Lettre de Liaison NĦ 80 du 11Ħ novembre2009

Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et de la dire. Jean Jaurs.

 

 

 

Sommaire.

A nos lecteurs : WIN !

NĦ 17 de MILITANT.

Anniversaires.

Lutte contre la loi Carle : deux prises de position importantes.

Sarkozy et les cancŽreux.

Documents : interview de Bernard Thibault au Monde ; rŽaction de Roger Sylvain, CGT, Front syndical de classe, ˆ l'interview de B.Thibault.

Colloque UFAL 77, programme.

Morceaux choisis : Pierre BrouŽ, novembre 1989.

 

 

 

A nos lecteurs : WIN !

Ce week-end des 6-7-8 novembre a ŽtŽ un important moment de travail, de combat et de discussion pour Militant.

 

* Le vendredi 6, lĠUFR dĠhistoire de lĠuniversitŽ de Caen a organize une confŽrence avec Martin Legassick, militant sud-africain, en presence dĠune cinquantaine dĠŽtudiants de 3e cycle

 

* Le samedi aprs-midi ont commencŽ les dŽbats du forum international de Workers International Network (WIN : GAGNER), en prŽsence de camarades de France (rŽgion parisienne, Allier, Calvados, Grenoble) et de signataires britanniques, irlandais (Sud et Nord), amŽricain (Californie) et sud-africain, du texte Preparing for Revolution qui sera trs prochainement traduit en franais (les camarades signataires du Pakistan, dirigeants du Labour Party of Pakistan, n'ont pu venir pour des raisons de cožt et de visas).

 

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*Le samedi soir s'est tenue la rŽunion publique de WIN, en prŽsence d'une cinquantaine de participants, introduite par Raymond Debord, avec des interventions des camarades Ed Bober prŽsentant WIN, Joe Duffy (Irlande) et Martin Legassick (Afrique du Sud) prŽsentant la situation de la classe ouvrire dans leurs pays respectifs : conditions de vie, logement, luttes en cours, organisation.

Le dŽbat dans la salle a portŽ notamment sur l'intŽrt et l'importance de telles "enqutes ouvrires" mondiales pour se prŽparer et prŽparer ˆ la rŽvolution et sur la perspective du socialisme : il n'y a pas ˆ "enseigner" leurs revendications aux travailleurs, mais il faut trouver voies et moyens pour qu'ils se donnent une perspective, un horizon de transformation du monde. Des camarades du club Socialisme Maintenant ont pris part ˆ cette discussion dans la mme optique et nous la poursuivrons.

 

*Elle s'est d'ailleurs poursuivie ds le lendemain matin, dans la suite du forum international, pour laquelle nous remercions notre camarade et ami SŽbastien, militant du PS et du MJS, de s'tre joint ˆ nous et avoir apportŽ un substantiel coup de main pour les traductions !

 

*Paralllement, la commission syndicale de Militant se rŽunissait au local et Žlaborait un texte exposant ce qu'est pour nous l'action syndicale aujourd'hui. Ce texte sera diffusŽ dans la prochaine lettre de liaison de Militant.

 

* Dimanche aprs-midi la rŽunion internationale s'est terminŽe par l'examen des taches pratiques immŽdiates de WIN en matire de financement, de diffusion de nos textes et de traductions.

Prochain forum international dans six mois ˆ un an !

 

 

 

Et le nĦ 17 de MILITANT, journal, est paru. Au sommaire :

-Le vrai Žvnement de la pŽriode : les ouvriers relvent la tte.

-Intervention ˆ la fte de l'HumanitŽ de Xavier Mathieu, CGT continental.

-ActualitŽ de la rŽvolution et du socialisme.

-Pouvoir d'achat : le compte n'y est toujours pas.

-Droit au logement.

-Du rififi dans le tabac.

-Sa•d Bouziri, 1947-2009.

-Lin Xiling, 1935-2009.

-Se prŽparer ˆ la rŽvolution !

 

A demander aux membres de Militant pour le prix trs modique de 1,20 euro.

 

* * * *

 

Anniversaires.

 

 

Cette lettre est Žcrite un 11 novembre. Difficile d'Žchapper ces jours ci au dŽluge commŽmoratif pas innocent  du tout qui, aprs nous avoir gavŽs sur la chute du Mur de Berlin, dŽbouche aujourd'hui sur la rencontre Sarkozy-Merkel en essayant de faire croire que l'unitŽ du "couple franco-allemand", cheville ouvrire de la prŽtendue Union soit-disant EuropŽenne, serait reconstituŽe.

En point d'orgue, ou plut™t en ridicule cerise sur le g‰teau, de ce petit festival risible, la tentative de Sarkozy de faire croire "qu'il y Žtait". D'autres avant lui tentaient de refaire l'historie en amputant les photos, lui s'y essaye en les complŽtant de figurines de son auguste personnage prŽsidentiel franais. Mais non, il n'a pas fait cette histoire.

