18/04/2005

photo Indymedia
Une délégation de l’Association populaire d’entraide (APE) a participé au rassemblement convoqué lundi 18 avril rue de Provence, devant l’hôtel Paris-Opéra. Dans la nuit du 14 au 15, cet établissement a été totalement dévasté par le feu, le bilan étant à ce jour de 20 morts, dont une bonne moitié d’enfants. C’est le pire drame causé par un incendie depuis au moins trente ans. Mais au delà des faits, ce qui choque le plus c’est qu’il a touché des familles misérables, quasiment toutes d’origine étrangère, placées là par les services sociaux. L’horreur de l’incendie met cruellement en lumière le sort réservé aux plus démunis, aux mal-logés et aux demandeurs d’asile. Il rend insupportable un jour de plus la poursuite d’une politique consistant à payer des chambres dans des hôtels minables (et à des coûts prohibitifs) plutôt que de construire des logements décents pour tous ceux qui en ont besoin. De ce point de vue, la responsabilité de l’Etat est fondamentale dans ce qui vient d’arriver, au delà des causes conjoncturelles de l’incendie. C’est sans doute pourquoi ce qui aurait pu n’être qu’un épouvantable fait divers a pris une dimension nettement politique. C’est aussi la raison de la présence d’une foule de plus de 500 personnes qui a totalement rempli la rue de provence le 18 avril. Parmi les présents, très émus, se trouvaient de nombreux militants du DAL, du MRAP, de la Coordination des travailleurs sociaux pour le droit au logement. Les responsables présents se sont exprimés devant les média, pointant le caractère inacceptable du sort réservé aux familles immigrées. Mais un sentiment d’insatisfaction demeure, Dominique Cornet de l’APE déplorant le « manque de perspectives » offertes par les organisations après un tel drame.
Voir aussi :
- Manifestation à Paris contre les expulsions sans relogement (13/03/2005)