APRES LE SUCCES CONTRE LE CPE, QUELLES PERSPECTIVES POUR CHASSER CHIRAC-VILLEPIN-SARKOZY ET LEUR REGIME ?

 

Procs verbal de la rŽunion-dŽbat du samedi 29 avril 2006 (Paris AGECA)

A lĠappel du Club Liaisons Socialisme RŽvolution DŽmocratie, de Militant, de La Commune et du CCI (T)

 

DĠaprs les notes dĠOlivier Delbeke

 

NB. Il nĠy a pas eu dĠenregistrement : il sĠagit donc dĠun rŽsumŽ des propos tenus et non de leur retranscription.

 

 

Introduction par Vincent PrŽsumey (CLSRD).

 

A lĠissue des deux mois de luttes contre le CPE, la question du pouvoir se pose en France : quelle classe sociale doit diriger la sociŽtŽ ?

 

Les groupes appelant ˆ cette rŽunion ont agi en commun et sŽparŽment dans la perspective de la grve gŽnŽrale et de la manifestation centrale contre le pouvoir comme moyens pour venir ˆ bout de lĠoffensive gouvernementale et patronale de destruction du Code du travail.

 

Le sentiment est rŽpandu, sur la base de cette expŽrience de la lutte, parmi les travailleurs et les jeunes du besoin dĠune reprŽsentation politique capable dĠaller dans ce sens.

 

Ainsi se trouve posŽe la question : que mettre au pouvoir ?

Aussi se trouve posŽe la question de ce que lĠon peut faire ensemble.

 

La discussion de la sŽance sera prise en notes par Olivier en vue de rŽdiger un PV qui sera diffusŽ aux participants.

 

DŽbut de la discussion avec un tour de table de prŽsentation des organisateurs de la rŽunion.

 

PrŽsentation de la Lettre de Liaisons/CLSRD :

il sĠagit dĠun groupe de militants, le Club Liaisons Socialisme RŽvolution DŽmocratie, membres de divers partis de gauche, investis syndicalement CGT, FSU ou SUD qui Žditent depuis  fŽvrier 2001 un bulletin Žlectronique, diffusŽ par mail et accessible sur le site web http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/index.html. LĠorientation de ce bulletin est de poser la question du pouvoir ˆ partir de la question de la dŽmocratie et du besoin dĠune reprŽsentation politique des travailleurs, fidle aux intŽrts de ceux-ci.

 

PrŽsentation de Militant :

Il sĠagit dĠun regroupement de militants agissant en direction des couches populaires et surexploitŽes, investis principalement dans le PS, le PCF, la CGT et la FSU. Ils se dŽfinissent comme des militants autogestionnaires voulant dŽvelopper lĠorganisation et la conscience des travailleurs ˆ partir de la mobilisation pour les revendications matŽrielles comme, par exemple, la question de la loi CESEDA et des sans papiers pour les couches immigrŽes ou issues de lĠimmigration. Ils agissent ˆ travers lĠAssociation Populaire dĠEntraide (APE) et animent le site www.le-militant.org.

 

Intervention dĠune amie de Militant et de lĠAPE :

Elle dŽnonce la violence des attaques anti-sociales subies par les couches les plus vulnŽrables parmi les salariŽs : CESEDA, loi de cohŽsion sociale, rŽpression contre les jeunes lycŽens et Žtudiants ˆ lĠoccasion du mouvement contre le CPE, mesures contre les ch™meurs.

 

PrŽsentation du groupe La Commune par Daniel Petri :

Il repart de lĠexclusion du CCI du PT en 1992 de 4 membres du CC. Ces militants et leurs camarades ont voulu rompre avec le sectarisme quĠils avaient constatŽ au sein du CCI du PT.