Car ce harcŽlement commŽmoratif est fait, faut-il s'en Žtonner, au dŽtriment de l'histoire rŽelle et contre elle. Fait pour ignorer les peuples qui ont fait tomber le Mur de Berlin, au terme d'un long mouvement pour la libertŽ et le socialisme, oui le socialisme, qui s'est opposŽ dans le sang et les larmes ˆ la bureaucratie stalinienne ˆ Berlin d'abord, et pour commencer, en aožt 1953, puis en Hongrie et en Pologne en 1956, en TchŽcoslovaquie en 1968, en Pologne en 1980-1981. Fait pour mettre ˆ la place des vrais acteurs les chefs d'Etat et de gouvernement d'alors et d'aujourd'hui que ce mouvement a terrorisŽs, les Kohl, Merkel, Gorbatchev, Poutine, sans oublier les papes. Mais pouvant se le permettre parce que ce mouvement, affaibli dŽs le dŽpart par ses dŽfaites passŽes et par la division dans les luttes sociales europŽennes (1), a ŽtŽ dŽvoyŽ et trahi immŽdiatement, car que ce que voulaient les peuples, c'Žtait la vraie unitŽ europŽenne, dans la libertŽ et le bien-tre, et pas le cortge de misre et de guerres qui a suivi.

Cette rŽalitŽ facilite, pour un certain nombre de camarades du mouvement ouvrier, l' "ostalgie" qui se complait ˆ se laisser dire par des manipulateurs de l'histoire qui ne sont que le complŽment des prŽcŽdents, que Brejnev et finalement Staline, sans oublier Honecker, ce n'Žtait soi-disant pas si mal. Sauf que la classe ouvrire s'est rŽvoltŽ contre ces oppresseurs, les faits sont les faits. Et a n'a pas menŽ au socialisme, mais au capitalisme : le voila, leur seul et unique bilan. (2)

Le combat pour la libertŽ n'est pas divisible. En le laissant diviser, en laissant le grand pan de la lutte de la classe ouvrire contre les anciens rŽgimes de "l'Est" (dont les hŽritiers sont les mafieux et les capitalistes d'aujourd'hui dans les mmes pays) occultŽ et rŽcupŽrŽ par les prŽtendus liberaux en rŽalitŽ liberticides, nous nous affaiblirions. Ressaisissons notre histoire.

 

Or, il se trouve que pour ce faire, le jeu des dates commŽmoratives nous donne une arme. C'est donc aujourd'hui le 11 novembre. Nos ennuis ont commencŽ en 1914, la plus grande dŽfaite de la classe ouvrire, une guerre dont l'Žclatement, qui n'allait pas de soi, a permis d'instaurer la dictature militaire dans toute l'Europe et d'infliger aux hommes et ˆ leurs compagnes et enfants le supplice des tranchŽes et du massacre sanguinaire pendant 4 ans pour les uns, de l'attente angoissŽe dans la misre montante pour les autres, supplice qui prŽcŽda et prŽpara les horreurs de ce sicle et qui mŽriterait tout autant d'tre appelŽ "totalitaire", ce que les officiels de l'histoire et de la commŽmoration ne font jamais, que les camps qui suivront. Supplice auquel rŽsistrent, massivement, les soldats. Combien de militants d'aujourd'hui portent le souvernir familial d'un rŽcit discret, pudique, de quelque anctre qui ne se vantait pas d'avoir arborŽ la fleur au fusils et poussŽ la charge en hurlant, mais bien d'avoir croisŽ le frre travailleur allemand sous l'uniforme dans la brume et, d'un coup d'oeil complice, de ne pas avoir tirŽ sur lui, ou bien d'avoir ŽchangŽ un signe, voire un quignon de pain, avec l'ennemi, et d'avoir obstinŽment rŽsistŽ -car tel est exactement le mot qui convient : RŽsistance- ˆ la volontŽ des officiers de les pousser au carnage ? (3) Ce fut lˆ la vraie guerre, la guerre juste, la guerre ˆ la guerre. Des millions l'ont menŽe, et elle a produit les rŽvolutions de fŽvrier puis d'octobre 1917 en Russie.

Etant donnŽ l'acharnement commŽmoratif des gouvernements et des mŽdias contemporain, on peut d'ores et dŽjˆ prŽdire que nous nous dirigeons vers une commŽmoration qui sera la mre de toutes les commŽmorations : aožt 2014 !

Aožt 2014 : aprs la fonte prŽvisible de la banquise (4), dans un monde quatre fois plus peuplŽ mais dŽvastŽ, les grands de ce monde s'ils ne sont pas ˆ nouveau en guerre vont nous jouer la triste comŽdie du "nous sommes tous dans le mme b‰teau".

Nous avons une bataille ˆ commencer. Sur la guerre de 1914-1918, la mŽmoire que l'humanitŽ retiendra in fine sera celle des rŽsistants ˆ la guerre ˆ commencer par la masse des soldats. Donnons raison aux mutinŽs, ce sont eux qui avaient raison. Leur combat, leur guerre, car c'en Žtait une, conduisait ˆ retourner les soldats "contre nos propres gŽnŽraux", comme dit la chanson du mouvement ouvrier, l' Internationale. Alors, pas d'oecumŽnisme hypocrite sur le thme "c'Žtait bien triste, mais France et Allemagne et tous les autres sont rŽconciliŽs et les fusillŽs pour l'exemple sont rŽhabilitŽs en tant que soldats comme les autres soldats". (5) Ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui sont les hŽritiers directs des PŽtain, des Nivelle et de tous les fusilleurs de 14-18. PrŽparons un anniversaire de notre faon. Le capital s'est emparŽ de la plante. Partout, le prolŽtariat devient la condition humaine. Remontons ˆ la racine des trahisons et des massacres. Inaugurons le XXIĦ sicle comme sicle de la rŽsistance, de la survie, du redressement et de la contre-attaque de l'humanitŽ prolŽtarienne, rattrapons 1914 : guerre mondiale au capital ! RŽvolution !

