Lettre de Liaison NĦ 81 du 22Ħ novembre2009

Le courage, c'est de chercher la vŽritŽ et de la dire. Jean Jaurs.

Sommaire :

PrŽventions des risques et capitalisme sont incompatibles.

RŽforme territoriale et Žlections rŽgionales.

FrŽmissements.

DŽclaration des syndicalistes de Militant.

Martin Legassick, vŽtŽran de l'ANC, a donnŽ une confŽrence. -article de Ouest France.

UNITE, journal de l'OS, est paru :

-tribune dans L'HumanitŽ du 20 octobre dernier;

-article de Jean-Franois Claudon;

Document : situation Žconomique, ce qu'en pense la SociŽtŽ GŽnŽrale.

 

PrŽvention des risques et capitalisme sont incompatibles.

La nouvelle grippe ("A H1 N1" comme disent les journalistes, croyant faire science par l'emploi de lettres et de chiffres ŽsotŽriques) est une affaire sŽrieuse. L'une des plus graves consŽquences de la campagne dŽlirante menŽe ˆ la fin de l'ŽtŽ pour affoler les populations aura ŽtŽ de susciter, en rŽaction, un scepticisme chevillŽ au corps envers la campagne de vaccination et, d'une faon gŽnŽrale, envers tout ce qui peut tre fait ou proclamŽ par les Etats en matire de "prŽvention" et de mise en oeuvre du soi-disant "'principe de prŽcaution", particulirement en France.

Pourquoi particulirement en France ? Parce qu'ici, on comprend mieux maintenant ˆ quoi rimait le grippus circus sarkozien : ˆ essayer de prouver que l'Etat en tant qu'Etat rŽgalien, policier, "stratge", peut gŽrer une ŽpidŽmie sans les h™pitaux, les services de santŽ et les mŽdecins. Puisqu'avec la rŽforme Bachelot on doit fermer des dizaines d'h™pitaux, ce n'Žtait pas le moment d'en rŽaffirmer l'utilitŽ et la nŽcessitŽ absolue (dont personne ne doute en dehors de ceux qui sont censŽs nous gouverner). Au contraire, c'Žtait pour eux le moment de montrer qu'on peut faire une politique de santŽ sans services publics de santŽ, rien qu'avec des prŽfets, des hangars, des flics, des firmes pharmaceutiques -et des infirmires rŽquisitionnŽes.

StratŽgie du choc : une ŽpidŽmie ? La bonne aubaine ! On va en profiter pour faire gŽrer par les prŽfets et les DASS -pourquoi pas par l'armŽe ? a viendra ! - prŽvention et soins, pour tenter de fermer en masse les Žtablissements scolaires publics et dŽmontrer qu'on peut faire de l'enseignement sans professeurs et Žlves face ˆ face, et pour maintenir cožte que cožte ouvertes les entreprises et continus les flux Žconomiques en imposant des heures supplŽmentaires non choisies et non payŽes ! PrŽparons l'Žtat de sige, celui o seules demeurent les entreprises capitalistes et leur Etat rŽgalien et policier, et o tout le reste est fermŽ !

La premire Žtape de l'opŽration Žtait de convaincre les populations de l'ampleur de la menace et de la nŽcessitŽ de se montrer "civique", "citoyen" et dans la ligne de l' "'identitŽ" (?) nationale ˆ la Hortefeux-Besson, en prime. C'est lˆ que tout de suite la mŽcanique s'est grippŽe, si l'on peut dire : la population s'est inquiŽtŽe bien sžr puis s'est dit que s'ils nous bourrent le mou ainsi c'est qu'il y a autre chose. Sarcasme et ironie ont ŽtŽ la rŽponse au discours bio-sŽcuritaire de l'Etat.

Deux professsions ont massivement fait savoir, non par les dŽclarations de quelque organsisme que ce soit, professionnel ou syndical, censŽ les reprŽsenter, mais par les propos tranquilement rŽpŽtŽs de leurs membres ˆ leurs patients, amis et parents un peu partout, qu'elles ne se feraient pas vacciner dans ces conditions : les mŽdecins et les infirmires !

Ceci prouve que nous n'avons pas affaire -comme certains hommes politiques et marchands de mŽdicaments voudraient le faire croire- ˆ une vague irrationnelle et anti-scientifique, cela bien que l'attitude du pouvoir, des mŽdias et des firmes pharmaceutiques fasse effectivement le jeu des adeptes de la puretŽ bio, des fanatiques de l'Apocalypse, des complotistes, des ennemis des vaccins et autres TŽmoins de JŽhovas. Non, il n'y a pas -comme cela aurait pu se produire- de vague obscurantiste bio rŽpondant comme un reflet ˆ la politique bio-sŽcuritaire des dominants.

