Communisme ou nationalisme
Commentaires et objections de Pierre-Alain Millet, Bruno Fialho, Emmanuel Lyasse, Danielle Bleitrach et Georges Gastaud au texte de Raymond Debord (*)
je relirai avec plus de temps, mais ma première réaction immédiate et peu réfléchie est claire... les institutions françaises sont une construction historique ancienne marquée autant par le capital que par le travail. C'est entre autre la spécificité de la révolution française, des luttes anticléricales, du front populaire ou de la libération...
l'institution européenne n'est qu'une construction du capital...
je ne préfère pas l'une à l'autre... mais la deuxième se construit d'abord et avant tout pour casser plus vite ce qui gêne le capital dans la première !!!!
bref, le problème n'est pas théorique, mais très pratique. L'empire unieuropéen (comme on dit étatsuniens a la place d'américains) est un obstacle de plus pour les luttes et un outil pour détruire des acquis... il faut donc se défendre...et défendre secu, laicité, droit du travail (ce qu'il en reste), nationalisations (ce qu'il en reste !)... CONTRE la construction européenne et l'internationalisme renaitra des luttes, pas d'autre chose !
Quelle est ta position sur notre participation à la mairie de Paris (et donc du 18ème) ?
C’est beau comme du Doriot.
NB. Les commentaires de Danielle Bleitrach ont été insérés dans le corps du textes. Ils apparaissent en lettres capitales rouges.
> Communisme ou nationalisme : réponse à quelques contradicteurs à propos
>du Parti de la Gauche européenne.
> ET OBJECTIONS DE DANIELLE BLEITRACH
>
> Raymond DEBORD
>
> A l'heure où toute l'opposition sonne le tocsin dans le Parti communiste
>et où ses membres les plus sectaires en appellent à la scission sur la
>question du Parti de la gauche européenne (PGE), le texte que j'ai écrit
>avec mon ami Dominique Cornet pour lui apporter un "soutien critique" (*)
>a été accueilli par une bordée d'insultes venant soit de camarades plus
>qu'eurosceptiques soit d'autres devenus eux "communosceptiques",
>l'ensemble n'appelant guère de réponses argumentées...
> Pierre-Alain Millet, qui est de loin le plus gentil (et le plus
>constructif) de nos contradicteurs a qualifié le texte de "surprenant".
>Quant à Michel Dupuy, il y a pour sa part répondu en reprenant de manière
>lapidaire les principaux arguments anti-PGE de la gauche du PCF. La
>présente contribution vise à poursuivre le dialogue avec eux, en essayant
>d'approfondir les questions théoriques de première importance soulevées
>par ce débat et qui vont largement au delà du problème conjoncturel de
>l'adhésion ou pas au PGE.
>
> Parti et institutions
>
> "Entrer dans les institutions (hier au gouvernement Jospin, aujourd'hui
>dans la logique des partis politiques made in UE) pour les modifier de
>l'intérieur. Quel est le gogo qui croira encore à ces foutaises ?" demande
>Michel Dupuy. Certainement pas l'auteur de ces lignes en tous cas s'il
>s'agit des institutions françaises ou européennes. Pour que les choses
>soient tout à fait claires j'étais déjà contre l'entrée des communistes au
>gouvernement en 1981. On imagine ce que je pense de la suite...
>
> Ceci étant, le camarade Dupuy semble opère un glissement en amalgamant
>deux choses distinctes : la participation aux institutions et l'adhésion
>aux partis qui évoluent dans leur cadre. Considérer le PGE comme partie
>intégrante des institutions européennes c'est introduire de fâcheuses
>confusions : à part dans les régimes totalitaires, on ne peut pas
>identifier les partis aux institutions auxquelles participent. Bien sûr,
>il y a un problème dans le sens où le PGE annonce à l'avance qu'il
>respectera le cadre des institutions européennes mais cela ne suffit pas à
>l'identifier à celles-ci. Ce respecter est malheureusement aussi celui
>dont témoigne le Parti communiste vis-à-vis des institutions françaises,
>dont il ne conteste pas la légitimité même s'il souhaite les faire
>évoluer. Est-ce pour autant que le PCF est une simple émanation de l'Etat,
>un parti "made in" Ve République ? Il faudrait une bonne dose de
>sectarisme pour le prétendre. Le rejet de la participation au PGE à partir
>de ce raisonnement conduirait à vitesse grand V dans des dérives digne de
>l'ultra-gauche la plus caricaturale. La seule conclusion à tirer serait
>logiquement de cesser de présenter aux élections européennes mais aussi,
>puisqu'il s'agirait d'être un tant soit peut conséquent, de boycotter
>toutes les élections "bourgeoises"... Je pense pour ma part qu'il faut
>naturellement agir dans les partis parlementaires et se battre en leur
>sein pour qu'ils adoptent une attitude révolutionnaire vis à vis des
>institutions comme des élections. C'est tout autre chose.