La Commune est la section franaise de lĠUnitŽ Internationale des Travailleurs-Quatrime Internationale, issue de la crise du courant trotskyste ÒmorenisteÓ. Leur site est http://www.lacommune.org . Les militants de La Commune sont actifs dans les syndicats CGT, FSU, FO ou SUD. Sur Alfortville, ils animent le CCSA (ComitŽ Ch™meurs et SalariŽs dĠAlfortville) qui dispose dĠun Žlu au conseil municipal de la localitŽ. Daniel illustre leur orientation de masse par la campagne rŽalisŽe pour la dŽfense des Archives nationales qui a ŽtŽ rŽcemment victorieuse.

 

PrŽsentation du CCI(T) par Jean Ribes :

Le ComitŽ Communiste Internationaliste (trotskyste) est issu du courant formŽ par les militants exclus avec StŽphane Just du PCI en 1984. Ces militants avaient formŽ le groupe Combattre Pour le Socialisme. En 1997, ˆ la mort de StŽphane Just, le groupe a ŽclatŽ en plusieurs groupes rivaux ˆ la suite de scissions ˆ rŽpŽtition.  Les militants ayant formŽ le CCI(T) se sont organisŽs, ˆ lĠorigine, en fraction publique pour redresser CPS. ArrivŽs ˆ la conclusion que ces scissions ont ŽtŽ le fruit du dŽfaitisme, notamment marquŽ par la fin de lĠURSS. Ils Žditent le bulletin Ç Combattre pour en finir avec le capitalisme È et leur site Web actuel est http://perso.numericable.fr/~fraccps/  Ils ne se considrent pas comme le noyau du Parti, ils veulent sĠouvrir et rassembler les militants ouvriers qui cherchent une issue rŽvolutionnaire. Pour ce faire, ils se rŽclament de la tradition du Parti BolchŽvik qui, contrairement ˆ la lŽgende des bourgeois et des staliniens, Žtait un parti vivant dans lequel les discussions Žtaient libres, vives et fraternelles. Il faut revenir ˆ cette tradition.

 

La discussion :

 

Vincent PrŽsumey (CLSRD):

La situation actuelle est insupportable pour des millions de gens dans ce pays, ainsi que lĠont illustrŽ les Žmeutes de banlieue de novembre 2005, ainsi que le tŽmoignage de la camarade du Militant lĠa rapportŽ ˆ propos des salariŽs soumis ˆ la prŽcaritŽ et au ch™mage et aux bas salaires.

 

Comment analyser le retrait du CPE ? CĠest un succs, une victoire des jeunes et des travailleurs. Rappel : lĠobjectif initial du gouvernement Žtait de dŽtruire le Code du travail pour mai-juin 2006. LĠampleur de la mobilisation des jeunes contre le CPE a contraint les directions syndicales ˆ sĠaligner sur le mot dĠordre de retrait du CPE, mais ces dernires nĠont jamais voulu aller plus loin contre le CNE, la Loi dĠEgalitŽ des Chances, le CESEDA et contre le gouvernement. A titre dĠexemple, les lettres envoyŽes ds le 5 avril au matin par les dirigeants de la CGT, au nom de lĠIntersyndicale, en direction des Žlus UMP, Žtaient une faon de remettre en selle lĠUMP, son groupe parlementaire et Sarkozy.

DĠici 2007, cela ne peut pas tre calme mme si tous les appareils politiques et syndicaux veulent enfermer les mobilisations sociales dans le carcan de la prŽparation des Žlections prŽsidentielles.

 

Jean Ribes (CCI(T)) :

A propos de savoir sĠil sĠagit ou non dĠune victoire, il rappelle que la question a ŽtŽ abordŽe dans le mouvement Žtudiant. Il faut prendre la mesure de la victoire ˆ partir des enjeux politiques en cause. Le mouvement contre le CPE a fait Žclater les fissures au sein du gouvernement gaulliste, en cela cĠest un Žchec mortel pour celui-ci. CĠest cela la victoire des Žtudiants. Donc, succs revendicatif : oui. Victoire politique : oui !

