LABORATOIRE
DEPARTEMENTAL DĠANALYSES DE LĠALLIER
Chronique
de la disparition dĠun service public local en 2007
Sylvie BONNIN
Quels services publics utiles la population
rendaient les laboratoires vtrinaires dpartementaux ?
► Sant animale :
analyse de sang et dpistage de maladies dĠanimaux dĠlevage comme la
tremblante du mouton (brucellose), la maladie de la vache folle (ESB), la
maladie de la langue bleue (fivre catharale), la peste porcine etc.
Surveillance galement de la faune
sauvage et aussi des parcs zoologiques.
► Hygine alimentaire : contrle des aliments destins la population, majoritairement
la viande industrielle.
Micro-biologie et chimie alimentaire pour la restauration
collective et parfois prive (restaurants).
► Hydrologie : contrle officiel de la qualit des eaux de boisson (au
robinet) ou de baignade (plomb, pesticides, bactries). Recherche de mtaux
lourds dans les stations dĠpuration.
► Environnement : analyses de boues, de terres. Contrle des eaux de puits dĠtangs
(planton, amibesÉ).
► Biologie molculaire : autopsie sur les animaux amens lĠabattoir ou sur des
animaux euthanasis avec mort
suspecte (rage, grippe aviaireÉ).

Acclration des politiques de destruction des
services publics
Aprs la seconde guerre mondiale, de
grands services publics sont ns ou des nationalisations effectues apportant
de grandes avances (EDF/GDF, SNCF, scurit sociale, quipement des routes
etc.). Dans les annes 1950 le ministre de lĠAgriculture a donc cr un laboratoire
vtrinaire dans chaque dpartement, ceci dans un pays fortement marqu par
lĠagriculture et lĠlevage. Avec les premires lois de dcentralisation de
1983, lĠEtat se
dsengage et transfre la comptence de ses laboratoires aux dpartements grs
par les Conseils Gnraux. Autant de dpartements, autant de politiques
diffrentes selon les moyens financiers et suivant les lections successives
locales. Certains laboratoires sont devenus des petits joyaux, comme celui de
lĠAllier, dĠautres trs petits, mal quips ont ferm au fil du temps ou
simplement pour privilgier des laboratoires privs de proximit (Amiens dans
la Somme).
Avec la grande loi de dcentralisation
dĠaot 2004, (dmantelant
lĠEquipement et lĠEducation nationale) les moyens dĠintervention du Prfet sont
rduits en cas de menace ou dĠatteinte grave la sant puisquĠil ne peut plus
rquisitionner le laboratoire public de son dpartement. SĠensuit en 2005
une directive europenne suspendant les analyses systmatiques des moutons ou des vaches
entranant une chute des tests raliss et des pertes de recettes des
laboratoires dĠautant que lĠEtat ne garantit plus les prix laisss la libre
concurrence. Dans le mme temps les directives europennes imposent lĠouverture
des grands secteurs publics la concurrence, tel lĠnergie (EDF ou GAZ), les
tlcommunications, la poste et enfin lĠeau. La loi de dcembre 2006 sur
lĠeau et les
milieux aquatiques a directement ouvert les analyses des eaux au priv alors
autrefois rserv aux laboratoires publics ; les laboratoires privs
reoivent des agrments ministriels. Ds lors, le territoire national est
ouverts aux apptits les plus froces pour capter les marchs de lĠeau ce qui
conduit des restructuration autant du ct des laboratoires publics que des
privs ; les plus faibles sont contraints de fermer, ou de sĠassujettir
aux plus gros quĠils soient publics ou privs. LĠinterdiction de subventions
publiques aux laboratoires publics et les baises de tarifs pratiqus par les
grosses entreprises prives vont conduire ds 2008 redessiner un nouveau
paysage du territoire national avec partage de zones de laboratoires publics (ceux
qui pourront rsister) et privs.
Les responsabilits politiques sont
claires : vote des dputs europens, vote des dputs et des snateurs au
parlement franais, vote des lus locaux dans chaque dpartement.