Il y a, et ceci est un fait politique d'une importante considŽrable, Žnorme, une mŽfiance ouverte et affichŽe envers l'Etat et les gouvernants, affirmant comme une conviction populaire lŽgitime, certaine, ancrŽe, assurŽe d'elle-mme : Messieurs, on ne peut pas vous faire confiance !

Vous tes des tricheurs, vous tes des menteurs, vous tes des profiteurs, on ne peut pas vous faire confiance. Paralllement (et pas par hasard) ˆ cette affaire de "grippe A", une petite chose et une grande chose le montrent d'ailleurs bien.

Une petite chose : la "main de Thierry Henri" ! Le foot est lui aussi une affaire sŽrieuse ... La mauvaise tenue d'une Žquipe de millionaires encadrŽs par une caricature d'adjudant de la Grande guerre, qu'est l'Žquipe de France, face aux Irlandais, est un fait acquis pour tout le monde, particulirement, lˆ aussi, en France. La victoire par non respect des rgles du jeu aussi. Mais tout le monde -et finalement aussi le gouvernement irlandais, restant ˆ sa place de gestionnaire d'une colonie, britannique autrefois, "europŽenne" aujourd'hui- a dŽclarŽ " on sait que c'est de la triche (ils ne peuvent pas dire le contraire), mais c'est ˆ la Fifa de dŽcider, on respecte les institutions en place".  La Fifa, caricature de ce que sont l'Union EuropŽenne et l'ensemble des institutions inter-Žtatiques que l'on tente de faire passer pour des reprŽsentations de l'humanitŽ : une oligarchie mafieuse et opaque. Au vu et su de tous, les grands de ce monde nous disent : on a vu la triche, on la maintient par consensus entre nous, allez donc vous faire voir.

Une grande et grave chose : selon les dernires Žtudes, la banquise arctique aura disparu l'ŽtŽ dŽs 2013. Voici 7 ˆ 8 ans on nous annonait sa disparition pour dans quelques dŽcennies. En mme temps la fonte du Groenland s'est accŽlŽrŽe, doublant ces deux dernires annŽes. Le Bangladesh comme la Hollande sont sŽrieusement menacŽs non dans 100, non dans 20, mais dans 2 ans, autant dire maintenant. Les Žmissions de gaz ˆ effet de serre n'ont jamais ŽtŽ aussi ŽlevŽes qu'en 2008. Elles auront sans doute un peu baissŽ en 2009 gr‰ce ˆ la crise ... L'accŽlŽration du rŽchauffement, d'ailleurs directement perceptible en cet automne anormalement chaud (ce qui a sans doute refrŽnŽ le virus " A H1 N1" !) provient d'une rŽtroaction aggravante, ˆ savoir que le rŽchauffement n'est plus seulement dž aux Žmissions humaines de gaz ˆ effet de serre, mais aux phŽnomnes qu'elles ont provoquŽ dans la nature : la fonte des inlandsis, glaciers et banquises diminue la rŽfraction de lumire solaire et accŽlre ˆ son tour le rŽchauffement, de mme que la fonte des sols gelŽs jusque lˆ en permanence des rŽgions nordiques et des plates-formes ocŽaniques proches dŽgage du mŽthane, ˆ fort effet de serre.

Les mmes qui nous jouent le grand jeu au nom du "principe de prŽcaution" sur la grippe A sont ceux qui se contrefoutent de la catastrophe imminente !

On aimerait pouvoir avoir confiance, on aimerait bien pouvoir se faire vacciner avec des produits testŽs et sžrs, ˆ propos desquels on n'entende pas tout et son contraire, on aimerait bien pouvoir le faire faire dans un cabinet mŽdical tranquille et proche.

On vient d'apprendre que le virus a mutŽ en Norvge et que ce n'est pas la premire fois, mais avec cette fois-ci un risque pulmonaire majeur. C'est inquiŽtant. Sans tre biologistes soi-mme, on ne peut cependant qu'tre surpris de voir l'OMS et les organismes officiels nous annoncer sans dŽlais que le vaccin actuel prŽvient aussi les formes mutantes : dans la mesure o celles-ci viennent seulement d'tre repŽrŽes sur des malades, on ne voit pas sur quoi peuvent s'appuyer de telles affirmations, un virus mutant Žtant un nouveau virus ... Ou alors, comme on n'est pas des abrutis, qu'on nous fasse la dŽmonstration scientifique d'une telle facultŽ de prŽvision, sinon on risquerait encore de penser que ces annonces lˆ visent ˆ profiter d'une opportunitŽ -une mutation dangereuse ! - pour Žcouler des stocks ...

