A la
Seyne sur mer, vendredi 13
avril 2007
La réalité !!
ZONES FRANCHES URBAINES
(Z.F.U.)
Depuis
qu’à l’instigation du docteur - député - maire Vialatte, avec le soutien du
docteur maire PAECHT, des médecins libéraux seynois ont choisi de s’installer
dans la Zone Franche Urbaine, créée dans notre ville en application de la Loi
de 1996, de très nombreuses questions nous sont posées, auxquelles nous allons
tenter de répondre.
Zones
Franches : de quoi s’agit-il ?
Les Zones Franches Urbaines créées
par la Loi du 14 novembre 1996, relative au « Pacte de relance pour la
ville », du gouvernement Juppé, dans des quartiers de plus de 10.000
habitants, situés dans des zones dites « sensibles ou
défavorisées », visaient à encourager l’implantation d’entreprises afin de
revitaliser ces secteurs, à créer des emplois, en échange d’exonérations de
charges sociales et fiscales.
A ce jour, aux 44 zones créées à l’origine, se sont
ajoutées les 41 du Plan BORLOO et les 15 du gouvernement VILLEPIN, portant
ainsi à 100 les Zones Franches qui parsèment le territoire national.
Les Z.F.U. ont été définies à partir des critères
suivants :
-
taux
de chômage important,
-
pourcentage
de jeunes sortis de l’école sans diplôme, supérieur à la moyenne nationale,
-
proportion
importante de jeunes de moins de 25 ans,
-
faible
potentiel fiscal par habitant.
QUELLES
CONTREPARTIES ?
A)
Pour les entreprises :
Sous certaines conditions les entreprises implantées dans
les Z.F.U. bénéficient d’exonérations de :
-
taxe
foncière sur les propriétés bâties,
-
impôt
sur les bénéfices,
-
cotisations
sociales personnelles pour la maladie - maternité,
-
taxe
professionnelle pour les entreprises de moins de 50 salariés,
-
cotisations
patronales de sécurité sociale, d’allocations familiales, d’accidents du
travail,
-
contribution
au F.NA.L. (Fonds national d’aide au logement),
-
versement
transport,
-
d’impôt
sur les sociétés ou sur le revenu.
-
Ces
exonérations sont accordées à 100 % pendant cinq ans, puis de manière
dégressive sur 3 ans pour les entreprises de plus de 5 salariés et de 9 ans
pour les entreprises de moins de 5 salariés.
B)
Pour les salariés :
Une
condition d’embauche locale – non obligatoire – est applicable à
partir de la troisième embauche et pendant 5 ans.
Les
contrats proposés dans ce cadre peuvent être à durée indéterminée ou déterminée
d’au moins douze mois avec un horaire de travail d’au moins 16 heures par
semaine.
A la fin
de l’année 2003 les emplois créés se répartissaient comme suit :
-
ouvriers 48,2
%
- employé
de commerce ou administratifs 27,5
%
- technicien,
agent de maîtrise 10,1
%
-
ingénieur ou cadre 5,9 %
- autre 8,4 %
Types de
contrats :
- CD
Indéterminée 89,2
%
- CD
Déterminée 10,8
%
dont
- temps
partiel 20,1
%
de
16 à 24 heures 13,6
%
de
24 à 34 heures
6,4 %
- temps
plein 49,3
%
Fin 2004, 13.500 établissements bénéficiaient
d’exonérations dans les 85 ZFU existantes. Ils employaient 68.600 salariés.
Sur ces
implantations, on compte UN
transfert pour TROIS créations, et 26 % des salariés, seulement, résident dans
la zone.
En ce qui concerne la seule ZFU varoise, située à La Seyne
–sur - mer, les entreprises qui y étaient installées étaient au nombre de
97 en 1997 pour 335 emplois, de 218 en 2002 pour 1161 emplois, soit un gain de
826 dont environ 200 seulement résident dans la zone.
La réussite, montée en épingle par un rapport tendancieux
du Sénat de juillet 2002, est toute relative puisque l’objectif annoncé de
100.000 emplois est loin d’être atteint.
Les exonérations touchent la sécurité sociale, ainsi
privée de ressources en aggravant le déficit, les communes, l’Etat et divers
organismes comme les Caisse d’allocations familiales, le Fonds National d’Aide
au Logement et les transports.
Les entreprises ont, le plus souvent recherché
« l’effet d’aubaine » ou l’opération « boîte aux lettres »
plutôt qu’un véritable investissement d’avenir sur des implantations pérennes.
D’autant que les emplois créés ne concernent les moins de 25 ans que pour à
peine plus de 30 % et se concentrent dans les secteurs de la construction
(26%), du tertiaire (61%), de l’industrie (12,4%).
Financièrement si des fonds de compensation ont été versés
aux communes, l’impact sur la Sécurité Sociale, la CAF ou le FNAL, n’a pas été
mesuré.
Il est évident que les effets de la création des ZFU ne
constituent pas, pas plus que les défunts emplois -jeunes, un remède d’avenir à
la crise de l’emploi et au chômage : 100.000 emplois sur les presque trois
millions de chômeurs (selon les statistiques officielles) que compte notre pays, représentent une
goutte d’eau dans un océan de misère.
Il n’est guère que le MEDEF et la droite pour se réjouir
de cette législation lancé à grands coups d’effets d’annonce.
Il faut ajouter que, dans les communes concernées, des
inégalités devant la loi et devant l’impôt naissent des ZFU. Les entreprises
qui ne courent pas après les exonérations peuvent se considérer comme les
victimes d’un système injuste, créateur d’une fiscalité
discriminatoire !
BLANC louis, Christian BARLO, Joseph PENTAGROSSA
militants communistes
Voir
aussi :
Clémenceau :
des propositions pour l’avenir !
Défi
démocratique (journal de la section du PCF de la Seyne sur Mer)
Février
2006
Dans
trois mois, au plus, le Clémenceau sera revenu dans les eaux
françaises, pour un nouveau désamiantage. Reste l’incertitude de son devenir…
Le flou règne !!!