Congrs de la FSU
(janvier 2007)
Motions pour la rŽunification
syndicale
Motion (rejetŽe de peu) proposŽe pour le thme 4 –
dŽpartement de lÕOrne (16 janvier)
Trois
ans aprs le congrs de PERPIGNAN qui s'Žtait conclu par l'Žlargissement peu
probant du champ de syndicalisation de notre fŽdŽration aux trois fonctions
publiques, le congrs de MARSEILLE doit tre une nouvelle Žtape de la rŽflexion
sur l'avenir de la FSU et plus gŽnŽralement sur l'avenir du syndicalisme.
L'Žvolution
probable et nŽcessaire des rgles de la reprŽsentativitŽ n'induit pas inŽluctablement
un maintien voire une aggravation de la dispersion du paysage syndicale.
Elle
doit au contraire tre mise ˆ profit pour favoriser les rapprochements nŽcessaires.
Dans
cette hypothse, la FSU, fidle ˆ son objectif originel et historique de rŽunification
syndicale doit privilŽgier une dŽmarche unitaire et non exclusive avec la CGT,
confŽdŽration la plus proche de ses objectifs de transformation sociale et de
ses mandats ˆ la constitution d'une nouvelle union de syndicats confŽdŽrŽs ou ˆ
la constitution d'une confŽdŽration induite par un nouvel Žlargissement de son
champ de syndicalisation.
6
pour, 7 contre, 4 abstention
Motion adoptŽe par le congrs dŽpartemental de la FSU Manche (16/17 janvier 2007.)
Trois
ans aprs le congrs de PERPIGNAN qui s'Žtait conclu par l'Žlargissement du
champ de syndicalisation de notre fŽdŽration aux trois fonctions publiques, le
congrs de MARSEILLE doit tre une nouvelle Žtape de la rŽflexion sur l'avenir
de la FSU et plus gŽnŽralement sur l'avenir du syndicalisme.
Dans
ce cadre, tant au niveau europŽen qu'au niveau mondial qui vient de voir l'Žmergence
de la CSI, il n'y a pas pour notre fŽdŽration d'issue ˆ son
isolement international.
En
France, l'Žvolution probable et nŽcessaire des rgles de la reprŽsentativitŽ
n'induit pas inŽluctablement un maintien voire une aggravation de la dispersion
du paysage syndical.
Elle
doit au contraire tre mise ˆ profit pour favoriser les rapprochements nŽcessaires.
Dans
cette hypothse,sans renoncer ˆ consolider lÕexistant en son sein, la FSU, fidle
ˆ son objectif originel et historique de rŽunification syndicale doit rŽactiver
une dŽmarche de convergence unitaire notamment avec la CGT, confŽdŽration proche de ses objectifs de
transformation sociale . A l'heure o la nouvelle gŽnŽration vient de montrer
sa capacitŽ ˆ redynamiser le mouvement social et sa totale incomprŽhension
devant la division du paysage syndical, cette dŽmarche doit tre prŽfŽrŽe ˆ la constitution
d'une nouvelle union de syndicats non confŽdŽrŽs. En aucun cas la constitution
d'une confŽdŽration induite par un nouvel Žlargissement de son champ de
syndicalisation ne saurait tre envisagŽe.
Pour
: 24, Contre : 4, Abstentions : 3
Dans la Somme, une motion en faveur de la rŽunification
syndicale a fait 90% lors du congrs FSU de dŽcembre 2006.
Motion adoptŽ par le congrs de la FSU 03 Allier en relation avec le thme 4 (28 pour, 0
contre, 1 abstention).
La
FSU dans le droit fil de ses objectifs initiaux et notamment l'article 4 de ses statuts, doit se
saisir du congrs pour envoyer un signal fort manifestant ˆ nouveau son
intention d'oeuvrer ˆ une l'unification
syndicale n'Žcartant aucune des composantes favorables ˆ un syndicalisme
de transformation sociale.
Il
est en effet urgent pour le syndicalisme de s'organiser afin de remplir plus efficacement son r™le
de contre-pouvoir.
Le
renoncement et la complaisance incarnŽs par le syndicalisme d'accompagnement psent bien sžr lourd
sur notre capacitŽ ˆ engranger de
nouvelles victoires sociales.
Forte
de ce diagnostic, la FSU doit Žviter au congrs de Marseille ˆ la fois le pige du statu quo et du repli sur
soi et celui plus nŽfaste encore
qui consisterait de fait ˆ crŽer une nouvelle confŽdŽration.
La
FSU qui occupe une place singulire sur l'Žchiquier hexagonal peut assumer la responsabilitŽ
historique de rompre avec son autonomie : dans cette optique les dŽcisions prises lors du congrs de
Perpignan pouvaient tre lues
comme une tentative pour rompre le cadre strict de celle-ci.
Mais
cette ouverture n'a pas dŽbouchŽ sur un surcro”t de combativitŽ dans la
fonction publique.
De
plus la FSU devient un concurrent syndical dans des secteurs o l'Žparpillement
est dŽjˆ fort, et cela en contradiction avec son identitŽ.
Nous
pensons qu'ˆ l'heure o une nouvelle gŽnŽration s'inscrit peut-tre dans une
perspective durable de combativitŽ sociale (lutte contre le CPE) la FSU n'a rien ˆ craindre en
osant envisager son propre dŽpassement.
Amendement adoptŽ sur le thme 4 (place de la FSU) :
La
confŽdŽralisation de la Fsu est-elle aujourd'hui envisageable ?
La
rŽponse est Non. Ni le statu quo
ni la confŽdŽralisation de la FSU ne sont souhaitables. La FSU doit
1¡)
rŽaffirmer publiquement et
fortement son identitŽ de fŽdŽration unitaire, ayant pour finalitŽ l'unification du syndicalisme
franais,
2¡)
combattre en pratique pour l'unitŽ
d'action syndicale,
3¡)
rŽpondre souplement aux demandes
d'adhŽsion en s'Žlargissant avec prudence ˆ de nouveaux secteurs lorsqu'elle l'estime nŽcessaire, dans le
cadre de ses statuts et aprŽs dŽbat
fŽdŽral.
Ces
rŽponses sont certes partielles,
mais leurs limitations tiennent ˆ la
situation.
Un amendement aux statuts introduisant la rŽfŽrence ˆ la
charte d'Amiens a Žgalement ŽtŽ
adoptŽ dans lÕAllier.
Voir
aussi :
LÕŽlargissement du champ
de syndicalisation, obstacle majeur ˆ la rŽunification syndicale ?
Mise en ligne du numŽro 5 du bulletin RŽunification syndicale, publiŽ par des militants de la FŽdŽration syndicale unitaire (Žducation nationale).