La Voie Populaire n°32 (août 2002)
BANQUEROUTE DE
L'OPERATION CHEVENEMENT
FINALEMENT, le 3ème homme n’a pas été celui qu’on croyait. Après un début de campagne sur-médiatisé, Chevènement n’a finalement atteint que 5 %.
Si certains électeurs avaient pu être séduits par le personnage et tentés par les thèmes de la campagne, en particulier contre la mondialisation libérale et pour la défense des services publics, ils en auront été pour leurs frais.
Refusant toute clarté politique, Chevènement a maintenu jusqu’au bout sa ligne du «Pôle Républicain», c’est-à-dire de l’alliance avec des partisans de Pasqua et divers débris de la droite extrême.
Si sa rupture avec la Gauche plurielle pouvait être considérée comme un élément positif par nombre d’électeurs progressistes, ce n’était certainement pas pour voir leur poulain ratisser dans le camp adverse.
La situation est maintenant tellement grave que la quasi-totalité des chevènementiste de gauche ont démissionné. Quant aux députés, aucun de ceux qui sont restés avec Chevènement n’a été élu.