Telles sont les ides d'aožt 2014 dont la prŽparation commence maintenant !

VP, le 11 novembre 2009.

 

(1) Alors qu'en 1968 la concommitance des luttes de la jeunesse, de la grve gŽnŽrale en mai-juin en France, du Printemps de Prague en TchŽcoslovaquie suivi de la rŽsistance ˆ l'invasion et du congrŽs clandestin d'un parti communiste provisoirement reconquis dans l'usine de CKD-Visokany sous la protection des travailleurs en armes, avait ŽbranlŽ l'ordre mondial ˆ l'Est comme ˆ l'Ouest, en 1989 la classe ouvrire occidentale tenue par ses partis et syndicats, PS et PC, Trade Unions et AFL-CIO, avait subi de lourdes dŽfaites les annŽes prŽcŽdentes -mineurs anglais contre Thatcher, contr™leurs aŽriens nord-amŽricains contre Reagan- et les deux mouvements Žtaient dŽconnectŽs, les revendications purement nationales et dŽmocratiques -en elles-mmes lŽgitimes, mais coupŽes de leur base ouvrire et de leur seule issue possible : le socialisme- prenant le dessus dans la conscience des peuples de "l'Est".

 

(2) Un dŽtail qui est bien plus qu'un dŽtail : la fte nationale allemande n'est pas l'anniversaire de la chute du Mur de Berlin (9 novembre 1989), mais celui de la rŽunification Žtatique officielle par extension de la RFA, fondŽe sous l'Žgide des alliŽs en 1948, aux lŠnders de l'Est (3 octobre 1990) : non pas le jour o les masses sont intervenues, mais le jour o il Žtait acquis que, dessaisies et jetŽes dans la confusion, elles s'Žtaient retirŽes de la scne. Cela montre que l'Allemagne actuelle, l'Etat de RFA, n'est pas la rŽpublique du peuple allemand, n'est pas l'hŽritire de 1989, mais n'est que le systme octroyŽ par les alliŽs, parce que le dŽluge des bombes et la terreur ont empŽchŽ le peuple allemand de se dŽbarasser de Hitler. C'est ainsi que si, en France, Louis XVI avait vaincu la RŽvolution, on ne commŽmorerait pas le 14 juillet mais le jour anniversaire (oubliŽ ˆ juste titre) de la constitution monarchique de 1791, que la reprise de la rŽvolution abattra !

 

(3) Voir Franois Roux, La grande guerre inconnue, les poilus contre l'armŽe franaise, Les Editions de Paris, 2006.

 

(4) Selon les prŽvisions des scientifiques officiels, voici 8 ans, on nous annonait la fin de la banquise permanente dans l'Arctique pour la fin de ce sicle. Voici 4-5 ans, pour les alentours de 2025, a s'Žtait dŽjˆ sacrŽment rapprochŽ. Maintenant, au rythme rŽcemment mesurŽ, c'est pour 2013. Qu'en pensent ceux qui vont commŽmorer "la paix" l'annŽe suivante ? Les gouvernements russe et canadien (celui-ci sous influence US) s'apprtent ˆ se rŽjouir de cette "ouverture commerciale et maritime" et ˆ s'affronter pour l'explotiation du ... pŽtrole. Ils sont les mmes assassins, les mmes incendiaires qu'en 1914.

 

(5) Plusieurs associations -Libre PensŽe, Association RŽpublicaine des Anciens Combattants, Ligue des Droits de l'Homme, Mouvement de la paix- et plusieurs Conseils gŽnŽraux se sont cette annŽe prononcŽs pour la rŽhabilitation des fusillŽs pour l'exemple. Soutenons l'exigence de justice, y compris envers les familles, l'exigence d'excuses et de rŽparation. Mais ne soyons pas dupes des larmes de crocodiles Žmises un sicle plus tard par un Sarkozy : les hŽritiers des fusillŽs et les hŽritiers des fusilleurs demeurent, face ˆ face, la guerre entre eux continue.

 

* * *

 

Lutte contre la loi Carle : deux prises de position importantes.

 

Nous reproduisons ci-dessous ces prises de position car elles constituent des actes, de ceux, trop rares, que l'on attend des Žlus du peuple. Avec la rŽforme territoriale de Sarkozy, les candidats aux Žlections locales sont au pied du mur : agent subsidiaire de la destruction des droits et des libertŽs ou Žlu du peuple ayant un mandat, il va falloir choisir !

 

La ville de Cahors ne subventionne plus les Žcoles maternelles privŽes sous contrat

vendredi 30 octobre 2009.

 Depuis la dernire rentrŽe, la municipalitŽ de Cahors (Lot) ne contribue plus au fonctionnement des Žcoles maternelles privŽes. Cette dŽcision met fin ˆ une pratique de quarante ans. LĠadjointe ˆ la vie scolaire et ˆ la jeunesse, Marie PiquŽ, est ˆ lĠorigine de ce changement de politique. LĠŽlue communiste a reu le soutien du maire Jean-Marc Vayssouze-Faure (PS) et de toute la majoritŽ municipale. Ainsi, la ville de Cahors (23 000 habitants) ne verse plus le total de 58 684,20 euros aux deux maternelles privŽes sous contrat dĠassociation -soit 624,30 euros pour chacun des quatre-vingt quatorze Žlves inscrits dans ces Žtablissements catholiques. Ç Cette somme est rŽinjectŽe dans le budget scolaire È, prŽcise Marie PiquŽ.

