RŽflexions avant la rŽunion gŽnŽrale du comitŽ de rŽdaction de Militant

 

Raymond Debord – janvier 2007

 

Le refus des raccourcis et de lĠesbroufe est une des caractŽristiques Ç gŽnŽtiques È du groupement opŽrŽ autour du site www.le-militant.org et des publications Militant et Praxis. Nous sommes petits et insuffisamment influents. CĠest un fait. Et cĠest un fait qui va durer. De ce fait, il faut comprendre les raisons si on ne veut pas se bercer dĠillusions et plus tard sombrer dans la dŽmoralisation. Nos idŽes, les idŽes de changement radical, de rŽvolution comme lĠa exprimŽ MĠHamed lors de la rŽunion publique de Gennevilliers, sont minoritaires parce quĠˆ chaque Žpoque les idŽes dominantes sont celles de la classe dominante. Et quand nous disons Ç classe dominante È nous entendons classe qui domine la sociŽtŽ, qui dŽtient le pouvoir et non bien sžr classe la plus nombreuse. Parce que la classe la plus nombreuse cĠest la classe dominŽe, cĠest le prolŽtariat[1]. Et parce quĠil y a aussi dans ce quĠon nomme Ç le peuple È dĠautres couches Žgalement assujetties par les dominants : les couches moyennes salariŽes, les petits paysans, les commerants et artisans, les artistes, etc.

 

Nos idŽes de changement et de justice ne seront donc majoritaires que le jour o la classe dominŽe aura rompue avec les idŽes que lui inculquent la classe dominante, via les mŽdia bien sžr mais aussi la Ç tradition È et lĠensemble des appareils idŽologiques dont lĠŽcole est le plus fameux. Mais, ˆ part pour quelques individus qui ont le temps de lire et qui sĠintŽressent aux idŽes[2], cette Žvolution ne peut pas se faire de manire significative, c'est-ˆ-dire pour des dizaines de millions de personnes, sans quĠelle leur soit imposŽe par le cours mme de leur existence. Autrement dit, cĠest lĠaggravation de lĠexploitation et de lĠoppression dont sont victimes les gens qui peuvent, ˆ un moment donnŽ, leur donner lĠenvie de se tourner vers des idŽes nouvelles pour y mettre fin.

 

Ces idŽes nouvelles ne sont pas forcŽment des idŽes de progrs. Dans certaines situations ce peuvent tre des idŽes obscurantistes et rŽactionnaires comme on le voit avec la stabilisation du Front National ˆ un niveau intolŽrablement ŽlevŽ[3]. Pour autant, ces idŽes ne sont pas capables dĠapporter des solutions satisfaisantes et ne co•ncident pas avec la rŽalitŽ profonde du mouvement historique. Celles qui co•ncident et qui peuvent offrir une alternative, sont les idŽes quĠon a appelŽ au cours du temps Ç social - dŽmocrates È puis Ç socialistes È ou Ç communistes È. Elles ont un avenir immense parce quĠelles peuvent offrir une rŽponse immŽdiate et durable aux oppressions et surtout aux consŽquences dramatiques de lĠanarchie capitaliste.

 

Je voudrais dire ici un mot sur un sujet qui me semble t-il nĠa paradoxalement jamais ŽtŽ abordŽ dans les colonnes de Militant ni de ses prŽdŽcesseurs : lĠŽcologie. Si nous ne lĠavons pas fait, ce nĠest pas par ignorance mais comme consŽquence dĠun choix idŽologique identitaire. Nous prŽoccupant en premier lieu des souffrances quotidiennes et immŽdiates des catŽgories les plus dŽshŽritŽes de la population, nous insistons dans notre pratique de tous les jours sur des questions comme le statut des ouvriers sans-papiers, la situation des mal-logŽs, ce quĠendurent les gens au travail et ce quĠendurent ceux qui nĠen ont pas, etc. Pour autant cĠest ˆ propos de la question Žcologique quĠon peroit le mieux la gravitŽ de la situation si on laisse les mains libres au Ç marchŽ È, cĠest-ˆ-dire au capitalisme. Ce dernier ne se contente pas de plonger des pans entiers de lĠhumanitŽ dans la misre par sa logique aveugle et de faire valoir sa domination par des moyens militaires[4] : il dŽtruit tout simplement la plante par la pollution de lĠair et le pillage jusquĠˆ Žpuisement des ressources naturelles.

 

De ce point de vue, non seulement on ne peut quĠapprŽcier aujourdĠhui plus quĠhier encore lĠaffirmation de Marx selon laquelle Ç lĠexistence de la bourgeoisie nĠest plus compatible avec celle de la sociŽtŽ È[5]mais nous devons constater que sur le plan des ressources naturelles, le capitalisme lgue aux gŽnŽrations futures et ˆ ceux qui sĠattelleront ˆ lĠŽdification dĠun monde meilleur une situation considŽrablement dŽgradŽe malgrŽ les progrs technologiques dont il a favorisŽ lĠexplosion spectaculaire.

 

Comment mettre fin ˆ tout ceci ? Par des rŽformettes impulsŽes par les technocrates ou bureaucrates qui dominent les partis de gauche en France ou ailleurs et tirent de leur participation au systme leurs moyens dĠexistence ? Je ne le crois pas et cĠest dĠailleurs ce qui marque les limites de lĠanti-libŽralisme, cĠest-ˆ-dire de politiques cherchant ˆ rŽguler le systme sans mettre en cause son essence. Ce qui peut mettre fin ˆ tout ceci cĠest la prise du pouvoir par les dominŽs qui, eux, nĠont aucun intŽrt particulier ˆ faire valoir.