Si jamais se produisait le dŽveloppement viral que les spŽcialistes craignent depuis des annŽes, vers une grippe dangereuse, ce que celle-ci, dans l'immense majoritŽ des cas, n'est heureusement pas en l'Žtat actuel des choses, n'en doutons pas : les mmes gouvernants irresponsables et les mmes capitalistes ˆ l'affžt des occasions de profit, qui ont sabotŽ la sage et sereine politique classique de santŽ publique reposant sur l'H™pital, les services de santŽ, la SŽcuritŽ sociale, le corps mŽdical, nous diront qu'on l'avait bien cherchŽ, qu'on n'avait pas ˆ tre aussi mŽfiants et "irrationnels".

Avertissons par avance : vous tes responsables, messieurs les irresponsables, de tous les morts Žventuels. L'humanitŽ a toutes les connaissances et les moyens techniques de se prŽvenir d'une ŽpidŽmie. Votre dŽbauche de faux moyens et la dŽsorganisation de la vŽritable prŽvention sont de votre fait. En cette annŽe 2009 l'incompatibilitŽ du capitalisme et de la santŽ publique s'affirme mme dans les pays riches. Mettre en oeuvre le principe de prŽcaution, c'est en finir avec le capitalisme.

 

 

RŽforme territoriale et Žlections rŽgionales

 

Grve au conseil gŽnŽral du Gard, au conseil gŽnŽral de l'Aude, au conseil gŽnŽral et au consei rŽgional de la RŽunion : les mŽdias n'en parlent pas, et hŽlas les directions syndicales nationales non plus, mais les grves se multiplient dans la fonction publique territoriale, contre les annonces faites par certaines Žlus, notamment des prŽsidents de conseils gŽnŽraux, selon lesquelles la prochaine rŽforme territoriale de Sarkozy entrainera des coupes sombres dans les services publics locaux et les effectifs de la Fonction publique territoriale.

Les mmes Žlus, qui bien souvent, la larme, sincre ou hypocrite, crocodilienne, au coin de l'oeil, annoncent qu'on va leur faire faire le "sale boulot", ont conspuŽ Fillon, faute de conspuer Sarkozy, qui n'est pas venu prŽcisŽment pour cette raison, au congrŽs de l'Association des Maires de France, qui a vu affluer 11 000 des 36 000 maires.

La mme rupture qui se manifeste ˆ l'occasion de la grippe A et de la manire dont l'Etat prŽtent mener la campagne de vaccination, entre le peuple et l'Etat, ouvre ici une dŽchirure dans l'Etat, et dans la conscience etr l'action de chaque maire et Žlu local.

De qui tes-vous les Žlus, messieurs les Žlus ?

Si vous tes les Žlus du peuple, alors il ne faut plus dire que vous allez appliquer la rŽforme territoriale de Sarkozy, que vous allez faire le sale boulot, que vous allez augmenter les imp™ts locaux, que vous rŽclamez toujours plus de compŽtences -car ceci revient aujourd'hui ˆ rŽclamer le transfert et la liquidation des services publics. Il faut arrŽter d'anticiper la rŽforme territoriale en rŽclamant par exemple que votre ville soit Žlue "mŽtropole". Il faut refuser.

Refuser l'achvement de la VĦ RŽpublique, vŽritable retour, en fait, au Second Empire, que veut opŽrer Sarkozy tout en faisant payer la crise ˆ la fiscalitŽ locale, par les imp™ts indirects et la poll tax foncire et locative. Refuser tout de suite d'appliquer les lois sur le "service minimum" contre la grve des Žcoles publiques du 24 novembre, refuser d'appliquer la loi Carle contraignant les contribuables ˆ financer partout les Žcoles privŽes religieuses, refuser de laisser la campagne de vaccination sous l'Žgide de bataillons prŽfectoraux et la rendre aux services de santŽ publique.

Comme dŽjˆ vous auriez dž refuser, en 2004, l'application de la rŽforme constitutionnelle de Raffarin et les transferts des personnels TOSS aux rŽgions et dŽpartements, brches contre le service public national et la•que d'Žducation, que Sarkozy veut poursuivre maintenant en transfŽrant les mmes aux "mŽtropoles" si sa rŽforme s'applique.

Vous tes les Žlus du peuple et pas de Sarkozy, vous tes mandatŽs par les Žlecteurs et pas par M.  le PrŽfet. En refusant d'appliquer leur politique, vous cesserez aussi la concurrence entre vous, la course ˆ l'Žchalotte des collectivitŽs locales pour se vendre, attirer les entreprises, avoir les subventions. Vous referez ce que vous ne faites plus souvent, de la politique, et vous dŽfendrez la rŽpublique, la vraie, dŽmocratique, la•que et sociale, contre la VĦ RŽpublique bonapartiste et affairiste.

Voila les questions qui vont se poser, qu'on le veuille ou non, dans les prochaines Žlections rŽgionales de mai.

