TROIS FOIS NON.

 

NON à la "constitution européenne".

NON à Chirac.

NON au capitalisme.

 

Pour une Europe socialiste et démocratique, pour un autre régime en France, pour le socialisme

 

Les invididus, militants et groupes qui se retrouvent dans ce texte appellent à la formation partout en France de comités unitaires d'action pour ce triple Non (1).

La prétendue "constitution européenne" en codifiant les traités antérieurs de Rome, Masstricht, Amsterdam et Nice, au lieu de prétendre définir les règles du jeu comme le font en principe les constitutions, veut définir pour l'éternité le résultat du jeu : elle codifie le capitalisme, interdit le socialisme et tout ce qui va dans son sens, toute politique instaurant plus de répartition, plus de contrôle social et de démocratie, plus de laïcité.

Le refus de la "constitution européenne" est un moyen en France aujourd'hui de faire levier pour faire basculer la situation, relancer l'initiative sociale des salariés et sans attendre arrêter la politique de ce gouvernement et de ce présidents illégitimes.

C'est pourquoi nous appelons :

-à s'organiser pour développer l'opposition populaire et ouvrière à ce texte,

-à lier cette opposition au combat contre les licenciements, les délocalisations et les "plans sociaux",

-à exiger des exécutifs régionaux et départementaux de gauche élus au printemps 2004 qu'au lieu d'appliquer la politique de M.M. Chirac, Raffarin et Sarkozy ils la combattent :

* en refusant notamment l'application du RMA

* en refusant de signer les conventions de transferts de personnels ATOSS et d'autres personnels dont les lois scélérates de "décentralisation" de Raffarin veulent imposer le transfert

* et en cessant de subventionner le patronat licencieur au nom de l'emploi, afin de pouvoir réellement s'opposer aux délocalisations.

Nous allons multiplier les initiatives en ce sens ou soutenir celles déjà prises.

Nous nous adressons en outre aux organisations syndicales : ce qu'exige l'indépendance syndicale réelle, envers l'Etat et le patronat, c'est un appel clair et affirmé au vote NON de la part des syndicats.

Les points abordés dans ce texte ne sont pas limitatifs et constituent seulement la trame nécessaire de l'action à entreprendre.

Nous nous retrouverons à Paris en janvier 2005 pour faire le point du travail accompli, discuter de la suite de ce combat et rechercher pour l'amplifier des contacts dans d'autres pays européens.

 

Premiers signataires : Agnès Pavlowsky (responsable de formation en travail, doctorante en sociologie), Christophe Miqueu (Professeur de philosophie Militant PS - Nouveau Monde-, Alain Theux (militant syndical du livre CGT, délégué à la section des retraités de l'USR de Gironde, membre du PCF), Michel Duranton (Syndiqué CGT - UFICT-CGT Maire de Reims - 51100, sans appartenance politique - plutôt proche des Verts), Danielle Rouleau (syndiquée CGT, communarde), Henri-Jean Anfosso (militant PS, courant Nouveau PS, Nice), Josée Renault-Mience (artiste peintre, Paris).

 

Pour vous joindre à cet appel écrivez à militant@le-militant.org en indiquant vos coordonnées et éventuellement votre appartenance politique ou syndicale.

 

 

 

 (1)  Ce texte a été rédigé suite à une réunion tenue à Paris le 10 octobre à l'initiative de trois groupes politiques, le club République Sociale, la Nouvelle Gauche Communiste et la Lettre de Liaisons, et en présence de nombreux militants dont Marc Dolez (député et secrétaire de la fédération du Nord du Parti socialiste) et plusieurs autres membres du courant Forces militantes. L’Association populaire d’entraide, représentée à cette réunion, soutien le texte.

 

A propos de cet appel :

Lire le commentaire d’un camarade membre du Pôle de la renaissance communiste et la réponse de Dominique Cornet.

 

Voir aussi :

PCF 15ème : constitution européenne, un référendum pour dire « non »