 

Alors bien sžr, ce nĠest pas ˆ lĠordre du jour, en France tout au moins. Mais il faut aussi savoir regarder ce qui se passe au-delˆ de nos frontires : en AmŽrique latine par exemple. On y voit une radicalisation du mouvement de masse et une progression de la gauche ˆ lĠŽchelle continentale. Et dans le pays phare de cette Žmergence, le VŽnŽzuela, cĠest la question du pouvoir populaire et du socialisme qui est aujourdĠhui ˆ lĠordre du jour.

 

En France, les choses avancent nŽanmoins et MĠHamed a parfaitement eu raison dĠexpliquer, toujours dans la mme rŽunion, que Ç la gauche nĠa jamais eu autant de chances de gagner lĠŽlection prŽsidentielle[6], sauf que le Parti socialiste ne semble pas avoir de rŽelle ambition sociale et Žconomique et que la gauche appara”t incapable de sĠorganiser È[7]. Et cĠest ici mme que nous avons un r™le ˆ jouer, mme sĠil est ˆ la mesure des forces qui sont les n™tres ˆ lĠŽtape actuelle. Nous pouvons et nous pouvons chercher ˆ exprimer de manire consciente ce mouvement inconscient exprimŽ avec constance par les couches populaires depuis 2002, que ce soit dans les urnes ou dans les grandes luttes sociales. Nous sommes ceux qui sont pour aller jusquĠau bout, et le plus rapidement possible, contre la droite. Nous sommes ceux qui sont pour lĠunitŽ des couches populaires et par consŽquent des organisations politiques ou syndicales qui parlent en leur nom. Et nous sommes enfin ceux qui veulent que ces couches sĠorganisent de manire indŽpendante dans le champ politique.

 

Il faut ici revenir encore une fois sur un aspect de notre approche qui est parfois mal compris voire utilisŽ contre nous par nos opposants politiques[8]. A la diffŽrence de la plupart des innombrables sectes dĠextrme gauche, nous ne croyons pas quĠun nouveau parti reprŽsentant les dominŽs puisse tre construit par proclamation ˆ la face du monde. Nous laissons cela aux enfants avec la fable de La Fontaine sur Ç la grenouille et le bÏuf È. Ce que nous croyons, cĠest que ceci ne peut dŽpendre en premier lieu que de luttes sociales dĠune ampleur inŽdite et en second de ruptures au sein des partis existants ou de lĠengagement de secteurs syndicaux. CĠest ce qui se vŽrifie de manire croissante sur le plan international avec la constitution du P-SOL au BrŽsil, dĠun Parti rŽvolutionnaire unifiŽ au VŽnŽzuela, de celle dĠun Parti DŽmocratique du travail en CorŽe, du Parti de Gauche en Allemagne, la rŽ - Žlection du dŽputŽ travailliste exclu Georges Galloway en Grande Bretagne, etc. Il nĠy a quĠaux Pays Bas quĠune ancienne formation mao•ste, trs recentrŽe, a rŽussi une percŽe Žlectorale avec 25 dŽputŽs. Mais les circonstances Žtaient trs particulires puisquĠelle avait ŽtŽ la seule ˆ mener bataille pour le Ç non È au rŽfŽrendum europŽen et quĠil lĠa remportŽ.

 

Par consŽquent, si nous ne Ç roulons È pour personne, nous sommes ouverts ˆ tous et prŽsents partout o cĠest possible. Dans les milieux syndicaux et associatifs en premier lieu, mais aussi parfois dans les grands partis de gauche o nous cherchons ˆ faire vivre une perspective prolŽtarienne mme si les directions de ces partis mnent une politique qui ne nous convient pas ou sont infŽodŽs ˆ la classe dominante via le jeu parlementaire.

 

Ce nĠest toutefois pas un dogme et dans des circonstances particulires, nous pouvons tre amenŽs ˆ soutenir des dŽmarches indŽpendantes, surtout sur un plan local[9].

 

Nous avons donc encore du pain sur la planche, cĠest le moins quĠon puisse dire ! Mais avec 10 ans dĠAssociation populaire dĠentraide, 3 ans de Militant sous sa forme actuelle et pour certains de nos membres jusquĠˆ 35 ans dĠengagement et de fermetŽ rŽvolutionnaire, nous abordons le futur avec confiance et sŽrŽnitŽ.

 

Nous avons confiance parce que nous savons que notre t‰che est rude mais quĠelle est nŽcessaire. Ce que nous avons ˆ faire, personne ne le fera ˆ notre place. Et dans le mme temps non seulement nous nous rŽjouissons des progrs accomplis et des succs (depuis le relogement dĠune famille ou la rŽ - intŽgration dĠun salariŽ licenciŽ jusquĠˆ des choses extraordinaires comme le mouvement contre le CPE) mais nous avons confiance dans lĠavenir.

