Fête de l’Humanité 2003, 12, 13 et 14 septembre

Rendez-vous au stand du 15ème, avenue de l’Yonne,

sous le fronton:

Pour arrêter la politique de casse du pays : la lutte, pas l’alternance!

Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes!

Programme d'activités du stand:

Pendant les trois jours:

- Bar RATP (avec les fameux punchs et boudins antillais de Junon)

- Restauration légère (barbecue/ sandwiches)

- Vente de livres: bouquinerie et vente de livres écrits par des camarades et amis.

Politique:

- Diffusion d’un texte porteur de l’analyse des communistes du 15ème, à partir des luttes de l’arrondissement et de la situation politique (voir ci-dessous).

- Diffusion du badge de la section: "PCF: ne pas perdre sa raison d’être", de plus en plus souvent repris!

- Dimanche à partir de 14h30, sous le stand, Rencontre-débat:

Communistes isolés (avec ou sans carte), cellules, sections, se coordonner pour remettre le PCF sur les rails de lutte des classes

débat avec des camarades d’autres arrondissements, de plusieurs sections de banlieue, de province

-       Samedi après-midi: plusieurs rendez-vous d'entreprise

 

- Le vendredi soir à partir de 19h00:

Repas des communistes du 15ème et de leurs amis,

avec animation musicale

MENU: Apéritif

Entrées variées

Goulache hongrois (par nos soins)

Trou normand

Plateau de fromage

Patisserie

Café

Vins: Chardonnay, Corbières

Inscription: à la section (01 48 28 60 05 - répondeur) ou auprès d’Emile (01 48 56 16 66,/06 10 85 25 10), règlement sur place.

Participation: 20 euros (repas, vin, café), 10 euros (enfants, chômeurs...)

 

Edito:

Une rentrée de résistance et de lutte

 

L’opposition populaire à la politique de déstructuration accélérée de tous nos acquis sociaux et démocratiques est radicale, massive. C’est l’élément dominant qui caractérise la situation politique de la rentrée. La volonté de ne plus laisser faire s’est manifestée avec force et par millions en mai et juin dans la mobilisation contre la loi Fillon de casse de notre système de retraite, dans le mouvement déterminé des enseignants, dans des dizaines d’actions dans les entreprises privées et publiques. L’été, loin de marquer une pause dans le mouvement, a vu s’amplifier l’action des intermittents. La décentralisation de Raffarin a été condamnée par les électeurs corses. Tout le pays a pris conscience avec effroi et colère du résultat d’années d’austérité des dépenses de santé: les 15000 morts de la canicule. Le projet de société du MEDEF et du capital est rejeté par une grande majorité du peuple. La politique du gouvernement est massivement désavouée.

Malgré cet état de l’opinion publique, la vigueur des luttes, la droite parvient pour l’instant à passer en force. Le 24 juillet, la loi Fillon, à laquelle 70% des Français continuent à s’opposer, a été adoptée au Parlement (notons au passage qu’un tiers des députés socialistes n’ont pas pris part au vote). Face aux conséquences de la canicule due en grande partie à l’incurie de ses services, Raffarin se permet de provoquer les salariés en annonçant la suppression d’un jour férié. Le baron Seillère trouve l’idée "formidable". Le plan de casse continue à s’appliquer. Au programme: un nouveau budget d’austérité et d’injustice sociale et fiscale renforcée, la poursuite des privatisations et de la déstructuration du secteur public (France-Télécom, EDF-GDF, fermeture de 6000 bureaux de postes, éclatement programmé de l’AP-HP...), poursuite de la sape du financement de la protection sociale (la cotisation patronale) avec l’assurance maladie en ligne de mire après les retraites... et la marche vers la "Constitution européenne de Giscard"

Qu’est ce qui fait que la droite a autant de prétentions? Sur quoi bute le mouvement social?

L’absence d’alternative politique à court terme, le concensus autour de l’idéologie dominante des deux forces d’alternance pèse lourdement sur le mouvement. La plupart des mesures que la droite met en oeuvre ont été amorcées par le gouvernement de la "gauche plurielle": baisse de l’impôt sur le revenu, privatisations,... Sur les retraites, il n’est pas étonnant que le PS a eu bien du mal à faire semblant de s’opposer sur le fond à la politique de Raffarin. C’est bien le gouvernement précédent qui a commencé à développer les fonds de pension ("épargne salariale"), et qui a commencé à s’attaquer à la base du financement de la protection sociale en multipliant les exonérations de cotisations sociales patronales notamment au nom des 35 heures (en 2003, elles s’élèvent à 21 milliards d’euros dont 15 votés par la "gauche plurielle": c’est 15% des recettes de la Sécu détournées vers les profits). Souvenons-nous que les signataires, Chirac et Jospin, des conclusions du sommet de Barcelone en mars 2002, qui prévoyait le recul de 5 ans de l’âge de départ à la retraite dans tous les pays d’Europe, n’ont obtenu qu’à peine un tiers des voix à eux deux au premier tour des présidentielles de 2002. En Allemagne et en Grande Bretagne, ce sont des gouvernements socio-démocrates qui mènent la même politique que Chirac et Raffarin.