Les dirigeants syndicaux ont ŽtŽ obligŽs de reprendre le mot dĠordre de Ç retrait du CPE È alors que ce nĠŽtait pas leur intention initiale qui les portait plut™t vers la nŽgociation pour amender ou amŽnager le CPE.

 

Maintenant, il faut continuer avec la mme mŽthode. Ainsi sur le CESEDA, exiger le retrait. Point.

 

Emile Fabrol (NGC-PromŽthŽe) :

Selon lui, il nĠy a eu ni dŽbordement du social vers le politique, ni dŽbordement du CPE sur le CNE. Il pose la question : pourquoi le CNE est-il passŽ comme une lettre ˆ la poste ? Ce mouvement a retrouvŽ le cÏur de la lutte de classe. Depuis 1995, et le coup dĠarrt au plan JuppŽ sur lequel on avait obtenu une victoire partielle avec la suspension de la mesure de relvement des annuitŽs de cotisations des fonctionnaires,  on a ŽtŽ de recul en recul dont celui de 2003. Lˆ, on a assistŽ ˆ deux dŽfaites successives de la bourgeoisie : en 2005, sur le referendum du TCE, en 2006 sur le CPE.

 

La situation prŽsente est insupportable pour les travailleurs eu Žgard ˆ la situation qui leur est faite par la bourgeoisie et le gouvernement. Mais la situation est tout aussi insupportable pour le gouvernement qui ne rŽalise pas ses objectifs et rencontre lĠobstacle de la mobilisation des jeunes et des travailleurs. 

 

Raymond Debord (Le Militant) :

Il ne faut pas nuancer sur lĠapprŽciation de lĠissue du mouvement : cĠest une victoire ! Comment on est arrivŽ au succs ? Par la mobilisation sur un objectif simple et clair : le retrait du CPE. A partir de cette base claire et de la largeur du soutien ˆ cet objectif, la dynamique de la mobilisation a abouti ˆ la mise en cause du pouvoir.

 

Daniel Petri (La Commune) :

La premire victoire remportŽe a ŽtŽ celle sur les appareils : on les a obligŽs ˆ reprendre Ç retrait du CPE È, ˆ la diffŽrence de 2003 o tout avait ŽtŽ cadenassŽ sur Ç la rŽforme nŽcessaire et inŽluctable, le diagnostic partagŽ, la nŽcessitŽ dĠŽlaborer des solutions alternativesÉ È. Les jeunes ont ŽtŽ utilisŽs par leurs parents comme les cheminots de 1995 avaient ŽtŽ utilisŽs par les autres salariŽs.

LĠampleur de la mobilisation a interdit la nŽgociation de lĠapplication du CPE. Ce mouvement constitue un frein mis au processus dĠintŽgration et de dislocation des syndicats.

LĠobjectif du gouvernement et du patronat Žtait la remise ne cause du Code du travail au nom de lĠindividualisation opposŽe aux droits collectifs, communs ˆ tous.

Si la grve gŽnŽrale avait pu se rŽaliser, tout le reste aurait suivi : CNE, CESEDA, etcÉ

Maintenant, nous nĠattendons pas 2007 et nous nĠattendrons rien de 2007. On peut pronostiquer que Ç la bombe Clearstream È va exploser. Ce qui est aussi un des effets du mouvement, des tensions et rivalitŽs quĠil a occasionnŽs au sein du gouvernement et de la droite.

 

Au regard de tous ces ŽlŽments : cĠest une victoire pour les masses.

 

Claude Monnier (CLSRD) :

Reprend dans le sens dĠune modŽration de la portŽe de la victoire car tout reste en place : le gouvernement, le CNE, la Loi sur lĠEgalitŽ des Chances, etcÉ

 

Etienne (CCI(T)) :

Souligne que sĠil y a eu victoire, par contre les appareils nĠont pas ŽtŽ submergŽs mais quĠils ont pu continuer ˆ Ïuvrer pour protŽger le gouvernement et empcher la rŽalisation de la grve gŽnŽrale.

