Militant
n°2 - juillet 2003
MALGRE une bataille d’arrière garde à l’Assemblée, vouée
d’avance à l’échec compte-tenu des rapports de force en son sein, la gauche n’a
pas réussi à bloquer la réforme des retraites.
Les
principales mesures
n Passage à
40 ans, en cinq ans, de la durée de cotisation des fonctionnaires
n
Institution dans le public, dès 2008, d’une décote de 3 % par année manquante,
qui progressera pendant dix ans
n
Proratisation de la retraite pour le privé comme pour le public. A 65 ans, la
retraite sera calculée sur 40 ans, et non plus sur 37 ans et demi comme
actuellement ;
n
Augmentation progressive, à partir de 2008, de la durée de cotisation pour
tous. Elle sera de 41 ans en 2012 et de 42 ans en 2020.
n A terme,
application de la réforme à tous les régimes spéciaux : EDF, SNCF, RATP,
mineurs...
L’orientation
du gouvernement va conduire à une baisse considérablement du niveau des
pensions. D’ailleurs le ministre Fillon le reconnaît indirectement lorsqu’il
prétend vouloir garantir un taux de 75 % du salaire pour les SMICards alors
qu’il est en moyenne de 83 % aujourd’hui. Quant au taux de remplacement moyen,
il serait de 66 % au lieu de 78 % aujourd’hui.
Avec
un durée de cotisation qui passera à 42 ans en 2020 dans le public comme dans
le privé, il deviendra illusoire pour la grande majorité des salariés d’espérer
partir à 60 ans.
d’après l’argumentaire CGT
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mobilisation des salariés ne parvient pas à bloquer la réforme des retraites