Brèves extraites du n°4 (mars 2004)

 

 

LE BEC DANS L’EAU

 

L’ACCORD entre le DAL et Borloo pour le relogement de 231 familles «prioritaires» (*) a visiblement fait long feu. Le 28 décembre, soit deux mois plus tard, l’association n’aurait reçu que 15 propositions de relogement. La date butoir convenue était le 25 décembre. Une centaine de militants se sont donc rassemblés devant l’Hôtel Crillon, place de la Concorde, pour dénoncer les promesses non tenues. Ils ont tenté de pénétrer dans cet hôtel de luxe, sans y parvenir car les gendarmes mobiles se sont rapidement interposés. Le DAL a déployé une banderole réclamant l’«application de la loi de réquisition». Quelques jours plus tard, ils ont installé un campement au Champs de Mars, lui aussi promptement évacué.

 

informations : AP

 

(*) Cf. Militant n°3 «le DAL sert la soupe à Borloo»

 

CHIRAC POUR DES REQUISITIONS

 

DIMANCHE 1er février, l’Abbé Pierre et Martin Hirsch, président d’Emmaüs-France, ont été reçus par Chirac à l’Elysée. Selon ce dernier, le président aurait déclaré qu’il était favorable à la «réquisition» d’habitations vacantes, rappelant qu’il avait recouru à cette procédure à l’époque où il était maire de Paris.

 

ABBE PIERRE : LE RETOUR

 

Cinquante ans après «l’insurrection de la bonté» de 1954, l’Abbé Pierre a lancé un nouvel appel en faveur des plus démunis. Si la situation du logement est toujours déplorable, les solutions de l’Abbé Pierre, basées sur la charité, n’ont pas évolué non plus...