Retraites: absence d’une ligne générale d’opposition claire au plan Fillon

Le mouvement de mai-juin a souffert également des atermoiements des directions syndicales et du flou de leurs propositions sur le fond. Sans parler de la CFDT qui a ouvertement soutenu le gouvernement, les axes de la bataille idéologique ont été confus notamment pour défendre les 37,5 annnuités pour tous alors que le point central de la loi Fillon est précisément d’organiser l’allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés. De même, le renoncement à défendre la clef du financement de notre système par répartition, la cotisation sociale (part socialisée du salaire), qui a permis de financer le passage de 5 à 12 millions de retraités depuis 1970, a laissé de la légitimité à la "réforme" Fillon. La direction de la CGT, le syndicat, qui, en dehors du mouvement enseignant, a mobilisé, et de loin, le plus largement les salariés, a adopté une position de repli en acceptant de participer à la gestion des fonds de pension de Fabius dans le cadre du Comité intersyndicale de l’épargne salariale (prolongé par Fillon) ou à la gestion du Fonds de réserves pour les retraites placé à 55% en actions et 45% en obligations.

Le fatalisme entretenu de la mondialisation

La stratégie des gouvernements successifs consistant à se défausser de leurs responsabilités sur l’Union Européenne, sur la fatalité de la mondialisation, sur les organes du capitalisme international (OMC, FMI, Banque mondiale) pèse aussi de plus en plus sur le mouvement social, dans le sens du fatalisme. Une certaine conception de la lutte "altermondialiste", qui déplace le lieu de la lutte totalement hors du cadre national, peut y participer, sans doute involontairement. OMC, Union européenne et gouvernements nationaux (sauf Cuba...) agissent de concert dans l’intérêt du grand capital mondial mais l’échelon national reste l’échelon décisif pour s’opposer dans chaque pays à cette politique antisociale, en particulier en France. Raffarin, dans son projet de budget, fait l’aveu que la France n’est pas tenue, contrairement à ce qu’il n’a cessé de prétendre quand cela le servait, de se plier aux critères de Maastricht. Le pacte de stabilité est bon pour faire passer l’austérité des dépenses publiques et sociales mais quand il s’agit d’augmenter les cadeaux au patronat et aux riches, les critères s’effacent.

Plus que jamais, le mouvement, la situation politique, exigent un PCF de classe et de masse, la rupture totale avec la "Mutation"

L’absence d’un parti communiste, de classe et de masse, porteur d’une ligne révolutionnaire, fortement organisé notamment à l’entreprise, est irrémédiablement préjudiciable au mouvement social.

La direction de notre parti, le PCF, s’est décrédibilisée par 5 ans de participation active à un gouvernement de collaboration de classe. La sanction électorale, sans appel (3,37%), le désaveu des communistes (depuis 10 ans, les 3/4 d’entre eux n’ont pas repris leur carte, seuls 16% de ceux qui l’ont encore se sont prononcés pour le projet de base commune de la direction au 32ème congrès) ont condamné catégoriquement la stratégie de la "mutation". La direction du PCF n’en a cure et s’est auto-reconduite au 32ème congrès en s’appuyant sur l’appareil.

Elle s’applique à parachèver la "Mutation" : 1- elle finit de saborder les structures (cellules, sections, presse, écoles...) du parti révolutionnaire pour en faire un parti comme les autres. 2- Son discours "anti-droite" ne peut masquer le vide des analyses, l’ampleur des abandons théoriques 3- La stratégie de cette direction reste plus que jamais, quels que soient l’artifice des forums fumeux, de privilégier les instititutions, les places d’élus par rapport à la lutte, ce qui veut dire pérenniser la satellisation au PS et s’inscrire dans le schéma de l’alternance comme en 1997.

 

C’est pourquoi, dès à présent, notre assemblée du 4 septembre s’est unanimement prononcée contre la constitution de listes communes derrière le PS aux élections régionales de mars 2004.

L’orientation de la direction mutante, prive le mouvement social, le pays, d’une alternative à la politque en faveur du patronat et du capital.

