Infos luttes sociales

 

Bulletin n 111

 

26/5/2005

 

Comité de soutien aux salariés en lutte d'Arcade, Quick, McDo, Frog, FNAC, Disney, Virgin, Pizza Hut, etc.

 

Pour tout contact : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (en précisant bien le nom du comité) - Chèques à l’ordre de ADC avec mention "soutien à Faty", à adresser à ADC (boite n° 45) c/o Maison des associations 35-37 av. de la Résistance, 93100 Montreuil.

 

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Contact : fatysolidarite@hotmail.com

 

Informations et documentations sur les luttes et les initiatives en cours :

http://www.ac.eu.org/

 

Compte rendu des réunions des mercredis 18 et 25 mai 2005

 

 

Vendredi 13 et 19, mercredi 18 et 25 mai. Devant l’hôtel Astor : le moral est bon, les grévistes sont en attente de la liquidation des astreintes décidées par la justice. Une action sur l’hôtel qui appartient au même propriétaire à Nice est en préparation, profitant d’une rencontre CGT qui aura lieu dans cette ville.

 

Vendredi 13 soir Mercure Montmartre, bld Raspail.

Un accueil courtois voire chaleureux. La directrice est très préoccupée pour la bonne renommée de son hôtel. Nous la rassurons à ce sujet et par la même occasion précisons aux clients et passants que nous n’avons rien en particulier contre cet hôtel mais des griefs contre les pratiques infectes et hypocrites du groupe Accor dans son ensemble et ses promesse non maintenues.

Cet hôtel est franchisé, avec un taux de remplissage assez élevé, le nettoyage est assuré par du personnel embauché, mais il est parfois fait appel à l’intérim. Tiens, cela ressemble beaucoup à la sous-traitance à la petite semaine. Mme Kopp ne nous avait rien dit, mais si nous continuons à nous occuper des activités d’Accor, nous aurons sûrement moyen de revenir là dessus…

Le grand monsieur des RG qui a l’habitude de nous suivre dans nos visites est arrivé au moment du fromage, accompagné d’un collègue. Ce qui prouve qu’on nous prend au sérieux. De ce côté-là, rien à redire…

La directrice nous ayant dit que notre présence l’empêchait de partir récupérer sa gamine, nous sommes partis un peu plus tôt que d’habitude. Nous sommes pas des chiens, tout de même.

Dans l’ensemble, l’accueil reçu mérite une note supérieure à la moyenne.

 

Mercredi 18, se sont joints à notre réunion des membres de différents collectifs anti-répression, ce qui a permis un échange d’idées assez intéressant avec des militants que nous n’avons pas l’occasion de voir souvent. Il n’est pas exclu que des suites concrètes en terme d’entraide et d’échanges soient possibles. Nous avons demandé à l’une d’entre nous d’assister au meeting contre la répression qui frappe les lycéens, vendredi 20, vu que celui-ci se tenait à la même heure que notre pique-nique. Malheureusement, nous avons appris que la plupart des organisations qui ont signé le tract d’appel au meeting n’ont rien fait pour mobiliser leurs adhérents. Comme si le fait de mettre une signature en bas d’un tract dédouanait de tout engagement concret... Rien de bien nouveau, malheureusement.

 

Vendredi 20 nous avons décidé de marquer l’anniversaire du licenciement de Faty en retournant dans l’hôtel Ibis de la porte d’Orléans où Faty a travaillé des années durant. Quelques chanteurs/musiciens nous accompagnaient cette fois-ci, ainsi qu’une jeune journaliste, qui a observé la scène d’un regard amusé et a griffonné quelques notes. Dans cet hôtel, il y a toujours beaucoup du monde, et notamment des groupes de touristes qui descendent par cars entiers. Nous avions donc de quoi faire, même si, face aux groupes de Biélorusses et de Flamands, nos compétences linguistiques n’étaient pas à la hauteur… (Mme Cathy Kopp, en revanche, va pouvoir faire collection de timbres de tous les coins du monde, si elle daigne jeter un œil sur le courrier que ses “ clients ” nous ont promis d’envoyer). La police locale, elle, nous connaît : elle est donc repartie aussitôt, le cœur léger.

