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Appel à manifester le 1er mai 2004

Association populaire d’entraide

En balayant la droite à l'occasion des élections régionales, des millions de citoyens ont exprimé leur ras le bol de la politique de casse sociale impulsée par le gouvernement Chirac-Raffarin. Cette défaite monumentale est une bonne chose et elle a été saluée par tous (y compris les travailleurs immigrés qui sont privés du droit de vote). Mais peut-on espérer pour autant que les nouveaux exécutifs régionaux tiendront leur promesse de mise en place de politique permettant d'amoindrir les effets des contre-réformes impulsées par le gouvernement ? Cela n'en prend pas le chemin et pour autant rien n'est réglé.

La France compte sept millions de pauvres, trois millions de mal-logés, plusieurs centaines de milliers d'ouvriers sans-papiers. Dans les entreprises du secteur privé, l'arbitraire patronal, les bas salaires, le harcèlement moral règnent en maîtres.

Malgré la claque que viennent de leur adresser les électeurs, Chirac et ses sbires entendent poursuivrent dans la même voie : Raffarin est maintenu à son poste et Sarkozy est envoyé jouer les flics à l'économie...

"En France nous n'avons pas vraiment la culture du dialogue... voilà une réforme qui est essentielle" a déclaré Chirac pour commenter la défaite cuisante de son parti aux élections. Autrement dit, il espère pouvoir poursuivre sa politique anti-sociale en s'y prenant juste autrement et en associant ses opposants potentiels, à commencer par les directions syndicales et les partis de gauche.

A l'opposé, l'intérêt bien compris des salariés comme le respect de la volonté exprimée dans les urnes aux régionales et cantonales exigent l'abandon de tout "dialogue" et de toute "concertation" avec ce gouvernement et sa "majorité" parlementaire.

Ce dont a besoin la population laborieuse, c'est de se débarrasser le plus vite possible de Chirac-Raffarin et d'avoir un gouvernement qui assure la satisfaction immédiate de ses revendications les plus urgentes :

            - la défense de la Sécurité Sociale

- la création de centaines de  milliers d'emplois dans les services publics

            - la construction de centaines de milliers de logements sociaux

            - la régularisation sans conditions des ouvriers sans-papiers

Pour cela, nous n'avons aucun intérêt à attendre 2007 et à nous en remettre au "calendrier" que l'on nous impose. Les urnes ont parlé : c'est au tour de la rue de le faire. Manifestons en masse le 1er mai pour affirmer notre volonté d'en finir avec ce gouvernement et pour toutes nos revendications.

MANIFESTONS LE PREMIER MAI

14h30 REPUBLIQUE

Rendez-vous sur le terre-plein central

Association populaire d’entraide (06 87 24 84 55)

 

 

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-       tract pour le premier mai 2003

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