PGE : quelques réactions au texte Debord/Cornet (*)

 

Surprenant...

Pierre-Alain MILLET

1 Europe ? de quoi parle-t-on ? Le PGE serait un pas (un retour ? ) vers l'internationalisme ? Si c'était le cas, ca se saurait ! La question ne serait pas de fonder un parti avec un président, mais une coordination acceptant toutes les adhésions, quels que soient leurs positions par rapport à l'europe.. Et le PGE n'aurait aucune raison de se construire dans le cadre de l'union européenne, qui n'est pas plus l'europe que les USA ne sont l'amérique ! Et pour faciliter les rencontres entre militants, a quoi servira de PGE ? A quoi de plus que ce que peuvent faire sans difficulté tous les groupes qui existent, et d'ailleurs se rencontrent déja autrement ?

2. c'est indépendant de la dérive du PCF ? je ne crois pas, au contraire. Un des enjeux principaux est de bénéficier des subventions européennes, qui légitimeront et organiseront des directions politiques autosubsistantes... Au plan politique, ce projet affirme pour la première fois une orientation qui s'affirme comme n'étant plus communiste. On peut toujours dire que le PCF ne l'était plus depuis longtemps... mais pour de nombreux militants, celà restait une volonté, un objectif... ou même simplement une illusion... Avec le PGE, plus question !

3. Wurtz a répondu ? Certes, les déclarations officielles de la direction du PCF répondent à de nombreuses interrogations de communistes. Mais on n'est plus dans une situation de confiance politique naturelle. Il y a débat au sein du PCF et des orientations clairement opposées. Il ne suffit pas de répondre aux questions les plus immédiates sur la souveraineté de chaque parti pour éclairer un projet politique. Car qui décidera dans deux ans, dans 5 ans, des évolutions de ce PGE ? Un congrès auquel participeront 12 délégués du PCF ? Quelle place aura réellement la diversité des communistes dans cette construction ? Wurtz n'a pas répondu sur le fonds, sur la conception de l'internationalisme qui consiste à le limiter aux institutions européennes, sur l'orientation politique communiste face a la construction capitaliste de l'UE...

4. quelle position pour un courant révolutionnaire ? Certes, ils sont minoritaires partout. Faut-il donc qu'ils se taisent sur le caractère impérialiste de la construction européenne ? Ont-ils besoin pour se rencontrer d'un niveau hiérarchique de plus dans des organisations marquées par les luttes de pouvoir et la place des élus ?

Les courants révolutionnaires ont de nombreuses taches et sont très en retard...

-       développer l'appropriation théorique militante dans les réseaux qui se reconstituent dans les luttes

-       - reconstruire les éléments de conscience de classe, autant dans la dénonciation de la bourgeoisie que dans l'illustration des intérêts de classe... y compris dans la réaffirmation d'une solidarité ouvrière.

-       - réinventer le parti communiste nécessaire à notre époque...

Le PGE ne leur est d'aucune utilité.

 

« sociaux-démocrates »

Annie LACROIX-RIZ

Accablant, les mots me manquent, une bouillie de mots relatifs au progressisme voire à la révolution, pour couvrir des pratiques exclusivement réformistes. On croirait les sociaux-démocrates d'avant-guerre. Une remarque pertinente cependant, certes, il doit exister des éléments moins réformistes que les "communistes" français dans le lot...

 

« Vieilleries »

Jean-Paul CHABARD

J'a pas trop le temps, mais z'en as pas marre de la vieillerie ? Ce qu'on s'en branle de vos tourments cococollés... et de vos répétitions du même, de décennie en décennie, d'année en année, de mois en mois, et pour les plus chiants, de jours en jours !

Bisous à tous (surtout à Bénard, je suis en manque de sa cuisine, et je me promets de le visiter à ma prochaine prime, dussé-je en crever du poison vengeur qu'il ne manquera pas de m'administrer : faut bien crever de quelque chose)

En plus, celui-là, le Debord mielleux-mailiste, j'espère qu'il en fait rijoler plus d'un, non ?

Pour retrouver Patlotch dans ses oeuvres zimortellement zégotistes : http://patlotch.free.fr/

Vous me direz, les pÔvres, ce qui z'en ont à foutre, du Patlotch. Certes, mais de vos délires relus zé rélus de lustres en luxes zé luxation sécula-sécuritat-s'écoul'aurhum scérébrosfinales (ceci n'est pas une pine en soi)... et réciproquement, poil à l'heure hop !

 

« Foutaises »

Michel DUPUY

Entrez dans les institutions (hier au gouvernement Jospin, aujourd'hui dans la logiques des "partis politiques made in UE" ) pour les modifier de l'intérieur. Quel est le gogo qui croira encore à ces foutaises? Le cadre politique ou institutionnel (l'UE) n'est pas neutre, il définit le contenu (le capitalisme à outrance).

Donc un révolutionnaire ne se bat pas pour "réorienter l'Europe" pour "l'Europe sociale" L'europe supranationale ( avec ses PPE, PSE , demain son PGE et son"syndicat" CES)  c'est le cadre idéal trouvé par les capitalistes pour liquider tout les acquis sociaux, fruits des luttes, il n'y a pas de bonne supranationalité capitaliste.

L'EUROPE SUPRANATIONALE EST UNE MACHINE DE GUERRE ANTI SOCIALE.

NOTRE PREMIER DEVOIR DE COMMUNITES EST DE LUTTER FRONTALEMNT CONTRE.

N'OUBLIONS PAS le "F" d' E.D.F. - G.D.F.et le "N" de C.N.R. sinon nous favoriserons dangereusement la montée du F.N.

 

(*) Raymond Debord et Dominique Cornet : « Parti de la gauche européenne : un pas en avant »

 

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