 

CĠest un point que je souhaiterais dŽvelopper un peu mais qui me para”t dĠautant plus important que nous avons un nombre consŽquent de Ç nouveaux È au sein de Militant depuis la crŽation du cercle de Gennevilliers. Le fait que nous ayons confiance dans lĠavenir est enracinŽ dans notre confiance dans les masses, c'est-ˆ-dire confiance dans le prolŽtariat et dans les couches populaires. A propos de cette confiance certains auteurs ont parlŽ de Ç foi È terme aux consonances religieuses Žvidentes. Notre confiance nĠest pourtant pas du ressort du sentiment religieux dans la mesure o nous ne considŽrons pas les ouvriers comme des dieux, ce qui serait blasphŽmatoire pour les croyants et il faut lĠavouer totalement illusoire dans bien des casÉ Elle nĠa pas non plus dĠaspect mystique dans la mesure o elle ne prend pas naissance dans la croyance mais dans la rationalitŽ. Cette confiance vient de lĠexpŽrience.

 

Ce que nous enseigne cette expŽrience cĠest que ce sont les masses qui font lĠhistoire. CĠŽtait dŽjˆ vrai au moment o la bourgeoisie et ses alliŽs artisans ou paysans ont renversŽ le fŽodalisme et la monarchie. CĠŽtait toujours vrai alors que la bourgeoisie dominait et que les ouvriers et les paysans pauvres ont rŽussi ˆ lui arracher le pouvoir, de La Commune de Paris (1871) ˆ la RŽvolution Russe (1917). CĠest enfin ce quĠont montrŽ les rŽvolutions anti-coloniales, qui resteront lĠŽvnement le plus marquant de la deuxime moitiŽ du XXme sicle, qui ont vu les masses dĠouvriers, de paysans pauvres et de petits bourgeois des villes gagner lĠindŽpendance contre les impŽrialistes et leurs alliŽs locaux. Rappelons-nous ce slogan peint sur les murs dĠAlger au moment de la guerre dĠindŽpendance : Ç le seul hŽro, cĠest le peuple È[10].

 

Je nĠai pour ma part vŽcu que trois mouvements sociaux de grande ampleur : la grve gŽnŽrale des universitŽs en 1986[11], la grve des transports en novembre - dŽcembre 1995 et la mobilisation contre le CPE en 2005. Je crois que toutes les personnes politiquement conscientes ayant participŽ ˆ ce genre de mouvements ont un point commun, elles partagent comme un secret qui serait gardŽ au fond de soi : Ç oui, cĠest possible È. Oui, cĠest possible de lutter et de mobiliser des centaines de milliers voire des MILLIONS de personnes. Oui cĠest possible de GAGNER contre le pouvoir, mme si ce nĠest bien sžr que temporaire.

 

A partir de lˆ il y a deux solutions possibles. Les Žternels dŽsabusŽs, frŽquents dans les milieux de lĠextrme gauche, insisteront sur la fin des mouvements, voire sur les insuffisance ou les Žchecs. Et les autres, ceux qui ont conscience de la valeur du secret quĠils ont appris, auront dŽsormais confiance dans les masses.

 

Ici encore, ceci nĠa rien ˆ voir avec le fait que ces Ç masses È dŽsincarnŽes seraient une sorte de divinitŽ omnipotente et omniscience, rŽgulirement endormie et dont il faudrait attendre le rŽveil, une fois tous les dix ans environ[12]. Ce en quoi nous avons confiance, cĠest en leur capacitŽ dĠagir et dans le rŽsultat de la conjonction entre ce mouvement et notre travail dĠagitation, de propagande et dĠŽducation.

 

Mais ce travail nĠa rien ˆ voir avec une sorte dĠattitude messianique de gens venus prcher un dogme. Car nous avons aussi confiance dans la crŽativitŽ des gens et la capacitŽ des masses ˆ innover de manire constante en terme dĠorganisation. Nous en avons eu des exemples trs concrets ces dernires annŽes avec le caractre dŽsormais incontournable des assemblŽes gŽnŽrales, les coordinations dŽmocratiquement Žlues mais aussi de nouvelles formes comme les syndicats de site[13].

 

En rŽgion parisienne, notre difficultŽ principale tient toujours ˆ lĠirrŽgularitŽ de la participation de nos membres aux rencontres du comitŽ de rŽdaction. Cette situation ˆ des raisons multiples : Žloignement gŽographique, amis dŽbordŽs par leur investissement syndical, problmes personnels. Elle sĠajoute au fait que nos Ç cadres È qui sont eux aussi fort investis portent littŽralement ˆ bout de bras lĠensemble de notre petite structure. Pourtant des possibilitŽs existent, comme lĠa montrŽ lĠarrivŽe dĠOB, militant socialiste disposant dĠune expŽrience consŽquente de travail dans les foyers africains et celle de LH, nouvelle adhŽrente du PS qui nous a rejoint via lĠAssociation populaire dĠentraide et la campagne contre la loi Sarkozy sur lĠimmigration.

 

Concernant lĠassociation – dont chacun sait le r™le dans la naissance de Militant – elle a opŽrŽ un redressement significatif en 2006 avec la rŽussite de la journŽe ˆ la mer (55 personnes) et un dŽbut de re-territorialisation de son action autour de la dŽfense des locataires du 25, rue StŽphenson (Paris 18me). Cette opportunitŽ nĠa toutefois pas ŽtŽ exploitŽe jusquĠau bout, la mollesse de nos adhŽrents sur place se combinant avec un total manque de rŽactivitŽ des cadres de lĠassociation au moment crucial[14].