En 2007, concernant le
dpartement de lĠAllier, les lus locaux majoritaires de droite ont vot pour la liquidation
de ce service public au profit dĠun partenariat public/priv et ont sorti le
laboratoire de lĠorganigramme de la collectivit pour enfoncer le clou. En juin
et en octobre 2007, les lus de lĠopposition (PCF majoritaires, PS et PRG) se
sont abstenus, sauf un PCF qui a vot contre en juin, envers et contre tous.
Certains lus et gestionnaires
locaux disent souvent leurs concitoyens Ç on ne peut rien È. Comment sĠarticulent les
politiques internationales, europennes, nationales et enfin locales ? NĠy
aurait-il aucun lien, tous les lus seraient-ils exonrs de leurs
responsabilits ?
Glissement du public vers le priv
Paris ne sĠest pas fait en un jour
dit-on. De mme le plan du laboratoire propos en juin 2007 nĠest ni le fruit
du hasard, ni celui de la prcipitation. Depuis plus de 10 ans, le budget du
laboratoire tait mis en annexe du budget principal du dpartement, sans
obligation spciale mais pour mieux lĠobserver. En 2005 un audit concluait
la suppression immdiate de 8 emplois de contractuels, des investissements de matriel
dĠautomatisation pour augmenter le nombre dĠanalyses et au recrutement dĠun
cadre commercial la recherche de nouveaux marchs, y compris sur le terrain
des laboratoires publics voisins ; il fallait absolument accrotre les
gains de productivit et demander des efforts au personnel. Des indices
largement inquitant pour la suite. Et pourtant les lus de droite ont vot
pour, ceux de gauche (PC, PS et PRG) se sont abstenus. Seule la CGT a particip
la cellule dĠaccompagnement
(vers la sortie des contractuels), les deux autres syndicats FO et CFDT ont
refus. LĠambiance au laboratoire est dtestable, intimidations, carrires
ralenties, suspicion et il faut ajouter des accidents de travail frquents mais
les plus graves dus un virus ayant conduit faire avorter une biologiste qui
avait pourtant invoqu le principe de prcaution pour ne pas entrer dans le sas
dangereux ce qui lui a t refus. Inertie de la direction qui a conduit 9
autres cas dclars dont une personne souffrant prsent dĠendocardite. Dj
lĠannonce du premier plan dbut 2006, un ingnieur biologiste travaillant
depuis plus de 20 ans, spcialiste des normes qualit avait t sans mnagement
dgage du laboratoire et avait fait une tentative de suicide le soir mme. Coup de tonnerre en juin 2007 : conu dans le plus grand
secret comme une OPA dans les marchs boursiers, le plan actuel a t rvl la
veille de la session, sans respect des formes vis--vis des lus. Une mthode
qui surprend pour une collectivit locale, segment des institutions
rpublicaines !
Le laboratoire sera donc intgr
dans une structure de partenariat public/priv appele Ç groupement dĠintrt public È (GIP),
trs la mode ces dernires annes pour dfaire les services publics dans tous
les domaines, mais initialement en 1985 rserv aux domaines de la recherche et
de lĠenseignement suprieur pour des missions ponctuelles. La dure lgale est
de 5 ans, mais dans lĠAllier un point est fix 3 ans, pour poursuivre,
dissoudre ou voluer vers une autre structure. Il existe plusieurs types de GIP
mais celui-ci a des caractristiques dominante s du priv : choix dĠune
comptabilit prive plutt que publique donc pas de regard du comptable public
sur chacune des dpenses, soustraction du Code des marchs publics obligatoire
pour lĠEtat, les collectivits locales enfin tout ce qui gre lĠargent du
contribuable, participation en capital des acteurs du projet, rglement
intrieur issue du priv avec un comit dĠentreprise (CE) et recrutement
dĠagents relevant du Code du Travail et non plus du statut de la fonction
publique. Le partenariat choisi avec le laboratoire de lĠallier est une filiale
qui peut intervenir dans le champ commercial (donc avec profits) de lĠInstitut Pasteur
de Lille, fondation municipale dĠutilit publique but non lucratif (gr par
Martine Aubry) lie aux origines gographiques du docteur Pasteur, dcouvreur du
vaccin contre la rage. LĠimage notable de cet institut a t largement mis en
avant pour faire avaler la couleuvre, c'est--dire que ce GIP nĠest pas
dsintress financirement mais va se comporter comme une entreprise. La
filiale en question appele Ç IPL Invest È a dj absorb des
laboratoires au nord comme celui public du dpartement de la Moselle, dĠautres
privs lĠest vers Nancy, dĠautres privs dans le sud Nmes et
Montpellier. Pour parfaire cette colonne vertbrale il fallait trouver des
laboratoires au centre de la France, ce fut celui public de lĠAllier, trs
performant et rput, et celui public municipal de Saint-Etienne. Stratgie
conomique de marquage du territoire pour prendre un maximum de marchs.