MalgrŽ les programmes de "gouvernance rŽgionale" des listes conduites par le PS ou par Europe Ecologie, et le manque de clartŽ, ˆ ce jour, sur ces mmes questions, des programmes du Front de gauche ou du NPA, la victoire de la gauche contre la droite aux RŽgionales ne peut avoir d'autre sens que le refus total, cette fois-ci, d'avoir encore des Žlus qui appliquent, des Žlus qui sont les clients de l'Etat et pas les Žlus du peuple.

 

FrŽmissements

 

La montŽe des grves dans la Fonction publique territoriale ;

La tŽnacitŽ et la pugnacitŽ des travailleurs sans-papiers en grve qui sont maintenant plus de 5000, avec des mŽthodes qui prennent en partie en compte les leons de leur prŽcŽdent mouvement (implication officielle d'un plus grand nombre d'organisation, prise en compte des travailleurs isolŽs) et l'apparition de formes d'organisation des travailleurs eux-mmes (certains des piquets de grve, les femmes, les Chinois) ;

La multiplication de situations explosives, dans la vie interne de la CGT ˆ la veille de son congrs, qui mettent en exergue l'opposition entre le fonctionnement syndical "traditionnel" et la gestion "ˆ la CFDT" que les sommets tentent d'imposer, comme la rŽsistance de la majoritŽ de la CE de l'Union DŽpartementale du Val-de-Marne au type de fonctionnement vertical et distant qu'avait instaurŽ sa dirigeante secrŽtaire confŽdŽrale, et dans ce contexte l'expŽrience politique que constitue, pour la premire fois depuis 1948, l'existence d'une candidature (appuyŽe sur le tiers des effectifs de la MŽtallurgie) contre le dirigeant confŽdŽral sortant ;

Le petit Žbranlement que constitue, contre le syndicalisme d'entreprise ŽclatŽ et dŽpendant que veut instaurer la loi consŽcutive ˆ l'accord CGT-CFDT-MEDEF-Sarkozy de 2008 sur la "reprsentatitivŽ" , le jugement du  tribunal d'instance de Brest ayant jugŽ, le 27 octobre dernier, a Žtabli que l'obligation de dŽsigner les dŽlŽguŽs syndicaux parmi les candidats ayant fait au moins 10% des voix aux dernres Žlections professionnelle est "contraire au principe de la libertŽ syndicale"- en effet ;

Enfin l'appel ˆ la grve du 24 novembre dans l'enseignement public de la FSU, de la CGT et de SUD (en mme temps qu'une grve ˆ la Poste et ˆ P™le Emploi), bien qu'Žvitant d'organiser une vraie grve avec manifestation nationale au parlement contre le budget, qui est pourant le motif de cette grve, qui atteste que les actions soi-disant "unitaires" dans le cadre de l' "intersyndicale du 5 janvier 2009" (scellŽe sur la base du dialoque social et de la mise ˆ l'Žcart des revendications : hausse des salaires, interdiction des plans de licenciements collectifs ...) ne marchent plus et qu'il faut passer ˆ autre chose ...

Sans oublier les mouvements lycŽens qui Žclatent a et lˆ contre le projet Chatel de "rŽforme du lycŽe" qui a le mme contenu que ce que la jeunesse avait dŽfait en dŽcembre 2008 ...

Voila bien des ingrŽdients qui nous indiquent que le mouvement social n'est pas dŽfait, qu'il se cherche. Dans ce contexte, nous versons au dŽbat la dŽclaration des syndicalistes de Militant du 8 novembre 2008, envoyŽ aux destinataires de la Lettre de liaison de Militant le 12 novembre dernier.

 

DŽclaration des syndicalistes de MILITANT

 

AdoptŽe le 8 novembre 2009.

L' action syndicale, loin d' tre dŽpassŽe, est plus que jamais nŽcessaire. RŽsister aux attaques, obtenir des succs dans le combat pour les salaires et le temps de travail, pour les droits et les libertŽs, reste plus que jamais justifiŽ et important parce que cela aide le monde du travail ˆ prendre confiance en lui et ˆ combattre pour Žmanciper l' humanitŽ du capital en s'Žmancipant lui-mme du salariat.

Parce que le systme de production capitaliste repose sur l' exploitation de l' homme par l'homme et parce qu' il ne conna”t d' autre mobile que la course au profit, ˆ l'a ccroissement infini de la valeur quelles qu'en soient les consŽquences, il nous conduit aujourd'hui ˆ la catastrophe. D' une part, il remet en cause tous les progrs sociaux et dŽmocratiques conquis par les gŽnŽrations antŽrieures, d' autre part, il menace les conditions d' existence de l' humanitŽ.

L'entrŽe dans la condition salariale de milliards d' habitants de Chine, d'I nde, d' AmŽrique latine, d' Afrique, rend plus que jamais nŽcessaire la solidaritŽ mondiale des travailleurs et leur organisation internationale contre le Capital et ses ƒtats. La lutte syndicale doit se mener dans son arne vŽritable : le monde. Le moment actuel se caractŽrise aussi par une pression redoublŽe du pouvoir et des patrons pour faire des organisations syndicales leurs instruments, soit par la rŽpression, soit par la cogestion, et par l' idŽologie du Çnous sommes tous dans le mme bateauÈ selon laquelle le capitalisme serait indŽpassable et pourrait nous offrir un travail ÇdŽcentÈ.