Ces 58 684,20 euros, rŽcupŽrŽs ˆ lĠenseignement privŽ confessionnel, semblent une somme bien modeste comparŽs aux besoins des Žcoles publiques cadurciennes. Le seul plan de remise ˆ neuf de ces b‰timents -dĠici 2014- sĠŽlve ˆ 6,2 millions dĠeuros. Pour Marie PiquŽ, il ne sĠagit pas seulement dĠune question dĠargent, cĠest aussi une affaire de valeurs politiques : Ç JĠassume le choix de la la•citŽ, de lĠŽcole de la RŽpublique, ˆ une Žpoque o on oublie un peu la sŽparation de lĠEglise et de lĠEtat. È

 

Motion soumise par les Žlus communistes et apparentŽs au Conseil municipal de la Seyne sur mer, 9 novembre 2009.

 

MOTION : LĠECOLE PUBLIQUE LAIQUE ET REPUBLICAINE DOIT RESTER UNE PRIORITE

 

Le Conseil constitutionnel a entŽrinŽ la loi Carle qui impose de nouvelles obligations de financement en instituant le "chque Žducation" pour les Žlves frŽquentant des Žtablissements privŽs hors de leur commune de rŽsidence.

Le point de vue du conseil constitutionnel sur la la•citŽ a ŽvoluŽ de faon bien Žtrange.

Pourtant, ˆ propos dĠune loi Žquivalente, la vŽnŽrable institution disait en 1994 ˆ peu prs le contraire.

Elle dŽclarait alors que lĠobligation dĠun financement ˆ paritŽ du public et du privŽ :
 Ç violait le principe dĠŽgalitŽ È
parce que Ç les charges et contraintes des uns sont supŽrieures ˆ celles des autres, dĠautant plus que les facultŽs dĠaide aux investissements de chaque catŽgorie de collectivitŽs territoriales nĠŽtaient limitŽes que dans le cas du financement de lĠenseignement public È ;
 Ç contrevenait au principe de la la•citŽ de la RŽpublique posŽ par lĠarticle 2 de la Constitution È
et Ç mŽconnaissait le devoir de lĠEtat concernant lĠorganisation de lĠenseignement public, gratuit et la•que ˆ tous les degrŽs imposŽ par le PrŽambule de la Constitution de 1946 È ;

Le conseil constitutionnel affirmait ˆ lĠŽpoque que Ç compte tenu du caractre limitŽ des ressources publiques, de nouvelles obligations du privŽ tendaient nŽcessairement È :
 Ç ˆ provoquer le transfert de crŽdits dĠinvestissement de lĠenseignement public au bŽnŽfice dĠŽtablissements privŽs, È

 Ç ˆ organiser lĠenrichissement de personnes privŽes qui ne sont pas soumises aux exigences de la la•citŽ ; È

Enfin, il dŽclarait fermement quĠÇ en faisant peser sur les communes des charges financires nouvelles sans prŽvoir de transferts de ressources en contrepartie, on enfreignait le principe constitutionnel de libre administration des collectivitŽs locales. È

Comment se fait-il que ces principes fondamentaux ne soient plus dŽfendus par cette institution dont lĠobjectif est de dŽfendre la constitution ?

Cette loi Carle institue une triple peine pour les communes :

-    elle encourage lĠexode scolaire vers le privŽ, vide et concurrence lĠŽcole publique avec le risque de fermetures de classes ou dĠŽcoles;

- elle grve les budgets locaux en concŽdant au seul  enseignement privŽ un droit de tirage sans accord prŽalable qui entra”ne lĠaugmentation de lĠimp™t de tous et ampute les moyens de lĠŽcole publique;

- elle anŽantit la gestion prŽvisionnelle et la programmation des investissements  qui deviendront plus alŽatoires chaque annŽe.

 

Afin de ne pas dŽvelopper une concurrence prŽjudiciable au service public, le Conseil municipal de la Seyne sur mer sĠengage ˆ prŽsenter prochainement une dŽlibŽration proposant de ne plus financer les dŽpenses facultatives des Žtablissements privŽs : Žcoles prŽŽlŽmentaires ou sous contrat simple. Ceux qui frŽquentent lĠEcole la•que du vivre ensemble ouverte ˆ toutes et tous ne peuvent supporter les charges et les choix particuliers de ceux qui revendiquent le sŽparatisme scolaire.

On ne peut financer la concurrence accrue et faussŽe, prŽjudiciable au devenir du service public la•que dĠŽducation.

 

En effet, il existe un principe important coulŽ dans le marbre par le prŽambule de la Constitution de 1946 qui dispose que Ç l'organisation de l'enseignement public, gratuit et la•que ˆ tous les degrŽs, est un devoir de l'Etat È. Il devrait, en consŽquence, n'y avoir aucune commune ou regroupement de communes dŽpourvus d'Žcole publique. Et il est prioritaire d'investir des fonds dans un tel devoir.

 

* * *

Sarkozy et les cancŽreux.

Voici quelques jours le prŽsident de la RŽpublique a annoncŽ la poursuite du "plan anti-cancer". Qui pourrait tre contre un plan anti-cancer ? Mais il faut toujours y regarder de plus prs.