Pour nous, moins que jamais après le 32ème congrès, le PCF ne saurait se réduire à sa direction.

Comme des milliers de communistes dans toute la France, qu’ils aient ou non gardé la carte, nous ne nous résignons pas à la disparition programmée de notre parti. Elle représenterait un recul historique pour le monde du travail et le pays tout entier. Nous continuons de penser que l’existence d’un parti communiste est indispensable pour affronter l’offensive généralisée du capital au plan national et international contre toute forme de résistance à sa domination.

Par ce qu’il représente dans l’histoire de notre pays, le PCF constitue un acquis essentiel du mouvement ouvrier. Il a pris une part décisive dans toutes les conquêtes sociales du 20ème siècle, dans la lutte contre le fascisme, dans la Résistance pour la libération du pays, contre les guerres coloniales, pour la solidarité internationale...

Aucune autre formation politique ne peut s’en prévaloir. Sa théorie marxiste, sa forme d’organisation ont fait leurs preuves. Elles en ont fait un parti de classe et de masse implanté dans les entreprises et les quartiers, sur le lieu de l’exploitation, apte à contrecarrer le capitalisme et son idéologie.

L’audience réelle du PCF excède largement les 3,37% des élections, des centaines de milliers de militants sont dans l’expectative.

Il serait illusoire d’imaginer reconstruire à l’heure actuelle un parti communiste hors du PCF. Ce serait abandonner ce formidable capital de luttes attaché à son nom. Toutes les expériences conduites par certains de nos camarades dans ce sens le confirment : sortir du PCF conduit à l’éparpillement des forces, nourrit une logique de groupuscules, le désengagement.

Communistes, dans nos cellules, nos sections, isolés, avec ou sans carte, notre action communiste immédiate émancipée des directions nationales et départementales mutantes est essentielle.

Il est primordial que les communistes mènent dans leurs entreprises et quartiers, dans leurs sections, les actions politiques communistes nécessaires pour alimenter les luttes et commencer à combler le vide idéologique laissé par la désertion de la direction du PCF. C’est une nécessité pour le sens et l’utilité de notre engagement comme pour la bataille dans notre organisation pour que les communistes se réapproprient leur Parti.

C'est à nouveau ce que nous exprimerons à la Fête de l'Huma.

Il y à 70 ans: une grande page de l’histoire du mouvement communiste international

Lors du procès de l’incendie du Reichtag à Leipzig qui a débuté le 21 septembre 1933, Georges Dimitrov, membre de l’exécutif de l’Internationale communiste, parvint à confondre ses accusateurs nazis, à démonter leur machination, à défendre haut et fort l’organisation et l’idéal communistes. Bien qu’ayant dû préparer sa défense enchaîné et isolé du monde, faisant preuve d’une rigueur et d’un sang-froid à toute épreuve face à la partialité des juges nazis, Dimitrov réussit à faire comparaître Goering et Goebbels, à mettre le premier hors de ses gonds et à tenir tête au second, à renverser le sens du procès spectacle voulu par les nazis et à gagner son acquittement. Dimitrov deviendra secrétaire général de l’Internationale communiste puis après la guerre premier dirigeant de la Bulgarie démocratique. Sa défense héroïque, entre les crocs de la bête immonde, a représenté une étape déterminante du développement de la lutte antifasciste dans les années 30.

HOMMAGE A SALAVADOR ALLENDE, ASSASSINE, AU CHILI, LE 11 SEPTEMBRE 1973, IL Y A 30 ANS

Luttes 15ème

Recapitulatif de l’action sur les retraites (avril/juin):

- Diffusion de plus de 60000 tracts de la section depuis avril dans les quartiers et les entreprises (4 modèles).

- Participation à plusieurs collages dans l’arrondissement.

- Organisation d’une assemblée publique le 21 mai, considérée comme très intéressante par les participants.

- Surtout, le mouvement a été l’occasion de revivifier sinon la vie des cellules d’entreprise, l’activité de la section à l’entreprise. Nous sommes intervenus politiquement dans 16 entreprises dont deux pour la première fois; nous avons participé à plusieurs assemblées générales de salariés et contribué d’une façon reconnue à l’essor de la lutte dans l’arrondissement.

"Pour pouvoir naître et vieillir dignement dans le 15ème": 1500 personnes interviennent en signant notre pétition pour la réouverture d’une maternité et l’ouverture d’un centre de long et moyen séjour sur les terrains de l’ancien hôpital Boucicaut. Le drame de la canicule de cet été est malheureusement venu souligner la pertinence de notre démarche qui se poursuit.

Juillet: Action de la section contre la fermeture pendant les vacances des urgences pédiatriques de l’hôpital Necker