 

Ainsi, il faut prendre en compte le r™le de LO et de la LCR au sein de la Coordination Žtudiante pour empcher la reprise de la revendication dĠinterpellation des directions syndicales pour quĠelles appellent ˆ la grve gŽnŽrale.

 

Franck Labrasca (ex militant LO depuis un mois, syndiquŽ SNESUP) :

Apporte un Žclairage sur lĠampleur du mouvement au vu de la rŽaction des institutions universitaires face au CPE. Les CA des universitŽs ont votŽ Ç contre le CPE È du fait de lĠampleur du mouvement. La question du LMD est toujours posŽe : cĠest celle de lĠasservissement des universitŽs au patronat, aux exigences europŽennes du patronat.

A la fin du mouvement, se posent la question des examens de 2007 : quelles seront les modalitŽs de passage de ces examens ?

 

Olivier Delbeke (CLSRD) :

Rappelle la formule de Marx dans le Manifeste communiste : Ç de temps ˆ autre, les travailleurs sont victorieux, mais leur triomphe est ŽphŽmre. Le vrai rŽsultat de leurs luttes, ce nĠest pas le succs immŽdiat, mais lĠunion de plus en plus Žtendue des travailleurs È. Depuis 1995, en dŽpit des expŽriences de luttes, on nĠassiste pas ˆ un mouvement massif vers les syndicats car les appareils font tout pour sĠy refuser. Des couches militantes qui expŽrimentent telle ou telle organisation en retirent une certaine dŽception, dĠo il rŽsulte un mouvement de turn-over, de mŽfiance. Les syndicats ne peuvent pas, ˆ lĠŽtape prŽsente, tre la propriŽtŽ des travailleurs car les directions font tout pour en garder Žtroitement le contr™le.

Cela se retrouve au plan politique avec une place Žlectorale incontournable et maintenue de tous les appareils (PS et PCF) accompagnŽs par des appareillons (LO et LCR) mais sans mouvement massif dĠadhŽsion comme en 1936 ou 1945.

Il y a besoin dĠaider ˆ la construction de lĠorganisation des travailleurs, sur tous les plans, notamment politique et syndical, pour prŽparer les Žtapes suivantes de la lutte.

 

Vincent PrŽsumey (CLSRD) :

Fait la proposition dĠune forme organisŽe, sans renoncer aux identitŽs respectives des groupes ayant agi en commun. Pose la question de ce que nous souhaitons tous, pour continuer ˆ agir dans le sens de ce qui a ŽtŽ fait depuis le meeting du 4 fŽvrier.

 

La France reste Ç lĠhomme malade de lĠEurope È qui fait peur au capital financier. Cf. les Žructations de la presse anglo-saxone, de Fox News, contre le mouvement. Faisant rŽfŽrence ˆ la crise du bonapartisme (cf. Marx et la crise du Second Empire agonisant), il souligne que nous sommes dans une situation o nous pouvons passer de la crise politique ˆ lĠouverture de la crise rŽvolutionnaire.  Aussi notre problme nĠest pas quel candidat pour 2007, ni pour la gauche traditionnelle, ni pour la gauche radicale. Mais plut™t, quel rŽgime mettre en place.

 

Il faut agir en partant de la combinaison du mouvement de masse et de la dislocation de lĠappareil dĠEtat.

 

Jean Ribes (CCI(T)) :

Reprend la situation de 2002 et lĠorientation pr™nŽe alors par son courant : Ni Chirac ! Ni Le Pen ! Au sein du CPS, il y a eu une discussion pour savoir comment complŽter cette formule. Une majoritŽ disait quĠil fallait appeler ˆ lĠabstention, quĠil nĠy avait pas de solution de rechange immŽdiate. Une minoritŽ (ˆ lĠorigine du CCI(T) ) argumentait pour utiliser une formule gŽnŽral Ç gouvernement ouvrier È qui, mme en lĠabsence dĠune incarnation immŽdiate, avait lĠavantage de tracer une perspective.