Malheur aux vaincus !
En 50 ans, le tissu national public
dĠun laboratoire par dpartement pour le bien-tre de la population a t
dchir progressivement par les lois de dcentralisation et lĠouverture la
concurrence prn par lĠEurope et relay par les gouvernements nationaux. En
2008, le paysage
sera un puzzle de laboratoires publics et privs et aprs limination des plus
faibles, ne restera en lice que les plus forts, cĠest la dure loi dĠairain du
capitalisme. Quel rel pouvoir reste-t-il la puissance publique pour
protger la population en cas de danger grave en matire sanitaire et
agro-alimentaire puisque les outils publics et le personnel public auront
disparu ?
Le combat des salaris
Les 70 agents du laboratoire font partie dĠun effectif de 1500
agents permanents du Conseil Gnral et de 430 assistants familiaux gardant
leur domicile les enfants retirs leurs parents par le procureur de la Rpublique.
Il existe un site central, lĠHtel du Dpartement prs de la Prfecture mais de
nombreux sites sont parpills sur le territoire dpartemental mais les agents conservent
un lien fonctionnel de travail qui les relient entre eux (agents des routes des
ex subdivisions, assistantes sociales, ouvriers de services des collges) ce
qui nĠes pas le cas des laborantins isols gographiquement avec leur mtier
spcifique.
Faiblement syndiqus et ne
participant jamais aux assembles gnrales trimestrielles de lĠintersyndicale
CGT, FO et CFDT, ils sont confins en vase clos avec un directeur qui gre ce
service un peu comme une PME. Depuis les conclusions de lĠaudit de 2005, le
syndicat FO avait demand la tenue dĠune intersyndicale spciale labo mais la
CFDT a dclin lĠoffre ne sĠintressant de manire corporatiste quĠaux
travailleurs sociaux, et la CGT implante au labo entendait dfendre son pr
carr. Elle a cru quĠelle tait capable dĠagir seule, certes elle a pu le faire pour des cas mineurs
mais ne pouvait pas au-del. Elle avait pris lĠhabitude dĠtre reue auprs de
la grande hirarchie qui lui ouvrait ses portes, dont le directeur gnral
adjoint (qui a rejoint Brice Hortefeux Paris) et qui pendant ce temps
prparait le plan qui devait tre fatal au service public. Elle a t emmene
en bateau puisquĠelle sĠest sentie trahie lĠannonce brutale de juin 2007. Mais
on ne peut tre trahi que si lĠon donne sa confiance alors que dans ce dossier
tout portait la mfiance et prendre ses distances en tant que syndicat
vis--vis de lĠemployeur.
Le plan dĠintgration du laboratoire
dans le GIP prvoyait la reprise des contractuels de droit public en contrats
CDI de droit priv (ce qui leur convenait). Mais il prvoyait aussi la mise
disposition des fonctionnaires, situation statutaire particulire indite chez
nous dans ce cadre prcis. Donc ds juin 2007 les syndicats FO puis CGT ont
crit lĠadministration pour poser des questions sur le statut, sur les conditions de travail,
et surtout sur les possibilits de retour ou de raffectation des agents
refusant la mise disposition.
Aucune rponse ne fut apporte aux
syndicats tandis que lĠadministration montait ses comits ad hoc pour Ç dialoguer È
directement avec le personnel mais sous haute surveillance hirarchique.