Et de plus prs, on apprend que dans le texte rŽdigŽ par le gouvernement et votŽ par le parlement (c'est comme a que sont pondues les lois sous la VĦ RŽpublique, on appelle a la "sŽparation des pouvoirs") les malades qui non plus de traitement lourd depuis 5 ans sortiront du dispositif d'ALD, Affection de Longue DurŽe, quel que soit l'avis du mŽdecin. Rares sont ceux qui prennent des traitements lourds pendant 5 ans, nombreux sont celles et ceux dont la rŽmission soit n'est qu'apparente, o est suspendue ˆ la poursuite d'un traitement et ˆ un suivi trŽs rŽgulier. Ils ne seront plus suivis -automatiquement. Ils pourront crever. Cela s'appelle un plan anti-cancer. A la Sarkozy.

* * *

 

Documents.

Interview de Bernard Thibault au Monde.

Un candidat dĠopposition - Jean-Paul Delannoy, mŽtallurgiste du Nord - va se prŽsenter contre le secrŽtaire gŽnŽral sortant. NĠest-ce pas le signe que le mŽcontentement grandit ?

CĠest une candidature individuelle, elle nĠa pas ŽtŽ prŽsentŽe suivant les rgles statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Paul Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce dŽbat sera rŽglŽ au congrs. Contrairement ˆ lui, je suis persuadŽ que les salariŽs nĠont aucun doute sur la CGT, sa dŽmarche, ses analyses et ses revendications. Sinon, on ne comprendrait pas pourquoi nous avons ŽtŽ les seuls ˆ progresser aux dernires Žlections prudĠhomales (dŽcembre 2008).

Les mots durs ˆ votre Žgard du leader CGT de Continental, Xavier Mathieu, cet ŽtŽ, ont montrŽ quĠil existait des impatiences, des doutes ...

Si les travailleurs doutaient de la CGT, il nĠy aurait pas ce niveau dĠattentes et dĠexigences ˆ notre Žgard. Il nĠy a pas de divergence dĠapprŽciation entre nous sur les impasses que gŽnre le capitalisme. La question nĠest pas de savoir si la CGT est ou nĠest pas anticapitaliste : la CGT "combat lĠexploitation capitaliste ". CĠest dans lĠarticle 1 de nos statuts et ils nĠont pas changŽ. Ce que veulent les salariŽs, cĠest un syndicat utile pour amŽliorer leur sort ici et maintenant. Un syndicat composŽ dĠune avant-garde ŽclairŽe serait marginalisŽ par la grande majoritŽ des salariŽs et donc inefficace.

On vous reproche dĠavoir transformŽ la CGT en un syndicat rŽformiste. Revendiquez-vous cette Žvolution ?

La puissance de la CGT doit tre mise ˆ profit pour accrocher des avancŽes sociales, mme partielles. CĠest cela que les salariŽs attendent de nous. A la crŽation de la CGT, lĠobjectif Žtait bien de modifier le rapport de forces entre salariŽs et employeurs, en forant ˆ la nŽgociation. Parmi les critiques, nous entendons que la nŽgociation avec le chef de lĠEtat et le gouvernement serait par principe impossible. Cela signifie-t-il quĠil faut attendre un changement politique ou de sociŽtŽ pour que les nŽgociations soient envisageables ?

Notre objectif est dĠtre utile en toutes circonstances, sans ignorer que le contexte politique influe Žvidemment sur la possibilitŽ dĠtre entendu. Parmi ceux qui critiquent les orientations actuelles de la CGT, certains sont en fait en mal de perspectives politiques et demandent au syndicat de combler ce manque. Quant au rŽformisme, cĠest un dŽbat philosophique vieux comme le syndicalisme. Classer les syndicats, les militants de la CGT est dĠabord source de division. Ceux qui font signer une pŽtition ou qui occupent une entreprise ne se posent pas la question de savoir sĠils sont rŽformistes ou rŽvolutionnaire : ils travaillent ˆ la mobilisation.

Le "compromis" nĠest plus un gros mot ˆ la CGT ?

Compromis ne veut pas dire compromission. Il reflte un rapport de forces ˆ un moment donnŽ. Tout syndicaliste doit tre ˆ mme dĠapprŽcier, ˆ lĠissue dĠune nŽgociation, si le rŽsultat amŽliore ou non la situation des salariŽs. Xavier Mathieu a signŽ un compromis dans son entreprise.

Certains de vos opposants craignent que la CGT ne devienne une CFDT bis...

O serait lĠintŽrt pour la CGT ˆ copier les mŽthodes, les objectifs de la CFDT qui, elle, a reculŽ aux Žlections prudĠhomales ? Je remarque aussi quĠun discours trs vindicatif, comme celui de Force ouvrire, lorsquĠil nĠest pas conforme aux actes, fait perdre en influence. La diffŽrence principale avec la CFDT tient au degrŽ de critiques ˆ lĠencontre du systme capitaliste. La CFDT, au fil des ans, a remisŽ au second plan son ambition de transformation de la sociŽtŽ .Ce qui ne veut pas dire quĠil nĠy ait pas des choses ˆ faire ensemble comme avec lĠensemble des syndicats.

Vous aviez critiquŽ le NPA et Olivier Besancenot pour leur ingŽrence dans le dŽbat sur la stratŽgie syndicale. DĠautres partis, comme le PCF, se permettent aussi des commentaires. Comment rŽagissez-vous ?