La dŽcence, c'est la dŽfense inconditionnelle des vraies revendications des travailleurs.

S'i l est lŽgitime de nŽgocier dans la transparence et sur la base d' un rapport de forces, ce que l' action syndicale s' est toujours efforcŽe de faire, cogŽrer avec les gouvernements et les patrons, qu' on appelle cela Çdialogue socialÈ ou ÇgouvernanceÈ ou ÇdŽveloppement durableÈ ou autrement, ce n'est pas du syndicalisme !

Les organisations syndicales internationales, CES et CSI en tte, vont dans ce sens au lieu d' organiser de vraies luttes communes quand l' occasion s' en prŽsente, et elle se prŽsente de plus en plus souvent. Il n' y a pas une seule organisation syndicale en France qui ne soit confrontŽe ˆ ces problmes et qui, par le biais de sa direction, ne soit mise sous pression pour accompagner les contre-rŽformes.

Le syndicalisme, cest l' action pour les revendications des travailleurs, ˆ commencer par :

- l' annulation et l'interdiction des plans de licenciements collectifs, justifiŽs au nom de la ÇcriseÈ,

- la hausse des salaires, retraites, pensions et minima sociaux,

- la rŽduction et la dŽlimitation du temps de travail ; la dŽfense des conditions de travail : contre l'intensification des cadences, la mobilitŽ forcŽe, la souffrance au travail.

- l' interdiction des plans de rŽduction d' effectifs dans les services publics, donc l' abrogation de la RGPP (RŽvision GŽnŽrale des Politiques Publiques) et de la rŽforme territoriale de Sarkozy,

- la rŽgularisation des travailleurs sans-papiers,

- la libertŽ d' action-aucune entrave au droit de grve ! -la libertŽ d' organisation syndicale sans restrictions, ni ingŽrences, ni conditions de ÇreprŽsentativitŽÈ, dans toutes les entreprises et tous les services publics.

L'histoire du mouvement syndical en France a conduit ˆ l 'existence de plusieurs confŽdŽrations, fŽdŽrations et unions au niveau national mais les problmes rŽels sont les mmes pour tous. Aujourd'hui, il est nŽcessaire et utile que les syndicalistes de diffŽrentes organisations, cultures et traditions, s' associent et se coordonnent pour que l' action syndicale soit menŽe, non pas sur la base du Çdialogue socialÈ avec Sarkozy et Parisot, mais sur la base des revendications.

Ainsi peuvent tre jetŽes les bases d' une unification syndicale dans une grande confŽdŽration gŽnŽrale du travail dŽmocratique et indŽpendante de l' ƒtat et des patrons.

Ainsi, nous contribuons ˆ construire une action commune victorieuse imposant la grve gŽnŽrale tous ensemble le mme jour et le regroupement contre nos adversaires-ƒlysŽe, gouvernement, Parlement, MEDEF.

L' union fait la force, la centralisation contre gouvernement et patronat est la forme naturelle de tout combat efficace. Cela passe par l 'organisation commune de tous les travailleurs, syndiquŽs et non-syndiquŽs, quand vient l'heure de l' action, en assemblŽes gŽnŽrales souveraines, avec leurs comitŽs de grve Žlus et contr™lŽs par eux-mmes.

Le but d' un militant syndicaliste n'e st pas d' agir ˆ la place des salariŽs mais de leur permettre, ˆ toutes et ˆ tous, de prendre leurs affaires en main.

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Nous reproduisons ci-dessous l'article du journal Ouest-France sur la confŽrence universitaire de notre camarade Martin Legassick, ˆ Caen, le 6 novembre dernier.

Nous en profitons pour rectifier deux erreurs parues dans la dernire Lettre de liaison de Militant du 11 novembre dernier envoyŽe ˆ nos amis, et pour nous en excuser : 1Ħ) la confŽrence caenaise n'Žtait pas organisŽe par les camarades locaux de Militant mais avait un caractre universitaire, ce qui ne retranche naturellement rien ˆ son intŽrt, 2Ħ) l'orateur irlandais le 7 novembre au soir n'Žtait pas Harry Hutchinson, mais Joe Duffy !

 

Martin Legassick, vŽtŽran de l'ANC, a donnŽ une confŽrence - Caen

lundi 09 novembre 2009

 

InvitŽ par l'UFR d'histoire de l'universitŽ de Caen, Martin Legassick, professeur honoraire ˆ l'universitŽ du Cap en Afrique du Sud a donnŽ, vendredi, une confŽrence sur le trafic des restes humains entre l'Afrique du Sud et l'Angleterre coloniale ˆ la fin du XIX e sicle. Ce rendez-vous a eu lieu dans le cadre de la rŽunion internationale du Win (Workers'international network - rŽseau international des travailleurs) ˆ Paris, ce week-end.