EST-CE QUE L'ON PEUT COMPARER LES INSTITUTIONS FRANçAISES QUI SONT LE PRODUIT DE LUTTES SÉCULAIRES AVEC CE QUI SE MET EN PLACE EN EUROPE ?... AVEC LA QUESTION (ENCORE) POSÉE DE L'APPROBATION OU NON DE CES INSTITUTIONS... PUISQUE CE TEXTE EST BOURRÉ DE RÉFÉRENCES HISTORIQUES PLUS OU MOINS MAÎTRISÉES, IL Y A AU MOINS DEUX QUESTIONS, LA PREMIÈRE EST L'ABANDON DE LA NATION COMME CADRE CONSTITUTIONNEL, LA SECONDE EST DISONS COMPARABLE À L'INSTAURATION DE LA VE RÉPUBLIQUE, ANNONCER AVANT MEME DE COMMENCER LA BATAILLE (QUE NOUS AVONS PERDUE À CETTE ÉPOQUE) QUE NOUS CONSIDÉRONS CETTE CONSTITUTION QUE MITTERRAND DÉFINISSAIT "COMME UN COUP D'ÉTAT PERMANENT" ET QU'IL A SU UTILISER À SON PROFIT ET POUR RÉDUIRE À QUIA LE PCF, COMME LÉGALE, DEVANT ÊTRE RESPECTÉE EST AU MIEUX UNE MALADRESSE POLITIQUE. ALORS QUAND CETTE "MALADRESSE" SERT DE BASE AU PARTI DE LA GAUCHE EUROPÉENNE, ON PEUT AVOIR QUELQUES DOUTE SUR LE DIT PGE...
>
> Le cadre institutionnel définit le contenu ?
>
> Je ne suis pas sûr que Michel Dupuy ait raison de dire que "le cadre
>institutionnel définit le contenu" des politiques menées. Il y a des
>moments où les logiques socio-économiques font exploser les cadres
>institutionnels pré-existants. C'est ce qui s'est passé quand le
>capitalisme naissant a mis à bas le féodalisme. C'est aussi ce qui c'est
>passé quand la restauration capitaliste a aboutit à la destruction des
>Etats "socialistes", hier en URSS et en Europe de l'Est, aujourd'hui en
>Chine. Ceci étant, on ne peut qu'être parfaitement d'accord avec lui quand
>il vitupère l'Union européenne et dit qu' "un révolutionnaire ne se bat
>pas pour "réorienter l'Europe", pour l'"Europe sociale"" etc.
AVOCAT PASSONS AU DÉLUGE... L'AMALGAME N'EST PAS DE BONNE MÉTHODE, QUAND IL S'AGIT DE CONFONDRE DANS LES RAPPORTS DE FORCE L'ÉCHEC ET LA DÉFAITE, VOIRE D'UN COUP DE CUILLÈRE À POT DE FAIRE UN SORT À UNE SITUATION AUSSI COMPLEXE QUE LA CHINE...
Mais la question qui se pose est de savoir si le problème fondamental
vient du caractère "supranational" de l'Europe. Et là ni le camarade Dupuy
ni aucun de ceux qui avancent cet argument n'apportent d'arguments.
CONTRADICTION DANS LES TERMES, OU IL S'AGIT D'UN ARGUMENT OU ILS N'EN APPORTENT PAS...