Que des responsables politiques sĠintŽressent ˆ la stratŽgie des syndicats, pourquoi pas. La CGT est un objet public qui fait partie de lĠidentitŽ nationale. Peut-tre parce que cĠest elle qui donne le la au syndicalisme franais. Autre chose est que des partis prŽtendent dicter ce qui doit tre notre ligne de conduite syndicale. Depuis que lĠon a eu une rencontre avec le NPA, il y a moins de dŽclarations de sa part sur ce sujet. Le PCF respecte lĠindŽpendance syndicale dans le dialogue nŽcessaire entre syndicats et partis politiques.

Avec un peu plus de 650 000 adhŽrents, vous tes loin du million, objectif fixŽ voici deux congrs. NĠest-ce pas un Žchec ?

CĠest un Žchec. On atteindra peut-tre les 45 000 adhŽsions pour cette annŽe lors du congrs. Mais ce rythme nĠest pas ˆ la hauteur de nos ambitions. Pour amŽliorer leurs conditions, les salariŽs doivent tre organisŽs, il nĠy a pas dĠalternative. La question des libertŽs syndicales reste rŽcurrente : le patronat ne veut pas que le syndicalisme se dŽveloppe dans les entreprises. La CGT a aussi une responsabilitŽ. Nous sommes implantŽs dans les secteurs o lĠemploi recule et absents des secteurs o lĠemploi se dŽveloppe. JĠespre que ce constat occupera une place centrale au congrs pour faire Žvoluer nos structures.

Les suicides sur le lieu de travail se sont multipliŽs. NĠest-ce pas un constat dĠŽchec pour le syndicalisme ?

On ne peut pas tout mettre sur le dos du syndicalisme. La longue dŽgradation des conditions au travail est dĠabord la consŽquence dĠune course ˆ la productivitŽ et dĠune dŽvalorisation du travail et des travailleurs. Mais il faut probablement mieux articuler revendications collectives et prise en charge des situations individuelles.

Pourquoi refusez vous de participer au dŽbat sur lĠemprunt ?

On va faire payer aux contribuables le fait que les entreprises ont accumulŽ un retard dĠinvestissement parce quĠelles ont privilŽgiŽ leurs actionnaires . Il faut savoir ne pas perdre son temps . En plus, Nicolas Sarkozy a dŽjˆ tout dŽcidŽ.

Propos recueillis par RŽmi Barroux

RŽaction de Roger Sylvain, CGT, Front syndical de classe, ˆ l'interview de B.Thibault.

Le Front Syndical de Classe, en la personne de son prŽsident Roger SILVAIN, sĠŽlve contre les propos tenus par Bernard Thibault dans son interview donnŽe au Monde le 9 novembre 2009.

MalgrŽ une pique bien inoffensive ˆ destination de la CFDT accusŽe de remettre le changement social ˆ un peu trop loin (comme si lĠŽtat-major CFDT nĠŽtait pas missionnŽ pour trahir chaque lutte et chaque revendication), tout dans cette interview confirme lĠancrage dans le syndicalisme rassemblŽ du principal dirigeant de la CGT.

SĠaccrochant ˆ une lecture superficielle des rŽsultats aux prudĠhomales (marquŽe avant tout par une abstention massive faisant figure de dŽsaveu et par lĠengagement massif des militants de terrain et de lutte CGT reconnus ˆ la base permettant ˆ la CGT de limiter les dŽg‰ts), B. Thibault dŽbute son interview en balayant la candidature de JP Delannoy : Ç CĠest une candidature individuelle, elle nĠa pas ŽtŽ prŽsentŽe suivant les rgles statutaires, elle ne sera donc pas prise en compte. Jean-Pierre Delannoy veut incarner une autre orientation pour la CGT. Ce dŽbat sera rŽglŽ au congrs.È

Alors le congrs de la CGT nĠest normalement nullement ˆ la botte de lĠŽquipe sortante mais bien le congrs des syndicats, souverains durant son dŽroulement, B. Thibault refuse de reconna”tre le courant important que reprŽsente Delannoy, en particulier dans les bases syndicales. Outre les prises de position de plus en plus nombreuses de militants et organisations de base, lĠampleur de la rupture entre les bases syndicales et lĠappareil confŽdŽral est pourtant confirmŽe par l'enqute diligentŽe par la ConfŽdŽration elle-mme en juillet auprs des UD et des FŽdŽs et dont les remontŽes sont trs claires : si la ligne est approuvŽe par l'appareil permanent, elle ne passe pas dans les syndicats : Ç nous avons du mal ˆ tre ŽcoutŽs È, dŽploraient les cadres intermŽdiaires.

CĠest donc dire le peu de cas fait ici ˆ la dŽmocratie syndicale, dŽjˆ sŽrieusement mise ˆ mal par la prŽparation du congrs (sans mme parler des mises ˆ lĠŽcart, mesures administratives ou mme exclusions pures et simples de syndicats ou dĠUL) : la dŽsignation des dŽlŽguŽs a principalement eu lieu avant mme la parution des documents officiels et trs peu de syndicats ont ŽtŽ rŽunis pour dŽsigner les dŽlŽguŽs et candidats ˆ la future commission exŽcutive.

Mais elle sera encore bien plus en danger si passent les projets confŽdŽraux au cours dĠun congrs qui para”t donc jouŽ dĠavance.