 

Compte - tenu de nos prioritŽs et de la sociologie parisienne, un enjeu central est ce que nous pouvons faire en lien avec SF, vu ses responsabilitŽs au sein de la CGT commerce et services. Il y a une responsabilitŽ spŽcifique ˆ SF et au reste des parisiens pour trouver des modalitŽs de fonctionnement qui permettront une Ç mise en rŽseau È enfin opŽrationnelle.

 

Sur lĠimportante question de lĠŽducation, nous avons Žcrit et signŽ deux pŽtitions : Ç non au renoncement È contre la fin de la scolarisation obligatoire ˆ 16 ans et Ç pas de zŽro de conduite pour les enfants de trois ans È contre la dŽtection de troubles comportementaux ds le plus jeune ‰ge dans le cadre de la prŽvention de la dŽlinquance.

 

Les partisans de Militant ont ŽtŽ naturellement partie prenante du mouvement contre le CPE et y sont intervenus Žnergiquement par le canal syndical CGT ˆ Paris et Toulon ainsi quĠavec une sŽrie de tracts de masse Militant[15] souvent co-signŽs par nos partenaires de Liaisons[16] et de La Commune[17]. Ces tracts, immŽdiatement mise en ligne sur notre site internet[18], ont commentŽ, quasiment au jour le jour, le dŽveloppement du mouvement et surtout ont proposŽ ˆ chaque Žtape une orientation pour la lutte.

 

A chaque fois, nous avons Žgalement mis lĠaccent sur la nŽcessitŽ de mettre en cause la lŽgitimitŽ du gouvernement anti-social et minoritaire de Chirac – Villepin – Sarkozy. A lĠissue du mouvement contre le CPE, nous avons convoquŽ avec nos partenaires une rŽunion de bilan qui a rŽunit ˆ Paris 35 militants aguerris dont Bernard Teper[19] et le dŽputŽ Marc Dolez, ce qui tŽmoigne de lĠimpact de nos idŽes.

 

En 2006, nos partisans parisiens ont ŽtŽ prŽsents de manire soutenue, via lĠAssociation populaire dĠentraide, dans les manifestations contre la loi Sarkozy II (Ç CESEDA È) et lĠinstauration de Ç lĠimmigration choisie È. Nous avons signŽ lĠappel Ç Uni-e-s contre une immigration jetable È qui rassemblait 350 organisations et participŽ avec des cortges aux manifestations de rue qui se sont tenues en avril, mai et juillet. Cette campagne a ŽtŽ relayŽe Žgalement par nos amis du PCF de La Seyne sur Mer. Ensuite nous avons participŽ au mouvement ˆ lĠoccasion de la circulaire Sarkozy sur les enfants, qui a ŽtŽ un vrai pige tendu aux sans-papiers. AujourdĠhui nos amis de lĠAPE sont signataires de lĠappel unitaire Ç pour une rŽgularisation immŽdiate de tous les sans-papiers È.

 

Enfin, pour la premire fois dans son existence, une partie importante de notre regroupement sĠest impliquŽ de manire soutenue dans des campagnes internes ˆ un parti de gauche : celle contre le trs mauvais projet socialiste[20] puis pour la dŽsignation du candidat ˆ lĠŽlection prŽsidentielle[21]. Nos idŽes sont dŽsormais bien connues dans toute la gauche du parti, de certains fabiusiens au club Forces Militantes auquel plusieurs de nos amis collaborent de manire rŽgulire.

 

Comme lĠa fait remarquer oralement Olivier, aprs le ras-de-marŽe Ç royaliste È nos amis sont dans le PS un peu dans la position de Marranes[22]. La victoire Žcrasante de SŽgolne Royal et lĠisolement des partisans de Laurent Fabius pousse ces derniers ˆ Ç sauver les meubles È et ˆ faire profil bas. Soit Royal perd et il y aura une Ç rŽvolution È au PS, soit elle gagne et ses positions vont tre confortŽes encore davantageÉ jusquĠˆ ce que lĠŽrosion du pouvoir se fasse sentir. Dans le PS, les militants prolŽtariens nĠont donc dĠautre perspective que celle dĠÏuvrer ˆ la constitution dĠun p™le de gauche significatif susceptible de prendre date. Il y a sans doute bien des choses ˆ faire de ce point de vue, comme faire Žmerger un appel ˆ la constitution dĠun club unifiŽ rassemblant tous ceux qui ont menŽ bataille pour un programme social et la dŽsignation de Fabius[23].

 

Cette situation bouchŽe est en grande partie le rŽsultat de lĠimplosion de la Ç gauche antilibŽrale È, par la conjonction entre la scission opŽrŽe par la majoritŽ de la LCR, le refus dĠune candidature MŽlenchon et lĠostracisme des Ç personnalitŽs È envers la candidature de Marie-George Buffet.

 

Si nos amis dans le PCF vont se retrouver relativement ˆ lĠaise durant la campagne Žlectorale, ils auront ˆ se montrer vigilants en cas de victoire, pour que les errements de la pŽriode o le PCF participait au gouvernement Jospin ne soient pas rŽŽditŽs.

 

Dans la LCR, la minoritŽ unitaire cherche ˆ se consolider. CĠest une bonne chose et se mouvement doit tre encouragŽ.

