« Logements et
Habitats Varois ! »
Louis BLANC, Christian BARLO,
Joseph PENTAGROSSA (militants communistes)
° Le
conseil général vient d’éditer son futur plan départemental d’action pour le
logement des personnes défavorisées, arrêté pour la période allant du 1er
mars 2007 au 28 février 2010.
° Des
conventions tenant compte des différentes lois en vigueur et avis formulés sont
prévues. Elles précisent les modalités de mise en oeuvre des plans et des
conditions annuelles de financement.
° En
premier lieu, une analyse du bilan précédent département 2000-2004 laisse
quelque peu dubitatif et interrogatif quant aux résultats et conséquences
obtenus :
« Dépourvue
de moyens pour engager un dialogue concret avec les collectivités sur les
besoins à satisfaire, sur l’offre à promouvoir et sur les moyens fournis pour
en assurer la gestion sociale dans de bonnes conditions, l’équipe d’élaboration
du plan n’a pu que constater la rétraction généralisée de l’offre de logement
social, les difficultés croissantes à pénétrer le parc privé. » Fin de
citations.
°
Ainsi, nous sommes très loin des incantations habituelles dans ce domaine pour
les résultats sur le bon état du logement dans notre département.
° Pour
l’équipe du plan, les résultats obtenus en terme de mobilisation de l’offre et
de relogement ont au mieux stagné au pire diminué. Les offres de service fondées
sur la seule confiance en l’opérateur ne sont pas en mesure de lever les réticences
face aux risques réels.
° Il
faut considérer qu’il est encore moins de rivaliser avec la perspective
de gains élevés du fait des niveaux de loyers libres ou des plus-values à la
revente et d’admettre que « le
Malentendu » s’est installé entre les opérateurs.
° « Malentendu »…
le mot est lâché.
° Quand
M. Arthur PAECHT, maire de la Seyne sur mer et conseiller général du canton sud
se lance dans une politique de marchandisation du territoire communal, laisse
faire .Il encourage la publicité des promoteurs qui construisent « n’importe
où et n’importe comment » des immeubles grand standing aux prix de ventes
et de loyers inabordables pour une grande partie de la population seynoise.
° A en
croire l’étude du conseil général, ce n’est pas une politique programmée mais
un simple « Malentendu » entre opérateurs.
° Pour
le comité de suivi de l’accompagnement social, le plan 2000-2004 a été dans l’incapacité
de s’approprier et faire valoir les recommandations pour le soutien à l’offre.
° Le
plan 2000 -2004 a été
incapable dans la mise en œuvre d’une garantie des
loyers abordables, du rôle de levier sur la mobilisation du parc social dans
les programmes locaux de l’Habitat, des réponses significatives aux besoins des
publics quand à la sensibilisation
des communes.
° Il
est reconnu que la gestion des conflits locatifs, la médiation juridique, la prévention
des expulsions sont autant d’actions qui peuvent avoir un taux de réussite élevé
.
°Cette
dernière laissent à penser qu’une
augmentation des moyens alloués à la réalisation des actions du plan
permettrait d’obtenir davantage de résolutions de problèmes de logements pour
les publics les plus en difficulté.
° C’est
dans ce contexte de pénurie d’offres de logements, de logements accessibles et
divergences institutionnelles que veut s’inscrire, d’après le législateur, l’ambition
résolument pragmatique du plan.
°
Depuis des années, le logement dans le Var, ce sont avant tout des questions
qui fâchent !
° Non
seulement le vaste marché du logement et de l’habitat en général n’échappe pas
aux règles des logiques libérales, mais dans notre département, il les exacerbe
cruellement.
° Le
système en cours n’est plus à bout de souffle, mais plutôt au bord de l’implosion
générale.
° Le
secteur privé est atteint d’une folie spéculative.
° Entre
l’offre et la demande, des menaces continuent de peser sur le secteur social.
° Alors
qu’en 1995 le secteur locatif bénéficiait encore de 32,4% des dépenses de la
collectivité, il n’en reçoit aujourd’hui que 23,5%, moins que le privé qui se
trouve à 25%.
° Dans
le budget 2006, les exonérations fiscales pour les investisseurs privés sont
plus importantes que les fonds consacrés au logement social.
° Pour
les communistes, le logement social sera-t-il à la régression !
° Près
d’un million et demi de personnes sont aujourd’hui en attente de logements
sociaux dans notre pays !
°
Pendant ce temps la loi faisant obligation de consacrer 20% du parc immobilier
au logement social est outrancièrement violée par des élus locaux dans notre département.
°
Construction de logements sociaux, mixité sociale, urbanisation, prix du
foncier, mal vie de quartiers entiers, autant de défis à relever !
° La
hausse des prix de l’immobilier et l’inflation des loyers qui l’accompagne
rendent chaque jour plus nécessaire une politique ambitieuse pour le logement
social.
° En définitive,
ce sont ces efforts nécessaires envers les personnes varoises défavorisées qui
sont posés de manière hautement politique dans notre département.
« Il
faut continuer à dénoncer et à combattre l’injustice sociale. Le monde ne guérira
pas tout seul. »
Eric HOBSBAWN
Voir
aussi :
Logement : innover plutôt que détruire
Louis BLANC
Innover la ville de demain impose t-il de détruire celle d’hier ?