Ç Cette confŽrence, a dŽclarŽ l'historien sud-africain, Žvoque l'histoire d'un chercheur autrichien et de ses assistants qui ont dŽterrŽ des Bushmen. Ces premiers habitants occupaient depuis plus de 20 000 ans l'Afrique australe. Certains d'entre eux ont ŽtŽ enterrŽs en Autriche. Il a trouvŽ, dans les archives en Afrique du Sud, des tŽmoignages des familles de Bushmen dont les corps leur avaient ŽtŽ retirŽs. Le musŽe autrichien a dŽcidŽ que pour au moins deux de ces corps pour lesquels on a pu mettre un nom et une histoire, le rapatriement devait tre rŽalisŽ vers l'Afrique du Sud. È

Martin Legassick n'est pas qu'un cŽlbre historien : c'est aussi un militant de l'ANC et l'une des figures majeures de la campagne contre les expulsions au Cap. Ce mouvement dŽfend les plus pauvres des habitants des townships contre les expulsions, les coupures d'eau et d'ŽlectricitŽ et pour que tous puissent disposer d'un logement dŽcent. Ces activitŽs ont valu ˆ Martin Legassick, aujourd'hui ‰gŽ de 69 ans, d'tre arrtŽ par la police le 19 mai lors de la rŽpression sauvage d'une manifestation de mal-logŽs. Martin Legassick est dŽcrit par Indymedia Londres comme Ç un des universitaires sud-africains les plus renommŽs internationalement et certainement le grand homme de la gauche È.

Ç Il existe des institutions reprŽsentant les pays les plus riches, les plus puissants, tel l'Onu mais surtout le G 20 qui peuvent prendre des dŽcisions au niveau mondial. Ces pays prennent bien des dŽcisions pour aider les pays du Sud mais en fait, elles ne sont jamais appliquŽes, et donc il n'y a pas de consŽquences È, regrette-t-il.

 

 

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UNITE nĦ 27, le journal de nos camarades du courant Offensive Socialiste, l'OS, courant le plus ˆ gauche du MJS (mouvement des jeunes socialistes), est paru.

Nous reproduisons ci-dessous deux articles de ce journal, qui nous semblent digne d'intŽrt.

Le premier est paru en tribune dans L'HumanitŽ du 20 octobre dernier et appelle ˆ un Front de gauche aggrandi, de toute la gauche, sur la base de la rupture avec le Modem et en gŽnŽral avec les partis du patronat. Les camarades de l'OS proposent les grandes lignes d'un programme qui demande discussion.

Nous sommes, ˆ Militant, sensibles ˆ leur dŽmarche en direction du Front de Gauche. En effet, nous sommes toujours en attente des rŽponses de nos messages adressŽs ˆ Marie-Georges Buffet, Jean-Luc MŽlenchon, Christian Picquet, notamment, leur proposant de discuter de la faon dont Militant pourrait apporter sa contribution au dit Front !

Le second est un article de fond de notre camarade Jean-Franois Claudon sur cette mme question de l'unitŽ, abordant aussi ses aspects syndicaux.

"L'unitŽ sera faite de la dignitŽ antrieure de chacun de nous" (Jean Jaurs).

http://offensivesocialiste.wordpress.com/

 

 

Pour un front de toute la gauche !

 

Pour redevenir une alternative credible et un espoir pour les salaries et la jeunesse, la gauche doit tirer les lecons de ses passages au pouvoir. Elle doit sortir des vieilles recettes sociales-liberales qui lĠont detournee de son projet : la rupture avec le capitalisme. Pour cela, il est indispensable de fermer la "parenthese" liberale, ouverte en 1983, qui a conduit la gauche sur un terrain qui nĠetait pas le sien : blocage des salaires, privatisation des services publics et orthodoxie monetaire. La crise actuelle du capitalisme prouve aux yeux de tous que ces choix malheureux nous menent a lĠimpasse. Ce sont precisement les politiques liberales fondees sur lĠabaissement du "cout" du travail dĠun c™tŽ et sur la dŽrŽgulation de la finance de lĠautre qui sont les principaux ressorts de la crise. Ainsi, loin des gesticulations de Sarkozy au G Vain, il sĠagit aujourdĠhui, pour la gauche, de mettre un terme a la dictature des actionnaires en sĠappuyant sur la force sociale majoritaire dans notre pays : les salaries.