Manire classique de couper les salaris de leurs syndicats. Mais il nĠen sortait
rien de plus et pire encore les gestionnaires rfrents de la DRH avaient
consigne de ne rpondre aucun agent du laboratoire lors dĠun appel
tlphonique. La lourdeur de ce silence a donc accrue les inquitudes durant
tout lĠt.
Les syndicats CGT et FO ont
appel une assemble gnrale du personnel du laboratoire fin aot avec la participation de deux
dlgues du comit dĠentreprise de lĠinstitut pasteur de Lille (1CGT et 1
SUD). La CFDT invite galement avait fait acte de prsence physique. Beaucoup
de monde, beaucoup de questions, beaucoup de mcontentements. Un appel de lĠAG a
t fait pour sensibiliser les autres salaris du conseil gnral et pour
briser lĠisolement qui forcment conduit la dmoralisation. Le surlendemain,
tout le monde avait des rponses par la DRH ses questions, syndicats et
agents, lĠaiguillon de lĠAG et lĠappel ayant fait sortir le loup du bois. Mais
aucune rponse quant aux possibilits de retour ou de raffectation dans les
autres services, de ce fait la mfiance persistait et les agents pour les
¾ ne savaient comment opter. Leur avenir et celui de leur famille
tait rellement en jeu. Alors que le btiment, le matriel sophistiqu et la comptence des
agents faisaient partie de lĠemballage GIP, une masse de plus en plus
importante dĠagents se dtachaient pour refuser dĠentrer dans un projet dont on
leur cachait les contours. Est-ce par dpit, par chantage ou tait-ce prvu
dans le programme mais en octobre la question des suppressions dĠemplois a t
annonce en Comit Technique Paritaire, soit 4 mois aprs lĠannonce trs patriarcale
et Ç rassurante È du GIP par le prsident aux agents. Aussitt un
tact FO appelait signer une ptition contre les suppressions dĠemplois. Une
nouvelle assemble gnrale eut
lieu le 22 octobre avec les syndicats CGT et FO, rassemblant aussi bien des agents
voulant exercer leur mtier (leur vocation de laborantins) au GIP que ceux qui
refusaient dĠy aller et voulaient servir le service public dans dĠautres
services de la collectivit. Un nouvel appel de lĠAG soutenu par les deux
syndicats a t lanc auprs des collgues. En deux jours, il a recueilli 128 signatures sur le
seul site central (200 agents) malgr la tentative de la direction de
discrditer lĠappel en adressant avec ses moyens massifs de communication une
lettre sur les subtilits du statut entretenant la confusion dans les esprits
pour casser la ptition. Cette ptition a t galement adresse avec courrier
dĠaccompagnement nominativement aux 35 lus conseillers gnraux qui incombent
la dcision de supprimer des emplois. Le groupe PS a rpondu quĠil ne pouvait rien faire car
nĠayant pas la majorit, le groupe PC a rpondu quĠil allait saisir le
prsident (UMP) pour quĠil tienne ses promesses de juin vis--vis du personnel
et le PRG nĠa pas rpondu, ni bien sr aucun des lus de la majorit de droite.