Derrire les discours sur la nŽcessitŽ de syndiquer davantage, ce que nul syndicaliste ne conteste, le document d'orientation propose en effet la remise en cause des syndicats d'entreprise et du fŽdŽralisme et programme leur remplacement par de nouvelles structures Ç ˆ la carte È validŽes par une commission confŽdŽrale d'affiliation en fonction de leur adaptation ˆ la ligne confŽdŽrale. Adieu donc ˆ ce qui a fait la richesse de la CGT : la conf' n'est plus la coordinatrice mandatŽe par la base mais, depuis Montreuil et les bureaux de la CES ˆ Bruxelles, elle dirige, valide ou exclut : la dŽmocratie syndicale est supplantŽe par le centralisme bureaucratique.

Ainsi serait dŽfinitivement verrouillŽ le recentrage confŽdŽral et, aprs la mise en place du Cogetise au congrs prŽcŽdent, l'Žtat-major confŽdŽral disposerait de tous les moyens pour mettre au pas les organisations de base encore largement imprŽgnŽes de lutte de classes – avant de les exclure.

L'enjeu est de taille pour les syndiquŽs CGT et, au-delˆ, pour l'ensemble des travailleurs.

Il recouvre la bataille sur le bilan et lĠorientation de la direction confŽdŽrale alors que Bernard Thibault fait, toujours dans cette interview, un plaidoyer pour le Ç compromis È (en cette pŽriode, on aurait pu espŽrer quĠil parle de lutte voire de lutte de classe) et, dans le droit fil des documents prŽparatoires au congrs, Žvacue lĠenlisement par les directions syndicales de la mobilisation du premier semestre 2009 et le bilan pour les travailleurs de ces 20 dernires annŽes de syndicalisme rassemblŽ.

Or chaque militant syndical sait ce que signifie Ç compromis È et quĠil nĠest en mme temps de compromis utile aux travailleurs quĠappuyŽ sur un rapport de force : alors que la confŽdŽ a renoncŽ ˆ construire ce rapport de force, de quel compromis utile aux travailleurs B. Thibault peut-il se rŽclamer sur les 20 dernires annŽes?

- Sur les salaires ? Depuis 20 ans, la masse salariale nationale est amputŽe annuellement de 180 milliards d'euros : o est le compromis ?

- Sur les retraites, o est le compromis ?

- Concernant la sŽcu et l'accs au soins, o est le compromis ?

- La casse du service public et de l'Žducation ?

- LĠemploi, les dŽlocalisations et la casse industrielle ?

- Les droits et les libertŽs syndicales ?

C'est du 120% de satisfaction pour le capital aux affaires.

Depuis 20 ans, les travailleurs encaissent coups sur coups et subissent reculs sur reculs de la part dĠun pouvoir patronal dŽcidŽ ˆ mener et ˆ gagner la lutte de classe. Pendant ce temps, la direction confŽdŽrale a passŽ son temps ˆ liquider lĠhŽritage de classe qui fit la force de la CGT et des travailleurs, et ˆ construire le syndicalisme rassemblŽ au sommet dans lĠaccompagnement du patronat et dans la dŽfaite pour les travailleurs, en France et au niveau international (CES-CSI).

En dŽpit de ce quĠaffirme B.Thibault, elle flirte dŽsormais en permanence avec la compromission, ˆ lĠElysŽe, dans les salons feutrŽs du Medef ou de lĠUE, dans des associations comme Confrontations-Europe ou Dialogues, dans le refus de construire le tous ensemble en mme temps seul capable de battre le grand capital et ses institutions.

CĠet pourquoi il est vital pour la CGT et pour l'ensemble des travailleurs que soit clairement posŽe la question de l'orientation syndicale et des directions qui la portent : poursuivre avec le syndicalisme perdant de ces 20 dernires annŽes ou redŽfinir l'orientation de la grande CGT par la renaissance du syndicalisme de classe et de masse qui lutte au quotidien pour la satisfaction des revendications et ˆ long terme pour la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme et la socialisation des moyens d'Žchange et de production ?

CĠest pourquoi le FSC soutient la candidature de JP Delannoy comme secrŽtaire gŽnŽral de la CGT contre B. Thibault, susceptible de favoriser le dŽbat et le rassemblement entre syndiquŽs de lutte afin de sauver la grande CGT et la replacer sur ses fondamentaux. Le mŽcontentement populaire face ˆ la casse sociale et la colre militante face aux directions syndicales est important. La direction CGT le sait bien et mise sur le verrouillage, lĠexclusion pour accŽlŽrer et rendre dŽfinitive la dŽrive.

Mais la CGT, notre CGT, cĠest celle des camarades et des militants du terrain. On ne veut pas la perdre et la laisser aux mains de ceux qui nĠont que des dŽfaites comme bilan et la poursuite du naufrage comme proposition.

Roger SILVAIN, ex-secrŽtaire gŽnŽral CGT Renault Billancourt, ex-coordinateur CGT groupe Renault, prŽsident du Front Syndical de Classe.

76% dĠabstention ! On ne peut pas dire pour les Žlections politiques que 60% dĠabstention, c'est catastrophique pour la dŽmocratie et Žvacuer la question lorsque que le monde du travail est concernŽ !