 

RŽflŽchissant ˆ haute voix, je me demande si nous nĠaurions pas intŽrt ˆ prendre lĠinitiative dĠune vaste campagne concernant lĠensemble des secteurs o nous sommes prŽsents et les unifiant, y compris au cours dĠune campagne Žlectorale marquŽe par la division, autour dĠune question cruciale pour lĠimmense majoritŽ des salariŽs (Žlecteurs ou non, dĠailleurs). Ma proposition serait de lancer une pŽtition – qui pourrait interpeller les candidats ˆ la prŽsidentielle mais surtout ceux aux lŽgislatives – sur la question des salaires, prŽoccupation numŽro un des franais. Pourquoi ne pas reprendre la proposition dĠune hausse immŽdiate de 100 Û du SMIC en cas de victoire de la gauche ?

 

Le ralliement ˆ Militant dĠun groupe significatif de personnes ˆ Gennevilliers montre en premier lieu notre capacitŽ dĠattraction, pourvu que nous soyons patients mais audacieux dans le mme temps. Il exprime concrtement ce que nous disons depuis des annŽes : il existe dans les banlieues des grandes villes et en particulier dans le milieu des jeunes issus de lĠimmigration maghrŽbine un potentiel pour dŽvelopper le mouvement populaire. Et dans lĠŽtat actuel des choses, les grands partis de gauche ne captent quĠˆ la marge ce mouvement. De ce point de vue, le travail quĠauront ˆ rŽaliser nos amis de Gennevilliers aura valeur dĠexemple et doit tre soutenu en consŽquence par lĠensemble de notre rŽseau.

 

Comme lĠa notŽ MĠHamed lors de son intervention Ç exister, cĠest exister politiquement È. Pour que les franais dĠorigine immigrŽe existent, ni les strapontins offerts par la bourgeoisie[24] ni le statut dĠ Ç Arabe de service È dans certaines municipalitŽs ne changeront rien. Et le sŽparatisme ne peut que produire des rŽsultats catastrophiques[25]. Il faut quĠils existent en tant que ce quĠils sont, cĠest-ˆ-dire une partie numŽriquement importante et politiquement sans doute dŽterminante de la classe travailleuse de France. Et sur ce point, on ne trouvera nulle dŽmagogie au Militant ni chez ses fondateurs. Depuis des annŽes, nous avons pris – on serait tentŽ de dire Ç malheureusement È - plusieurs longueurs dĠavance sur le reste de la gauche. JĠen donnerais pour preuve ce quĠŽcrivait notre camarade Franck Marsal ds octobre 2000 : Ç la partie jeune et active de la classe ouvrire, les jeunes prŽcaires et les travailleurs immigrŽs, est ˆ lĠextŽrieur des organisations, ne conna”t pas lĠextrme gauche, tout juste le PCF. Pourtant, cĠest elle et elle seule qui peut constituer une base solide sur le long terme pour une force rŽvolutionnaire È[26]. On peut se reporter aussi au texte programme que jĠai Žcrit en 2001[27] et aux documents que nous avons publiŽ dans Praxis ds cette Žpoque. Enfin jĠattire votre attention sur lĠinterview dĠAli Tolu, ouvrier Turc, dans le dernier numŽro de Praxis, o il prononce des phrases trs fortes sur lĠintŽgration, non pas comme assimilation par lĠEtat mais comme insertion dans la lutte des classes.

 

Alors, que nos camarades de Gennevilliers et toutes les personnes qui peuvent tre ˆ leur contact soient assurŽes dĠune chose : non seulement Militant est disposŽ ˆ laisser toute la place aux personnes issues de lĠimmigration mais dĠun certain point de vue lĠexistence de Militant est dŽjˆ un dŽbut de rŽponse ˆ la non reprŽsentation de cette catŽgorie de population sur le terrain politique[28].

 

A Gennevilliers, nous avons de nombreux points trs forts : 1Ħ) la prŽsence de jeunes dŽjˆ aguerris ˆ lĠaction citoyenne ; 2Ħ) la prŽsence dĠun militant ouvrier, conseil municipal reconnu et opini‰tre ; 3Ħ) la prŽsence dĠacteurs associatifs consŽquents, dans le champs de la jeunesse et dans celui du droit au logement. A nous dĠtre vigilants pour ne pas tre happŽs par le petit milieu politicien local[29] mais pour utiliser ˆ fond notre force pour nous tourner vers les secteurs dŽlaissŽs de la population. Comme le disait un participant ˆ la rŽunion publique : il faut aller voir tous le monde, les mŽmŽs comme les jeunes qui fument leur pŽtard.

 

En 2008, nous aurons la responsabilitŽ de nous impliquer au maximum pour la rŽussite de la liste unitaire Ç Gennevilliers pour tous È[30] et la rŽ - Žlection de notre conseiller municipal Taoufik Halem. Nous pouvons mme espŽrer que Ç Gennevilliers pour tous È qui dispose de deux conseillers sortants rŽussisse une percŽe Žlectorale encore plus spectaculaire. Pour cela nous devons dĠune part adopter une tactique faisant jouer les contradictions au sein de lĠŽquipe municipale[31] et surtout nous orienter rŽsolument vers les couches les plus dŽfavorisŽes, 50 % de lĠŽlectorat ne sĠŽtant pas dŽplacŽ ˆ lĠŽlection municipale prŽcŽdente.