Nous, en revanche, nous avions envie de marquer le coup, donc nous avons fait un peu plus fort que d’habitude, en nous imposant notamment dans le restaurant, où nous avons réussi à faire se décrisper des attablés qui ne nous voyaient pas a priori avec sympathie, et même à faire scander avec nous un groupe de très jeunes Algériens : “ Cathy, réembauche Faty ! ” L’un de nous a même fait un long sit-in (ou plutôt sleep-in) à lui tout seul sur le paillasson de l’entrée. Reconnaissons que ça avait de la gueule. Seuls les réceptionnistes n’ont pas décoincé. Franchement, ça manque un peu de sens de l’humour, l’esprit Accor…

Au milieu de cette joyeuse agitation, nous avons appris que dans cet hôtel non seulement le nettoyage est toujours sous-traité (mais ce n’est que la norme, n’est-ce pas, madame Kopp ?) mais aussi que c’est toujours Arcade qui sévit. Décidément, d’autres visites s’imposent.

 

La répression frappe durement les lycéens qui ont continué le combat contre la loi Fillon et la logique qui l’anime. Des initiatives de solidarité sont prises. Un débat-concert de soutien a eu lieu dimanche 22 à Alternation et des appels à rassemblement devant le palais de justice sont lancés au moment des procès (mercredi 25 mai, mardi 31 mai, jeudi 16 juin à 8 h 30 devant le TGI de Paris, métro Cité, et le jeudi 16 juin devant celui de Pontoise à 8 h 30), ainsi qu’un appel à soutien financier (envoyez vos chèques à l’ordre de CDPE Paris – SSL à l’adresse de la FCPE Paris, 14 rue d’Astorg, 75008 Paris).

Les 300 euros restants dans la caisse de la Coordination de Travailleurs Précaires leur ont été remis.

 

Nous avons reçu deux chèques de 10 euros Jean de Vanves, respectivement en soutien à Faty et aux licenciés de Quick.

 

 

Nos prochains rendez-vous :

 

Vendredi 27, entre midi et 14 heures, 11 rue d’Astorg, métro St. Augustin

nous serons présents au rassemblement de soutien aux grévistes de l’hôtel Astor

 

Toujours vendredi 27, entre 18 heures et 18 h 30

devant le siège d’Arcade, 80, rue du Faubourg-Saint-Denis (Métro Château-d’eau)

Pour la réintégration de Faty et contre la sous-traitance

Amenez de quoi casser la graine

 

Mercredi 1er juin, entre midi et 14 heures, 11 rue d’Astorg, métro St. Augustin

nous serons présents au rassemblement de soutien aux grévistes de l’hôtel Astor

 

La prochaine réunion du collectif de solidarité aura lieu mercredi 1er juin à 18h30

à la salle du dernier étage du CICP, 21 ter rue Voltaire (métro Rue des Boulets ou Nation)

 

 

 

Communiqué aux responsables de la Bourse du travail :

Le collectif de solidarité s’est toujours voulu solidaire de tous les salariés en lutte, qu’ils aient ou non un statut officiel. Lors de notre soutien à la lutte des femmes de ménage d’Arcade puis à Faty Mayant, nous avons à de nombreuses reprises dénoncé la collaboration qu’Accor offre à l’expulsion des sans-papiers.

Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt la lutte du neuvième collectif pour la régularisation des sans-papiers, qui interpellait les pouvoirs publics mais aussi diverses organisations que leur détresse aurait dû émouvoir et pousser à agir.

Nous ne comprenons donc pas pourquoi, lorsqu’il est venu chercher asile à la Bourse du travail après son expulsion de l’UNICEF, il a obtenu si peu de soutien. La Bourse du travail est née pour aider les travailleurs à se défendre et à s’organiser. Or les sans-papiers ont été accueillis comme des agresseurs et non comme des victimes de l’exploitation, en contradiction totale avec l’esprit originel de la Bourse du travail.

Le collectif de solidarité avec Faty Mayant et les salariés d’Arcade demande donc que la Bourse du travail reste ouverte à tous les travailleurs qui en ont besoin pour se réunir, et que ses responsables officiels cessent de donner ordre aux gardiens de filtrer les entrées. Il demande aussi que les heures supplémentaires qu’ils ont été contraints de faire leur soient payées.