« A contre
courant des idées imposées ! »
Louis BLANC, Christian BARLO,
Joseph PENTAGROSSA - militants communistes
A la Seyne sur mer, lundi 22
octobre 2007
° A la Seyne sur mer, chacun est à même de se rendre
compte que la politique d’Arthur PAECHT de marchandisation du territoire
communal fait des ravages et le plan local d’urbanisation encourage les
promoteurs.
° Le tout béton ne plait pas à tout le monde !
° Le racket sur les petits propriétaires se
poursuit ! A 3500 euros le mètre carré, plus cher qu’à Toulon, la
surenchère porte préjudice à la véritable valeur de l’habitat, aux conditions
de vie dans nos quartiers.
° Sous prétexte de reconstruire une ville dans la ville,
le système imposé par le premier magistrat de la ville est au bord de
l’implosion générale.
° Jadis l’accession au logement, quelle que soit sa forme,
symbolisait le rattachement concret
à une assise durable.
° Dans l’impossibilité pour beaucoup, l’atomisation
sociale que nous vivons a déstructuré cette aspiration-là.
° Chacun le sait et beaucoup se taisent. Sûr de lui, le
maire UMP continue de vendre la ville sans aucun respect pour les conditions de
vie dans les quartiers concernés.
° Après la ROUVE c’est au tour
de Gai Versant de réagir.
° La Seyne sur mer est en train de devenir l’exemple même
d’un secteur privé du logement atteint d’une folie spéculative suicidaire qui
offre d’un côté des prix à la location exorbitants doublés de garanties
scandaleuses imposées par les bailleurs qui repoussent même la classe moyenne
seynoise et d’un autre côté un accès à la propriété réservé à une minorité de
plus en plus restreinte.
° Alors que le monde du logement réclame des comptes en
banque fiables et bien garnis, se loger pas cher et dignement devient
impossible.
° La fameuse relance globale de constructions est un
constat amer.
° La spirale de l’endettement explose !
° Le budget que les seynoises et les Seynois consacrent au
logement ne cesse de croître et atteint un seuil critique pouvant faire
basculer les ménages les plus modestes dans la précarité et l’exclusion.
° Constructions de véritables logements sociaux, maîtrise
urbaine tenant compte des structures des quartiers, mixité sociale, prix du
foncier, mal vie, c’est autant de défis pour un véritable redressement de notre
économie locale.
° L’urbain est devenu la clé de transformation alors que
dans nos quartiers existe un fort taux de chômage et que s’y concentrent toutes
les difficultés.
° L’agence nationale du renouvellement urbain a inversé
les priorités. En arrivant aux affaires municipales Arthur PAECHT a
volontairement dissocié l’enjeu de la rénovation urbaine des autres aspects des
politiques de la ville : emploi, renforcement des politiques sociales et
éducatives, maillages associatifs, droits des citoyens, santé, PMI, droits à
l’information et à la communication.
° La mise en application du dispositif BORLOO c’est de la
poudre aux yeux. Il y a une supercherie à vouloir faire passer le financement
de l’ANRU comme un engagement de l’Etat. Celui-ci n‘intervient en réalité qu’à
hauteur de 48%, le reste est principalement issu du 1% du logement et donc des
cotisations sociales.
° Quand l’ANRU a été créée la rénovation urbaine a été
abordée avec l’objectif affiché de démolir 200 000 logements HLM en cinq ans.
° Beaucoup d’élus se sont vite émus de voir un projet être
aussi précis que le plan des démolitions mais finalement flou sur la
reconstruction. Dans les conventions type de l’ANRU, il devrait être tenu
compte de la qualité de la concertation des habitants.
° A la Seyne sur mer, force est de constater qu’on est
moins préoccupé d’améliorer les conditions de vie des habitants que de profiter
des opportunités foncières.
° Dans le domaine de création de « villes
nouvelles » le problème de la forme urbaine est lui aussi non négligeable.
Démonstration est faite dans notre ville qu’étaler les gens au sol comme cela
se fait en lieu et place des immeubles et tours démolies ne recoud pas les problèmes
voire même en créé de nouveaux.
° La culture de la transformation urbaine des quartiers
tend à disparaître. Combien de projets de rénovations urbaines intègrent les
relations à l’école, à la création de maternelles et de crèches
publiques ?
° Le risque
est grand de voir certains quartiers seynois transformés en véritables ghettos
urbains.
° Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs notent que le
programme de renouvellement urbain a pompé une bonne partie des crédits
destinés à la Réhabilitation des logements sociaux situés hors zone ANRU.
° L’image du quartier qu’il s’agit de changer est souvent
évoquée, ce qui fait dire à beaucoup que le renouvellement urbain tel qu’il est
pratiqué aujourd’hui, y compris à la Seyne, à d’autres fins que celles que l’on
veut bien lui prêter.
° En fin de compte les immeubles qui vont en résulter,
engendreront autant de monotonie que les cités décriées ou les immeubles
détruits.
° De nombreux chantiers attendent d’autant que nous ne
sommes pas à l’abri d’une remise en cause de toute une série de choses qui
appartiennent encore au domaine public.
° Autant de dispositifs dont nous entendons bien nous
saisir et autant d’occasions de mobiliser la population seynoise.
° Il faut se battre pour le droit à la ville, le droit à
l’urbanisation maîtrisée, le droit au bel environnemental en considérant que le
quartier de l’urbanisation doit être mis au service des idées citoyennes.
° Pour nous, la vraie évolution viendra finalement des
Habitants et non pas des urbanistes et des promoteurs à condition de les
intégrer mieux que l’on ne le fait aujourd’hui dans les processus de
définitions et de conceptions des futurs projets.
° A suivre...
Voir aussi :
Prochaines élections
municipales : qu’en sera t-il à La Seyne sur Mer ?
Christian BARLO, Louis BLANC,
Joseph PENTAGROSSA (15/09/2007)
Christian BARLO, Louis BLANC,
Joseph PENTAGROSSA (15/09/2007)
Faisons vivre la
démocratie citoyenne
Christian BARLO, Louis BLANC,
Joseph PENTAGROSSA (12/09/2007)