« TVA Sociale :
sus à l’escroquerie ! »
Louis BLANC, Christian BARLO,
Joseph PENTAGROSSA (Militants communistes)
A la Seyne sur mer, samedi 16 juin
2007
°
Concernant la vague « bleue » dont l’on nous « serine » les
oreilles sans pour autant vouloir maudire le bleu en temps que couleur et face à cette sinistrose organisée,
il est encore heureux qu’il nous reste comme sorte de dérivatif notre véritable
identité culturelle la mer. (de Charles TRENET)
° Aujourd’hui
cette sinistrose médiatique nous apprend que M. François FILLON, sénateur UMP,
devenu pour la circonstance Premier Ministre est énervé.
° Son énervement
aurait comme cause la TVA dites « sociale » qui passerait mal,
provoquant fortes contestations et interrogations de toutes sortes.
°Tant
mieux que les Françaises et les Français se ressaisissent de la SARKOMANIA !
° Preuve
que tout n’est pas perdu, loin s’en faut.
°La TVA
sociale est effectivement une escroquerie en ce sens qu’elle représente un
nouveau cadeau fiscal patronal qui sera payé par l’ensemble des contribuables
français, nouvelle ponction d’impôt supportée en particulier par les salariés,
les chômeurs et les retraités.
Elle
consiste à opérer sur deux points bien précis, à savoir :
1)
Réduire les cotisations dites patronales !
2)
Faire augmenter la TVA à concurrence des prix !
° Ce
raisonnement en deux options est très fallacieux !
° En
effet, rien ne garantit que les entreprises vont réduire les prix suite à la
baisse des cotisations sociales dites patronales ; deux options étroitement
liées qui figurent en terme d’escroquerie d’état.
° Ceci
dit, les choses ne peuvent malheureusement pas en rester-là.
° Mais il
y a beaucoup plus grave avec cette réforme. Il s’agit d’un problème fondamental
de société dans la mesure où elle touche profondément la rémunération de la
force du travail et du financement de l’ensemble de la protection sociale.
° En
voulant réduire les cotisations sociales des employeurs, les instigateurs UMP
de cette réforme veulent réduire le salaire et en même temps remettre en cause
le mode de financement de la protection sociale fondé sur le travail.
° Un nouveau pas vers la fiscalisation du financement de
la protection sociale et vers la fiscalisation des prix à la consommation.
° Dans ce contexte, le Premier Ministre dans ces
explications est en train de faire l’impasse sur les vraies raisons des délocalisations
qui sont celles des profits maxima pour les actionnaires.
° En prétendant que sa réforme mettra fin aux délocalisations,
M. François FILLON fait volontairement abstraction d’un ensemble de facteurs économiques
et politiques qui sont à l’origine des délocalisations.
° L’argument de lutte contre les délocalisations imposé
par le Président de la République a pour objectif de faire accepter la baisse généralisée
des salaires y compris dans les secteurs où l’activité économique n’est pas délocalisable.
° Pas étonnant que ce débat soit au cœur de la campagne
pour le deuxième tour des législatives...
Celui-ci intervient en même temps que s’annonce le projet
de défiscalisation des heures supplémentaires.
5 milliards d’euros, c’est le coût estimé des exonérations
de charges sociales sur les heures supplémentaires. Une TVA à plus de 24,6 %,
une hausse inédite qui va frapper tout le monde pour continuer à payer des
cadeaux aux plus riches.
° Soyons en sûr, c’est ce qui nous attend si Nicolas
SARKOZY obtient le pouvoir absolu au sein de l’assemblée nationale.
° Quel que soit l’impact de cette sinistrose et face au
remodelage des idées imposées par le pouvoir UMP, dans notre ville la
transparence s‘impose.
° A cet effet et en ce sens, s’agissant des
questions politiques, économiques et sociales, leurs conséquences sur les
conditions de vie et de travail, la « Gazette Seynoise » entend
poursuivre son activité d’information et de communication et ainsi
contribuer pleinement dans ce
domaine à défendre les intérêts de toutes et de tous !
De toutes celles et de tous ceux qui, en
particulier, aspirent à un véritable changement à la Seyne sur mer et en
France.
° A suivre et à bientôt…. Dans nos colonnes.
« Brusquement, sous les apparences frivoles et
enivrantes de notre civilisation, on découvre l’abîme béant de la barbarie et
de la bestialité. »
Rosa Luxembourg
« Les grandes infortunes et les grands maux qui se
sont abattus sur nous ou nous menacent sont aussi ceux qui appellent les grands
remèdes. »
André BRETON