Entre-temps avec tout ce tapage, une dlgation a t reue le 25 octobre
avec un vingtaine dĠagents du laboratoire et les syndicats CGT et FO. Malgr une provocation de dpart de
lĠadministration visant les syndicalistes, le front nĠa pas t dsuni et tous
les agents ont pu sĠexprimer. Il a fallu galement rtablir le cadre de cette
runion o lĠadministration nous prenait comme des subalternes qui on faisait
la leon de choses comme si nous nĠavions rien compris avec schma lĠappui
sur un tableau et il a fallu lĠintervention dĠun syndicaliste, statuts la
main pour aller vers ce tableau, rayer dĠune croix rouge tous les mensonges et
refaire un schma rtablissant la ralit statutaire. Aprs cris et
protestations de lĠadministration, le cadre psychologique a t renvers et
lĠgalit de discussion dans une ngociation a pu sĠtablir. Anecdote au
passage, un haut cadre de lĠadministration Ç qui ne voulait que du bienÈ
et qui on a rappel au passage la tentative de suicide de notre collgue
ingnieur lĠanne prcdente, est partie en pleurs ne rsistant pas la
gestion serre du conflit social. A la sortie certains collgues nous ont
remerci comme syndicalistes dĠavoir tenu le coup et affronter la direction
vindicative et menaante notre gard. A lĠissue il a t dcid de faire un
compte-rendu de la dlgation et de lĠadresser aux premiers signataires (nous
leur devons bien) et dĠlargir la campagne de signatures. Dans les semaines qui
ont suivi le Comit Technique Paritaire a t boycott par les 3 organisations syndicales
CGT, FO et CFDT expliquant aux agents leur dcision. Runis en urgence une
semaine aprs, les syndicats prsents ont dit NON aux suppressions dĠemplois. Lors
de la manifestation nationale du 20 novembre, des agents du labo participaient au cortge, une dizaine
de grvistes fait notable vu les pressions normes qui sĠexercent sur chacun
dĠentre eux mais rvlateur du bras de force en cours. Un tract syndical a t
diffus par centaines pour faire connatre la situation du laboratoire alors
que les mdias taient focaliss sur le cortge des magistrats et avocats en
robes noires cause de la suppression de leur tribunal (dont un avocat et
adjoint au maire sarkosiste en avant poste contre Rachida Dati !). La
parution dĠun article dans le journal local sur les suppressions dĠemplois du
laboratoire a contribu alerter lĠopinion publique. Le labo tait-il sorti
dĠaffaire pour autant, hlas non ! Mais heureusement le calendrier lectoral
tait avec nous puisquĠ lĠoccasion dĠune cantonale partielle, la majorit de
droite a bascul gauche au Conseil Gnral de lĠAllier. Les syndicats CGT
et FO ont t invit une runion avec les reprsentants des groupes de
gauche, le PC( majoritaire), le PS et le PRG pour expliquer les enjeux ce qui relve dĠ
obligation juridique et ce qui relve de la volont politique locale de briser
les 18 agents qui peuvent ainsi se retrouver licencis de la fonction publique.
Car il nĠexiste pas de garantie vie de lĠemploi dans la fonction publique territoriale
comme beaucoup le croient tord (cela nĠexiste quĠ lĠEtat mais le
gouvernement entend bien lĠattaquer). La rdaction du rapport soumis au vote
des lus dbut dcembre a t volontairement rdig de manire pigeuse puisquĠil englobe des mesures
normales concernant le personnel, des promotions, et les fameuses suppressions
dĠemplois du laboratoire. Les lus de gauche vont demander de sparer le rapport
en deux pour pouvoir voter diffremment et opposer un vote CONTRE sur le
second qui devrait tre entrin si aucun ne sĠabstient car la
majorit a bascul gauche un sige prs. Le sort des agents est entre
les mains des lus.
Mais si le vote des conseillers gnraux permet le maintien des emplois se sera
grce la mobilisation qui a t tenace et autant unitaire que possible. Il y
a eu nouveau une tentative de cautionnement des syndicats invits une
cellule dĠaccompagnement de reclassement des agents mais ceci dans le cadre des
suppressions dĠemplois de surplus une date habilement choisie car prcdant le
vote des lus. La CGT et la CFDT y ont particip, FO a oppos le pralable de
retrait des suppressions dĠemplois.
SĠil y a une conclusion tirer
cĠest bien que les assembles gnrales de personnel avec leurs syndicats
constituent une force, avec lĠappui des autres salaris sur les revendications,
que lĠinformation syndicale indpendante peut djouer les mensonges de
lĠadministration et que toucher lĠopinion publique par un article de presse
constitue une pression politique au moment o se jouaient une lection
cruciale.
Notre boussole a t dans ce parcours avec embche
de plusieurs mois la dfense des salaris par les syndicats dont cĠest la
vocation normale, et dĠavoir fait
comprendre aux lus de gauche quĠils fallaient acter par un vote clair et net
la dfense des salaris dont le service public a t liquid et non pas se
contenter de discours ou de belles professions de foi au moment des lections.
Car tout cela nĠest pas naturel notamment au niveau politique car ensuite les
syndicats rament et atteignent des limites bloques par les choix politiques.
Moulins, le 2 dcembre 2007.