 

Notre but est de soutenir le mouvement pour aboutir au gouvernement ouvrier : il ne rentre pas dans le dŽtail. Tant™t cette formule peut se matŽrialiser par une formule Ç gouvernement PS-PCF È, tant™t par Ç gouvernement des organisations ouvrires unies È, tant™t par Ç gouvernement du Front Unique Ouvrier È. Cela dŽpend des circonstances concrtes.

LĠessentiel est dĠouvrir une perspective politique aux travailleurs.

 

Emile (NGC-PromŽthŽe) :

Reprend ˆ partir de la comparaison avec la situation de 1995. Pas possible pour le moment prŽsent dĠavoir une formule du genre Ç gouvernement SŽgolne-Buffet-Besancenot È. Ce nĠest pas ce dont les travailleurs ont besoin. Et cela ne serait pas la solution ˆ nos revendications. Idem sur toute formule du genre Ç gouvernement du Non de gauche È telle que PromŽthŽe avait pu lĠavancer en juin dernier, cela est caduc avec la synthse opŽrŽe au congrs du Mans du PS et avec les actes politiques de maintien du gouvernement opŽrŽs par les tenants du Non de gauche qui en appellent ˆ Chirac.

Depuis 1995, on a en plus les cadeaux laissŽs par la gauche plurielle, comme la dŽcentralisation et la LOLF qui commence ˆ sĠappliquer ˆ plein.

 

Francis (CLSRD) :

Revient sur lĠapprŽciation du mouvement. A-t-on obtenu le retrait du CPE ? Non, sa substitution ! Il y a 3000 emprisonnŽs du fait des Žmeutes de novembre 2005 et des manifs et actions du printemps. On peut employer la formule Ç touchŽ mais pas coulŽ È. Une victoire rŽelle aurait ŽtŽ que le gouvernement se barre.

 

Daniel Petri :

Revient sur les bases qui ont abouti au regroupement opŽrŽ depuis le meeting du 4 fŽvrier.

Elles comportent : le rejet de la 5me RŽpublique, le rejet du gouvernement, la perspective : les chasser oui mais comment ? Par des Žlections anticipŽes ? Non. Par la grve gŽnŽrale et la manifestation centrale, moyens de la mobilisation des masses.

Il est trop t™t pour dŽfinir le contenu concret du gouvernement des travailleurs. Il faut dŽfinir lĠobjectif concret de lĠabrogation de toutes les mesures anti-ouvrires.

 

Dominique (Le Militant) :

Les gens vont continuer ˆ compter sur les organisations traditionnelles de la gauche : le PS, le PCF et les syndicats. La dŽmonstration dans les faits de la trahison nĠa pas ŽtŽ faite. Au stade actuel, les organisations traditionnelles ne sont pas dŽpassŽes. CĠest pourquoi, il faut partir de la mŽthode de lĠaffirmation des revendications concrtes et du mouvement qui sĠengage ˆ partir dĠelles.

 

Pascal (militant sans affiliation prŽsente mais se rŽclamant de la tradition politique que StŽphane Just a incarnŽe):

Comment chasser Chirac et lĠUMP ? Comment Ïuvrer pour le gouvernement ouvrier ? Il se prononce contre deux solutions contestables ˆ ses yeux :

- contre lĠassemblŽe constituante : car cela revient ˆ ravaler les institutions de la bourgeoisie ;

- contre des Žlections anticipŽes : qui vont aussi dans le mme sens de ravalement des institutions mme si on obtient des Žlections legislatives avant les prŽsidentielles.

 

Vincent PrŽsumey :

Fait la proposition dĠŽditer en commun une publication comprenant deux parties :

a) ce que lĠon a en commun : Dehors Chirac ! Les moyens de la mobilisation des masses dans ce sens.

b) lĠexposŽ de ce que chaque groupe dŽveloppe comme proposition sur le dŽbouchŽ politique comme base de discussion.

