Le
gouvernement a donnŽ lundi un lŽger "coup de pouce" ˆ la
revalorisation annuelle du salaire minimum lŽgal, qui sera relevŽ de 3,05% au
1er juillet. PrŽsentŽ par le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo comme une
"rŽponse politique forte aux attentes sur le pouvoir d'achat", ce
geste a ŽtŽ jugŽ "compltement ridicule" par les syndicats et "Žlectoral"
par le patronat.
Le
gouvernement a Žgalement annoncŽ une hausse de 200 euros de la "prime pour
l'emploi", accordŽe ˆ 8,8 millions de foyers fiscaux, qui passera ainsi de
500 ˆ 700 euros en septembre.
Le
smic horaire brut est portŽ de 8,03 euros ˆ 8,27 euros, ce qui fait passer le
smic mensuel brut de 1.217,88 euros ˆ 1.254,28 euros pour 35 heures par
semaine.
Une
fois dŽduites les cotisations sociales, le smic mensuel net est ainsi portŽ de
957,74 euros ˆ 984,61 euros, a prŽcisŽ ˆ Reuters le directeur de cabinet de
Jean-Louis Borloo.
Pour
atteindre la barre symbolique des 1.000 euros net par mois, rŽclamŽe par les
syndicats, il aurait fallu revaloriser le smic de 4,5%, "ce qui aurait
fait beaucoup", a-t-il ajoutŽ. En poursuivant sur cette tendance,
"dans les cinq ans qui viennent, a ferait un smic ˆ 1.500 euros
(brut)", a-t-il ajoutŽ, faisant clairement allusion ˆ la promesse du Parti
socialiste de porter le smic ˆ "au moins" 1.500 euros avant la fin de
la prochaine lŽgislature, en 2012.
"C'est
un coup de pouce compltement ridicule", a jugŽ Michelle Biaggi au nom de
Force Ouvriere. "Le pouvoir d'achat n'est pas vŽritablement
maintenu", a renchŽri Gabrielle Simon, pour la CFTC. La CGT a dit sa
"profonde rŽvolte". "Cela ne fait mme pas un euro de plus par
jour, le travail n'est pas reconnu", a soulignŽ sa secrŽtaire confŽdŽrale
Maryse Dumas. "Nous arracherons les augmentations du SMIC et les hausses
de salaire qu'on ne veut pas nous attribuer aujourd'hui", a-t-elle dit en
appelant "les salariŽs ˆ multiplier les actions".