Que les institutions soient "nationales" ou "supranationales" ne détermine
pas en soi leur contenu social. La France est un Etat bourgeois dont les
institutions sont nationales ; la Yougoslavie était un Etat socialiste dont
les institutions étaient supranationales. Et après ? Si l'on prend
l'exemple de la constitution Giscard, à laquelle je pense qu'il faut
s'opposer à 100 %, le problème n'est pas fondamentalement sa forme
supranationale mais son fond : l'institutionnalisation du capitalisme comme
"marché unique où la concurrence est libre et non faussée". Mais, s'il est
vrai qu' "il n'y a pas de bonne supranationalité capitaliste", faut-il en
conclure qu'il pour y avoir un meilleur capitalisme national ? C'est là que
le bât blesse et que le raisonnement des opposants à la supranationalité
glisse dangereusement vers le nationalisme. Car les institutions de la
France, pour ce qui les concerne, ont déjà toutes les tares que sont en
train d'acquérir les institutions européennes. Elles sont fondées de la
même manière pour garantir la propriété privée (et donc la liberté
d'exploiter) et prétendent encadrer un marché (national) où la concurrence
est libre et non faussée... Par ailleurs leur caractère antidémocratique
n'est plus à prouver et n'a strictement rien à envier à celui de l'Union
européenne. Alors...
IL NE S'AGIT PAS SEULEMENT DU CAPITALISME NATIONAL, MAIS DES LOIS , CONSTITUTION QUI ONT ÉTÉ MISES EN PLACE AU COURS DE PROCESSUS SÉCULAIRES, DES BATAILLES QUI ONT TENTÉ D'EN LIMITER LES DÉGATS... IL S'AVÈRE N'EN DÉPLAISE À L'AUTEUR QUE LE CADRE NATIONAL EST ENCORE CELUI Où LES TRAVAILLEURS ONT DES ACQUIS, DES INSTRUMENTS D'ACTION LÉGISLATIFS ET CONSTITUTIONNELS ALORS QUE L'EUROPE FAIT TABLE RASE AU PROFIT DU NÉO-LIBÉRALISME SAUVAGE... DONNEZ MOI UN LEVIER ET UN POINT D'APPUI DISAIT ARCHIMÈDE ET JE SOULEVERAI LE MONDE, CE QUI EST PROPOSÉ ICI AVEC DE FAUSSES ANALOGIES EST TOUT SIMPLEMENT DE RENONCER AUX INSTRUMENTS DE LUTTE CONTRE LES POLITIQUES NÉO-LIBÉRALES....
>
> Au bout du compte, le camarade Michel Dupuy apporte principalement un
>argument de poids : il faudrait s'opposer à la construction européenne
>parce qu'elle représente le choix principal des capitalistes, le "cadre
>idéal" qu'ils ont trouvé pour mener des politiques favorables à leurs
>intérêts. Mais la défense des "cadres" historiquement dépassés constitue
>t-elle une réponse suffisante alors que les nouveaux sont déjà en place ?
>On peut en douter.
>
> Pour autant, il devrait être évident pour des révolutionnaires que la
>satisfaction des besoins des travailleurs d'Europe ne se fera pas sans une
>rupture avec les institutions européennes telles qu'elles existent et se
>structurent. On peut aussi penser que le développement inégal des luttes
>sociales et la pérennité des nations fera que cette rupture passera
>vraisemblablement par le retrait d'un ou plusieurs pays du cadre européen.
>Mais ce ne serait pas pour s'en tenir à une version antique du capitalisme
>d'Etat et de l'Etat providence : ce retrait aurait pour objectif de jeter
>les bases d'une société socialiste et constituerait un véritable séisme
>politique stimulant la lutte du prolétariat pour le pouvoir dans tous les
>pays d'Europe avec comme perspective leur unification sur des bases
>socialistes.
ON PEUT DOUTER QUE LES DITS RÉVOLUTIONNAIRES QUI N'AURONT PAS MENÉ BATAILLE CONTRE LA LIQUIDATION DES ETATS NATIONAUX, MIRACULEUSEMENT MENERONT UNE BATAILLE DANS UN CADRE ENCORE PLUS DIFFICILE POUR EUX ET POUR LEUR LUTTE...