 

Notre petit rŽseau Militant compte quelques syndicalistes CGT, CFDT et FSU. Nous sommes prŽsents dans les secteurs professionnels du commerce et des services, des arsenaux, du mŽtro et chez les personnels administratifs de lĠŽducation nationale. Tous nos partisans sont en charge de responsabilitŽs locales, dŽpartementales voire nationales. Un dĠentre eux a ŽtŽ dŽlŽguŽ au congrs confŽdŽral de la CGT. CĠest un point extrmement important pour lĠavenir. Le syndicalisme, malgrŽ tous ses dŽfauts, est en effet la seule forme dĠorganisation de masse qui rassemble les gens sur une base de classe : lĠappartenance au salariat et la nŽcessitŽ de se dŽfendre face aux employeurs. Dans lĠŽtat actuel des choses, nous nĠaurons gure les moyens de faire beaucoup mieux mais nous devons faire en sorte que lĠensemble de nos publications reflte encore mieux lĠactivitŽ syndicale de nos partisans et la vie au travail dans les secteurs concernŽs. Nous devrons avoir collectivement la rŽactivitŽ nŽcessaire pour profiter de toutes les opportunitŽs qui pourraient se prŽsenter : congrs syndicaux, luttes sociales exemplaires, Žlections professionnelles, etc.

 

MalgrŽ nos faibles forces et notre fort investissement dans les mouvements sociaux, nous nĠavons pas nŽgligŽ la lutte sur le front des idŽes. 2006 a vu la poursuite de la diffusion du numŽro de Praxis sur les classes moyennes (ŽditŽ en novembre 2005) et la parution dĠun numŽro diversifiŽ abordant quelques unes des principales problŽmatiques qui nous intŽressent : le rassemblement de la gauche radicale, la rŽflexion sur les nouvelles formes dĠorganisation et de formation de la conscience entre autres chez les jeunes[32], le militantisme dans les catŽgories ouvrires du secteur privŽ et lĠimmigration, la relation entre socialisme et islam. Sur le site www.le-militant.org, nous avons poursuivi notre polŽmique rŽcurrente avec les petits groupes se voulant rŽvolutionnaires mais sĠenfermant dans des postures sectaires.

 

Sur le plan des relations internationales, lĠannŽe 2006 aura ŽtŽ marquŽe par une prise de contact avec lĠensemble des forces politiques, syndicales et associatives combatives au Maroc et en particulier Annahj Addimocrati (Ç la voie dŽmocratique È) et lĠUMT Rabat – SalŽ – TŽmara. Nous avons pu rendre rŽgulirement compte sur notre site internet des principales grves et prises de positions syndicales et relayer les appels ˆ la solidaritŽ auprs de nos contacts syndicaux en France. A plusieurs reprises, le site de la CGT de lĠArsenal de Toulon a relayŽ de telles informations et la CGT commerce et services de Paris sĠest impliquŽe concrtement dans la solidaritŽ avec les grŽvistes de lĠh™tel Diwan ˆ Rabat, qui fait partie du groupe Accor. Par ailleurs, nos amis Žditant le bulletin Ç RŽunification syndicale È dans la FSU le font parvenir aux dirigeants du syndicat UMT des Žtablissements franais au Maroc. Notons enfin quĠAbdellah El Harif, secrŽtaire national dĠAnnahj Addimocrati, fait partie de la Ç Socialist Discussion list È (Ç liste de Discussion socialiste È) impulsŽe par nos amis britanniques sur internet. Annahj ayant un reprŽsentant officiel en France, nous devrons lui proposer de rejoindre de manire permanente notre Žquipe.

 

La croissance de la frŽquentation de notre site a Žgalement gŽnŽrŽ un certain nombre de contacts prometteurs, comme avec le groupe Izquierda Revolucionaria (Ç Gauche rŽvolutionnaire È[33]) en Espagne ou des militants en Allemagne.

 

Notre ami DL a quant ˆ lui fait un sŽjour en Argentine, pays quĠil conna”t fort bien, durant lequel il a pris contact avec un certain nombre dĠassociations de quartiers et de mouvements populaires. Ces opportunitŽs restent ˆ exploiter.

 

Pour finir, nous avons dŽsormais un correspondant permanent dans un pays clŽ pour la situation internationale, mais ces informations ne pourront tre donnŽes quĠoralement.

 

LĠan passŽ nous Žvoquions une certaine exaspŽration quant ˆ la lenteur des progrs rŽalisŽs dans la collaboration avec nos partenaires internationaux traditionnels. Nous Žvoquions mme la possibilitŽ dĠun rapprochement avec la Tendance Internationale Marxiste. A y rŽflŽchir plus soigneusement, cette hypothse Žtait sans doute trs prŽmaturŽe. Concernant nos partenaires, nous avons constatŽ avec regret la distension des liens entres les britannique et les nord amŽricains. Elle rŽsulte de deux problmes : 1Ħ) le soutien implicite des amŽricains ˆ la direction du SSP Ecossais dans le conflit avec son leader Tommy Sheridan ; 2Ħ) lĠexclusion de John Reiman. Sur le premier point, les britanniques et moi avons ŽtŽ trs choquŽs par les arguments moralisateurs et puritains avancŽs[34] et surtout par le fait que les dirigeants du SSP aient acceptŽ de tŽmoigner contre leur leader au tribunal. Concernant John Reiman, la direction amŽricaine a fait part de son incapacitŽ de poursuivre une collaboration avec quelquĠun mettant sans cesse en avant des dŽbats Ç abracabrantesques È comme dirait Chirac[35], alors que les britanniques insistaient sur la nŽcessitŽ absolue du libre dŽbat sans tabou entre camarades. La consŽquence de tout ceci a ŽtŽ le lancement par les anglais de la Socialist Discussion List. Celle-ci sĠest dŽveloppŽe de manire extrmement rapide et a dŽsormais des contributeurs aux USA, en Grande Bretagne, Irlande, France, Allemagne, au Maroc et en Afrique du Sud, au Pakistan, Inde et au Sri Lanka. Je profite de lĠoccasion pour inviter ceux dĠentre nous qui comprennent lĠanglais Žcrit ˆ sĠy abonner.