 

Prise de parole par une reprŽsentante du ComitŽ de soutien ˆ Denis Robert :

Elle se prŽsente comme la coordinatrice du comitŽ. Elle rappelle lĠhistorique de lĠaffaire Clearstream et les pŽripŽties depuis la publication  des enqutes et des livres du journaliste Denis Robert sur le sujet. Clearstream appara”t comme le cÏur du systme financier international dont il faut arracher le contr™le pour ma”triser tout le systme. Alors que Denis Robert a gagnŽ les procs en France, une plainte a ŽtŽ ouverte au Luxembourg o les risques de pŽnalitŽs financires sont trs importants. Il faut dŽmasquer la partialitŽ des institutions judiciaires luxembourgeoises toutes dŽvolues au capital financier.

 

Appelle ˆ reprendre la pŽtition sur la libertŽ dĠexpression qui est accessible sur le site ÇLibertŽ dĠinformer È. http://www.liberte-dinformer.info/60828.html   

Voir aussi le blog http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/  

 

Raymond Debord :

Il ne faut pas poser la question Ç A quoi servent le PS et le PCF ? È mais plut™t la question Ç A quoi pensent les gens qui pensent quĠils (PS ou PCF) leur servent ˆ quelque chose ? È.

Ex : le MJS avec 4000 adhŽrents, qui a bien participŽ au mouvement contre le CPE, recueille des tonnes dĠadhŽrents ˆ chaque nouvelle rŽunion.

CĠest cela quĠil faut prendre en compte. La question est : celle du programme que lĠon dŽfend ˆ lĠintŽrieur de chaque organisation.

 

La perspective est de travailler ˆ la renaissance de la conscience de classe. Travailler ˆ la reconstruction du mouvement ouvrier.

 

Le point qui nous rassemble : le caractre minoritaire du pouvoir et la nŽcessitŽ de chasser ce pouvoir maintenant. Pour sa part, il souligne la nŽcessitŽ de se battre pour un gouvernement du PS et du PCF avec un programme qui soit le moins mauvais possible.

 

Etienne :

La perspective du gouvernement des organisations ouvrires. Avec une base minimale : lĠabrogation des mesures anti-ouvrires.

Il se dŽclare trs impressionnŽ du fait de pouvoir discuter ainsi en commun ˆ partir dĠune base commune et de lĠexpŽrience du mouvement contre le CPE. Fait la proposition dĠun appel pour le Front unique pour le retrait du CESEDA. Il Žvoque la possibilitŽ dĠaller vers une organisation commune.

 

Vladimir (La Commune) :

Repart de lĠexemple du meeting de la gauche du 27 avril dernier.

Gouvernement PS-PC ? Ce nĠest pas une issue. SŽgolne-Lang-DSK-Hollande ? Ils ne reprŽsentent pas une rupture avec le capitalisme. Il nĠy a pas dĠalternative ? Si celle de la grve gŽnŽrale. 2006 est la premire victoire que nous connaissons depuis 1995.

 

Vincent  PrŽsumey :

En guise de conclusion rapide vu lĠheure tardive o la discussion nous a menŽe.

Pour la confection dĠune brochure o lĠon exposerait ce qui nous est commun :

- Dehors Chirac-Villepin-Sarko !

- Ne pas attendre 2007, ne rien attendre de 2007.

- Retrait des mesures anti-ouvrires : CNE, CESEDA, LEC !

- SolidaritŽ face ˆ la rŽpression qui frappe les participants du mouvement contre le CPE.

- DŽbut de formulation concrte ˆ partir de lĠobjectif de la grve gŽnŽrale.

 

Et o on dŽbattrait de ce qui est sujet ˆ la discussion : partir du PV de la rŽunion de ce soir.

Objectif concret : se revoir en juin.

 

La salle Žmettant un acquiescement de cette proposition, la sŽance est levŽe.