Pour satisfaire leur attente grandissante, une seule solution : la redistribution ! Repartir autrement les richesses, cela signifie dĠabord augmenter massivement les salaires, a commencer par le SMIC ˆ1600 euros. Soulageant les mŽnages et dopant lĠactivite, cette mesure phare contribuera en outre a dŽtruire les racines du mal, puisquĠen diminuant les profits, on assche les flux nourrissant la finance de marche.

Pour les memes raisons, nous pr™nons une vision offensive des 35 h, sans perte de salaire et sans contrepartie en terme de flexibilite. La duree rŽelle du travail doit en outre se rapprocher au maximum des 35 h lŽgales. SĠattaquer aux heures sup cheres a Sarko, cĠest le seul moyen dont nous disposons pour partager le travail entre les salaries et sĠattaquer frontalement au chomage de masse. Travailler moins et mieux pour travailler tous, tel est notre mot dĠordre. CĠest pourquoi nous defendrons bec et ongles la retraite a 60 ans, veritable acquis de civilisation. Les regimes sont deficitaires ? QuĠˆ cela ne tienne ! La gauche ne doit plus avoir peur de dire quĠil faut faire payer les profits ! Augmentons les cotisations patronales, augmentons les salaires et nous sauverons le systeme solidaire ! Nous recupererons du meme coup les 10 points sur le partage de la valeur ajoutee que le capital a reussi a siphonner depuis les annees 80.

1600, 35, 60 : ces trois mesures fortes, associees ˆ la defense des services publics et de la laicite, constituent le socle du programme dĠurgence qui nous menera ensemble a la victoire ! Car sĠorganiser collectivement a gauche pour battre la droite est une imperieuse necessite. La gauche sociale a su se rassembler pour poser le rapport de force dans la rue, lors des grandes manifestations du debut de lĠannee. Ce qui a manque a ces mouvements sociaux, cĠest un reel debouche politique pour battre Sarkozy.

LĠunite des partis de gauche est la seule force capable dĠoffrir une alternative. SĠappuyant sur ces mobilisations sociales, la gauche se doit dĠincarner la representation politique du salariat. Comme il nĠy a quĠun salariat qui partage des interets communs, il ne doit y avoir quĠune seule gauche unie derriere un programme commun de gouvernement discute publiquement devant les salaries. DĠailleurs, au-dela des postures, ce programme existe dŽjˆ. Toute la gauche se prononce pour lĠaugmentation des salaires, pour la defense et lĠextension des services publics, mais aussi contre les licenciements boursiers. Cette unite – appelons-la comme nous voulons, pourquoi pas un front de toute la gauche –, lĠimportant est quĠelle se fasse sans exclusive. Certains veulent lĠunite a gauche, mais sans les socialistes. Peut-on vraiment parler dĠunite de la gauche en excluant son principal parti ? Non ! Pas plus quĠen y integrant le Modem par le biais de primaires paillettes sans programme ! CĠest toute la gauche, mais rien que la gauche, du PS au NPA, qui doit des aujourdĠhui se rassembler derriere un projet de rupture pour preparer lĠapres-Sarkozy.

Tribune parue dans lĠHumanite du 20 octobre 2009

 

 

L'unitŽ, une mŽthode et un but

 

 

 Qu'elle est belle lĠunite dĠaction de notre camp quand elle se dŽploie dans toute sa force ! Et efficace avec ca. Partout dans le monde, il nĠest pas de victoire populaire, pas dĠacquis democratiques et sociaux qui nĠaient ete remportes sans lutte unitaire et frontale contre les classes dominantes. QuĠelles soient defensives, offensives, syndicales ou electorales, les grandes batailles ont toujours ete gagnees par des salaries luttant au coude a coude. Quand le salariat est atomise, divise, sans perspective, les revers sont en revanche de taille, de la defaite sans combat face au nazisme en 1933 a celle des mineurs anglais face a Thatcher en 1983.

Car lĠunite est un combat.

Contrairement aux detenteurs du capital, dont les intŽrets sont naturellement unifies par lĠexistence dĠun taux moyen de profit et par la haine viscerale quĠils vouent a toute forme de subversion, lĠunite des salaries est a construire. Les liberaux ont beau tenter de nous diviser en nous montant les uns contre les autres – salaries du public contre ceux du prive, titulaires dĠun CDI contre precaires, blancs contre noirs, hommes contre femmes –, lĠunification de notre camp nĠa peut-etre jamais ete aussi aisee, car le salariat nĠa jamais ete aussi homogene quĠactuellement.

Le salariat, cĠest-a-dire lĠensemble des travailleurs vendant leur force de travail pour vivre, cĠest plus de 90 % de la population active dans la France de 2007. Le salaire median est actuellement de 1500 euros net et la grande majorite des salaries francais gagne entre 1000 et 3000 euros par mois. Les interets dĠun ouvrier de lĠindustrie, dĠune caissiere dĠhypermarche, dĠun travailleur intellectuel et dĠun cadre nĠont sans doute jamais converge de facon si nette !

