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Le site Militant et ses partisans s’associent à l’indignation de tous les défenseurs de Kamel Belkadi qui clament aujourd’hui son innocence et crient leur indignation devant la manière dont « justice » a été rendue en première instance.
En accablant Kamel Belkadi, les autorités pensaient avoir trouvé le lampiste et le bouc émissaire idéal : un ouvrier d’origine maghrébine, musulman pratiquant et même pas syndiqué ! Et il est vrai, si l’on en croit le compte-rendu du procès en première instance, que les « grandes » forces politiques et syndicales ne se sont pas précipitées pour relayer la courageuse campagne de soutien impulsée par l’UL-CGT de Longwy.
Pourtant, Kamel Belkadi est, pour les mêmes raisons exactement, une figure emblématique de la véritable France d’en bas, celle des ouvriers, des salariés des petites entreprises, des chômeurs, des lycéens en lutte. C’est une France qui souffre et qui résiste. C’est aussi une France du brassage et de la diversité des origines, à la différence des « élites » politiciennes.
Non à la criminalisation du mouvement ouvrier
Le complot contre Kamel Belkadi s’inscrit malheureusement dans un ensemble d’attaques contre les militants syndicaux qui relèvent la tête : Faty Mayant (SUD nettoyage), Abdel Mabrouki (CGT Pizza Hut), Mohamed Debouche (CGT Carrefour), Charles Hoareau (CGT chômeurs), Cédric Ostrowsky (CGT Virgin) etc.
Non seulement la France ouvrière n’est plus représentée politiquement, mais « un véritable délit d’engagement démocratiques et social se met en place sous nos yeux, qui vise tant les simples salariés que les militants syndicaux et associatifs. La panoplie des méthodes répressives est vaste : mise à pied, harcèlement, licenciement, accusation de vol, d’atteinte à la « liberté » du travail, de harcèlement syndical, incarcération… Mais çà ne s’arrête pas là, les képis hantent les cages d’escaliers et les écoles, les rues de nos quartiers et nos villles. Les chômeurs, les sans papiers et sans logis, les jeunes, sont considérés comme des délinquants en puissance »[1].
Cette offensive fait partie d’un dispositif d’ensemble qui comprend aussi l’organisation de la collusion avec les leaders de la gauche et des grandes organisations syndicales. C’est ainsi qu’aujourd’hui Sarkozy et Hollande s’en vont bras-dessus bras-dessous poser pour Paris Match et défendre la Constitution européenne. Pourtant le contenu de celle-ci est clair, comme l’indique le « baron » Seillière, président du MEDEF : « La Constitution européenne est bonne pour les entreprises, elle renforce la flexibilité ».
Référendum : stopper l’offensive du MEDEF,
dire « NON » à la collusion droite-gauche
On comprend pourquoi Chirac compte tant sur l’abstention des ouvriers. Car s’ils décident de regarder les choses d’un peu plus près, nul doute du choix qu’ils vont faire. Avec une majorité de oui, Chirac consoliderait la politique de son gouvernement et du MEDEF, en poursuivant la décentralisation et les privatisations, en redoublant les attaques contre les retraites, la sécurité sociale, le temps de travail. Ainsi, la porte serait ouverte pour rendre irréversible l'agression généralisée contre le monde du travail.
Inversement la victoire du NON, possible par une puissante mobilisation des salariés et des couches populaires, porterait un coup direct à Chirac, au gouvernement et au régime, elle favoriserait la lutte pour les chasser et pour abroger toutes leurs mesures, elle ouvrirait une nouvelle perspective de lutte commune des peuples européens.
Nous sommes là le 5 avril avec Kamel BELKADI, nous serons encore dans la rue le 1er mai avec nos organisations. Et le 29 mai, nous n’oublierons pas d’utiliser notre bulletin de vote pour profiter du référendum et dire NON à Chirac-Raffarin, à leur régime et à leur « justice », NON au MEDEF, NON aux délocalisations et à la soi-disant « Constitution européenne ».
Et en creux nous dirons OUI aux ouvriers qui relèvent la tête, OUI à la lutte collective, OUI à une véritable alternative politique.
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Les partisans du site « Militant » et de la revue Prométhée sont actifs dans les partis de gauche, les organisations syndicales, les associations de lutte contre les inégalités sociales. Nous travaillons à reforger une conscience de classe du prolétariat et à rassembler au sein du camp ouvrier et populaire la fraction la plus résolue, celle qui montre la voie et se porte à la tête des luttes. Rejoignez-nous !
Voir aussi :
- Pourquoi un comité de soutien ? (01/04/2005)