 

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COLLOQUE UFAL 77 PROGRAMME

17 h 30 : accueil

17 h 45 : interventions des institutionnels : Inspecteur d'AcadŽmie, PrŽsident de la CAF, Directeur dŽpartemental Jeunesse et Sports

18 h : confŽrence de FrŽdŽric JŽsu, pŽdopsychiatre, viceprŽsident de DEIFrance

18 h 45 : dŽbat avec la salle

19 h 45 : conclusion de JeanMarie Bonnemayre, prŽsident du CNAFAL; film

20 h 30 : pot apŽritif et repas convivial

Participation : sans repas 10 Û avec repas 15 Û (Chques ˆ lĠordre de l' UFAL 77)

Familles, politiques publiques et droits des enfants

Vingt ans aprs son adoption par l'ONU et dix-neuf ans aprs sa ratification par la France, la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) doit constituer un puissant levier de mobilisation des familles et une formidable source d'inspiration des politiques publiques.

Ce texte confre en effet aux enfants et aux jeunes de toutes conditions un ensemble de droits cohŽrents et complŽmentaires : ˆ la protection, au respect et au bientre, ce qui est essentiel ; mais aussi ˆ l'expression, ˆ la participation et ˆ l'Žmancipation, ce qui ne l'est pas moins. Ces droits se renforcent mutuellement, mais ils sont loin sinon d'tre reconnus, du moins d'tre concrŽtisŽs dans la vie courante, y compris en France. Pour progresser en ces domaines, la CIDE confre aussi des droits et devoirs renforcŽs aux adultes,

parents, professionnels, militants ou dŽcideurs :

* intervenir sur les sources des injustices, des inŽgalitŽs et des solitudes qui affectent un grand nombre d'enfants dans leur vie quotidienne, notamment familiale ;

* rŽussir ˆ rendre les enfants et les jeunes acteurs, et pas seulement consommateurs ou spectateurs, des diffŽrents espaces et temps consacrŽs ˆ leur Žducation et ˆ leur temps libre.

C'est ˆ ces conditions que la CIDE, mme et surtout en temps de crise, peut contribuer ˆ un dŽveloppement humain et social vŽritablement durable.

Contact : JeanFranois CHALOT TŽl : 01.60.59.14.01 Port: 06.03.05.55.91

 

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Morceaux choisis : Pierre BrouŽ, novembre 1989.

 

"Laissons de c™tŽ l'affirmation puŽrile de M.Fukuyama selon laquelle le coup de gr‰ce aurait ŽtŽ portŽ au marxisme par le fatit que son "idŽologie" n'inspire plus aucun Etat dans le monde ; il y a bien longtemps qu'il en est ainsi et la lutte des classes ne s'est pas arrtŽe pour autant, tandis que la vieille taupe, la rŽvolution, allait cheminant, creusant ses galeries sous les pieds mme de M.Fukuyama, prŽparant la chute du Mur de Berlin et l'envoi ˆ la poubelle de ces "Žlites technocratiques" qui lui plaisaient tant et qui avaient si allgrement troquŽ leur "idŽologie" contre celle de M.Bush.

(...) La condamnation de la bourgeoisie en tant que classe transpara”t ˆ tout moment dans le chant de triomphe qu'elle a entonnŽ depuis la crise du stalinisme en URSS et en Europe de l'Est."

Pierre BrouŽ, M.Fukuyama croit les volcans Žteints., premier article de fond de P.BrouŽ aprs sa "mise en dehors du parti", le Parti Communiste Internationaliste dirigŽe par P.Lambert, . Ces lignes, Žcrites dŽs novembre 1989, parurent dans Le Marxisme aujourd'hui nĦ1 en janvier 1990 (Fukuyama Žtait le cŽlbre conseiller du prŽsident US Georges Bush pre, qui avait proclamŽ la fin de l'histoire de l'humanitŽ avec la gŽnŽralisation du marchŽ "libre" ! ).

"Belles ‰mes vraiment. Impassibles devant les ravages de l'inflation en 1923, la rŽduction ˆ la misre la plus noire des habitants du pays le plus avancŽ d'Europe. Impassibles devant les ravages de la crise des annŽes trente, les millions de ch™meurs, les vieillards condamnŽs ˆ une mort prŽcoce et les jeunes ˆ la dŽchŽance. IndiffŽrents aux millions de morts dans les guerres -car il n'y a pas eu que les camps d'extermination, mais aussi les champs de bataille et les villes bombardŽes, les avions abattus et les bateaux coulŽs, pas seulement les chambre ˆ gaz, mais les obus, les ba•onnettes, les bombes incendiaires, les bržlŽs vifs, les tempes trouŽes, les ventres crevŽs, les dizaines de milliers de noyŽs dans les eaux glaciales de l'Atlantique -ils n'ont jamais proclamŽ la faillitte du capitalisme.

Aujourd'hui, parce que Honecker ne se rŽvle pas plus honnte qu'un quelconque Premier Ministre japonais, parce que ses ministres ne valaient gure mieux qu'un gŽnŽral Noriega, on s'empresse de clamer la grande nouvelle de la faillitte du socialisme, de la banqueroute du communisme. Parce qu'il appara”t que les bureaucrates du PCUS sont sensiblement aussi pourris que les politicierns dŽmo-chrŽtiens d'Italie, on prche la banqueroute du socialisme et on prŽdit la victoire, que dis-je, on proclame la victoire rŽalisŽe du capitalisme sur les autres systmes."

Suite de l'article prŽcŽdent, mme source, mme date (signŽ Michel Wattignies, alias P.BrouŽ).