AUTRE CHOSE EST LA NÉCESSITÉ DE NE PAS S'ENFERMER SIMPLEMENT DANS LE REFUS ET DE CONCEVOIR À LA FOIS LA BATAILLE POUR LA SOUVERAINETÉ NATIONALE ET LE RASSEMBLEMENT DE TOUS CEUX QUI EN EUROPE ET AILLEURS LUTTENT CONTRE CET ESPACE CONTINENTAL NÉO-LIBÉRAL (JE VOUS SIGNALE QU'IL Y A D'AUTRES EXPACES CONTINENTAUX QUI SE METTENT EN PLACE ET QUI DONNENT LIEU À DES RÉSISTANCES OFFENSIVES, NE SERAIT-CE QUE LA ZLEA DANS LE CONTINENT AMÉRICAIN AU LIEU DE REMONTER AU DÉLUGE ON POURRAIT PEUT-ÊTRE OBSERVER CE QUI S'Y PASSE...)... POURQUOI UNE "GAUCHE EUROPÉENNE" QUI DE FAIT EXCLUE UN GRAND NOMBRE DE CEUX QUI SE BATTENT SUR DES POSITIONS RÉVOLUTIONNAIRES EN EUROPE MEME ET NE REGROUPE QUE LES TENANTS DES POLITIQUES D'ABANDON ? DES PARTIS QUI À CAUSE DE CELA SONT EN PERTE DE VITESSE...
N'Y A-T-IL PAS LÀ DE CE FAIT UNE FUITE EN AVANT COMPARABLE À CELLE QU'ON A CONNU DANS LE PCF, IL Y AVAIT DES DIFFICULTÉS DANS LES CELLULES, ELLES ONT ÉTÉ ABANDONNÉES AU PROFIT DES SECTIONS, ELLES SE SONT À LEUR TOUR VIDÉES ET DÉSORMAIS LES FÉDÉS SOUFFRENT DU MÊME MAL... PARCE QUE DANS TOUS LES CAS IL A ÉTÉ ABANDONNÉ AU PROFIT D'UNE ABSTRACTION, LE TERRAIN MÊME DES LUTTES, LA RELATION AVEC UN PEUPLE ET SES PROBLÈMES... LA FUITE EN AVANT CONSISTE NON PAS À AFFRONTER LA DIFFICULTÉ DU TERRAIN MAIS À CHOISIR UN NIVEAU Où EN IMAGINATION ELLE N'EXISTE PLUS...
ENFIN LE PGE PROPOSE DE FAIT DE DONNER UN CONTENU POLITIQUE À L'ALTERMONDIALISATION QU'ELLE ANNEXE SANS ÉTAT D'ÂME, SANS S'INTÉRESSER DE PRÈS OU DE LOIN À LA RÉALITÉ DE CETTE ALTERMONDIALISATION, SA DIVERSITÉ ET DONC SON REFUS LÉGITIME DANS L'ÉTAT ACTUEL DE SE DONNER UNE DIRECTION POLITIQUE UNIQUE. CELA RAPPELLE ÉTRANGEMENT LA MANIÈRE DONT CERTAINS SOCIAUX DÉMOCRATES SONT VENUS À PORTO ALLEGRE POUR TENTER D'IMPOSER UNE DIRECTION DONT LA FINALITÉ AURAIT ÉTÉ UNE "DISCUSSION" ENTRE DAVOS ET PORTO ALLEGRE. UN NOUVEAU COMPROMIS KEYNESIEN ALORS MÊME QUE DANS L'ÉTAT ACTUEL DES RAPPORTS DE FORCE LE COMPROMIS EN QUESTION N'AURAIT PAS ÉTÉ CELUI À L'ISSUE DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE, MAIS UN COMPROMIS SUR DES BASES DÉFAVORABLES... LÀ ENCORE FAUTE DE RASSEMBLER LES COMMUNISTES, LE PGE, FUIT EN AVANT VERS "LA NOUVEAUTÉ"...
>
> Bien évidement cette perspective n'est nullement à l'ordre du jour en
>cette veille d'élections européennes. Pour autant, les objectifs, même à
>très long terme, déterminent aussi les choix immédiats. Attention donc à
>ne pas s'enfermer dans des postures qui nous en éloigneraient.
LÀ çA DEVIENT FRANCHEMENT STUPÉFIANT, ON NOUS DEMANDE DE SACRIFIER DES POSITIONS EXISTANTES AU NOM D'UN AVENIR "RADIEUX" QUI N'EST MÊME PAS ENCORE À L'ORDRE DU JOUR... IL N'Y MANQUE PLUS QUE LE SOUTIEN INCONDITIONNEL DE JADIS À L'URSS AU NOM DE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT QUI N'EST BIEN SUR PAS À L'ORDRE DU JOUR EN FRANCE...
