Ç Fires dĠtre putes È

de Ma”tresse Nikita et de Thierry Shaffauser

Žditions lĠAltiplano agitĠprop

123 pages

7 Û

fŽvrier 2007

 

SEULES CONTRE TOUTESÉ OU PRESQUE

 

Les fŽministes ont toujours dŽfendu la libertŽ pour la femme de disposer de son corps, ce fut dĠailleurs lĠune des raisons invoquŽes par les partisan(e)s du droit ˆ lĠavortementÉ

Pourquoi ce droit serait limitŽ et non Žtendu ?

La libertŽ sexuelle entre adultes consentants est un droit- qui doit tre reconnu !

Les deux auteurs de ce livre, vŽritable bržlot qui sĠoppose ˆ la quasi unanimitŽ des politiques, dŽfendent les travailleuses du sexe et ceci sans complexe.

Ç Le fŽminisme pute, cĠest pouvoir concevoir et pratiquer sa sexualitŽ en dehors du couple, du mariage, de lĠamour È.

Presque tous les partis, mme ceux de lĠextrme gauche sont pour le prohibitionnisme ou lĠabolitionnismeÉ Il sĠagit lˆ uniquement de marquer une diffŽrence de degrŽ dans la rŽpression :

 les abolitionnistes considrent les proxŽntes comme des criminels, les prostituŽes comme des victimes et les clients comme des coupables alors que les prohibitionnistes sont pour sanctionner les clients, les proxŽntes et les prostituŽes.

Les deux auteurs expliquent les consŽquences de la loi de sŽcuritŽ intŽrieure, dite loi Sarkozy :

La prostitution devenant illŽgale, les proxŽntes ont relevŽ la tte et beaucoup de prostituŽes se sont retrouvŽes livrŽes pieds et mains aux truandsÉ

Il sĠagit lˆ dĠun vrai mŽtier ˆ ne pas confondre avec le trafic des mineures et lĠexploitation ŽhontŽe É

Elles ont choisi ce mŽtier et veulent lĠexercer comme travailleuses indŽpendantes, dŽbarrassŽes des proxŽntes.

Elles expliquent leur combat, dŽmontent lĠhypocrisie et revendiquent un droit qui nĠest pas reconnu, le tout dans le cadre dĠune argumentation construite.

Elles sĠen prennent ˆ certains clichŽs et ˆ certaines caractŽrisations courantes comme cette accusation qui leur est faite de vendre leur corps :

Ç Cette expression est trs populaire dans le langage courant. Elle sert une vision putophobe de la prostitution. En effet, nous ne vendons pas notre corps : nous nous en servons afin de rendre un service sexuel. Ce que nous vendons en rŽalitŽ est du plaisir sexuel que nous procurons gr‰ce, en partie ˆ notre corps, mais surtout gr‰ce ˆ notre cerveau. È

 

CĠest une invitation ˆ la rŽflexion et au dŽbat que nous offrent ces deux auteursÉ

Ils avancent par ailleurs une sŽrie de propositions concrtes qui mŽritent dĠtre lues et discutŽes et non dĠtre raillŽes ou ignorŽes au nom dĠune dŽnonciation idŽologique du systme patriarcal qui ignore ou veut ignorer la rŽalitŽ

 

Jean-Franois CHALOT

 

 

 

 

 

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