Transformer les aspirations profondes des salaries en revendications precises et concretes, telle est la tache du syndicat.

Elle est decisive car, face a lĠaprete de lĠexploitation, les travailleurs sont presque instinctivement amenes a se regrouper pour resister. Et la defense de nos conditions de travail, meme les plus elementaires, nous permet de prendre toujours un peu plus conscience de notre force, tout en affaiblissant, meme partiellement, le patronat.

Se defendre dans notre monde en crise, cĠest dŽjˆ passer a lĠoffensive.

Pour lĠemporter, la lutte syndicale se doit dĠetre unifiante dans les revendications quĠelle porte, mais le syndicalisme doit lui-meme etre lĠexemple vivant de lĠunite sociale des salaries.

Se battre pour lĠunite syndicale, cĠest bien sžr se battre sans relache pour la reunification dĠun syndicalisme bien trop eclate, mais cĠest aussi respecter lĠindependance syndicale telle quĠelle est definie dans la charte dĠAmiens. Cette independance, ce nĠest pas la separation stricte dĠavec le politique et encore moins le choix desastreux de lĠapolitisme. CĠest meme tout le contraire ! En refusant de se subordonner a un parti politique, quel quĠil soit, le syndicalisme reconnait du meme coup la liberte dĠopinion politique de ses membres ainsi que leur droit a se regrouper par affinite ideologiques, a condition que les decisions relevant du syndicat soient prises en son sein et non a lĠexterieur.

LĠunite sans exclusive dans le mouvement social contre le patronat pose necessairement a terme la question dĠun debouche politique contre la droite.

CĠest en ce sens que lĠapolitisme syndical est un non-sens, puisque toute mobilisation dĠampleur pose a terme la question du pouvoir. La gauche sĠest nourrie de victoires sociales pour se hisser au pouvoir en 1981, 1988 et 1997. Il faudra renouveler ce schema en 2012 ! Mais pour lĠemporter, il faudra egalement rassembler le peuple de gauche derriere un programme commun, discute democratiquement et dote de mesures fortes en phase avec les aspirations des salaries. Unite du salariat dans les luttes et programme commun de toute la gauche, voila les deux condition pour, cette fois, commencer vraiment a "changer la vie" !

Par Jean-Francois Claudon (75)

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á       Document : ˆ propos de la "reprise qui est lˆ" et de la situation Žconomique rŽelle : ce qu'en pense la sociŽtŽ gŽnŽrale. Article paru dans le Figaro ce 20 novembre :

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La SociŽtŽ GŽnŽrale tire la sonnette dĠalarme.

Dans un rapport adressŽ ˆ ses clients, la banque franaise les appelle ˆ dessiner une stratŽgie dĠinvestissements de dŽfense afin de se prŽparer ˆ lĠexplosion Žventuelle de nouvelles bulles financires.

Le pire pourrait tre devant nous. CĠest une des hypothses qui ressortent dĠun rapport de la SociŽtŽ GŽnŽrale, intitulŽ Ç le pire scŽnario de la detteÈ, selon lequel les rŽcents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transfŽrŽ des passifs du secteur privŽ au secteur public, crŽant une nouvelle sŽrie de problmes. Premier dĠentre eux, le dŽficit. ÇLe niveau de la dette para”t tout ˆ fait insoutenable ˆ long terme. Nous avons pratiquement atteint un point de non retour en ce qui concerne la dette publiqueÈ, prŽcise le rapport de 68 pages.

LĠendettement global est beaucoup trop ŽlevŽ dans la plupart des Žconomies des pays dŽveloppŽs, par rapport ˆ leur PIB. Aux Etats-Unis et dans lĠUE, la dette publique reprŽsentera ainsi 125% du PIB dans deux ans. Au Royaume-Uni, elle sĠŽlvera ˆ 105% et au Japon, ˆ 270%. Le problme de la dette sous-jacente est plus important quĠil nĠŽtait aprs la seconde Guerre Mondiale, alors que les taux nominaux Žtaient similaires. Sauf que cette fois-ci, les gouvernements seront pris ˆ la gorge, le vieillissement de la population rendant plus difficile quĠauparavant lĠeffacement de cette dette avec la croissance. Les pays Žmergents ne seraient pas non plus ŽpargnŽs, mme si leur marge de maneouvre sera plus importante quĠau sein des grandes Žconomies occidentales.

Parmi les pires scŽnarios envisagŽs, le rapport Žvoque une nouvelle chute des marchŽs, une inflation galopante ainsi quĠune forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, lĠor. Dans ce contexte, le prix du mŽtal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du mŽtal jaune, le rapport table quĠune autre valeur refuge devrait tirer son Žpingle du jeu, les denrŽes alimentaires. A contrario, la banque conseille de se dŽsengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liŽes au secteur de lĠautomobile.