Praxis
n°3 - mars 2001
parti
communiste français
n
Dominique CORNET
janvier 2001
Cet article a été proposé par Dominique Cornet pour
paraître dans le bulletin du PCF du 4ème arrondissement de Paris. Sa
publication a été «différée», le contenu étant jugé contraire avec la bataille
menée par le PCF aux municipales, sous l’angle «chaque voix compte».
Historiquement,
la bourgeoisie s’est opposée à l’expression politique du peuple. Qu’on songe à
la répression contre l’organisation du peuple de Paris en 1871 ! Qu’on songe au
système inique du suffrage censitaire où le droit de vote était accordé aux plus
riches. La bourgeoisie a consenti au suffrage universel sous la pression. Elle
l’accepte dans les pays où elle sait qu’elle ne sera pas renversée par ce
moyen.
Les partis politiques, en prétendant
gérer le pays pour le peuple, s’opposent au pouvoir du peuple (qu’on appelle la
Démocratie). Qui peut être élu aux postes de responsabilité politique ?
Certainement pas des citoyens ordinaires. Ce sont les membres les plus connus,
les plus cultivés, des partis.
Cette délégation de pouvoir au bénéfice
d’élus laisse le peuple en dehors du pouvoir. Un moindre mal serait de pouvoir
obliger les élus à appliquer le programme qu’ils ont proposé. Mais rien ne les
contraint à le faire. Et finalement, se retrouve aux postes de commande une
bureaucratie qui administre le pays comme elle le souhaite. De surcroît, ces
élus politiques sont parfois corrompus.
La
véritable Démocratie n’est pas une grande idée irréalisable, contrairement à ce
qu’essaient de faire croire les média qui défendent les intérêts des
privilégiés de ce monde. Pour avoir une idée de la Démocratie, il suffit de
tourner ses regards vers les expériences historiques de la Commune de Paris,
des conseils ouvriers de Russie en 1917, ou de l’Espagne de 1936. La véritable
Démocratie naît aussi dans les mouvements populaires de contestation : Prague,
Budapest et plus près de nous les grèves de 1968 et 1995. Lorsque les
travailleurs ou les citoyens se réunissent pour décider ensemble de ce qu’il
faut faire, la Démocratie montre son visage.
Le but d’une organisation politique communiste est d’être au service du peuple pour l’aider à rassembler démocratiquement ses forces et ses réflexions afin que reculent enfin les injustices de l’exploitation et de la domination.