> CAMARADE, JE TE CONSEILLE DE RELIRE "L'IDÉOLOGIE ALLEMANDE" DE MARX ET ENGELS, NON COMME UNE BIBLE, MAIS COMME UNE MÉTHODE DE RAISONNEMENT Où MARX MET À MAL LA PENSÉE IDÉALISTE ET CONFUSE DES JEUNES HÉGÉLIENS DE GAUCHE, QUI NE SE BATTENT PAS DANS LA RÉALITÉ MAIS DANS LE MONDE PUR DES CONCEPTS... IL MONTRE QUE SOUS UN TON SOUVENT POMPEUX ET DONNEUR DE LEçONS RÉVOLUTIONNAIRES, L'IDÉALISME REVIENT À CHOISIR L'ANGLE Où LA LUTTE EST IMPOSSIBLE POUR LE PROLÉTARIAT.
Porte-parole du PRCF, Directeur d’Initiative Communiste
Le camarade Debord se plaint du « sectarisme » de certains de ses interlocuteurs, hostiles au Parti de la gauche européenne.
Je ferais d’abord remarquer à R. Debord qu’il ferait bien de manier lui-même les adjectifs avec moins de rudesse : les membres les plus sectaires du PCF, dit-il, s’apprêtent à faire scission avec le PCF, l’étiquetage tenant lieu ici d’argumentaire. Sans polémiquer à perte vue (je renvoie à la lecture non prévenue d’Initiative Communiste, à celle du Manifeste de la Renaissance communiste adopté le 18 janvier en présence de 400 camarades), je fais observer à R. D. que des centaines de milliers de communistes ont déjà mis en pratique au cas par cas le mot d’ordre de « scission » puisqu’ils ont en masse quitté le PCF depuis deux décennies, notamment depuis le lancement de la « mutation ». Et dans ma région, la scission est opérée en réalité par les directions qui ne supportent pas les critiques, refusent le dialogue et l’action commune, et refusent de remettre leurs timbres aux camarades de Boulogne, de Liévin, ou refusent physiquement l’entrée de la fête fédérale à l’auteur de ces lignes ! Je rappelle pour finir sur ce chapitre que le PRCF a proposé à l’opposition communiste une table ronde sur le PGE et qu’on ne se bouscule pas pour répondre chez beaucoup de groupes unitaires « en paroles »… Je ne demande qu’à être démenti par les actes !
Concernant le PGE, oui il n’est qu’un appendice, de par ses statuts et son mode de fonctionnement et d’enregistrement, des institutions capitalistes et supranationales. Il suffit à ce sujet de relire la démonstration très précise et juridiquement incontestable publiée par le PC Grec. Le PGE est bien le congrès de Tours à l’envers à l’échelle européenne que nos dirigeants mutants ne sont pas parvenus à mettre en place à l’échelle nationale. Il est à la fois en rupture avec le Non de classe à l’Europe supranationale, avec les principes de l’identité révolutionnaire, avec le Mouvement communiste international. Qu’ils le veuillent ou pas, les militants qui resteront au PCF (et je respecte d’avance le choix de chacun) adhèreront bel et bien à un parti de la social-eurocratie qui ne sera rien d’autre qu’un rabatteur de la contestation sociale vers la construction européenne, ce bloc impérialiste en construction qui ne sera pas moins dangereux pour la paix mondiale au 21ème siècle que son actuel protecteur et futur rival, l’impérialisme états-uniens.
Alors, sans sectarisme, tous ceux qui refusent le PGE et qui veulent réellement, dans les actes, continuer le PCF fondé à Tours sur des bases actualisées, ne doivent-ils pas se retrouver au plus tôt ? C’est tout le sens de notre proposition unitaire de table ronde communiste.
Réponse de Georges Gastaud
Merci, nous étudierons tes arguments. Une simple réaction dans l'immédiat: à l'heure où se constituent des Empires capitalistes supranationaux, il serait aussi ruineux de hiérarchiser le patriotisme populaire et l'internationalisme prolétarien qu'il fut ruineux sous Gorbatchev d'opposer et de hiérarchiser la lutte de classe et les intérêts universels de l'humanité. Quant à l'"international", il serait encore plus ruineux de le confondre avec le supranational avec lequel se confond la "construction" européenne. Salut fraternel.
(*) Communisme ou nationalisme ?