 

Inutile de dire lĠimportance de tout ceci dans le contexte international de Ç mondialisation È. Sans se fixer dĠobjectifs irrŽalistes, je crois quĠil est possible pour nous, franais, dĠutiliser ce rŽseau de manire beaucoup plus efficace que nous ne lĠavons fait jusquĠˆ prŽsent. Nous pourrions en particulier veiller ˆ traduire les articles les plus importants selon la situation ou nos prŽoccupations, voire proposer ˆ certains de nos amis dĠtre des correspondants de Militant dans leurs pays respectifs.

 

En 2006, lĠaudience de nos idŽes ˆ continuer ˆ cro”tre de manire rŽgulire. Le premier tŽmoin en est la frŽquentation du site Militant, continuellement ˆ la hausse[36]. Mme si le tirage de nos publications papier reste trs limitŽ[37], nous avons vendu la quasi-totalitŽ des numŽros de Militant et les 2/3 des tirages de Praxis (qui a lĠavantage de ne pas se pŽrimer). Concernant notre liste de diffusion par mail, elle atteint dŽsormais 3 300 adresses.

 

Pour terminer, je voudrais Žcrire quelques mots au sujet dĠune initiative dont chacun doit mesurer la portŽe : le 10me anniversaire de lĠAssociation populaire dĠentraide. Certes lĠAPE est une chose et Militant autre chose[38]. Pourtant, non seulement lĠassociation est directement ˆ lĠorigine de notre existence mais cĠest lĠensemble de ce que nous reprŽsentons qui sera jugŽ par la rŽussite ou non de lĠinitiative du 10me anniversaire. Et puis 10 ans, ce nĠest pas rien ! Cˆ se fte ! DĠautant que pendant ces 10 ans, qui ont connu des hauts et puis pas mal de bas, nous avons un petit noyau[39] qui a rŽsistŽ et qui sĠest accrochŽ, y compris dans les circonstances les plus difficiles, parce quĠil avait confiance dans ses idŽes, cĠest-ˆ-dire confiance dans les masses. Alors, je propose que cette initiative du 10me anniversaire, qui laissera une place ˆ tous les fronts de lutte dans lesquels nous sommes engagŽs[40], soit lĠoccasion dĠune mobilisation gŽnŽrale et la prioritŽ totale de notre rŽseau pour le mois et demi ˆ venir.

 

 

 

 



[1] Dont font bien sžr partie non seulement les ouvriers, employŽs et Ç professions intermŽdiaires È mais Žgalement les personnes exclues du marchŽ du travail par le ch™mage et les jeunes qui, en formation ou pas, sont amenŽs ˆ essayer de sĠy intŽgrer.

[2] Ce qui est le cas – et cĠest une excellente chose si on ne sĠy limite pas – des intellectuels, des Žtudiants, etc.

[3] A lĠŽtranger, dans dĠautres contextes sociaux et politiques, ce peuvent tre les idŽes de Ç lĠislamisme È ou de lĠethnicisme dŽbridŽ, les deux se cumulant aujourdĠhui en Irak par exemple.

[4] La Ç guerre au terrorisme È

[5] Manifeste du parti communiste, fin du chapitre I (1948)

[6] CĠest cette analyse, dŽveloppŽe depuis 2002 par les fondateurs de Militant, qui fonde notre rapprochement avec dĠautres bulletins et organisations au sein dĠun Ç intergroupes È : Liaisons, CCI-T, La Commune.

[7] Comme lĠa notŽ la presse locale, cette vision cĠest immŽdiatement heurtŽe ˆ une riposte du reprŽsentant de la municipalitŽ (PCF) qui estime que Ç la gauche nĠa jamais ŽtŽ aussi mal È. Un moyen commode de se dŽdouaner de ses propres responsabilitŽs dans le refus obstinŽ de combattre frontalement Chirac-Raffarin (puis Villepin) et Sarkozy, y compris aprs la victoire du Ç non È au TraitŽ constitutionnel europŽen en juin 2005.

[8] A lĠimage de Patrice Leclerc, conseiller gŽnŽral et conseiller municipal PCF Ç refondateur È qui a cherchŽ ˆ nous faire passer pour des agents de la direction du PS alors que cĠest lui – qui dĠautre ? - qui a soutenu la participation communiste au gouvernement Jospin et qui tient ses mandats Žlectifs dĠaccords avec les socialistes.

[9] CĠest le cas flagrant ˆ Gennevilliers, mairie dirigŽe par la gauche PCF-PS depuis des dŽcennies dont les reprŽsentants sont coupŽs des couches populaires immigrŽes.

[10] Comme chacun sait, la cause indŽpendentiste a ŽtŽ confisquŽe par les bureaucrates du FLN et lĠarmŽe des frontires. Mais celle-ci nĠa pratiquement jouŽ aucun r™le durant la guerre.

