La Voie Populaire n°32 (août 2002)
RENCONTRE AVEC
L'ADJOINT AU LOGEMENT DU 18ème ARRONDISSEMENT
Lundi17 juin, Ouarda Yahi et Gwenola Martin de l’Association populaire d’entraide ont rencontré Michel Neyreneuf, adjoint au Maire du 18ème arrondissement chargé de la question du logement.
Cette rencontre fait suite à un échange de courrier avec M. Neyreneuf, celui-ci ayant répondu à plusieures familles mal-logées qu’il refusait de les recevoir individuellement. Au nom de l’Association populaire d’entraide, R. Debord a donc demandé un entretien afin de pouvoir avoir une discussion globale sur les cas soumis.
Recevant Mlles Martin et Yahi, l’adjoint au maire du 18ème a souhaité avant tout leur exposer les changements intervenus depuis l’avènement de la nouvelle équipe municipale de gauche à Paris.
M. Neyreneuf a prétendu que les pressions en faveur de tel ou tel dossier n’étaient plus les bienvenues et que même les courriers des élus finissaient régulièrement «à la corbeille». Pour lui, il n’y a plus de problème dans la mesure où tous les dossiers sont examinés à égalité, devant une commission travaillant dans la transparence.
Dans ce cadre, le rôle des associations de défense des mal-logés peut, tout au plus, être de réaliser des «signalements» de situations délicates qui sont e nsuite transmis à la mairie. C’est ce que n’a pas manqué de faire le 17 juin la délégation de l’Association populaire d’entraide qui a remis a M. Neyreneuf une liste des cas défendus. Comme c’est normal, une discussion un peu plus précise a d’ailleurs eu lieu sur les immeubles posant des problèmes collectifs : 24 rue Laghouat, 25 rue Stéphenson...
Ceci étant, et malgré les relations relativement correctes établies avec une Mairie d’arrondissement dont les pouvoirs en matière de logement sont bien minces, le rôle dévolu aux associations reste pour le moins restreint.
D’ailleurs, ni DAL, ni la CNL ni l’Association populaire d’entraide ne siègent à la commission d’attribution : la seule association qui y est présente a été désignée par la municipalité. C’est en l’occurence l’association Paris Goutte d’Or dont le responsable était Michel Neyreneuf jusqu’à ce qu’il deviennent adjoint au maire (PS) du 18ème arrondissement. Comme dirait l’autre, on est jamais si bien servi que par soi-même !
On peut donc dire que même si l’on peut faire crédit à la mairie centrale comme aux mairies d’arrondissement dirigées par le PS de chercher sincèrement à rompre avec le clientélisme de l’époque Tibéri, de sérieuses zones d’ombre demeurent.