et repas convivial
Participation : sans repas 10 Û avec repas 15 Û (Chques lĠordre de l' UFAL 77)
Familles,
politiques publiques et droits des enfants
Vingt ans aprs son
adoption par l'ONU et dix-neuf ans aprs sa ratification par la France, la
Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) doit constituer un
puissant levier de mobilisation des familles et une formidable source
d'inspiration des politiques publiques.
Ce texte confre en
effet aux enfants et aux jeunes de toutes conditions un ensemble de droits
cohrents et complmentaires : la protection, au respect et au bientre, ce
qui est essentiel ; mais aussi l'expression, la participation et
l'mancipation, ce qui ne l'est pas moins. Ces droits se renforcent mutuellement,
mais ils sont loin sinon d'tre reconnus, du moins d'tre concrtiss dans la
vie courante, y compris en France. Pour progresser en ces domaines, la CIDE
confre aussi des droits et devoirs renforcs aux adultes,
parents,
professionnels, militants ou dcideurs :
* intervenir sur
les sources des injustices, des ingalits et des solitudes qui affectent un
grand nombre d'enfants dans leur vie quotidienne, notamment familiale ;
* russir rendre
les enfants et les jeunes acteurs, et pas seulement consommateurs ou
spectateurs, des diffrents espaces et temps consacrs leur ducation et
leur temps libre.
C'est ces
conditions que la CIDE, mme et surtout en temps de crise, peut contribuer un
dveloppement humain et social vritablement durable.
Contact
: JeanFranois CHALOT Tl : 01.60.59.14.01 Port: 06.03.05.55.91
* * *
Morceaux choisis :
Pierre Brou, novembre 1989.
"Laissons de ct l'affirmation
purile de M.Fukuyama selon laquelle le coup de grce aurait t port au
marxisme par le fatit que son "idologie" n'inspire plus aucun Etat
dans le monde ; il y a bien longtemps qu'il en est ainsi et la lutte des
classes ne s'est pas arrte pour autant, tandis que la vieille taupe, la
rvolution, allait cheminant, creusant ses galeries sous les pieds mme de
M.Fukuyama, prparant la chute du Mur de Berlin et l'envoi la poubelle de ces
"lites technocratiques" qui lui plaisaient tant et qui avaient si
allgrement troqu leur "idologie" contre celle de M.Bush.
(...) La condamnation de la bourgeoisie
en tant que classe transparat tout moment dans le chant de triomphe qu'elle
a entonn depuis la crise du stalinisme en URSS et en Europe de l'Est."
Pierre Brou, M.Fukuyama croit les
volcans teints., premier
article de fond de P.Brou aprs sa "mise en dehors du parti", le
Parti Communiste Internationaliste dirige par P.Lambert, . Ces lignes, crites
ds novembre 1989, parurent dans Le Marxisme aujourd'hui nĦ1 en janvier 1990 (Fukuyama tait le
clbre conseiller du prsident US Georges Bush pre, qui avait proclam la fin
de l'histoire de
l'humanit avec la gnralisation du march "libre" ! ).
"Belles mes vraiment. Impassibles
devant les ravages de l'inflation en 1923, la rduction la misre la plus
noire des habitants du pays le plus avanc d'Europe. Impassibles devant les
ravages de la crise des annes trente, les millions de chmeurs, les vieillards
condamns une mort prcoce et les jeunes la dchance. Indiffrents aux
millions de morts dans les guerres -car il n'y a pas eu que les camps d'extermination,
mais aussi les champs de bataille et les villes bombardes, les avions abattus
et les bateaux couls, pas seulement les chambre gaz, mais les obus, les
baonnettes, les bombes incendiaires, les brls vifs, les tempes troues, les
ventres crevs, les dizaines de milliers de noys dans les eaux glaciales de
l'Atlantique -ils n'ont jamais proclam la faillitte du capitalisme.
Aujourd'hui, parce que Honecker ne se
rvle pas plus honnte qu'un quelconque Premier Ministre japonais, parce que ses
ministres ne valaient gure mieux qu'un gnral Noriega, on s'empresse de
clamer la grande nouvelle de la faillitte du socialisme, de la banqueroute du
communisme. Parce qu'il apparat que les bureaucrates du PCUS sont sensiblement
aussi pourris que les politicierns dmo-chrtiens d'Italie, on prche la
banqueroute du socialisme et on prdit la victoire, que dis-je, on proclame la
victoire ralise du capitalisme sur les autres systmes."
Suite de l'article prcdent, mme source,
mme date (sign Michel Wattignies, alias P.Brou).