[11] SyndiquŽ ˆ lĠUNEF ID, jĠai eu le privilge dĠtre un des 100 Žlus Žtudiants ayant appelŽ ˆ cette grve qui fit un mort (Malik Oussekine) et fut victorieuse, avec le rejet du projet de loi et la dŽmission du ministre des universitŽs.

[12] CĠest le cas de certains anarchistes ou de courants de lĠultra-gauche dont on se demande au fond les motivations ˆ la poursuite de lĠexistence. Les plus consŽquents ont tout abandonnŽ pour Žcrire des livres.

[13] Cf. Ali Tolu Ç entretien avec un ouvrier rŽvolutionnaire È in : Praxis nĦ 7, 2006

[14] Incendie fin aožt et relogement ˆ lĠh™tel des rŽsidents des 4e et 5e Žtage.

[15] Y compris repris parfois sur le site de la CGT de lĠarsenal de Toulon

[16] Influents dans le PS et la FSU, en particulier dans le dŽpartement de lĠAllier et en Auvergne

[17] Influents dans le Val de Marne avec un conseiller municipal ˆ Alfortville et dans la CGT culture.

[18] Dont la frŽquentation a bondi jusquĠˆ 9 000 visiteurs au mois de mars 2006

[19] PrŽsident de lĠUnion des familles la•ques

[20] Nous avons ralliŽ environ 10 % de votes Ç contre È dans les sections o nos amis Žtaient prŽsents et Forces Militantes 6 000 Ç contre È sur le plan national

[21] Bien que marginalisŽ par lĠeffet SŽgolne Royal, Laurent Fabius qui a dŽfendu un programme clairement ˆ gauche a rassemblŽ 32 000 voix, ce qui est considŽrable (la moitiŽ du PCF pour donner un ordre de grandeur).

[22] Juifs espagnols du Moyen Age, convertis de force mais continuant ˆ pratiquer leurs rites en secret.

[23] Rassembler ˆ gauche, Trait dĠUnion, RŽnover dans la fidŽlitŽ, Forces Militantes.

[24] Voir le sort dĠ Azouz Beggag au sein du gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy. On sera quand mme tentŽ de dire que cĠest bien fait pour lui, car il ne pouvait pas ignorer dans quoi il sĠembarquait.

[25] Il ne peut que contribuer au renvoi de chacun dans sa petite case en fonction du facis : cĠest le nŽgatif du racisme de la sociŽtŽ envers les minoritŽs.

[26] http://www.le-militant.org/praxis/lettreouverteGR.htm

[27] LĠimmigration, un ŽlŽment essentiel pour une stratŽgie de changement

 http://www.le-militant.org/praxis/immi.htm

[28] Nous nĠavons sans doute pas ŽtŽ assez explicites lˆ-dessus lors de la rŽunion publique ˆ Gennevilliers.

[29] Principalement la municipalitŽ et son satellite Alternative citoyenne

[30] Initialement un bloc entre des militants associatifs et la LCR

[31] Dont des Žlus ont donnŽ la preuve de leur intŽrt pour les idŽes de Militant, ainsi quĠune part de lĠappareil administratif municipal.

[32] Avec une contribution inŽdite et exclusive du cŽlbre sociologue Philippe Corcuff.

[33] http://www.marxismo.org

[34] La place manque ici pour dŽvelopper. En deux mots : la presse ˆ scandale, de droite bien sžr, a accusŽ Tommy Sheridan, dŽputŽ europŽen et figure de proue du Parti socialiste Žcossais, de frŽquenter des bo”tes ˆ partouzes.

[35] John, que je connais depuis 12 ans, est un militant ouvrier de grande valeur, cŽlbre dans les milieux syndicaux amŽricains pour son r™le dans la grve sauvage (illŽgale aux USA) des charpentiers de Chicago en 1999. Il a malheureusement un faible prononcŽ pour les thŽories du complot, une attirance morbide pour les dŽbats sur lĠantisŽmitisme, etc.

[36]

 

janv

fŽvr

mars

avri

mai

juin

juil

aožt

sept

octo

nove

dŽce

2005

 

 

 

 

 

 

3776

3282

3750

5374

5417

5431

2006

6098

6766

9300

6426

6962

6741

4207

5430

6619

7830

7699

8973

 

[37] Elles sont avant tout destinŽes au public de notre pŽriphŽrie sympathisante, qui lit peu et nĠa pas accs ˆ internet (Militant) ou qui est trs politisŽ et a besoin dĠarguments dŽveloppŽs (Praxis).

[38] Mme si pour des raisons techniques de commoditŽ, les finances de Militant – nettement sŽparŽes – transitent encore par le compte de lĠAPE, association loi de 1901.

[39] JĠapporte ici un salut trs explicite ˆ nos amis Dominique et Ouarda, sans lĠabnŽgation desquels nous ne serions sans doute pas ensemble aujourdĠhui.

[40] Politique, syndicalisme, immigration avec la participation attendue de nos amis Taoufik Halem (conseiller municipal ˆ Gennevilliers), StŽphane Fustec (secrŽtaire adjoint de lĠUS CGT commerce et services Paris) ainsi quĠAli Tolu (syndicaliste CGT du b‰timent, militant de lĠimmigration) et Marc Dolez (dŽputŽ socialiste de Douai).